Adonis Diaries

Two hours to change a life?

Cent vingt minutes

En passant la porte d’entrée, elle fredonnait encore le refrain qui passait à la radio au moment où elle avait garé sa voiture.

Elle lança ses clés dans le vide-poche. Le trousseau heurta le bord de la table basse et retomba sans bruit sur le tapis. Elle se baissa pour le ramasser. La table ronde, en merisier massif, et le vieux tapis écarlate, précieux héritages d’une arrière-grand-mère faisaient sa fierté.

Elle effleura au passage le bois égratigné, caressant un reste de peinture sous lequel transparaissait un labyrinthe de cernes. Combien de fois, enfant, s’était-elle amusée à les compter, relevant le défi de deviner l’âge de ce morceau de bois.

Se doutait-elle à l’époque qu’elle s’y accrocherait un jour comme à une planche de salut ; qu’elle refuserait , malgré les remarques désobligeantes de ses amies et les regards ironiques de ses visiteurs… de changer le décor de ce coin de sa maison dont le reste de l’ameublement criait la modernité !

Elle tourna le dos et rejoignit en quelques enjambées la cuisine dont il lui suffisait de passer le seuil pour qu’un système sophistiqué d’éclairage et de climatisation se déclenchât automatiquement. Un coup d’œil rapide à sa montre lui confirma qu’elle était en retard.

17 h 55

Ses invités allaient bientôt arriver. Le menu qu’elle s’était promis de préparer à leur intention ornait la porte de son frigo. Elle devait se mettre au travail.

En même temps qu’elle s’affairait devant un comptoir en forme d’îlot, flottant au centre de la grande cuisine, elle se concentra sur les battements de son cœur qui s’affolait chaque fois qu’elle ne se sentait pas maîtriser une situation. Elle s’efforça de donner à sa respiration un rythme raisonnable.

Avec un peu de chance, ils seraient retardés par un bouchon à l’entrée du centre-ville. Ils s’arrêteraient chez un fleuriste, hésiteraient sur le choix d’un bouquet de roses ou de tulipes…

Josiane, telle qu’elle la connaissait, traînerait chez son libraire. Elle causerait longtemps avec lui et ils décideraient ensemble s’il fallait lui offrir, cette fois, un livre de recettes, un recueil de poésies ou, qui sait, la biographie d’un chef de guerre…

Cette pensée lui arracha un sourire. Ses étagères croulaient sous les bouquins ainsi choisis, au gré de l’humeur de ces deux vieux camarades dont les relations ne finiraient pas de l’intriguer.

18 h 40

Son téléphone portable vibra légèrement dans la poche de son tablier. Nouveau message : « Empêchement de dernière minute. Désolée pour le retard. A tout à l’heure. Et l’incontournable bizzzzzzzz qui servait de signature à Charlotte dont les messages ressemblaient invariablement à ceci : Retenue d’urgence au bureau. Bizzzzzzzz. Ou, ne m’attendez pas. Bizzzzzzzz. »

Elle soupira en admirant les plats qui s’alignaient sur le comptoir. Avec la table et le tapis, le taboulé faisait partie de cet « album de famille » qui avait survécu à sa jeunesse au pays.

Elle s’enorgueillissait de réussir cette délicieuse salade, riche en couleurs et en saveurs, qui l’entraînait, le temps d’une bouchée, au-delà de la Méditerranée.

« Deux brins de persil, quelques dés de tomates et Bériz est à toi ! » avait lancé sa mère, il y a près de quinze ans.

19 h

Elle calculait tout, organisait tout, préférait ne rien laisser au hasard. Elle se faisait un point d’honneur à mettre de l’ordre dans sa vie, mais jamais dans sa garde-robe.

Son regard se perdit dans les entrailles d’une armoire en bataille. Elle en tira une robe légère, fendue dans le dos, fleurie à volonté et l’y enfouit à nouveau. Elle finit par piocher un jean délavé et un long t-shirt gris avec, pour seul motif, une tour Eiffel en contre-plongée.

« N’oublie pas de me ramener la tour Eiffel ! Pas la vraie… évidemment », avait ajouté ce jour-là sa mère qui s’était esclaffée en regardant, d’un air embarrassé, les oncles, tantes, cousins, voisins venus souhaiter un bon voyage à sa fille et qui risquaient de la prendre pour une ignorante.

Ce fut la première chose qu’elle acheta, le lendemain de son arrivée à Paris. Cette tour Eiffel, haute de vingt centimètres trônait, depuis, aux côtés d’un vide-poche en faux limoges, au-dessus d’un vieux tapis où éclatait la fantaisie orientale dans toute sa splendeur.

Quinze années.

Chaque instant, en s’écoulant, en avait effacé un autre. Les premières années, elle avait écrit de longues lettres, envoyé des dizaines de cartes postales. Puis, elle avait demandé qu’on lui envoyât le tapis. Elle y passa de longues nuits, assise, allongée, recroquevillée… Puis arriva la table. Fétiches qu’elle emportait à chaque déménagement.

19 h 20

On sonna à la porte. Elle ouvrit, salua, sourit… Elle s’assura que tout le monde s’était installé confortablement, offrit à boire à chacun. Son esprit était en mode veille.

Des bouts de conversation lui parvenaient, mais elle n’y comprenait rien, comme si elles avaient été prononcées dans une langue qu’elle ne connaissait pas. Ce n’était, certes, pas sa langue maternelle; mais cela faisait une bonne quinzaine d’années qu’elle respirait, mangeait, s’endormait, se réveillait… dans cette langue.

Elle quitta le salon et revint vers la porte d’entrée. Elle saisit le morceau de papier froissé qu’elle avait laissé sur la table, avec son trousseau de clés. Un rectangle blanc : 7 x 15 centimètres. Une liste en petits caractères noirs au recto. Des messages publicitaires au verso. Un ticket de caisse de rien du tout, comme on pouvait en avoir des dizaines au fond de son sac à main, de ses tiroirs ou de la boîte à gants de sa voiture.

La date imprimée dessus l’avait fait sourire le matin même. Elle en avait plaisanté avec la caissière qui s’était crue en devoir de lui présenter des excuses.

« Les machines, c’est comme ça madame. Ça vous lâche à n’importe quel moment. On a beau s’en croire les maîtres, du moment où on les fabrique et où on les programme. Mais, pour moi, elles sont tout à fait imprévisibles. » Et elle lui proposa de patienter, le temps que le problème soit réglé et qu’un nouveau ticket avec la date exacte du jour où l’on était soit imprimé.

C’était parfaitement inutile. Elle sourit, remercia et se dirigea, les bras chargés, vers sa voiture. Derrière le volant, elle reprit le papier et l’observa longuement. 26 mars 2029. Elle avait acheté ses biscuits, son fromage, ses savons… dans quinze ans ! Jour pour jour.

19 h 40

Ses invités criaient famine. Elle se ressaisit, enfonça le ticket dans la poche de son jean et courut vers la cuisine. Elle transporta un à un les plats savamment décorés et les posa devant une bande affamée qui roucoulait d’admiration.

Les canapés de crème de saumon à l’avocat, les bricks au fromage de chèvre et à la ciboulette, les champignons farcis au camembert…

et pour couronner le tout, un délice de taboulé qui, comme l’avait prédit sa mère, avait su séduire les plus gourmets.

Il avait suffi d’un bout de papier, d’une erreur banale pour que tout remonte à la surface. Le visage de sa mère, ses paroles… le passé, le pays. Aussi n’attendit-elle pas le départ de ses amis.

19 h 55

Elle entra dans sa chambre, posa sur son lit une valise en cuir qu’elle ouvrit avec des gestes tendres, on aurait dit autant de caresses. Elle y déposa, avant de la refermer avec autant d’égards, comme on range un bijou dans son écrin, une tour Eiffel achetée il y a quinze ans aux alentours du Pont-Neuf.

Il suffit parfois de 120 minutes pour changer une vie.
rimamoubayed.mondoblog.org|By Rima Abdel Fattah

Hundreds of British artists announcing:

We are culturally boycotting Israel

Some 700 British artists pledged to boycott Israel on Saturday in reaction to what they termed “the Palestinian catastrophe,” the British newspaper Guardian reported on Saturday.

The artists, who include Roger Waters, Brian Eno, Mike Leigh, Ken Loach, Richard Ashcroft, and others, pledged that they “will not engage in business-as-usual cultural relations with Israel.”

Paul Meers shared this link

BDS Is a thing, and it’s happening, and it’s legal.

Latest initiative is a reaction to what they termed “the Palestinian catastrophe” in Gaza.
jpost.com
 “We will accept neither professional invitations to Israel, nor funding, from any institutions linked to its government,” the letter read

“Now we are saying, in Tel Aviv, Netanya, Ashkelon or Ariel, we won’t play music, accept awards, attend exhibitions, festivals or conferences, run masterclasses or workshops, until Israel respects international law and ends its colonial oppression of the Palestinians,” the letter reads.

The initiative is known as Artists for Palestine. A full list of the cultural figures who signed on to the boycott is available here.

Note: The boycott BDS of Israel products generated in Palestinian occupied territory is gaining widespread appeal and many governments are trying to enact laws claiming that BDS is illegal

The US citizens Do Not elect the President directly

The Republican system select those deemed worthy to vote for a President (and maybe a Senator?)

Four times, the candidate who got the most popular votes was Not inducted.

Nothing wrong with such a Republican system of allowing those who are concerned and educated to get a higher weight for the voting power.

You don’t want these kinds of Brexit results.

As long as the USA desist from claiming it is a people’s democracy and the best among all 90 existing democracies that the citizens are the main voting power

Do you know that only Congress has the power to declare war?

And yet, the USA is engaged in 130 kinds of wars around the word, of which Congress voted for only 5 of them?

Do you know that 25 out of 55 of the Founders owned slaves? And George Washington was the biggest land owner?

I could Not imagine otherwise in those days: That this trend is worsening tremendously after 3 centuries is worrisome.

Do you know that over 50% of Congress and the Senate are multimillionaires? And that 91% of them get re-elected because of the power of their wealth and connection with the lobbying conglomerates?

There is No proportional election law in the US: And thus, it is almost impossible for a third or fourth party to get a feet in the legislating sacro-saint palace.

مكامن الخلل في الديمقراطيّة الأميركيّة

لا يفوز الرئيس الأميركي بالمنصب عن طريق الاقتراع الشعبي (أ ف ب)
أسعد أبو خليل

تقييم الديمقراطيّة الأميركيّة أصعب من تقييم غيرها من الديمقراطيّات في العالم. هي ديمقراطيّة أنجح من غيرها في الترويج لذاتها، وفي تقديم نفسها على أنها النموذج الأمثل. والدعاية السياسيّة والعلاقات العامّة هي من أهم المنتوجات الأميركيّة — بعد الحروب والغزوات (يبلغ عدد التدخّلات العسكريّة الأميركيّة الحاليّة حول العالم نحو ١٣٠، بين حروب معلنة وحروب سريّة وتدخلات عسكريّة متنوّعة، ويبلغ عدد الغزوات لدول أجنبيّة أكثر من ٧٠ منذ إنشاء الجمهوريّة، مع أن عدد الحروب المُعلنة التي شنّها الكونغرس رسميّاً لم يتعدّ خمسة حروب فقط.

لا يحقّ إلا للكونغرس شنّ الحروب وفق الدستور الأميركي، لكن نظام الرئاسة الامبراطوريّة الذي توطّد في السياسة الخارجيّة والدفاع يسمح للرئيس بأن يغزو كما يشاء، بالرغم من سنّ قانون في عام ١٩٧٣ يحدّ من قدرة الرئيس على التدخّل العسكري الخارجي. لكن القانون الأخير أثبت عقمه، إذ إنه ليس هناك أعضاء في الكونغرس يجرؤون على رفض طلب الرئيس لتمويل الحروب والغزوات ـــ قانون «سلطات الحرب» يقول إنه يمكن للرئيس أن ينشر قوّات أميركيّة في دول أجنبيّة لمدّة لا تزيد على ٦٠ يوماً قابلة للتجديد). والترويج الأميركي للذات فولكلور سياسي عريق، ويدخل ضمن عمل السفارات الأميركيّة حول العالم، ومركز الاعلام العربي في دبي، التي تديره الحكومة الأميركيّة لنشر دعايتها وأكاذيبها في الإعلام العربي المطيع. وألكسيس دو توكفيل، الذي أثنى كثيراً على «الديمقراطيّة في أميركا» (في كتابه الشهير بالعنوان نفسه) تذمّر من تلك السمة في الشعب الأميركي: إنهم ينتظرون من كل زائر أن يثني على ديمقراطيّتهم — حتى في سنوات الاستعباد والحروب ضد السكّان الأصليّين — وإذا تمنّع الزائر، أمطروه هم بالثناء على تلك الديمقراطيّة.
يمكن رصد الجذور الأولى لتشكّل الديمقراطيّة الأميركيّة إلى عهد ما يُسمّى «الآباء المؤسّسين» (لم يكن للأمهات من دور مسموح). هؤلاء الآباء (وكانوا من الأثرياء والأكثر تعلّماً، و٢٥ من الـ٥٥ من المندوبين إلى المؤتمر الدستوري التأسيسي كانوا من ملّاك العبيد) كانوا متأثّرين بأسوأ جوانب الديمقراطيّة الإغريقيّة. كانوا حتماً من رأي الفلاسفة مثل أرسطو وأفلاطون في ذمّ فكرة الديمقراطيّة ونظامها. «حكم الشعب» كان عند هؤلاء هو حكم الرعام المنبوذ. لم يختر الآباء المؤسّسون الحكم الديمقراطي بل الحكم الجمهوري «المُفَلتَر»: تحدّث جيمس ماديسون في الأوراق الفدراليّة (رقم ١٠) عن نظام الانتقاء الدقيق: أي إن نخبة من الشعب ــــ وليس الشعب ــــ هي التي تنتقي النخبة الحاكمة. لكن لغة توماس جيفرسون الشاعريّة في «إعلان الاستقلال» طغت على الأحكام التقييميّة عن الديمقراطيّة: طمَسَ الإعلان استعباد السود وقمع الفقراء والمجازر ضد السكّان الأصليّين. تكلّم الإعلان عن «الحياة والحريّة والسعي نحو السعادة». كانت هذه مقتبسة من جون لوك، والصياغة الأصليّة تتحدّث عن الحياة والحريّة والملكيّة الخاصّة. لكن التملّك كان مصدر سعادة عند الآباء المؤسّسين، وكان جورج واشنطن عند وفاته أكبر مالك في كل البلاد الأميركيّة (وترك الأملاك والعبيد لزوجته، وأوصى بتحرير العبيد فقط بعد وفاة زوجته، التي سارعت إلى تحريرهم مذعورة).
كانت تركيبة النظام السياسي تركيبة نخبويّة حرفيّاً: بمعنى أن الآباء المؤسّسين لم يؤمنوا بالمساواة بين البشر (كلمة «مساواة» لم ترد ولا مرّة في الدستور الأميركي) وآمنوا بأن نجاح الديمقراطيّة يكمن في مفهوم التمثيل الانتخابي الاستقلالي (ميّزت حنة بتكن في كتابها «مفهوم التمثيل» بين نوعيْن مختلفين من نظريّات التمثيل الانتخابي)، أي إن المُنتَخَب لا يلتزم بالضرورة بتطلّعات الناخب وطموحاته ومطالبه. وأراد الآباء المؤسّسون تأسيس نظام يكون فيه التمثيل محصوراً بالنخبة الطبقيّة المتعلّمة. والصراع الطبقي لم يكن غائباً في سنوات تأسيس الجمهوريّة، وهو كان في صلب النزاع بين «الفدراليّين» و»معادي الفدراليّة»: مثّلَ الفريق الأوّل طبقة تجّار «نيو انغلاند» وملاّك المزارع في الجنوب (وهم ملاّك العبيد) والملكيّون، فيما مثّل الفريق الثاني طبقة الحانوتيّين والعمّال والصنّاع وصغار المزارعين. وكان الفريق الأوّل يريد حكومة فدراليّة قويّة تأمر بما ترتئيه بعيداً عن تطلّعات «الرعاع» ـــ بلغة المؤسّسين ـــ فيما ناضل الفريق الثاني من أجل تحقيق مكاسب لحقوق الولايات وللحريّات الفرديّة. وهذا الصراع وسمَ التاريخ السياسي للجمهوريّة الأميركيّة، وهو لم يُحسم بعد، وإن اتخذ أشكالاً أخرى، لأن فريق «حقوق الولايات» تسلّق عليه رجال الأعمال الذين يريدون التحرّر من الضوابط القليلة على تراكم رأس المال، وفريق العنصريّين الذين تصارعوا مع الحكومة المركزيّة قبل الحرب الأهليّة وبعدها من أجل الإصرار على حق استملاك العبيد، أو حق الفصل العنصري في ما بعد.

وطبيعة الحكم منذ إنشائه كان محافظاً، متوائماً مع مزاج المؤسّسين ومع مزاج الشعب الأميركي بصورة عامّة: المحافظة بمعنى ممانعة التغيير، خصوصاً إذا كان جذريّاً (تغيّر الدستور الفرنسي بعد الثورة ١٦ مرّة فيما لا يزال فقهاء القانون الأميركي يمحّصون في لغة الدستور الأميركي نفسه، محاولين سبر غور «مقاصد» المؤسّسين). وما يُسمّى هنا «الحريّة» هو مفهوم اقتصادي لا علاقة له بالسياسة. فكلمة حريّة لم تعنِ سياسيّاً ودستوريّاً غير «الحريّة السلبيّة» بمفهوم آيزايا برلين: أي نفور الفرد من تدخّل الدولة في الحريّات الاقتصاديّة وفي حق تملّك السلاح. أما الحريّة الإيجابيّة التي تكفل حق الشعب، فيما يتيح له تكافؤ الفرص من خلال تعديل ميزان تفاوت الفرص الذي يجد المرء نفسه فيها عند الولادة، فلم تكن تعني كثيراً في التاريخ الأميركي. لكن الانهيار الاقتصادي الهائل بعد ١٩٢٩ أدخل تعديلات على وظيفة الدولة في السوق، وعظّم من دورها من خلال استحداث برامج اجتماعيّة. لكن ثورة رونالد ريغان لم تتوقّف عن تخفيف دور الدولة في السوق وتفكيك برامجها الاجتماعيّة، وهذه ثورة ساهم فيها الجمهوريّون والديمقراطيّون على حدّ سواء.
وإمعاناً في تنصيب فئة نخبويّة حاكمة، فصل المؤسّسون بين مجلس الشيوخ (الذي أرادوه نادياً لأصحاب الثروات والجاه من أمثالهم) ومجلس النوّاب الذي رضخوا في إنشائه لتطلّعات الفئات الاجتماعيّة الدنيا (طبعاً، من البيض أصحاب الأملاك، لأن العبيد والسكّان الأصليّين والنساء وفقراء البيض المعدومين لم يكونوا في الحسبان في جمهوريّة تشكّلت باسم الشعب الذي اختزله الملاّك من البيض، كذلك فإن إعلان الاستقلال الشهير لم يشر إلى السكّان الأصليّين إلاّ كـ»وحوش بلا رحمة»). وكان مجلس الشيوخ (حتى ١٩١٣) ينتخبه أو يُعيّنه المجلس الاشتراعي أو المحافظ في الولايات لسنوات ست طويلة، لتحاشي «التماشي غير الكفء مع أيّ اندفاعة عاطفيّة مفاجئة أو لدافع عابر عند الناس»، كما كتب الكسندر هاميلتون بالحرف. وتحديد مدّة الدورة الانتخابيّة بست سنوات لأعضاء مجلس الشيوخ يهدف إلى إبعاد عضو المجلس عن مزاج الشعب العادي.
لكن الخلل الأكبر في النظام الأميركي يتجلّى في طريقة انتخاب الرئيس. لا يُنتخب الرئيس من الشعب هنا، كما في معظم البلدان الديمقراطيّة. قرّر المؤسّسون أن انتخاب الرئيس أمرٌ جلل لا يمكن أن يُترك في أيدي الشعب. ولهذا فإن هيئة منتخبة، أو مُعيّنة كما في الماضي اسمها «الكليّة الاقتراعيّة»، تقوم هي بالنيابة عن الشعب بانتخاب الرئيس (والنظام السياسي اللبناني أراده الفرنسيّون مجلساً نخبوياً يقوم بالنيابة عن الشعب بانتخاب الرئيس وذلك لمراعاة المعادلة الطائفيّة التي كانت في مدماك تكوين الكيان، ولأن انتخاب الرئيس من قبل مجلس يسهّل عمليّات رشوة النوّاب أو إصدار الأوامر لهم من جهة خارجيّة). أي إن الانتخابات تجري في الولايات وليس على مستوى البلاد برمّتها، والاقتراع يكون لمصلحة منتدبين (ومنتدبات في ما بعد) يقومون في ما بعد بالاقتراع للرئيس. لكن النظام أصبح أكثر ديمقراطيّة في القرن العشرين (باستثناء السود) لكنه لا يزال يدار بطريقة غير مباشرة نخبويّاً وانتقائيّاً (حتى في الانتخابات الرئاسيّة داخل الأحزاب، خصوصاً الحزب الديمقراطي، يُعمل بنظام «المندوبين الكبار» وذلك لتعطيل مشيئة الناخبين العاديّين والعاديّات).
لا يفوز الرئيس الأميركي بالمنصب عن طريق الاقتراع الشعبي، بل عن طريق الحصول على «الأصوات الاقتراعيّة» (وهي تُحتسب في كل ولاية عبر احتساب عدد النواب زائد عدد عضويْ مجلس الشيوخ. يتعادل أعضاء مجلس الشيوخ بين الولايات — لكل ولاية عضوان — فيما تتمثّل الولايات في مجلس النوّاب بناءً على الوزن السكّاني لكل ولاية، على أن يبقى عدد أعضاء مجلس النوّاب ٤٣٥). ويمكن للفائز في الانتخابات الرئاسيّة (الفائز هو الذي يجمع ٢٧٠ صوتاً اقتراعياً) ألا يكون حاصلاً على الأكثريّة الشعبيّة (حدث ذلك أربع مرّات في التاريخ الأميركي). وهذا السعي نحو الحصول على الرقم السحري يحيل بعض الولايات إلى أماكن قاحلة (غير مُزارة) للمرشحين (والمرشحات) ويعزّز مكانة عدد قليل من الولايات. والانتخابات الرئاسيّة في كل ولاية تجري — كما كل انتخابات في أميركا — على الطريقة الرجعيّة، أي النظام الأكثري الذي يقصي أي محاولة لصعود تيّارات وأحزاب جديدة (والسبب نفسه هو الذي يمنع اعتناق النظام النسبي في لبنان). وما دام الفائز الأوّل يفوز بكل شيء (أي بكل الأصوات الاقتراعيّة في الولاية)، فليس هناك مِن حافز للاقتراع في معظم الولايات لأنها محكومة بأن تذهب لهذا الحزب أو ذاك (أي كاليفورنيا للحزب الديمقراطي وتكساس للحزب الجمهوري، وهكذا دواليك). ومعظم الولايات محسوم أمرها قبل إجراء الانتخابات بأشهر (فهي، باللغة الأميركيّة، إما حمراء، جمهوريّة، أو زرقاء، ديمقراطيّة، والمعارك لا تدور إلا في بضع ولايات، مثل فلوريدا وفرجينيا وبنسلفانيا وميشيغان وأوهايو). وهذا يمنح هذه الولايات القليلة نفوذاً هائلاً يجحف بحقوق ومطالب ولايات أخرى (هذا، مثلاً يتيح لولاية أيوا النافذة أن تدعم صناعة طاقة الـ»إيثانول» — لأن نصف منتج الذرة في الولاية يذهب لصناعة الـ»إيثانول»، لأن أيوا مهمّة في الانتخابات الحزبيّة التي تقرّر مرشّحي الحزبيْن).
لكن إصلاح نظام الانتخاب الرئاسي ليس بهذه السهولة، وليس فقط بسبب صعوبة تعديل الدستور المُقدّس. فلو استبدلنا نظام «الكليّة الاقتراعيّة» بنظام الانتخاب الشعبي المباشر، فإن هذا سيحصر الانتخابات والحملات بعدد قليل من الولايات ذات الأكثريّة السكانيّة. ولقد فكّر عالم السياسة الأميركي، لاري ساباتو، في عمليّة الإصلاح في كتابه «دستور أكثر كمالاً»، وفيه يقترح تعديلاً يقضي بزيادة عدد الأصوات الاقتراعيّة للولايات ذات الكثافة السكانيّة لمنع ظاهرة إمكانيّة فوز رئيس بأكثريّة الأصوات الاقتراعيّة من دون الفوز بأكثريّة الاقتراع الشعبي. كذلك فإن ولايَتَيْ «مين» و»نبراسكا» أصلحتا على طريقتهما من عقم العمليّة الانتخابيّة الرئاسيّة عبر تطبيق نظام النسبيّة على الانتخابات الرئاسيّة في الولاية، حيث لا يفوز أوّل حائز اكثريّة الأصوات بكل الأصوات الاقتراعيّة، بل يفوز بالنسبة على ما يتوازى مع حجم فوزه (أو فوزها).
أما علّة العلل، والعامل الذي يحافظ على الاحتكار المطلق للتمثيل السياسي للحزبيْن، فيكمنان في إصرار الحزبين، عبر عقود طويلة، على الحفاظ على أسوأ نظام انتخابي، أي النظام الأكثري في الدائرة الفرديّة. وهذا النظام المعمول به أميركيّاً يعزّز ويضمن احتكار الحزبيْن السياسي إلى أبد الآبدين. ولو أن النظام النسبي معمول به (على أساس الولاية) لكان احتكار الحزبيْن قد كُسِر منذ أمد بعيد — والنظام النسبي مثالي لبلد مثل لبنان، لكن على نطاق لبنان دائرة انتخابيّة واحدة، (دعت إليه الحركة الوطنيّة في برنامجها الشهير، والذي زيّفه وليد جنبلاط في قوله إن كمال جنبلاط كان يريد النسبيّة في المحافظة).

أما الآفة الكبرى في الحياة السياسيّة الأميركيّة فهي المال السياسي، وكان «تيب أونيل»، رئيس مجلس النوّاب الأسبق، يسميّه «حليب الأم بالنسبة إلى السياسة». بالمقارنة مع ديمقراطيّات العالم (ينسى الشعب الأميركي أن هناك نحو تسعين دولة ديمقراطيّة في العالم، لأن ساسة البلاد يضخّون بصورة شبه يوميّة أن أميركا هي الدولة الحرّة الوحيدة في العالم)، فإن دور المال في الحياة السياسيّة الأميركيّة لا يُقارن بأي ديمقراطيّة أخرى. أذكر أن السيناتور الأسبق، جيمس أبو رزق، أخبرنا مرّة أنه كان يقضي نحو ثلث وقته في مجلس الشيوخ في طلب المال من المتموّلين. والمشكلة في التمويل أن المحكمة الدستوريّة العليا هي التي قضت بأن المال يساوي الكلام المُباح، وعليه فإن التعديل الأوّل للدستور الذي يخوّل حريّة التعبير، ينطبق على المال، لكن المحكمة أضافت أن تحديد كميّة التبرّعات الماليّة ممكن. والمحكمة هي التي تقرّر كميّة المال الانتخابي، من قبل الأفراد ولجان العمل السياسي والجمعيّات والشركات. وهذه الكميّة تزيد عبر السنوات، وقرار المحكمة في ما بات يُسمّى قضيّة «المواطنون المتحدون» والذي أزال العوائق من أمام الإنفاق غير المحدود من قبل «لجان العمل السياسي العملاقة»، فتح الباب واسعاً للإنفاق غير المحدود في «العمل السياسي» — من قبل شركات ونقابات — على أن لا يكون مرتبطاً مباشرة بالمرشّح. هذا ما يجعل الإنفاق الانتخابي بالمليارات، فيما تنفق كندا في حلقة انتخابيّة شاملة واحدة (في كل البلاد) أقل من تكلفة انتخابات في قضاء واحد في ولاية أميركيّة. وبات معدّل الإنفاق للفوز بعضويّة مجلس الشيوخ يبلغ أكثر من عشرة ملايين دولار، وهذا يفسّر الطبيعة الطبقيّة النخبويّة لمجلس الشيوخ ومجلس النوّاب — منذ عام ٢٠١٤ أكثر من نصف الأعضاء يملكون ثروات تفوق مليون دولار. وهذه الطبيعة الطبقيّة والإنفاق المالي الهائل يجعلان من الكونغرس الأميركي ذا أعلى نسبة إعادة انتخاب — بنسبة تقارب تلك في كوريا الشماليّة. وسبب أن نحو أكثر من ٩١٪ من أعضاء الكونغرس يُعاد انتخابهم هو بسبب حظوة المال: وهؤلاء لا ينفقون من مالهم الشخصي (قلّة تفعل ذلك، مثل عمدة نيويورك السابق، مايكل بلومبرغ، الذي أنفق نحو ١٠٠ مليون دولار من ماله الشخصي لدعم حملاته الانتخابيّة) لكن الثراء يجرّ الثراء، والأثرياء يعرف بعضهم بعضاً في البلدات والمدن والأنحاء.
ولاحظ ألكسي دوتوكفيل في زيارته المذكورة أعلاه لأميركا أن الشعب الأميركي (في القرن التاسع عشر) كان ناشطاً في أعمال تطوّعية وفي ما نسمّيه اليوم «المجتمع المدني». والنشاط هذا كان في الكنائس والنوادي وأعمال خيريّة محليّة. هذا النشاط التطوّعي خفّ كثيراً في العقود الماضيّة (وهو محطّ دراسة من قبل روبرت بتنم في كتابه «لعب البولنغ فرادى»، والذي وثّق فيه تناقص الأعمال التطوّعية والاجتماعيّة عند الشعب الأميركي (وهو نسب ذلك لأسباب عديدة، بما فيها التلفزيون والمرأة، كأن على المرأة بعد العودة من العمل أن تقوم بما كانت تقوم به من أعباء نشاطيّة محليّة قبل أن تدخل إلى سوق العمل خارج المنزل ـــ لأن عمل المرأة في المنزل لا يزال غير محسوب). هذه الظاهرة تزداد في العصر التكنولوجي الحديث حيث يقلّ التعاطي الاجتماعي بين الناس، ويقلّ الحديث والتأثير السياسي في ما بينهم (أجهزة التبريد أحدثت تحوّلات في الحياة السياسيّة في الجنوب الأميركي، ودخل الذين كانوا يتحدّثون في السياسة على مصطبات منازلهم إلى داخل المنزل). لكن عدم المشاركة السياسيّة يعود إلى أسباب عديدة: إن طبيعة السياسة الرتبية وإعادة تجديد الحزبيْن لهيمنتهما التمثيليّة لا تحفّزان الشباب على المشاركة السياسيّة أو على الاقتراع (نسب الاقتراع في أميركا هي الأدنى بين الديمقراطيّات، ولا يصوّت من الشباب إلا نحو خُمسهم). لكن الحزب الجمهوري يساهم بطريقة مباشرة في مؤامرة التقليل من الاقتراع والمشاركة، لأن الفقراء يميلون إلى الحزب الديمقراطي، وهم الأقل اقتراعاً بين الطبقات الاجتماعيّة، كذلك فإن الشباب الأميركي في الجامعات يميل إلى الحزب الديمقراطي، مع أن النسب هي أقل بين الشباب البيض من الذكور. ولهذا لا يحبّذ الحزب الجمهوري إتاحة المجال للاقتراع من دون عوائق فريدة في هذه البلاد (مثلاً على المُقترع أن يتسجّل قبل أن يقترع، كذلك فإن الاقتراع — خلافاً لمعظم بلدان العالم — يجري في يوم عمل عادي، وهذا جزء من مؤامرة تقليص مشاركة الفقراء).
أما نظام الفصل بين السلطات و»المراقبة والموازنة» فقد فشل فشلاً ذريعاً، لأنه يعمل في سياق نظام انتخابي يرسّخ حكم الحزبيْن فقط: ليس هناك من حافز لدى أيّ منهما لتحقيق تنازلات وعقد مساومات، والبلاد منشطرة أكثر من أي وقت مضى، وتقسيم الدوائر الانتخابيّة يعود إلى الهيئة الاشتراعيّة المحليّة، وعليه فإن كلا الحزبيْن يعمد إلى ضمان فوزه في الدائرة. لكن لو أن النظام النسبي معمول به، فإن قيام أحزاب ثالثة ورابعة يمكنه أن يكسر حدّة الانشطار الذي لم يأخذه المؤسّسون في عين الاعتبار. لا بل إنهم فضّلوا نظاماً لا يُكثر من الأحزاب (كانوا يسمّونها «أجنحة») حتى لا ينجح الشعب في ترجمة أمزجته المباشرة. النظام النخبوي النائي كان مفضّلاً عند هؤلاء.
تستطيع الديمقراطيّة الأميركيّة أن تتعلّم الكثير من تجارب ديمقراطيّات أخرى، خصوصاً في الدول الاسكندنافيّة. لكن سمة الزهو الوطني والقومي تسود هذه البلاد، حيث يظن المواطن أن نظامه بلغ الكمال، وأن التاريخ انتهى عند عتبة باب البيت، وأن الحريّة لا يمكنها أن تزداد أكثر. وعصر «محاربة الإرهاب» قلّص من الحريّات وزاد من سطوة الدولة التي باتت تحكم العالم أجمع. لكن حملة شعبيّة (غير واردة) لتقديم تعديلات دستوريّة من أجل كسر احتكار الحزبيْن وإتاحة المجال أمام أحزاب إصلاحيّة جديدة يمكنها أن تُحدث تغييراً. لكن لا الحزبان في وارد التغيير، والشعب شرب الخوف من التغيير مع حليب الأم. ولهذا فإن هذا النظام مُقدم على فساد متعاظم، وهذا الفساد هو الذي ينتج ظاهرة ترامب على اليمين، وساندرز على اليسار. لكن لو وصل أحدهما إلى الحكم، فإن سقفه وحدوده ستظلّ هي هي، كما كانت عند رؤساء سابقين، أي إن الديمقراطيّة الأميركيّة تتجه إلى مزيد من الإغلاق والانغلاق، ومزيد من الفساد ومزيد من لوْم الغريب والمهاجر والملوّن.

The Lottery of Indecency

France’s highest administrative court has ruled that “burkini bans” being enforced on the country’s beaches are illegal and a violation of fundamental liberties.

The State Council (Conseil d’Etat) was specifically examining laws brought in by the commune of Villeneuve-Loubet

Lily Bee commented and shared this link Fernande Van Tet
Police forcing an elderly woman to take off her burkini cloths
independent.co.uk

Even in Srilanka, Hezbollah is haunting the gigolo Israelis

Sabine Choucair shared a post on FB

Srilanka –
Arugam Bay is the place to be if you want to be hit on by gigolo surfers the minute you walk or swim by yourself. ( have had many of those today).

While swimming and enjoying the water of the ocean, the little sweet drops of rain and the kind of blue grayish sky, one good looking guy approaches me while laying down on his surfing board.

Him: hey wheRe aRe you from? ( the R is pronounced GH)
I instantly knew he wasn’t French! And decided to answer briefly and swim away
Me: Lebanon
Him: ahhhh we are Relatives
Me: cousins you mean?!

I smile and start swimming away

Another guy comes and joins the conversation.
Him2: I am fRom isRael. I like Lebanon a lot.
Do you like IsRael?
Me: I like Palestine

And one more guy joins, and then another one and then another one. Here I am in the middle of the ocean, it’s drizzling, I am surrounded by 5 gigolo Israeli surfers, literally on all sides, on their surf boards staring at me, with big smiles as if they found their long awaited fish!

Him1: it’s funny that we came to Sri Lanka to meet each other. We can’t do it in our side of the world.
Him2: do you like to come to Israel?
Me: I like to go to Palestine
Him1: how is NasRallah doing?! (General Secretary of Hezbollah)

The sky goes grey, there’s huge lightening action and boooooooom it starts pouring rain, the waves are strong and high, the rain is heavy, the wind is soooo strong! The Israelis laughing and shouting

Him3 or 4 or 5 ( not sure I couldn’t see anymore): hey Lebanon giRl, wheRe is NasRallah?! Ha?!
Him 4: What do you think he’s doing now?
Him 5: Is he going to come join us?
Al the hims laughing out loud and talking about Nasrallah, Lebanon, the nature, the girls, their laughter is getting higher and higher! Horror movie style !!!!!
Bla bla bla bla bla bla

Ben (husband) comes from far, we instantly decide to leave the water, we swim/ run and go stand under a roof. we look at the ocean. It’s cold, the storm is getting stronger and the screams of the Israelis are just fading away and getting mixed up with the angry sounds of the rai

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Does money make you mean?

It’s amazing what a rigged game of Monopoly can reveal. But while the problem of inequality is a complex and daunting challenge, there’s good news too.

Paul Piff. Social psychologist.  Piff studies how social hierarchy, inequality and emotion shape relations between individuals and groups. Full bio

Filmed Oct. 2013

I want you to think about playing a game of Monopoly, except in this game, that combination of skill, talent and luck that help earn you success in games, as in life, has been rendered irrelevant, because this game’s been rigged, and you’ve got the upper hand.

You’ve got more money, more opportunities to move around the board, and more access to resources.

And as you think about that experience, I want you to ask yourself, how might that experience of being a privileged player in a rigged game change the way that you think about yourself and regard that other player?

0:53 we ran a study on the U.C. Berkeley campus to look at exactly that question. We brought in more than 100 pairs of strangers into the lab, and with the flip of a coin randomly assigned one of the two to be a rich player in a rigged game.

They got two times as much money. When they passed Go, they collected twice the salary, and they got to roll both dice instead of one, so they got to move around the board a lot more. (Laughter)

And over the course of 15 minutes, we watched through hidden cameras what happened.

And what I want to do today, for the first time, is show you a little bit of what we saw. You’re going to have to pardon the sound quality, in some cases, because again, these were hidden cameras. So we’ve provided subtitles.

Rich Player: How many 500s did you have?

Poor Player: Just one.

Rich Player: Are you serious. Poor Player: Yeah.

Rich Player: I have three. (Laughs) I don’t know why they gave me so much.

Paul Piff: Okay, so it was quickly apparent to players that something was up. One person clearly has a lot more money than the other person, and yet, as the game unfolded, we saw very notable differences and dramatic differences begin to emerge between the two players.

The rich player started to move around the board louder, literally smacking the board with their piece as he went around. We were more likely to see signs of dominance and nonverbal signs, displays of power and celebration among the rich players.

We had a bowl of pretzels positioned off to the side. It’s on the bottom right corner there. That allowed us to watch participants’ consummatory behavior. So we’re just tracking how many pretzels participants eat.

Rich Player: Are those pretzels a trick?

It’s amazing what a rigged game of Monopoly can reveal.
ted.com|By Paul Piff

Poor Player: I don’t know.

Piff: Okay, so no surprises, people are onto us. They wonder what that bowl of pretzels is doing there in the first place. One even asks, like you just saw, is that bowl of pretzels there as a trick? And yet, despite that, the power of the situation seems to inevitably dominate, and those rich players start to eat more pretzels.

Rich Player: I love pretzels.

 Piff: And as the game went on, one of the really interesting and dramatic patterns that we observed begin to emerge was that the rich players actually started to become ruder toward the other person, less and less sensitive to the plight of those poor, poor players, and more and more demonstrative of their material success, more likely to showcase how well they’re doing.

Rich Player: I have money for everything. Poor Player: How much is that? Rich Player: You owe me 24 dollars. You’re going to lose all your money soon. I’ll buy it. I have so much money. I have so much money, it takes me forever.

Rich Player 2: I’m going to buy out this whole board.

Rich Player 3: You’re going to run out of money soon. I’m pretty much untouchable at this point.

3:57 PP: Okay, and here’s what I think was really, really interesting, is that at the end of the 15 minutes, we asked the players to talk about their experience during the game.

And when the rich players talked about why they had inevitably won in this rigged game of Monopoly they talked about what they’d done to buy those different properties and earn their success in the game, and they became far less attuned to all those different features of the situation, including that flip of a coin that had randomly gotten them into that privileged position in the first place.

And that’s a really incredible insight into how the mind makes sense of advantage.

this game of Monopoly can be used as a metaphor for understanding society and its hierarchical structure, wherein some people have a lot of wealth and a lot of status, and a lot of people don’t.

They have a lot less wealth and a lot less status and a lot less access to valued resources.

And what my colleagues and I for the last seven years have been doing is studying the effects of these kinds of hierarchies.

What we’ve been finding across dozens of studies and thousands of participants across this country is that as a person’s levels of wealth increase, their feelings of compassion and empathy go down, and their feelings of entitlement, of deservingness, and their ideology of self-interest increases.

In surveys, we found that it’s actually wealthier individuals who are more likely to moralize greed being good, and that the pursuit of self-interest is favorable and moral.

what I want to do today is talk about some of the implications of this ideology self-interest, talk about why we should care about those implications, and end with what might be done.

Some of the first studies that we ran in this area looked at helping behavior, something social psychologists call pro-social behavior. And we were really interested in who’s more likely to offer help to another person, someone who’s rich or someone who’s poor.

In one of the studies, we bring in rich and poor members of the community into the lab and give each of them the equivalent of 10 dollars. We told the participants that they could keep these 10 dollars for themselves, or they could share a portion of it, if they wanted to, with a stranger who is totally anonymous. They’ll never meet that stranger and the stranger will never meet them. And we just monitor how much people give. Individuals who made 25,000 sometimes under 15,000 dollars a year, gave 44 percent more of their money to the stranger than did individuals making 150,000 or 200,000 dollars a year.

We’ve had people play games to see who’s more or less likely to cheat to increase their chances of winning a prize. In one of the games, we actually rigged a computer so that die rolls over a certain score were impossible. You couldn’t get above 12 in this game, and yet, the richer you were, the more likely you were to cheat in this game to earn credits toward a $50 cash prize, sometimes by three to four times as much.

We ran another study where we looked at whether people would be inclined to take candy from a jar of candy that we explicitly identified as being reserved for children participating — I’m not kidding. I know it sounds like I’m making a joke.

We explicitly told participants this jar of candy’s for children participating in a developmental lab nearby. They’re in studies. This is for them. And we just monitored how much candy participants took. Participants who felt rich took two times as much candy as participants who felt poor.

We’ve even studied cars, not just any cars, but whether drivers of different kinds of cars are more or less inclined to break the law. In one of these studies, we looked at whether drivers would stop for a pedestrian that we had posed waiting to cross at a crosswalk.

Now in California, as you all know, because I’m sure we all do this, it’s the law to stop for a pedestrian who’s waiting to cross. So here’s an example of how we did it.

That’s our confederate off to the left posing as a pedestrian. He approaches as the red truck successfully stops. In typical California fashion, it’s overtaken by the bus who almost runs our pedestrian over.

here’s an example of a more expensive car, a Prius, driving through, and a BMW doing the same. So we did this for hundreds of vehicles on several days, just tracking who stops and who doesn’t. What we found was that as the expensiveness of a car increased, the driver’s tendencies to break the law increased as well.

None of the cars, none of the cars in our least expensive car category broke the law. Close to 50 percent of the cars in our most expensive vehicle category broke the law. We’ve run other studies finding that wealthier individuals are more likely to lie in negotiations, to endorse unethical behavior at work like stealing cash from the cash register, taking bribes, lying to customers.

I don’t mean to suggest that it’s only wealthy people who show these patterns of behavior. Not at all.

In fact, I think that we all, in our day-to-day, minute-by-minute lives, struggle with these competing motivations of when, or if, to put our own interests above the interests of other people.

And that’s understandable because the American dream is an idea in which we all have an equal opportunity to succeed and prosper, as long as we apply ourselves and work hard, and a piece of that means that sometimes, you need to put your own interests above the interests and well-being of other people around you. (Bla, bla…)

But what we’re finding is that, the wealthier you are, the more likely you are to pursue a vision of personal success, of achievement and accomplishment, to the detriment of others around you.

Here I’ve plotted for you the mean household income received by each fifth and top five percent of the population over the last 20 years.

In 1993, the differences between the different quintiles of the population, in terms of income, are fairly egregious. It’s not difficult to discern that there are differences.

But over the last 20 years, that significant difference has become a grand canyon of sorts between those at the top and everyone else. In fact, the top 20 percent of our population own close to 90 percent of the total wealth in this country.

We’re at unprecedented levels of economic inequality. What that means is that wealth is not only becoming increasingly concentrated in the hands of a select group of individuals, but the American dream is becoming increasingly unattainable for an increasing majority of us. (What drives what? Dream or equal opportunities?)

And if it’s the case, as we’ve been finding, that the wealthier you are, the more entitled you feel to that wealth, and the more likely you are to prioritize your own interests above the interests of other people, and be willing to do things to serve that self-interest, well then there’s no reason to think that those patterns will change.

In fact, there’s every reason to think that they’ll only get worse, and that’s what it would look like if things just stayed the same, at the same linear rate, over the next 20 years.

 inequality, economic inequality, is something we should all be concerned about, and not just because of those at the bottom of the social hierarchy, but because individuals and groups with lots of economic inequality do worse, not just the people at the bottom, everyone.

There’s a lot of really compelling research coming out from top labs all over the world showcasing the range of things that are undermined as economic inequality gets worse.

Social mobility, things we really care about, physical health, social trust, all go down as inequality goes up.

Similarly, negative things in social collectives and societies, things like obesity, and violence, imprisonment, and punishment, are exacerbated as economic inequality increases.

Again, these are outcomes not just experienced by a few, but that resound across all strata of society. Even people at the top experience these outcomes.

So what do we do?

This cascade of self-perpetuating, pernicious, negative effects could seem like something that’s spun out of control, and there’s nothing we can do about it, certainly nothing we as individuals could do.

But in fact, we’ve been finding in our own laboratory research that small psychological interventions, small changes to people’s values, small nudges in certain directions, can restore levels of egalitarianism and empathy. (Still lab findings: Real life dynamics is very different)

For instance, reminding people of the benefits of cooperation, or the advantages of community, cause wealthier individuals to be just as egalitarian as poor people.

In one study, we had people watch a brief video, just 46 seconds long, about childhood poverty that served as a reminder of the needs of others in the world around them, and after watching that, we looked at how willing people were to offer up their own time to a stranger presented to them in the lab who was in distress.

After watching this video, an hour later, rich people became just as generous of their own time to help out this other person, a stranger, as someone who’s poor, suggesting that these differences are not innate or categorical, but are so malleable to slight changes in people’s values, and little nudges of compassion and bumps of empathy.

And beyond the walls of our lab, we’re even beginning to see signs of change in society.

Bill Gates, one of our nation’s wealthiest individuals, in his Harvard commencement speech, talked about the problem facing society of inequality as being the most daunting challenge, and talked about what must be done to combat it, saying, “Humanity’s greatest advances are not in its discoveries, but in how those discoveries are applied to reduce inequity.”

And there’s the Giving Pledge, in which more than 100 of our nation’s wealthiest individuals are pledging half of their fortunes to charity. (Not true, pragmatically. Must read the fine prints in the legal documents))

And there’s the emergence of dozens of grassroots movements, like We are the One Percent, the Resource Generation, or Wealth for Common Good, in which the most privileged members of the population, members of the one percent and elsewhere, people who are wealthy, are using their own economic resources, adults and youth alike, that’s what’s most striking to me, leveraging their own privilege, their own economic resources, to combat inequality by advocating for social policies, changes in social values, and changes in people’s behavior, that work against their own economic interests but that may ultimately restore the American dream.

Note: (Yes, never miss an opportunity to do propaganda to the rich associations”)

adonis49

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