Adonis Diaries

Archive for December 20th, 2013

An association of US universities decided to boycott Israel education institutions 

The European Commission will boycott Israeli products from occupied Palestinian Territories on January 2014.

“If even one manager of an NGO expresses support for the boycott of Israel, or for divestment and sanctions, or the trial of Israeli soldiers in international military courts for war crimes, or opposes Israel’s status as a “Jewish state,” any donation made to that NGO by a “foreign entity” would be taxed at a rate of 45%.”

Quite ironic for those who consider Israel to be the ‘only democracy’ in the Middle East.

An association represented by more than 5,000 professors and researchers in the USA are protesting against the apartheid politics of Israel toward the Palestinians.

66% of the members of the American Studies Association (ASA) decided to boycott Israeli academic institutions.

The Association for Asian American Studies has taken this decision last April.

The French weekly Le Nouvel Observateur published this Dec. 16, 2013:

USA: une association d’universitaires décide de boycotter Israël

NEW YORK.

Une association regroupant plus de 5.000 professeurs et chercheurs américains a décidé de boycotter Israël pour protester contre la politique de l’Etat hébreu à l’égard des Palestiniens, une décision condamnée lundi par le Congrès juif mondial.

Ce boycott des institutions académiques israéliennes a été approuvé par 66.05% des 1.252 membres de l’American Studies Association (ASA) qui ont pris part au vote, précise sur son site celle qui se présente comme “la plus ancienne et la plus importante association consacrée à l’étude interdisciplinaire de l’histoire et la culture américaines”.

“La résolution adoptée est solidaire de tous les chercheurs et étudiants privés de leur liberté académique et aspire à accorder cette liberté à tous, y compris aux Palestiniens“, écrit l’ASA sur son site, évoquant aussi “la violation par Israël du droit international et de résolutions de l’ONU”.

Plusieurs organisations de ce type militent dans le monde pour un boycott académique d’Israël pour s’opposer à la politique de l’Etat hébreu.

L’ASA est la deuxième organisation académique américaine à adopter une telle position, après l’Association for Asian American Studies, qui avait pris une décision similaire en avril.

Le ministre israélien des Sciences et de la Technologie Yaakov Peri, cité par le site d’information Ynet, s’est élevé contre le vote des adhérents de l’ASA.

“La principale victime ici est la science internationale qui relie entre eux des gens de diverses ethnies, nationalités et obédiences politiques, et c’est ainsi qu’elle doit rester”, a regretté cet ancien patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien.

“La décision (de l’ASA) ne fait pas la différence (…) entre une opinion politique et des travaux scientifiques”, a encore déploré M. Peri.

Ce vote “illustre l’antisémitisme (…) et la banqueroute morale de l’American Studies Association”, a réagi Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial. L’ASA “jette l’opprobre sur l’Etat juif, le seul pays du Moyen-Orient qui partage les valeurs américaines? Il ne faut pas s’étonner que de nombreux Américains disent du monde universitaire qu’il est biaisé et déconnecté des réalités”, a-t-il poursuivi.

L’Association américaine des professeurs d’université, qui compte 48.000 membres, est, elle, opposée à tout boycott d’Israël.

Le boycott pour sauver Israël de sa politique

En juillet, Israël a réagi avec colère contre la décision de la Commission européenne stipulant qu’à dater du 1er janvier 2014, les pays membres de l’Union imposeraient un boycott des produits fabriqués dans les territoires occupés et n’autoriseraient plus le financement de projets scientifiques dans lesquels seraient impliqués des chercheurs ou des institutions liés aux colonies.

Les hommes politiques israéliens ont repris à cette occasion les clichés consacrés sur la mémoire historique de l’Europe dont ils déploraient la disparition ; on a pu entendre des allusions à peine voilées à la persistance d’un antisémitisme traditionnel ; des déclarations absurdes selon lesquelles Israël était tout à fait capable de se passer de la coopération technologique et scientifique de l’Europe ont été proférées. Puis, sans surprise, le gouvernement israélien a accepté de se plier aux conditions imposées par la Commission.

L’idée d’imposer un boycott a toujours été considérée comme une question délicate par de nombreux juifs.

Il est vrai que l’histoire juive ne manque pas d’exemples où ils ont été les victimes d’un boycott antisémite.

Pourtant, en mars 1933, une organisation juive n’a pas hésité à se rallier à l’idée de boycott.

Moins de deux mois s’étaient écoulés depuis l’accession de Hitler au pouvoir en Allemagne et l’antisémitisme nazi menaçait l’existence même des Juifs dans ce pays. Lors d’une assemblée extraordinaire, les responsables juifs américains décidaient de boycotter tous les produits allemands importés aux Etats-Unis. Le rabbin libéral, Stephen Samuel Wise, qui dirigeait alors le Congrès juif américain, déclara lors de cette réunion : «L’époque de la modération et de la prudence est terminée. Nous devons faire entendre notre voix en tant qu’êtres humains […]. Cette attaque n’est pas dirigée contre les Juifs d’Allemagne, mais contre l’ensemble du peuple juif

Ce sentiment d’urgence n’est pas ressenti aujourd’hui par les dirigeants juifs libéraux dans le monde. Ils sont bien conscients pourtant de la dégradation rapide d’Israël qui se transforme progressivement en pays d’apartheid. Ils ont lu toutes les informations concernant les crimes de guerre commis par les colons dans les Territoires et même, parfois, par les soldats de Tsahal. Or, leur silence est assourdissant.

Certes, aux Etats-Unis comme en Europe de nouvelles organisations ont été créées, qui ne ménagent pas leurs critiques à l’encontre de la politique israélienne – comme J Street et J Call. Mais dans leurs critiques, elles n’osent pas aller au-delà de certaines limites ; elles dénoncent, mais n’envisageraient pas d’agir contre les méfaits dénoncés. Elles se plient ainsi à une tradition bien ancrée dans les judaïcités de la diaspora selon laquelle, seuls les citoyens de l’Etat juif auraient le droit d’intervenir dans les décisions qui engagent son avenir et son destin.

Or, malheureusement, trop nombreux sont les citoyens israéliens indifférents au développement des courants racistes qui visent les Palestiniens ou les réfugiés venus d’Afrique.

Des hommes politiques et des rabbins extrémistes ne se privent pas pour prononcer contre eux des discours ouvertement haineux, usant d’une terminologie qui rappelle les slogans antisémites de l’Europe des années 30.

Les constructions dans les colonies, la réquisition des terres et les spoliations, l’emprisonnement et l’expulsion sans procès de réfugiés africains ainsi que la brutalité des colons sont avalisés par le gouvernement israélien. Cela ne l’empêche pas de dénoncer, avec un cynisme à toute épreuve, toute initiative de la communauté internationale visant à imposer un boycott des colonies dans les Territoires occupés.

Il s’agit là pourtant d’un boycott parfaitement justifié du point de vue politique autant que moral. Il faut boycotter, bannir et poursuivre en justice les colonies et tous ceux qui commettent des crimes de guerre dans les Territoires occupés. Or, la seule voix juive qui se fait clairement entendre hors d’Israël est celle des groupes religieux extrémistes et racistes qui expriment leur soutien à la violence exercée à l’encontre des Palestiniens et à la séparation raciale en Israël. Le silence des dirigeants juifs humanistes de par le monde devient incompréhensible.

Si le judaïsme humaniste – confiant en la possibilité d’une coexistence pacifique entre deux Etats, Israël et Palestine – a renoncé à cet idéal, qu’il se taise n’a rien d’étonnant. Mais si l’idéal d’un Etat juif tolérant, humaniste et pacifique revêt quelque importance à ses yeux, il ne peut se fier aux seuls Israéliens.

L’appel du rabbin Wise en 1933 garde toute son actualité et c’est l’avenir du peuple juif qui est en jeu.

Après plus de 45 ans d’occupation pendant lesquelles Israël a exercé sa domination sur un autre peuple, le cancer raciste a pénétré dans les couches profondes de la société israélienne. Les judaïcités du monde doivent aider Israël à s’en délivrer. Il s’agit là, de toute évidence, d’une opération douloureuse. Cela nécessite un soutien actif au boycott des colonies racistes dans les Territoires occupés qui transforment Israël en un pays d’apartheid ; cela signifie le refus absolu de coopérer avec toux ceux qui sont liés au maintien des colonies : qu’ils soient ministre des Affaires étrangères ou chercheur, rabbin ou viticulteur.

Il ne faut négliger aucune action qui irait dans le sens d’une rupture claire entre le cœur d’Israël et les colonies dans les Territoires occupés. Les judaïcités de par le monde doivent assumer la mission que la génération actuelle leur impose : boycotter tout ce ou ceux qui ont un rapport avec les colonies et tenter ainsi de sauver Israël de sa politique.

Daniel BLATMAN professeur d’histoire contemporaine à l’université hébraïque de Jerusalem

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24. And what’s the best way to get an English major in the mood?

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Short Stories of Lebanese Jews who immigrated… Part 2

Who lived in the Beirut block of Wadi Abu Jamil

By Nada Abdel Samad (Abridged translated from Arabic into English)

Story of Moussa Abadi (Hamadani) and Gmalo

Moussa Abadi (3abadi) is an Iranian Jew who was ordered by his father to move to Lebanon in the 50’s. Moussa learned the business of fabricating and distribution paper from his father’s florishing enterprise during the Rida Shah dictatorship.

The Jewish community in Wadi Abu Jamil aided Moussa in starting his paper industry. As the business prospered, Moussa decided to change his last name to Hamadani.

The Jewish immigrating to Lebanon had 3 choices for their temporal stay:

1. Hotel Tel Aviv owned and run by 3 people: Youssef Paryante, one from the Cohen family and the third by a Safra family.

2. A pansion (a house transformed for welcoming tourists on short term stay) owned by the Jewish Srour family, and

3. A pansion owned by the Jewish Safer family

Moussa married the Jewish Gmalo in an arranged marriage. Gmalo was in love with a Christian Maronite guy but the two families refused mixed marriages and Gmalo settled for the arranged wedding. They moved to the Kantari quarter.

The couple had many daughters and sons. The neighbors of the family were from the Kosba family and became very close.

The Hamadani family prepared the usual lemon rice with onion, a dish that didn’t match the Lebanese cuisine: The saying was “mixing rice with onion, Takhbeessa)” when someone goes on tangents during a discussion on a topic.

The Jewish celebration of Pissah or Easter was a week earlier than the Orthodox celebration. During an entire week, the block of Wadi Abu Jamil and the Street of France was packed with sweet vending merchants.

The unleavened bread was prepared for the Jewish community by the bakery of the Shiaa family of Hamadi. The Jews didn’t fry eggs in butter, on the ground of killing two souls.

The Jewish Agency (located in Hazmieh and in Cyprus) aided all the Abadi daughters and sons to immigrate to Israel. Moussa died of cerebral hemorrhage and was buried in Saida. Gmalo resumed running the business way into the first years of the civil war (1975-1989).  She eventually had to sell and immigrated to France.

Gmalo kept traveling and visiting her family members spread in the two America and Europe.

She met with the son of her best Lebanese friend Hanne in Canada who had opened a flourishing supermarket and called on Hanne once.

Note 1: Unleavened bread is of ancient usage in the Near East because it does not spoil during the hot season and particularly when traveling for long distances.

Note 2: The famous Iranian woman (lawyer/judge) who is engaged in Iran human rights is from the Abadi family.

Read part 1https://adonis49.wordpress.com/2013/12/17/short-stories-of-lebanese-jews-who-immigrated-part-1/


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