Adonis Diaries

Archive for August 24th, 2016

Rape jokes weren’t funny.

Until this feminist website made a bunch of them.

Rape jokes can be funny — when the target is rape culture.

By Heather Libby

Something truly unique happened recently on the internet: A comedy website made rape jokes that were actually funny.

Most rape jokes usually have two things in common:

They’re made at the expense of survivors (who are often female), and the jokes are almost exclusively made by men.

Those kind of rape jokes aren’t funny to a lot of people, though. For survivors and allies, they can resurface buried trauma.

For women, they can be a reminder that 1 in 3 of us will be sexually assaulted in our lifetimes.

And, let’s be real: For comedy in general, they’re pretty darn lazy.

As Garry Trudeau (“Doonesbury”) famously reminded us last year: The best jokes “punch up,” never down.

Noor Khalil shared this link

How to tell a hilarious rape joke without actually laughing at rape.

It’s the difference between making fun of a kid who falls over and making fun of the grown man who tripped him.

Or in this case, making fun of the culture surrounding rape instead of the victims of it.

Reductress is a hilarious, witty, and unapologetically feminist website where writers take on issues like body image, “lady” marketing, fashion, and important moments in culture.

In this case, Reductress was responding to a story that’s reverberated through the New York comedy community this month.

Basically, anonymous female comedians who reported sexual assaults from another male comedian were met not with support. Instead, they were faced with doubt, insults, and even deeply offensive jokes at their expense.

For Reductress’ all-female editorial board, enough was enough.

On Aug. 17, 2016, Reductress published article after article full of jokes about rape.

By the evening, they had filled the entire homepage.

The stories weren’t full of the typical and incredibly hurtful jokes that we often hear, though.

Instead, the jokes pointed out common tropes and misconceptions about rape, hitting on all the issues that are oh-so-familiar to sexual assault survivors and their allies.

For example:

If you’re tired of hearing that women are “lying about rape to get attention,” reading “I Anonymously Reported My Rape for the Anonymous Attention” might feel pretty cathartic.

If you’re sick of the reminder that most survivors of sexual assault know their attacker personally,Man who sexually assaulted you likes your Facebook Post about assault” will ring agonizingly true.

 

The native woman: How to change the Maktoub?

“Contre le mur il veut changer le maktoub.

Ses doigts sur ma peau, ses dents dans la coupe de ma main il retrace les nouvelles lignes de mon destin.
Dans le musée de mon enfance, les murs tremblaient une seconde après la chute d’un obus.

Une ou deux secondes? Ils continuaient à trembler jusqu’à ce que les toiles qui y sont accrochées tombent une à une. C’est la guerre contre l’art, contre Gauguin, Renoir et tout ce qui est beau.

C’est la guerre contre les couleurs, contre la sérénité de ce portrait de femme dans le canevas de ma tante, contre les cadres des photos de famille en noir et blanc, contre mes grands-parents, leurs enfants, leurs petits-enfants,

la guerre contre les diplômes accrochés, contre le savoir et l’éducation, contre les aiguilles de l’horloge qui ne marquent plus le temps, mais son arrêt.

C’est la peur que les murs ne s’écroulent et qu’il ne me reste aucun souvenir des miens, aucune preuve de mes origines, aucune preuve d’existence.

J’étais trop jeune pour mourir, mais les souvenirs, eux, étaient si vieux, agonisants sur les murs de notre maison.

Je me cachais souvent sous la table de la salle à manger. Elle était en bois d’ébène.

(Mother used to remind everyone when talking about the latest round in civil war that I did hide under a table. I had forgotten this event)

Je me disais que si je grandissais encore un peu plus, je ne pourrais plus m’y mettre dessous. J’ai décidé alors de ne pas grandir.

Et si je grandissais malgré moi, je serais géante et je soutiendrais les murs pour les empêcher de s’écrouler.
Je suis le musée de la guerre de mon pays.

En ce moment, je suis contre le mur par mon propre choix, un homme appuyé sur mes reins. Puis sur la table, pas en-dessous, par révolte.

Prends-moi mon amour, contre tous les murs de la ville, sur les tables de toutes ces maisons où le bonheur fut très longtemps desservi, prends-moi avant que la peur me reprenne, fais-moi l’amour avant qu’on nous fasse la mort.

Nous avons fait trembler les murs…”

Extrait de Femme Natale.

Note: I would love to read the details of how the walls trembled before they fall down from too much love making, leaning on these condemned walls.

Occasionally, refugees resurrect to the outside world after days of confinement

Packed and balloted in containers, by land and seas

Un grincement, puis, comme un roulement de tambours qui se termine dans un fracas.

Je le connais par cœur, ce bruit. Mais, chaque matin, c’est pareil. L’ouverture de la vieille porte rouillée me glace le sang.

Est-ce qu’il est voulu ce bruit, en guise de réveille-matin ? Ils n’ont donc pas compris qu’il était impossible de trouver le sommeil dans ce trou et que nous sommes déjà réveillés, bien avant leur arrivée?

Tout doit se jouer aujourd’hui… ou demain

Comme d’habitude, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Tout doit se jouer aujourd’hui ou demain.

Dès que les rayons du soleil pénètrent dans la pièce, je promène un regard angoissé sur tout ce qui m’entoure.

Si je ne suis pas bientôt choisie, je finirai dans ce coin-là, comme les autres…

J’ai des frissons dès que j’y pense. Le cauchemar !

Depuis quelque temps, il hante même mes journées. Je me vois, étouffant parmi les déchus, froissée, dépouillée de ma dignité; tantôt flottant à la surface, guettant une planche de salut, tantôt envoyée au fond, asphyxiée par la puanteur de ceux qui m’écrasent, aveuglée par l’obscurité qui m’entoure.

Je garderai longtemps le souvenir de mon arrivée dans ce lieu : l’embarquement brutal, le grand container ballotée par les vagues, le coup brutal qui m’a envoyée par terre, serrée à mes compatriotes.

Ce n’est qu’au bout de deux jours que l’idée est venue à notre nouveau propriétaire de nous sortir.

Tout est nouveau et bizarre autour de nous. Or, mon regard est tombé d’emblée sur le bac du coin. Ce cimetière que je redoute depuis le premier jour.

Toutefois, après tout ce que j’ai vécu ici, je ne vois plus très bien à quoi ressemblait ma vie, AVANT.

Des fois, les souvenirs reviennent par bribes, surtout la nuit. Je suis sûre que, dans le passé, j’avais des « papiers », une identité…

Je revois parfois le sourire de la personne qui m’a portée pour la première fois. J’étais, sans aucun doute, une « favorite », car je me souviens d’avoir été témoin de grandes occasions. A quel moment les choses ont-elles commencé à tourner mal ?

Pourquoi a-t-on décidé de m’abandonner ? Je semble avoir laissé cette période de ma vie dans un gouffre profond, car il ne m’en reste presque rien… Un trou noir, aussi noir que le fond du bac du coin…

Comme chaque matin, la grosse voix rauque commence son concert. On entend, entre deux quintes de toux, rythmées par une boule de salive crachée à nos pieds :
« Entrez madame… l mahal mahallek !
« Venez voir mademoiselle, ekher mouda !
« Nos prix sont imbattables ! Enna l faïr malek !

Nous sommes observés, examinés… collés à des corps malodorants

Et le magasin se remplit. Des foules curieuses arrivent.

Nous sommes observés, examinés… arrachés aux cintres, collés à des corps malodorants.

On nous regarde encore et puis, on décide soit, dégoûté, de nous laisser dans un coin, soit de nous enfoncer, après un long marchandage, au fond d’un sac « noir » lui aussi.

Tous ceux et celles qui ont quitté n’ont jeté aucun regard en arrière. Ils sont partis avec l’espoir d’une meilleure vie. Et ceux qui restent n’ont qu’à espérer de partir à leur tour avant qu’un nouveau paquet n’arrive.

Les nouveaux arrivants sortiront au grand jour, étireront leurs membres et prendront place sur les cintres. Alors que tous ceux qui n’auront pas eu la chance d’être élus sont lancés, avec des gestes de rage et maintes malédictions, dans le fameux bac du coin.

Là, on est cassé, comme les prix proposés à la foule pour la convaincre de nous emporter.

Un bruit familier me tire à ma rêverie. Un petit cognement, comme quand on frappe discrètement à la porte de son amant ; suivi d’un bruissement léger.

Ma place privilégiée à la porte du magasin me permet de la voir arriver de loin. Et je me demande à chaque fois, avec un brin de malveillance qui me fait encore rougir, qui tente de rattraper l’autre, son pied droit ou le bout de sa béquille ?

Ce n’est pas une dame comme les autres

Ce n’est pas une dame comme les autres. Elle ne ressemble en rien aux autres clientes. Il me semble avoir rarement entendu le timbre de sa voix.

Mais je me souviens de son regard perçant qui balaie les lieux. Et je la revois s’approcher de nous, nous examiner tous, sans que nous ayons à quitter nos places.

Elle nous écarte, l’un après l’autre, d’un geste discret, on dirait une caresse. Je guette les coins de sa bouche, ses sourcils qu’elle fronce légèrement quand elle aperçoit un bouton cassé, une poche décousue ou un ourlet qui pend… Une experte ! Elle fait son choix, sans hésiter ; paie, sans marchander et disparaît.

Le réveil est un cauchemar. L’endroit est sombre, hostile… Mais, on peut toujours espérer, rêver d’un nouveau départ, d’une résurrection…
rimamoubayed.mondoblog.org|By Rima Abdel Fattah

Je m’y connais. Je les observe toutes et je m’amuse à deviner leur histoire personnelle. Celle-ci a deux enfants, deux garçons bien turbulents, je parie. Les pantalons, ils n’en ont jamais assez.

Cette autre a une fille, ou rêve d’en avoir une, je ne saurais le dire. Elle regarde avec envie les jolies robes à volants, les petites jupes fleuries… Mais, elle n’en achète jamais. Telle autre accouchera dans quelque temps… La liste est interminable. Imaginer leur vie, leur inventer des noms, des qualités et des défauts m’empêche parfois de broyer du noir et me fournit, chaque jour, une nouvelle dose d’espoir. Mais, au fond de moi, c’est elle que je souhaite accompagner. La dame à la béquille.

Indéchiffrable, elle m’inspire mille questions auxquelles je trouve rarement des réponses. Elle achète tout, les jupes comme les shorts, les petites tailles comme les grandes, à croire qu’elle les collectionne. Cette idée, qui suscite des éclats de rire autour de moi, me traverse l’esprit comme une brise matinale, si rafraîchissante. Ce qui est sûr, c’est que cette dame sent le respect, le goût… et je ne sais quoi de bien plus profond encore.

Voilà, enfin, elle est là. Je suis dans ses mains. Elle me tient, me lisse, me plie soigneusement et me range dans son cabas…

Comme tous les autres, je n’ai pas regardé en arrière, mais je sais qu’ils donneraient tout pour être à ma place !

Libre. Enfin.

Délicieux est le goût de la liberté. Délicieux est le parfum de ce savon doux qui traverse mes mailles. Délicieuse est sa voix qui me parle.

Je l’écoute. Ses projets, ses calculs… je n’y comprends pas grand-chose. Mais, le fait qu’elle les partage avec moi me suffit, me comble.

« La fin ne justifie pas les moyens, baaref . »
Elle soupire.
« La vie est dure. Le médecin, le boucher, le directeur de l’école, kellon ma byerhamo . »
Sa voix s’étrangle.
« Est-ce ma faute si tu es parti trop tôt ? »

Le cadre cloué au mur demeure muet, comme moi qui ai pourtant envie de lui raconter ma vie, lui crier que, moi non plus, je n’ai pas choisi mon destin.

Mais, les confidences s’arrêtent là. Elle se lève et nous quittons la pièce ensemble. Bercée par le rythme de ses pas. Heureuse, je plonge dans un sommeil profond.

A mon réveil, le décor a changé. J’ai à peine le temps de promener mon regard autour de moi et de m’apercevoir que tous les autres sont là, eux aussi. Lavés, parfumés, emballés, rangés…

Je suis déjà bien loin quand, dans le coin de sa boutique, elle note dans son cahier : chemise à fleurs, 50 000 livres.

Je suis libanaise. J’enseigne le français dans une école de la Mission Laïque française.
J’ai fait des études de Lettres et prépare en ce moment mon Master. J’ai gagné plusieurs concours d’écriture: 1er Prix Premio Energheia. Liban. 2013-2015, 1er prix Plumes des Monts d’Or 2014-2015.

 

The Psychology of Defeating Fear: Low Self-Esteem and Hate Live in the Mind

Emotional Agility: Get Unstuck, Embrace Change, and Thrive in Work and Life.

No correlation between facts of lower crime rates and our feeling of increased fear?

August 18, 2016

Fear has always had a hold on us, but never with such fervor. Welcome to the end of times.

We cannot sink lower. ISIS is at our door, our elected leaders are malevolent man-children, amber alerts are lighting up our phones, immigrants are bringing a plague of violence, someone was murdered while playing Pokemon GO, climate change is flooding our homes and starving our crops. How can we go on?

But, breathe deep and let the clouds of panic part; it turns out there’s very little correlation between the above mindset and reality.

Terrorism, despite it reported epidemic, is less prevalent in the Western world now than it was in the 1970s and ’80s. Crime is decreasing.

Immigrants actually lower crime in gateway cities, and don’t affect crime rates elsewhere.

Rates of rape and sexual assault have been declining for decades, and are now a quarter or less of their peaks in the past.

Despite Zika and Ebola hype, infectious diseases are down. The list continues and is wonderfully documented at length in Steven Pinker’s book, The Better Angels of Our Nature: Why Violence Has Declined.

However, that’s not what we like to hear, because we don’t feel safe. This good news feels inaccurate. Why?

we have the non-stop news cycle to thank for that, and social platforms that turn every smartphone user into an independent correspondent capturing every horror from the grocery aisle to the protest march.

We are experiencing an oversaturation of fearful messages.

“What is really fascinating when we look at the brain research around fear is that our brains proxy anything that feels unfamiliar, incoherent or inaccessible as being unsafe,” says Harvard psychologist Susan David, author of Emotional Agility.

We like familiarity. We like it so much that hearing that terrorism is likely to strike us personally at any moment is somehow more comforting than the message that it’s not, because the fear is more familiar to us at this stage.

We’ve come to trust it. If we hear something often enough, we associate familiarity with truth.

It even works on a personal level, where people are drawn to those who hurt them and belittle them purely because the message is familiar. It feels cozy and you’ve been there before. You know how this works. It’s scarier to try something new.

And of course fear is heavily embedded in politics.

We have politicians who are effectively demagogues, who aim to inspire fear and cement our bond to them by hyperbolizing a threat to our mortality.

So how can we repel deceptive messaging and see clearly?

Psychologist Daniel Kahneman identified two kinds of thinking systems:

“System 1 thinking is the intuitive response, the emotional visceral ‘us’ and ‘them’ that can sometimes arise out of fear. System 2 is the deliberate thoughtful examination of: what is this person saying? Is it in line with how I really want to be? Is it connected with how I really want to raise my children? Is this a world that I want to support?’

David says that if we can step back from our fear and see it for what it is – manipulated panic rather than data – we can protect ourselves from the demagoguery message and re-align with our true values.

It is difficult to do, and the repetition makes it harder to see straight.

Here David draws on the 2016 US election as an example. “… We used to hear things that the politicians would say and we would be like, ‘Oh my goodness how can the person possibly say that thing?’

But what happens over time is the more familiar something sounds… even if the story is inaccurate, even if the story doesn’t serve us, the more we are likely to become immured to it and immune to it.”

Things that were said in the election six months ago that horrified people are now being met with a light-hearted ‘Oh, there we go again’.

David questions the media ethics in pushing out stories that overexpose inaccurate messages of fear that could incite violence and hatred. It familiarizes us to an incorrect message, leaving our values open to corruption.

Susan David’s most recent book is Emotional Agility: Get Unstuck, Embrace Change, and Thrive in Work and Life.


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