Adonis Diaries

The native woman: How to change the Maktoub?

Posted on: August 24, 2016

The native woman: How to change the Maktoub?

“Contre le mur il veut changer le maktoub.

Ses doigts sur ma peau, ses dents dans la coupe de ma main il retrace les nouvelles lignes de mon destin.
Dans le musée de mon enfance, les murs tremblaient une seconde après la chute d’un obus.

Une ou deux secondes? Ils continuaient à trembler jusqu’à ce que les toiles qui y sont accrochées tombent une à une. C’est la guerre contre l’art, contre Gauguin, Renoir et tout ce qui est beau.

C’est la guerre contre les couleurs, contre la sérénité de ce portrait de femme dans le canevas de ma tante, contre les cadres des photos de famille en noir et blanc, contre mes grands-parents, leurs enfants, leurs petits-enfants,

la guerre contre les diplômes accrochés, contre le savoir et l’éducation, contre les aiguilles de l’horloge qui ne marquent plus le temps, mais son arrêt.

C’est la peur que les murs ne s’écroulent et qu’il ne me reste aucun souvenir des miens, aucune preuve de mes origines, aucune preuve d’existence.

J’étais trop jeune pour mourir, mais les souvenirs, eux, étaient si vieux, agonisants sur les murs de notre maison.

Je me cachais souvent sous la table de la salle à manger. Elle était en bois d’ébène.

(Mother used to remind everyone when talking about the latest round in civil war that I did hide under a table. I had forgotten this event)

Je me disais que si je grandissais encore un peu plus, je ne pourrais plus m’y mettre dessous. J’ai décidé alors de ne pas grandir.

Et si je grandissais malgré moi, je serais géante et je soutiendrais les murs pour les empêcher de s’écrouler.
Je suis le musée de la guerre de mon pays.

En ce moment, je suis contre le mur par mon propre choix, un homme appuyé sur mes reins. Puis sur la table, pas en-dessous, par révolte.

Prends-moi mon amour, contre tous les murs de la ville, sur les tables de toutes ces maisons où le bonheur fut très longtemps desservi, prends-moi avant que la peur me reprenne, fais-moi l’amour avant qu’on nous fasse la mort.

Nous avons fait trembler les murs…”

Extrait de Femme Natale.

Note: I would love to read the details of how the walls trembled before they fall down from too much love making, leaning on these condemned walls.

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