Adonis Diaries

Archive for June 23rd, 2018

Does destiny lead people of good voluntary inclinations?
« Quand un homme suit l’inspiration véritable d’une idée neuve et vivante, il est l’homme de bonne volonté que les destins conduisent. […]
Mais quand l’idée est réellement morte et que l’homme persiste néanmoins à la suivre, il est alors l’homme de mauvais vouloir que les destins détruisent. […]
Car l’idée, ou idéal de l’amour, le sacrifice de soi, l’humanité unie dans l’amour, la fraternité, la paix, tout cela est mort.
Il n’y a pas de discussion possible. Cela est mort. Le grand idéal est mort. […]
Tous les hommes, au même titre, et toutes les femmes, ont admis et admettent encore la valeur extérieure de l’idéal d’Amour, d’Abnégation et d’Humanité mis dans l’amour, la fraternité et la paix.
Ainsi, ils persistent dans l’idéal mort. Voyez alors comme les destins les trahissent.
Dans leur service de l’idéal défunt, ils se trouvent complètement humiliés, vendus. […] Dès qu’un homme sent qu’il a été vendu, vendu dans les choses les plus profondes, quelque chose se détraque dans son mécanisme tout entier.
Quelque chose se brise, dans son tissu, et le poison noir se répand dans son sang.
Alors il sent un cours naturel, et devient une créature de lente, ou de prompte vengeance.
Vengeance sur tout ce que représente l’ancien idéal.
Vengeance sur le système tout entier.
Vengeance tout simplement.
Vengeance sur lui-même, par surcroît. »
D.H. Lawrence – Kangourou Traduction de Maurice Rances
Note: Is that why we experience mass upheavals every couple of decades?

Part 3. How Israel in 1948 committed Ethnic Cleansing of Palestinians, about 400,000 within days in first stage

And another 700,000 a few years later.

Points of Agreement after the Debate

Stick to drunkenness condition: Charles Baudelaire
Khalil Toubia shared Littérature et Poésie‘s photo.
ENIVREZ-VOUS
Il faut être toujours ivre. Tout est là: c’est l’unique question.
Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ?
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est, et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront:
« Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.”
Charles Baudelaire – Le Spleen de Paris (Repris en 1864 sous le titre Petits poèmes en prose) Portrait de Baudelaire par Gustave Courbet

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