Adonis Diaries

Archive for August 17th, 2018

For what it’s worth: a poem “Pour que tu m’aimes encore”

J´ai compris tous les mots, j´ai bien compris, merci
Raisonnable et nouveau, c´est ainsi par ici
Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané

Que le temps d´avant, c´était le temps d´avant 
Que si tout zappe et lasse, les amours aussi passent

Il faut que tu saches

J´irai chercher ton cœur si tu l´emportes ailleurs
Même si dans tes danses d´autres dansent tes heures
J´irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m´aimes encore
Pour que tu m’aimes encore

Fallait pas commencer

M´attirer me toucher
Fallait pas tant donner
Moi je sais pas jouer
On me dit qu´aujourd´hui
On me dit que les autres font ainsi
Je ne suis pas les autres
Avant que l´on s´attache
Avant que l´on se gâche

Je veux que tu saches

J´irai chercher ton cœur si tu l´emportes ailleurs
Même si dans tes danses d´autres dansent tes heures
J´irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes

Je te jetterai des sorts pour que tu m´aimes encore

Je trouverai des langages pour chanter tes louanges
Je ferai nos bagages pour d´infinies vendanges
Les formules magiques des marabouts d´Afrique
J´les dirai sans remords pour que tu m´aimes encore

Je m´inventerai reine pour que tu me retiennes
Je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne
Je deviendrai ces autres qui te donnent du plaisir
Vos jeux seront les nôtres, si tel est ton désir

Plus brillante plus belle pour une autre étincelle

Je me changerai en or pour que tu m´aimes encore.
Pour que tu m’aimes encore
Pour que tu m’aimes encore 
Pour que tu m’aimes encore
Pour que tu m’aimes encore

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“My Palestinian grandmother witnessed the following events:

Joanna Choukeir Hojeily. August 15, 2014 at 10:50 PM · Eltham, United Kingdom

A Palestinian living in New York: “My grandmother witnessed the following events:

– she lived during the British mandate of Palestine and its turmoil
– the 1948 war and nakba (catastrophe) 
– the 1956 Israeli invasion of Gaza
– the 1967 six days war and Israeli occupation of Gaza and the West Bank
– the 1973 war


Then she moved with my grandfather to Lebanon to witness:
– the 1978 Israeli invasion of Lebanon
– the civil war
– the 1982 Israel massive invasion of Lebanon and entering its Capital Beirut


Then she returned to Gaza to witness:
– the 1987 first intifada
– the Oslo peace agreement
– the 2000 second intifada
– the 2006 operation
– cast lead 2008/2009
– pillar of cloud 2012
– protective edge 2014

Last time I called her she asked me to take care of myself and to focus on my studies- hoping for a better future.

My grandmother’a calendar is full of war and bloodshed. She is in Gaza now and I’m in New York unable to go see her or see my family and beloved ones.

Since 1948 when she hears the drums of war, she gets dressed and prepares her papers and precious stuff getting ready to become forth, fifth, or sixth time refugee in her country.

Freedom is precious guys, if you live in freedom and dignity you never need to complain….”

“Mon Cher Ado“. Part 2

A Kindia , mon cher Ado, les Libanais étaient nombreux à cette époque et la plupart étaient de Beit-Chabeb, et plus précisément de Haret el Tahta  (Haret el Ta7ta), c’est à dire , de notre quartier , celui du bas du village …

Toutes les familles s’y trouvaient : il y avait les Bejjeni dont les Saouma et les Zakka, les Ghossoub dont les Boudalha et les Lwati , les Fakhoury dont les Rezkallah , sans oublier les Saoud , les Sadoumi t compagnie , etc.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes , je doute fort qu’il y ait encore quelqu’un de chez nous encore, je le saurai bientôt car j’ai l’intention de m’y rendre dès que possible.


Mon père qui tenait une boulangerie et faisait du transport pensait finir sa vie dans ce pays où il vivait confortablement. Ma mère l’aidait dans son travail et s’occupait de la maison .


Des notre arrivée nous fûmes inscrit à l’école des sœurs qui dirigeaient un établissement à la limite de la ville . Je me suis retrouvé dans une classe, au milieu de quelques dizaines de Guinéens, un autre libanais s’y trouvait : Said Aboudalha. (Said est maintenant Canadien et chasse pour les fourures?)

Des deux années passées dans cette école , je ne me souviens pas avoir appris quelques chose , au contraire, j’ai même oublié le peu de notions que avais eu du mal à retenir au collège des sœurs à Beit-Chabeb.

Mais je me souviens parfaitement bien de la cour de l’école qui était en pente pou que la pluie qui était souvent torrentielle ne finisse par constituer un lac infranchissable avec nos petites jambes de gamins. Et surtout les sœurs avaient planté des manguiers qui avaient atteint plus de vingt mètres de hauteur

Et nous , qui n’avions pas un vrai terrain de jeux , ni foot ni basket , eh bien nous jouions à lancer des cailloux pour faire tomber une mangue, qu’importe qu’elle soit mûre ou bête , le but était de la toucher .

Quelle joie immense nous avions quand nous réussissions notre exploit !!!!
À suivre mon cher Ado, il est l’heure de la promenade en bord de l’océan … (Ma7zouz: vous avez une mer propre et le sable est propre)

 

George’s second essay before starting “Mon cher Ado” series of his souvenirs

Ce matin , mon cher Ado, tout en me prélassant face à l’océan , un souvenir survint dans ma tête .

Ce souvenir me ramena plus de cinquante dans le passé , à l’évoque où nous passions nos étés à Beit-Chabeb , dans notre maison située au bas du village .

Tous les matins nous étions réveillés par la musique que produisait notre voisin, le potier Youssef Gsoub, qui tapotait sur sa glaise pour façonner ses vases et ses jarres avant de les cuire dans son fourneau , tandis que sa femme , bien installée devant son foyer à pain , faisait voltiger sa pâte , préparée la veille , avant de l’étendre sur la plaque de fer courbe (khobez 3al saaj) .

Parfois , nous nous attroupions à côté d’elle pour assister à la scène avec admiration , mais aussi pour déguster le pain chaud produit par ses mains de fée . Plus tard, dans la journée , les copains venaient nous rejoindre pour papoter en essayant de refaire le monde .

Tu dois bien t’en souvenir mon cher Adonis ! 

Adonis Bouhatab replied:

Je me souviens des pains 3al tannour, every Wednesday, early in the morning: ba3da ta3met al ragheef ta7t draasi. Kent enta tjeeb les bananes, 7alaweh, labneh and jebneh?

Quand a papoter, on n’avait rien a papoter: ya akel ya temshayyeh ma3 bezer. We ate peanuts, pois-chiche (jaune, sale’, ou sucre’). Anything to let 7anakna shaghaal. As if we were forced to eat at home.

I remember my folks forced us to stay in bed for siesta time and be totally silent when they dozed off for an hour: they got used to siesta time when working in Africa. Quand pere commencait a se barboter (barbouiller) vigoureusement la figure, c’etait bien temps de deguerpire. 

I remember at my boarding school, we used to run on echasses and attack the wooden legs of one another in order to dismount the opponent. I used to jump 10 steps with them and land safely.

 


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