Adonis Diaries

“Mon cher Ado”. Part 5

Posted on: August 25, 2018

“Mon cher Ado”. Part 5

Cher Ado !
1958 fut une année heureuse dans ma vie . J’avais fini par m’habituer à mes parents , car entre deux et neuf ans , ils étaient sortis de ma vie . Mes grands-parents les avaient remplacés .

Très vite , je me suis fait à la vie du village auprès de mes grands_parents qui étaient adorables , et aussi de ma tante Rose, qui s’était occupée de moi ainsi que de ma sœur aînée avant de se marier quelques années plus tard.

Tante Rose était belle et très dévouée . Elle s’est occupée de ma sœur et de moi comme si nous étions ses propres enfants. Je me souviens d’un capuchon qu’elle m’avait tricoté pour me protéger du froid hivernal , surtout quand nous allions à l’école des sœurs qui se trouvait à plus de dix minutes de chez nous . (par voiture? ou marchant bil adoumiyaat ?)


Je me souviens aussi du gâteau qu’elle m’avait préparé le jours de ma première communion . C’était une sorte de cake qu’elle avait enveloppé d’une crème colorée en bleu et garnie par toute sorte de petites dragées de toutes les couleurs’. De toute ma vie , je n’ai plus goûté à un aussi délicieux gâteau ! (Surtout les dragees?)


De plus , elle nous confectionnait de délicieuses confitures , parmi lesquelles , la confiture aux coings dont elle était la seule à faire d’aussi bons .

Je ne la remercierais jamais assez pour tous les bienfaits qu’elle nous a procurés !
Pour les fêtes de Noël de l’année 1958 ma mère a voulu qu’on la fête chez sa tante Elizabeth qui vivait avec son mari et ses deux enfants à Kouroussa , à plus de 500 km de Kindia. 

Mon cher Ado,
Ça m’a fait plaisir que tu me racontes un peu ce qui s’est passé le 15 août le jour de la fête de la Sainte Vierge au village

Que tu évoque le fait que Charlot était le plus élégant avec sa chemise mauve , rien de surprenant car il a toujours été chic depuis notre enfance. J’aurais l’occasion de t’en parler si Dieu me prête vie .

Hier , je te disais que ma mère avait décidé que nous fêterons Noël chez sa tante à Kouroussa , une ville de la Haute-Guinée , arrosée par le fleuve Niger. C’est par ailleurs la ville de Camara Laye , l’auteur de ” L’Enfant noir ” , un roman écrit avec beaucoup de finesse et qui s’inspire de la vie de Camara Laye , un enfant de Kouroussa . 


Bref, ayant tout préparé la veille de notre départ , nous partîmes à l’aube car nous avions à parcourir plus de 500 km à travers la forêt du Fouta-Djalon , cette montagne de Guinée ou prennent leur source les deux fleuves d’Afrique occidentale : le Niger et le Sénégal . 


Mon père n’étant pas du voyage c’est notre oncle Fouad , le frère de ma mère qui prit le volant du break dont j’ai oublié la marque , une sorte d’américaine je crois qui devait nous contenir tous car nous étions nombreux à faire ce voyage.


À part notre mère et ses enfants , il y avait la femme de mon oncle Fouad , Rose, la fille de tante Elisabeth chez qui nous allions et leur fille , Mimi qui devait avoir trois ou quatre ans , et pour finir li y avait un jeune apprenti Guinéen qui nous accompagnait, indispensable au cas où il nous arrivait un pépin sur la route .

Ainsi , après avoir parcouru 150 km , une première escale eut lieu à Mamou , la ville où je suis né ainsi que ma mère


Nous nous sommes arrêtés chez Melhem et Marie Malkoun, des amis de Beit-Chabeb. Ils habitaient , si ma mémoire est bonne à l’orée de la ville. Dans la cour , à l’arrière de la maison , une biche s’amusait à galoper paisiblement . Mais sans trop tarder , nous voilà de nous nouveau sur la route , car le voyage sera long et pénible . 


Je ne me souviens pas de nous être arrêtés à Dabola , seconde grande ville avant d’arriver à Kouroussa .
Je me souviens surtout que nous avions traversé plusieurs cours d’eau sur deux planches , et que parfois nous apercevions des crocodiles s’y baigner . (Je croyis que les crocodiles n’aiment pas l’eau?)

Ça nous donnait des sueurs froides au milieu de la chaleur tropicale qui régnait , et d’autant plus effrayés par les cris que poussait Victoire, ma mere,  chaque fois qu’elle apercevait une de ces bêtes fort désagréables . (Ils peuvent etre doux quand ils sont rassasie’?)


Victoire ne pouvait s’interdire d’exprimer ses émotions à haute voix . Elle s’emballait au quart de tour pour après s’éteindre rapidement .

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