Adonis Diaries

Mon cher Ado. Part 10

Posted on: September 4, 2018

Mon cher Ado. Part 10

A propos d’hosties ma chère Nada , une nuit , j’ai ete réveillé par les loups qui rodent le soir autour de notre maison , car nous habitions à la limite inférieure du village , puis c’est la forêt qui descend vers la mer , 600 mètres plus bas , jusqu’à Nahr el Kalb, la rivière du chien.

(L’anne’ precedente, cette rivere charriait les dechets du Maten quand Sukleen et le governement refusait de trouver une solution durable pour nos dechets. A la premiere averse, les dechets furent retrouver sur la plage)

Il devait être dix ou onze heures. J’entendis des voix qui me parvenaient du petit salon où on veillait d’habitude .
Je me suis levé pour aller voir ce qui se passait et surtout pour me réconforter auprès de ma grand- mère et de tante Rose dont j’ai reconnu la voix . Il y avait aussi une voix d’homme assez grave.

En arrivant dans le petit salon je fus surpris de voir que bouna Youssef ,qui officiait avant bouna Liés , était là.
Tous les trois groupés autour du feu , du mankal , ils étaient en train de preparer des hosties pour s’en servir à l’église .

En voulant me blottir dans les bras de tante Rose, il faut dire que je devais avoir trois ou quatre ans, je me suis trouvé , dans ma précipitation , assis dans le mankal , le temps de brûler un peu mon pyjama avant que ma tante ne me souleve dans ses bras.

Mais une fois calmé, on me donna des miettes d’hosties en guise de remontant pour me soulager de mes frayeurs .
Bouna Youssef était gros et gras . Il faisait honneur à son sacerdos .

Et, en plus de ses occupassions de prêtre , Il avait monté une garderie dans la maison qu’il occupait au-dessus de la boutique de mon grand-père , que les petits analphabètes comme mois fréquentaient le matin et où bouna Yoyssef nous enseignait le b a ba de la langue arabe .

Et quand l’un de nous récitait correctement sa leçon , il ouvrait un tiroir au bas de son immense armoire pour lui remplir sa menotte de raisins sec ou de pois chiches enrobés de sucre (kdami 7elweh).

(Quand j’etais pensionnaire bi Ma3had, al Loubnani they used to take us on a long walk to 7aret ta7ta on Saturday. I visited my grandfather Toufic shop bil Sahli, and he would fill my pockets with all kinds of kdami, safra, 7elweh and maal7at)

D’ailleurs nous n’avions pas d’autres friandises en ce temps là . Ce n’est que quelques années plus tard , vers 1956 ou 1958 , qu’on commençait à vendre des friandises dans les boutiques du village , y compris dans celle de mon grand-père .

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