Adonis Diaries

Mon cher Ado. Part 11

Posted on: September 6, 2018

Mon cher Ado. Part 11

Me revoilà à Paris ! Et , me revoilà plongé dans mes souvenirs !
Je ne t’ai pas encore raconté , mon cher Ado , que dans notre village il n’y avait pas que des potiers (les Fakhoury) ,
dont il ne subsiste qu’un seul , Fawzi , le fils de Hanna Fakhoury (a single bardoushi per year).  Not a single family member of the Tannous/Gsoub family resumed this harsh business.

Mais il y avait aussi des cordonniers chausseurs .

Rien que dans notre quartier, ils étaient cinq ou six. Mais parmi eux il y avait deux qui confectionnaient des chaussures en cuir de très bonne qualité : Assad Abdallah Saouma de la famille Bejjani et late Khalil Lwati de la famille Ghossoub . (And late Keblan Ashkar?)

Et donc , comme dans tous les villages du monde , y compris au ciel, les familles sont rivales et se réunissent en clans . 


Parfois ça entraîne des affrontements meurtriers comme en Toscane au temps des Médicis , tandis que chez nous on s’affrontait en paroles et on boudait , puis on se réconciliait lors d’un enterrement ou lors d’un mariage mixte entre les deux familles .


Nous , en tant que Bejjani/Saouma , il était tout à fait naturel qu’on se fasse chausser par Assad Bejjani Saouma et non par Skandar Lwati Ghossoub , non que ce dernier n’était pas bon , mais il était inconcevable de tourner le dos à la sacro-sainte famille des Bejjani ! 


Cela dit , mon oncle Botros, le frère de tante Rose, me conduisait deux fois l’année chez Assad pour qu’il me fasse des chaussures . Une fois au début de l’hiver et une autre fois pou le dimanche des Rameaux .

Pour l’hiver, c’était des chaussures en cuir marron avec des semelles de crêpe des plus confortables , et pour le printemps, des chaussures en cuir noir brillant avec des semelles en cuir très résistent afin qu’elles nous dure un an au moins .

Alors Assad nous mesurait le pied en le posant sur un carton pour dessiner le contour et rajoutait quelques millimètres car nous étions en période de croissance , ainsi on pourra les garder assez longtemps .

Mais cela ne dura pas car quelques années plus tard , ils ont cédé la place aux chausseurs Beyrouthins qui confectionnaient des chaussures à la chaîne , tels que Red Shoe ou Hachem qui ont raflé la mise .

Note: When I was in the USA, supposedly for higher study, but in fact to get out of Lebanon as the civil war had started, my dad sent me a pair of black leather shoes fabricated by Khalil. He sent me with a friend returning to USA. It was too tight, sort of baby shoes, and couldn’t wear it. What a shame: it was a luxury pair that you can’t find where I studied: so much good intention, expenses and bother for naught. I guess late Keblan had Not wed my aunt Georgette (one of the sisters of father).

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