Adonis Diaries

Mon cher Ado. Part 12

Posted on: September 7, 2018

Mon cher Ado. Part 12

Hier, mon cher Ado, j’ai pris un café avec un de mes anciens camarade de classe dans un bistrot , à la rue de la Convention , dans le 15 éme arrondissement de Paris . (I’ll have to visit Paris for a week to follow your itinerant )

Chaque fois qu’on se revoit, Mesrob Kochmatlian et moi , nous évoquons nos années de classes chez les frères maristes à Jounieh et à Champville . Plusieurs années sont passés depuis ce temps de l’insouciance , du vivre le présent sans se soucier de l’avenir.

Hier encore nous nous sommes rappelé certains de nos camarades qu’on n’a plus revus depuis la fin de nos études scolaires , depuis un demi siècle déjà !


Mais hier, on a surtout parlé de nos professeurs et de frère Dominique , le préfet de la division des petits , celle des
classes de 8 éme et de 7 éme (aujourd’hui CM1 et CM2) .

Frère Dominique , sorti tout droit des rangs fascistes du temps de Mussolini , régnait en maître absolu sur sa division !
Il nous terrorisait !

(One of the Brethren at Sacres Coeur in Gemaizeh was a Zionist and told us that Israel will crush all the “Arabic” armies in 1967. He used to start the first half hour in the morning with Christian speeches, loaded with what the Nazis did to the Jews…Et trying hard to demonstrate to us, logically and with whatever “facts” were available, that Jesus did resuscitate from the dead

Il s’appelait Frere Irene’ et l’annee’ suivante je ne pouvais plus supporter son hypocrisies and refuser de lui repondre en classe comme dans la cour. Il etait fort et elance’ et il a donne’ une pair de giffle retentissant a l’eleve, costaud et fort physiquement, qui s’asseyait pres de moi en class.  je me rappelled qu’il nous a amene’ a Farayat pour faire du ski, ma premiere visite: il etait aussi un bon skiyeur and athletique. Une fois j’ai corrige’ une information en chimie lui disant que le CO3 etait instable. Il a etait pris de cour et n’a cesse’ de me respecter depuis.

Bien des annees apres, ce copain aupres de qui je m’asseyais n’avait aucune recollection de ma presence: comme si j’avais ete’ une presence invisible)

Aujourd’hui , je souris quand je pense à notre petit Bénito . Son comportement était plutôt farcique en comparaison avec celui de son compatriote le fameux Mussolini .

Je me rappelle d’un jour où j’avais fait le pitre à l’étude du soir dans la salle qui jouxtait la préfecture . Le surveillant , un pauvre type me mit à la porte de sorte que notre cher préfet ne tarda pas à m’apercevoir et sortant de son bunker , il m’administra une gifle et me mis au piquet devant la préfecture en m’intimant l’orde de ne pas bouger de cette place tant qu’il ne me l’a pas autorisé .

Oui mais , à l’heure du souper , les élèves sont partis au réfectoire , me laissant seul dans l’obscur et le froid de la nuit.
Au bout d’un moment , qui me sembla une éternité , la faim , le froid et la peur grandissant , je me suis autorisé à rejoindre mes camarades au réfectoire qui se sustentaient dans un bruit de tintamarre avec leurs cuillère et leurs fourchettes , bien au chaud .

Une fois arrivé devant la porte , je me suis mis à quatre pattes pour essayer de me faufiler jusqu’à ma place sans que le surveillant ne s’en aperçoive . Mais hélas , juste à ce momenent, je reçus un coup de pied au derrière qui me fit dresser au milieu du réfectoire au grand étonnement de mes mes camarades qui se mirent à rire aux éclat dans un brouhaha assourdissant .

Je ne me souviens pas de ce que cette scène entraîna comme sanction , mais je me souviens très bien d’avoir pleuré toute la nuit de honte , suite à l’humiliation subit devant tous mes camarades !

Bien des années plus tard , alors que j’étais devenu professeur et président du cercle mariste de basket-ball , j’ai revu frère Dominique qui était resté à la même place comme préfet de la division des petits.

Il avait gardé son sale caractère mais nos rapports n’étaient plus les mêmes …
Enfin , le sort a voulu que mes deux fils l’aient eu comme préfet à tour de rôle , régnant toujours en maître absolu sur les petits qui malgré tout sont sortis indemnes des pattes de cet hurluberlu !!!!

Je reste souvent inquiet et perplexe , mon cher Ado, quand je me retourne vers le passé qui me turlupine !
Ainsi, lorsque j’entrevois un souvenir que je n’arrive pas à situer dans le temps , mon cœur souffre et se met à battre la chamade !

(C’est bien que le coeur bat la chamade: il reflechit aussi quand les passions le pressent de reflechir)

Il faut donc accepter le fait que nous sommes limités , que nous sommes comme cet albatros dans les ” Les fleurs du mal ” , exilés sur le sol et condamnés à ramper avec notre incapacité à voler au-delà de notre petitesse ?!
……..
Alors on rêve en s’inventant des mondes utopiques où l’ on pourrait atteindre la connaissance universelle …

Triste sort !

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