Adonis Diaries

Mon char Ado. Part 77

Posted on: December 20, 2018

Mon char Ado. Part 77

Je me souviens du jeune homme que j’étais et qui aimait à se balader dans les ruelles de son village .

En sortant de chez ses grands-parents , il passait devant l’atelier du potier Youssef Tannous qui, dès l’aube , s’acharnait sur ses blocs d’argile pour façonner ses jarres et ses saladiers .

De la même manière qu’on s’habitue aux cris des grillons en été , on s’habitue au Tam-Tam de Youssef qui tape sur la glaise à un rythme régulier durant des heures , servi par ses enfants qui s’affairaient autour de lui .

Le village étant construit en pente , il fallait monter par des escaliers ou par de petites routes bordées de petites maisons entourées de petits jardins en fleurs. À chaque pas le jeune homme croisait une personne qui le saluait avec un grand sourire.

D’abord , Rosalie , la femme de Youssef , un Coeur d’or , qui vous charge de bonne humeur .

Un peu plus haut, il passait devant la maison du vacher , puis le voilà qui arrive devant la maison de Assad Boudebs.
La plupart du temps il croise ses enfants , Jean et Toni , deux jeunes gaillards en ce temps là , et qui , assis sur le perron de leur maison , prenaient le soleil en papotant.

Trente mètres plus haut , le voilà qui arrive devant la maison de sa tante Rose , celle qui l’a élevé petit. Et là , il s’arrête un peu plus longtemps pour s’enquérir de la santé de sa tante qui se tuait à la tâche pour assurer le bien être à ses enfants pendant que son mari Rachid Boudebs, de son côté , se tuait au travail.

Poursuivant son chemin , donc quelques pas plus haut , il se trouve devant la jolie maison de Geries et Marie Farah .
Parfois, il échangeait quelques propos avec Robert , leur fils aîné , une belle âme , qui vous impose le respect .
Mais aussi avec Denise sa jeune sœur qui le désarmait avec son sourire ….Angélique .

Puis le voici qui arrive devant la maison de Assad Bousaleh et celle de Geries Chbébé. Accolée à la maison de Bousaleh , il s’arrête un moment pour voir Reffo (Roufayel) et s’assurer qu’il va bien .

Enfin , il arrive dans la boutique de son grand-père qui s’y trouve avant le lever du jour pour s’occuper de sa boucherie , sous le regard intéressé de Nazem le coiffeur , et celui de Hatem Lwati qui guette

Aujourd’hui , je m’attriste chaque fois que je me promène dans le quartier de ma jeunesse sans que je ne rencontre toutes ces personnes que j’ai aimées et qui n’y sont plus …

Mais où sont les neiges d’antan ? (Un seul matin chaque annee’)

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