Adonis Diaries

Archive for December 25th, 2019

The process that guided Lebanon into this Ponzi scheme system

Work in Progress : Illusion bancaire

Comment le Liban s’est-il mis dans ce pétrin ?

La réponse est simple : lentement d’abord puis d’un seul coup.

Une révolte fiscale des contribuables contre une taxe WhatsApp imbécile fut l’étincelle qui a enclenché le processus de confiscation de l’épargne des déposants.

Sauf qu’ici les contribuables et les déposants sont les mêmes, les dépôts servent de gages au paiement des impôts. Entre les deux, une banque intrinsèquement insolvable qui jette l’argent dans un trou sans fond qu’on appelle l’État.

La banque transforme les dépôts en actifs pourris de l’Etat parce que c’est un placement sans risque et qui est extrêmement rentable, car on croit que l’Etat ne peut pas faire faillite.

C’est un tour de magie époustouflant : Les profits réels des illusionnistes sont mis en sécurité à l’étranger tandis que l’argent de tous les autres et prisonnier dans des comptes virtuels et risque de disparaitre à tout moment.

JUST AN ILLUSION

Mais pas de panique, n’instrumentaliser pas la peur, la peur c’est du domaine exclusif de la force publique, rassurez-vous, tout va bien se passer, tout va bien se passer pour les banques, tout bien se passer pour les politiciens, mais pour tous les autres, c’est un marché de dupes où les dupés sont connus d’avance.

C’est le monde à l’envers où l’argent de la corruption circule librement à travers les frontières alors que les comptes des épargnants sont gelés, où on croit que la destruction de l’économie réelle va permettre de sauver les banques, où ce sont les banques qui financent la banque centrale et non pas l’inverse.

66 jours déjà, chaque jour on avance un peu plus dans la zone de non-retour. 66 jours et le spectacle continue.

Il est loin le temps où un Premier ministre démissionnaire s’engageait sérieusement dans une feuille de réformes sérieuse à réduire les impôts et à augmenter les dépenses pour arriver à un budget en équilibre.

Depuis ce moment, on est passé par toutes les phases, le déni, la confusion dans laquelle le pouvoir se révoltait contre sa propre incapacité à exercer le pouvoir, le chantage pour arriver à la confrontation, à la violence des armes qui se joint à la violence de l’absence d’argent.

SHOW MUST GO ON
Dans ce spectacle, ceux qui percent sont ceux qui poussent leur personnage jusqu’à la caricature, place au technocrate fait maison dont le CV est un recueil d’exploits plus épais que l’histoire du Liban.

Reste la question principale : qui va payer le prix de ce casse ?

La réponse à cette question va au-delà des chiffres, de la manipulation des chiffres, des slogans creux et des noms des candidats ministrables.

Elle concerne un choix fondamental que nous devons prendre, au niveau personnel et collectivement, celui du choix de la société dans laquelle nous voulons vivre et du pouvoir qui en est l’émanation, c’est une question de priorités, de valeurs, de vision, c’est une question qui touche nos propres limites, jusqu’à où sommes-nous capables d’aller ?

Sommes-nous capables de transformer la colère en un projet de société et l’incarner dans un mouvement politique antisystème ? Ce qu’on acceptera aujourd’hui va décider de ce que nous serons demain.


adonis49

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