Adonis Diaries

Beirut was a Movable Fair before the onset of the civil war in 1975

Posted on: September 13, 2020

Beirut was a Movable Fair before the onset of the civil war in 1975

With a strong currency (1$ worth 2 Lebanese pound) and a low cost of living before the onset of civil war in 1975, Beirut was a movable fair for the common people, those living and commuting to Beirut.

Actually, during most of the civil war period, the  LP remained strong due to the massive reserves of hard currencies of the Palestinian Liberation Organization (PLO), from the massive infusion of Gulf Arab States, Saudi Kingdom and Libya…

I recall, while at the university, (1970-75) that I could live for an entire day on barely 2 LP for the cost of Taxis, buses, watching movies, going to theaters, eating and drinking fresh juices and joining daily student demonstrations, marches and sit-in demanding reforms in Lebanon political system.

You may read my memoirs on these wonderful period on https://adonis49.wordpress.com/2019/09/05/movable-fairs-in-beirut-1971-74/

What follows is an article posted by a French woman, a foreigner in 2016, who was overwhelmed by a faked sense of sustainable fair in Beirut. She was taken care of by those 1% “rich” people who kept looting the budget and lived on inherited wealth. Though she was aware of the precarious conditions of this political system and resurgence of violence at any moment.

Beyrouth est une fête

Katherine Pancol. Écrivain

Jean C. El Dahdah shared this link. February 19, 2016

Ça y est! Je reprends goût à la vie! Alors, que vous raconter?

Que le Liban est une bouteille de champagne posée sur un volcan et qu’à Beyrouth, la fête est perpétuelle, frénétique comme une avance que les habitants prennent sur la vie et le prochain conflit…

Les Libanais sont les gens les plus accueillants, les plus affectueux, les plus gais, les plus entreprenants, les plus insouciants, les plus généreux du monde.

La vie, ils l’inventent à chaque minute de peur qu’on ne la leur confisque.

Ils ont cette intuition terrible: la guerre peut surgir n’importe quand, alors vivons pleinement, aimons, dansons, buvons du café noir, du café blanc, fumons de longs narguilés, ouvrons des boutiques, des restaurants, construisons, traînons dans les rues, faisons des carnavals, inventions, célébrons, oublions les feux rouges, l’interdiction de fumer, vivons, vivons, vivons…

Beyrouth est une fête.

Ils ne savent pas d’où le danger va surgir pour leur tomber sur la tête.

Le Liban est une immense boîte à lettres où chaque pays voisin fait passer un message en posant des bombes, en assassinant, en écharpant…

Ce ne sont pas les Libanais qui font la guerre, ce sont les pays autour qui se font la guerre via le Liban. (Le plus souvent Executer par des Libanais)

J’étais allée au Liban une première fois, il y a douze ans. Le pays était alors en pleine reconstruction… après une guerre.

Des gratte-ciel surgissaient au milieu des décombres, des camions déblayaient des tonnes de gravats, les façades étaient criblées de balles, on apercevait, béants au soleil, des bouts de cuisine, de salle de bains, de chambre à coucher, la poussière s’élevait en gros nuages gris qui montaient vers un ciel toujours bleu… et les voitures klaxonnaient, klaxonnaient!

( I returned to Lebanon on Christmas of 2000, and the reconstruction was already over and many people lost their jobs, and the vital Beirut Center was monopolized and changed to accommodate the rich visitors and tourists of the rich “Arabs”. Old Beirut was totally erased, even its memorable specialized and Not expensive Souks)

J’avais déjà été frappée par l’énergie qui vibrait dans l’air. On pouvait la saisir à pleines mains et en faire des éclairs.

Douze ans après (et après bien d’autres guerres!), Beyrouth est toujours debout, les buildings en verre lèchent le ciel, des rues montent et descendent comme à San Francisco délimitant un vieux quartier et des quartiers de luxe, des quartiers d’affaires, des rues du soir, des rues de la nuit, des rues qui grouillent, grouillent.

Tout le monde se mélange à Beyrouth et, semble t-il, dans la bonne humeur…

C’est une impression, je ne suis pas restée assez longtemps, mais je n’ai ressenti aucune tension entre les différentes communautés.

Il y a des femmes en mini-jupes et des femmes voilées, des hommes en djellaba et d’autres en costume cravate et tout le monde vit ensemble.

J’ai couru au Musée de Beyrouth voir les statuettes des guerriers phéniciens…

De longues et minces silhouettes semblables à des Giacometti.

J’ai appris à traverser les rues en étendant le bras, en joignant les mains, en cambrant les reins tel le torero face au noir taureau dans l’arène, en suppliant qu’on ne m’écrase pas!

Il faut ployer, sautiller, frôler la tôle, feinter et passer… pour rejoindre des trottoirs qui font office de garde-meubles, garages, dernier salon où l’on cause.

J’ai compris que les feux rouges sont faits pour être brûlés (Not to abide by the color), sauf les “importants” où l’on consent à s’arrêter, les cigarettes à griller dans tous les restaurants et la vitesse à être constamment dépassée…

J’ai bu du café turc sur la Corniche au bord de la mer. On était en novembre, il faisait 28′  et la mer me chatouillait les pieds.

J’ai marché dans les rues avec Rachid El Daïf, un auteur libanais qui a écrit un très bon roman paru chez Actes Sud, “Qu’elle aille au diable, Meryl Streep!”, et nous sommes allés nous poser dans les jardins du café Al Rawda…

J’ai parlé avec Tania, éditrice, qui se bat pour sauver les vieilles maisons de Beyrouth de la convoitise des spéculateurs immobiliers, avec Katya qui peint, j’ai déjeuné au People avec Dédy, un ami tombé dans les livres quand il était petit, dîné avec Émile, librairie chez Virgin, j’ai été invitée partout, partout et chaque fois, reçue les bras grands ouverts et la gourmandise aux lèvres.

Les Libanais sont curieux, raffinés, cosmopolites.

Ils commencent une phrase en arabe, la truffent de mots anglais et français, parlent avec les cheveux, les mains, les yeux

Le soir de mon arrivée, j’ai dîné à la même table avec des Libanais de toutes familles: des chrétiens, des musulmans, des chiites, des sunnites, des maronites, des druzes, des catholiques, des orthodoxes, des riches, des pauvres, des bons vivants, des austères, des grands, des petits, et ils parlaient tous sans s’écharper.

De la Palestine et d’Israël, des USA et de l’Arabie Saoudite et pas une minute, ils n’en sont venus aux mains! J’imaginais le même dîner en France…

Je suis allée avec Dédy à Saïda visiter un vieux palais, le palais Debbané, niché en plein souk, une ancienne maison familiale où une pièce entière est dévolue à de gigantesques volières disposées de chaque coté et j’ai imaginé des concerts d’oiseaux en stéréo!

Nous avons visité le musée du savon Audi, toujours dans le souk, une résidence magnifique où l’on déroule pour vous toute l’histoire de la fabrication du savon… et un caravansérail, construit par des Français au moment des Croisades.

Sur la terrasse d’un restaurant face au Château des Croisés qui s’avance dans la mer, j’ai pensé à Joséphine et au XII ème siècle! Elle me racontait des histoires de Croisés qui ont fait souche, de Croisés qui ont péri, de Croisés qui ont pillé, de Croisés qui ont construit et je l’écoutais, ébahie.

Toutes les notes que j’avais prises pour les recherches de Joséphine revenaient et se mélangeaient aux images de Saïda et de la forteresse…

Au retour, nous nous sommes arrêtés dans une orangeraie et une femme a pressé des oranges, des pamplemousses, des mandarines et des citrons rien que pour nous. Il y avait des jouets d’enfants répandus sous une tonnelle, du linge qui séchait, des figues ventrues, un vieux jardinier, des arbres ployaient sous les fruits, des rigoles irriguaient le pied des arbres… Le temps s’est arrêté.

On se parlait avec les mains, avec les yeux et c’était délicieux…

Vous avez compris, j’ai aimé le Liban. Beaucoup, beaucoup.

C’est un pays de lumière où la vie pétille et chante… une belle leçon de courage et de bonne humeur!

Note: You were a visitor Katheirne and from a western country to boot it. Don’t be fooled by the sincerity and welcoming attitudes. In any case, you didn’t stay long enough to discover the precarity of most Lebanese. The Lebanese have changed for the worst in all aspects, but Not in their sectarian identity and zeal for their feudal/sectarian leaders.

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