Adonis Diaries

Archive for April 7th, 2021

Beirut: Wet Nurse of laws during Roman Empire. Part 1

Posted on  August 4, 2010

A brief history:  Between 150 and 551 AC, the city of Beirut (Beryte) was the official Roman State law center and this recognition extended to the Byzantine Empire.

Beirut had the preferred law school for law students and the professors flocked from the four corners of the Empire.  

There were 6 other law centers such as the ones in Rome, Constantinople, Athens, Alexandria, Caesar of Cappadocia, and Caesar of Palestine, but Beirut kept her highest standing over four centuries as the main official law center.

Beirut was called “Mother of laws” and “The most magnificent city” during the Roman Empire.  Emperor Justinian I (527-566) attributed to Beirut the title of “wet-nurse of laws

Between 150 and 551, Beirut was the official location for posting law articles and saving the Constitutions and compilations of laws.

Comparative law studies is the immediate successor of the roman laws that was initiated and updated in Beirut.  In the 5th century, Beirut law school started to teach in both languages of Latin and Greek.

Paradoxically, the main language of the common people was the written language Syriac (Aramaic,  the language spoken by Jesus).  

Another demonstration that written languages are the domain of the elite classes, and used as coded language for administrations and government of people.

The Common people had to suffer the consequences of not knowing the language of their dominating Masters; in this case either Latin or Greek.

Rome fell in 476 and Western Europe had to wait until the Crusader’s campaigns (1096-1291) for the Justinian civil code of laws the “Digeste” to be rediscovered and then applied in Europe starting in the 12th century.

In 551, an earthquake demolished the city of Beirut.  T

he law school was temporarily moved to Sidon. In 560, as the professors returned to Beirut then a huge fire burned the city again.  Beirut was still in ruin by 600.

As Islamic “Arabs” conquered the Near-East region in 635 (through the strong backing and support of the Syrian people), Beirut recaptured its previous status as a law center but without the brilliance of previous periods.

Beirut was compiling Islamic laws according to “Charia”.

During the last 7 Omayyad caliphs and the first two Abbasid caliphs (690 to 770) the Lebanese theologians (ulema) and judges (fakihs and cadis) were the cornerstones for the nascent Islamic jurisprudence.  

Imam El Uzahi (707-774) from Baalbek and who studied in Beirut and lived was the most brilliant and most sought after fakih in his life.  His doctrine was applied in Lebanon, Palestine, and Syria for 200 years.

Then, the doctrines of Hanafi (Syria), the Chafii (Egypt), the Maliki (Andalusia and Northern Africa  took the ascendency.

Note 1: The next chapters will give details on the most famous law professors in ancient Beirut and a few current updates.

Note 2: Review of the book of Joy Tabet

Palestine : le mirage d’une démocratie sous occupation

20 mars 2021

Par Ramzy Baroud

De nombreux intellectuels et analystes politiques Palestiniens se retrouvent dans la position peu enviable d’avoir à se prononcer sur le fait de soutenir ou non les prochaines élections palestiniennes qui sont prévues les 22 mai et 30 juillet. Mais il n’y a pas de réponse aisée.

Le décret tant attendu du chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en janvier dernier pour la tenue d’élections législatives et présidentielles dans les prochains mois, a été largement salué, non pas comme un succès pour la démocratie mais comme le premier résultat positif et tangible du dialogue entre les organisations palestiniennes rivales, principalement le Fatah [le parti d’Abbas] et le mouvement Hamas [la résistance islamique].

Concernant le dialogue interne palestinien, les élections, si elles se déroulent sans obstruction, pourraient laisser espérer que les Palestiniens des territoires occupés bénéficieront enfin d’un certain degré de représentation démocratique, un premier pas vers une représentation plus complète qui pourrait inclure les millions de Palestiniens vivant hors des territoires occupés.

Les forces israéliennes ont mené un exercice d’entraînement à proximité et à l’intérieur des villages de la région de Masafer Yatta, Cisjordanie, le 3 février 2021.

L’activité militaire a causé des dommages aux infrastructures, aux terres agricoles et aux structures résidentielles, et a eu lieu dans une zone qu’Israël désigne comme zone de tir, bien qu’elle soit peuplée de nombreuses communautés, qu’il tente d’expulser depuis plus de 20 ans.

Les habitants disent que son intention est de faire pression sur la Haute Cour israélienne pour qu’elle sanctionne l’expulsion des communautés de leurs terres – Photo : Keren Manor/ActiveStills

Mais une attente même aussi minimaliste est assortie de nombreuses conditions :

* que les organisations palestiniennes honorent leurs engagements fixés dans l’Accord d’Istanbul du 24 septembre
* qu’Israël autorise les Palestiniens, y compris les habitants de Jérusalem, à voter sans entrave et s’abstienne d’emprisonner des candidats palestiniens
* que la communauté internationale dirigée par les États-Unis accepte le résultat des élections démocratiques sans punir les partis et les candidats victorieux [qui ne lui plairont pas]

(Generally, Democratic results that do Not match the desires of colonial powers are considered null and void)


* que les élections législatives et présidentielles soient suivies d’élections plus substantielles au Conseil national palestinien (PNC), le Parlement palestinien en exil – etc…

Il suffit que l’une de ces conditions ne soit pas remplie pour les élections de mai n’amènent aucun résultat pratique, à part donner à Abbas et à ses rivaux un vernis de légitimité, leur permettant de gagner du temps et d’obtenir encore plus de fonds auprès de leurs bienfaiteurs financiers.

Lire également : Élections palestiniennes : la démocratie pour personne

Tout cela nous oblige à nous poser la question suivante : la démocratie est-elle possible sous occupation militaire ?

Presque immédiatement après les dernières élections législatives palestiniennes – sous surveillance internationale et tenues en 2006 – dont le résultat a déplu à Israël, 62 ministres palestiniens et membres du nouveau parlement ont été jetés en prison, et beaucoup d’entre eux y sont toujours.

L’histoire se répète puisque Israël a déjà lancé ses campagnes d’arrestation des dirigeants et des membres du Hamas en Cisjordanie.

Le 22 février, plus de 20 militants palestiniens, dont des responsables du Hamas, ont été kidnappés [par les forces d’occupation], ce qui équivaut à un message très clair aux Palestiniens qu’Israël ne tient aucun compte de leur dialogue, leurs accords d’unité ou leur démocratie.

Deux jours plus tard, le dirigeant du Hamas, âgé de 67 ans, Omar Barghouti, a été convoqué par les services de renseignements militaires israéliens en Cisjordanie occupée et a été mis en garde contre une candidature aux prochaines élections.

« L’officier israélien m’a prévenu de ne pas me présenter aux prochaines élections et m’a menacé d’emprisonnement si je passais outre », a narré Barghouti à Al-Monitor.

La loi fondamentale palestinienne autorise les prisonniers à se présenter aux élections, qu’elles soient législatives ou présidentielles, simplement du fait que les plus populaires parmi les dirigeants palestiniens sont souvent derrière les barreaux. Marwan Barghouti est l’un d’entre eux.

Emprisonné depuis 2002, Barghouti reste le dirigeant le plus populaire du Fatah, plus apprécié des jeunes cadres du mouvement par opposition à la vieille garde d’Abbas.

Ce dernier groupe a énormément bénéficié du système corrompu de favoritisme politique sur lequel le « président » de 85 ans a construit son pouvoir.

Pour maintenir en place ce système vénal, Abbas et ses seconds-couteaux ont fait leur maximum pour marginaliser Barghouti, ce qui amène à suggérer que l’emprisonnement par Israël de ce dirigeant populaire du Fatah sert les intérêts de l’actuel chef de l’Autorité palestinienne [AP].

Lire également : Des élections en Palestine ne résoudront pas l’absence de stratégie pour une libération nationale

Cette idée a beaucoup de pertinence, non seulement parce qu’Abbas n’a guère fait pression sur Israël pour une libération de Barghouti, mais aussi parce que tous les sondages d’opinion dignes de foi démontrent que Barghouti est largement plus populaire parmi les partisans du Fatah – et tous les Palestiniens – qu’Abbas.

Le 11 février, Abbas a dépêché Hussein al-Sheikh, ministre des Affaires civiles et membre du Comité central du Fatah, pour dissuader Barghouti de se présenter aux prochaines élections présidentielles.

Le meilleur scénario pour le chef de l’AP serait de profiter de la popularité de Barghouti en faisant en sorte qu’il dirige la liste du Fatah aux élections pour le Conseil législatif palestinien (CLP). Ainsi, Abbas pourrait assurer une forte participation des partisans du Fatah, tout en se garantissant le poste de président.

Barghouti a rejeté sans équivoque la requête d’Abbas, représentant ainsi un défi inattendu pour Abbas, qui risque à présent de voir se diviser les voix du Fatah, de perdre à nouveau les élections au CLP au profit du mouvement Hamas, et de perdre les élections présidentielles face à Barghouti.

Entre les raids toutes les nuits par l’armée israélienne et les intrigues politiques au sein du Fatah, on se demande si les élections – si elles ont lieu – permettront enfin aux Palestiniens de mettre en place un front uni dans la lutte contre l’occupation israélienne et pour la liberté des Palestiniens.

Il y a également la question de la position qu’adoptera la dite « communauté internationale » face au résultat des élections.

Les reportages parlent des efforts déployés par le Hamas pour obtenir des garanties du Qatar et de l’Égypte «pour s’assurer qu’Israël ne fera pas la chasse à ses représentants et candidats aux prochaines élections», comme le rapporte Al-Monitor.

Mais quel genre de garanties les pays arabes peuvent-ils obtenir de Tel-Aviv, et quelle influence peuvent bien avoir Doha et Le Caire alors qu’Israël continue de ne pas tenir compte des Nations Unies, du droit international, de la Cour pénale internationale, pour ne citer qu’eux

Néanmoins, la démocratie palestinienne peut-elle se permettre de rester dans un tel état d’inertie ?

Le mandat d’Abbas en tant que président a expiré en 2009, le mandat du CLP a expiré en 2010, et l’Autorité palestinienne n’a été créée qu’en tant qu’organe politique intérimaire dont la fonction aurait dû cesser en 1999.

Depuis lors, la «direction palestinienne» n’a plus de légitimité aux yeux des Palestiniens et son existence ne dépend que du bon vouloir de ses bienfaiteurs, pour lesquels la démocratie en Palestine est le cadet des soucis.

Le seul aspect positif de cette affaire est que le Fatah et le Hamas se sont également mis d’accord sur la restructuration de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), aujourd’hui largement monopolisée par le Fatah d’Abbas.

Que la refonte démocratique de l’OLP se fasse ou non, dépend en grande partie du résultat des élections de mai et juillet.

La Palestine, comme d’autres pays du Moyen-Orient et parmi eux Israël, connaît une crise de légitimité politique.

Étant donné que la Palestine est une terre occupée avec peu ou pas de liberté du tout, il est légitime de soutenir qu’une réelle démocratie dans d’aussi terribles conditions reste une chimère.

Ramzy Baroud

Ramzy Baroud est journaliste, auteur et rédacteur en chef de Palestine Chronicle. Son dernier livre est «These Chains Will Be Broken: Palestinian Stories of Struggle and Defiance in Israeli Prisons» (Pluto Press). Baroud a un doctorat en études de la Palestine de l’Université d’Exeter et est chercheur associé au Centre Orfalea d’études mondiales et internationales, Université de Californie. Visitez son site web: www.ramzybaroud.net.

10 mars 2021 – RamzyBaroud.net – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah


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