Adonis Diaries

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4 November 2021

Par Yara Hawari

Le « processus de paix » fictif que la conférence de Madrid a lancé il y a 30 ans a eu pour seul effet de permettre et de solidifier l’occupation israélienne de la Palestine.

Du 30 octobre au 1er novembre 1991, une prétendue « conférence de paix » parrainée par les États-Unis et l’Union soviétique s’est tenue à Madrid pour traiter le conflit palestino-israélien.

Étaient présents des délégués d’Israël, de Palestine, de Jordanie, du Liban et de Syrie, ainsi que les deux parrains et l’État hôte, l’Espagne. (It is to be noted that Israel Shamir PM did Not want this conference and left it the same day)

C’était la première fois que Palestiniens et Israéliens étaient impliqués dans des négociations directes.

La conférence était censée être l’étape préliminaire des négociations de paix entre Israël et la Palestine et elle a ouvert la voie aux accords d’Oslo qui ont été signés deux ans plus tard.

Elle a en réalité jeté les bases du prétendu « processus de paix » – le paradigme dominant pour la résolution des conflits entre Israéliens et Palestiniens, et trente ans plus tard, nous pouvons affirmer avec certitude que cette initiative n’a pas rapproché les Palestiniens de l’autodétermination… Elle a plutôt permis à Israël de renforcer son système de domination.

Bien que Palestiniens et Israéliens étaient supposés négocier sur un pied d’égalité à Madrid, ils n’ont guère été traités sur un pied d’égalité.

Les Palestiniens ont subi condescendance et humiliation dès le début.

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui menait la lutte palestinienne depuis son lieu d’exil en Tunisie, a été officiellement interdite d’y assister, sur l’insistance d’Israël et des États-Unis, et en lieu et place, les délégués palestiniens ont dû s’intégrer dans une délégation conjointe palestino-jordanienne.

Pour ajouter l’insulte à la blessure, deux des conseillers officieux qui avaient accompagné la délégation palestinienne, Faisal Husseini et Hanan Ashrawi, ont été exclus de la salle de négociation parce qu’ils étaient des habitants de Jérusalem.

Pour les Israéliens, leur présence signifiait la reconnaissance de fait que les Palestiniens avaient un droit légitime à Jérusalem. Ce traitement avilissant des Palestiniens continuerait à s’imposer en bonne place dans tous les « pourparlers de paix » qui ont suivi.

Cela s’est également reflété dans l’accord de reconnaissance mutuelle entre les deux parties conclu lors des négociations d’Oslo.

Alors que les Palestiniens reconnaissaient Israël à l’intérieur des frontières de 1967, les Israéliens n’ont jamais reconnu l’OLP que comme le représentant légitime du peuple palestinien, mais sans reconnaître aucun droit à la souveraineté.

En effet, tout au long du « processus de paix », Israël et ses bailleurs de fonds étrangers ont délibérément dissocié le peuple palestinien de son territoire en omettant le mot « Palestine » de leur lexique.

Lors de la conférence de Madrid, les droits fondamentaux du peuple palestinien ont été mis de côté, ce qui continuera de se produire tout au long du prétendu « processus de paix ».

Par exemple, les discussions sur le statut de Jérusalem et le droit au retour des réfugiés palestiniens ont été reportées indéfiniment, car elles étaient considérées comme trop difficiles à aborder.

Ces questions, bien sûr, sont au cœur de la lutte des Palestiniens.

Malgré les concessions mentionnées ci-dessus et faites par les Palestiniens, Israël a quand même réussi par le biais d’une habile propagande à faire en sorte que la partie palestinienne soit blâmée pour l’échec final du « processus de paix ».

Les responsables israéliens aiment souvent répéter les propos du diplomate israélien Abba Eban, qui a affirmé que les Palestiniens « ne manquent jamais une occasion de rater une occasion ».

Beaucoup adhèrent à cette rhétorique anti-palestinienne, ignorant délibérément que le régime israélien a été le plus grand obstacle à la paix.

Prenez par exemple le fait qu’Israël n’a jamais cessé de construire des colonies illégales en Cisjordanie depuis 1967 – même pas pour prouver sa prétendue bonne foi. Il n’a également jamais cessé sa campagne d’expulsions forcées de Palestiniens de leurs maisons et de leurs terres à Jérusalem.

Le « processus de paix » a simplement été un moyen plutôt commode pour le régime israélien de détourner l’attention de toute mesure de sa responsabilité.

Aujourd’hui, 30 ans après la conférence de Madrid, les Palestiniens n’ont vu leur situation qu’empirer. Dans son discours d’ouverture de la conférence de Madrid, le Dr Haidar Abdel Shafi, responsable de la délégation palestinienne a décrit la situation en Palestine en ces termes :

« Nous venons à vous d’une terre torturée et d’un peuple fier, quoique captif, ayant été priés de négocier avec nos occupants, mais laissant derrière nous les enfants de l’Intifada, et un peuple sous occupation et sous couvre-feu, qui nous a enjoints de ne pas capituler ni d’oublier. Au moment où nous parlons, des milliers de nos frères et sœurs croupissent dans les prisons et camps de détention israéliens, la plupart détenus sans preuve, inculpation ni jugement, beaucoup cruellement maltraités et torturés lors d’interrogatoires, coupables uniquement d’avoir été en quête de la liberté ou d’avoir osé défier l’occupation. »

De Madrid à Oslo et les diverses autres tentatives de « paix » depuis lors, ce qui est tout à fait clair, c’est que tout « processus de paix » qui ne reconnaît pas les droits fondamentaux palestiniens comme point de départ et ne reconnaît pas le déni systématique de ces droits par le régime israélien, n’aura rien d’un processus pour instaurer la paix.

Auteur : Yara Hawari

Yara Hawari est Senior Palestine Policy Fellow d’Al-Shabaka (the net). Elle a obtenu son doctorat en politique du Moyen-Orient à l’Université d’Exeter, où elle a enseigné en premier cycle et est chercheur honoraire.
En plus de son travail universitaire axé sur les études autochtones et l’histoire orale, elle est également une commentatrice politique écrivant régulièrement pour divers médias, notamment The Guardian, Foreign Policy et Al Jazeera. Son compte twitter.

November 20, 2021

Rolling out artificial intelligence in healthcare still faces barriers. But even small-scale solutions are helping the NHS face its biggest problem

Artificial intelligence is already being used to read medical imagery, help patients manage conditions such as diabetes, and even suggest new cancer-drug regimens.

But with the world still reeling from the pandemic, AI is now needed to help an even more pressing problem. “The biggest pressure is trying to marshal our resources against the waiting list,” said Catherine Pollard, director of tech policy at NHS, speaking at a recent Microsoft Health breakfast at WIRED Health: Tech. “We have really significant staffing challenges. That needs solutions – ones that are really practical.”

5.6 million people in the UK are currently on hospital waiting lists.

Digitization is helping: remote appointments, for example, soared in popularity during the pandemic and can cut down time spent on non-urgent cases.

“We’ve got 55% of our adult population registered on our app. 600,000 patients total, over a million consultations,” explained Omar Din, managing director of primary care at AT Medics & Operose Health. “63% of those consultations are purely administrative. We spend time looking at that and then triage it to the right person in the team. When someone requests a sick note, I don’t want that going to my GP, I want it to go to someone else who can deal with it.”

However, not all patients can attend appointments remotely, and many hospitals still lack the required digital tools and skills to manage patients’ electronic records, let alone deploy AI solutions.

Even when systems are digitized, poor implementation can mean they’re not used effectively. “When I worked in a hospital, we had 100 different forms on the EHR [electronic healthcare record,” said Emma Stratful, transforming digital health at OX.DH. “Clinicians do not have time to navigate 100 forms – so everything went into progress notes.”

That’s where practical AI can come in useful. Enabling doctors to use voice assistant technology can save time that would previously have been used typing up notes.

Natural Language Processing (NLP) can then help clinicians and researchers access those notes more effectively. “Primary care data is the richest data in the NHS because of the way in which it is populated by clinicians – but it’s the unstructured data that’s got value to it,” Din said. Guy’s & St Thomas’ hospital trust, for example, are involved in a project using NLP to identify social factors associated with mental health problems.

“For example, if the patient said they’re having housing issues, or they have had trouble at home, I can now get my social prescriber or my mental health practitioner involved, and it’s not hitting the GP,” Din explained.

Genomics England is using NLP to analyze patient notes in the National Cancer Registry, connecting that phenotypic data to imaging and genomic data in order to get a better understanding of cancer progression.

The main barrier for AI solutions in health is still data.

Even just within the NHS, there are 223 hospital trusts, often running siloed IT systems and reluctant to share. The challenge is around a meaningful data strategy. “They just don’t talk to each other,” Stratful explained. “Their data is there, but it’s how do you get access to it in a meaningful way?”

Part of that challenge is finding ways to manage data in a transparent and secure way, while maintaining patient privacy. Genomics England has taken a novel approach: “Put the patients in charge,” said Genomics England CEO Chris Wigley. Participants in its 100,000 Genomes Project elect representatives to sit on an access review committee; any researchers or companies that want to access GE’s 50 petabyte database must first receive the committee’s approval.

“We’ve had 139 companies work on the data, and no whisper of complaint from anyone.” Wigley said.

Another way is to circumvent the traditional healthcare system altogether.

In early 2020, Tim Spector, professor of genetic epidemiology at King’s College London and co-founder of the ZOE diet study app, decided to pivot to study COVID symptoms. Four million people have now taken part, opting in and logging their data on the Zoe app.

“What we’re trying to do is to change the culture of healthcare research,” Spector said. “We did a mental health survey of a million people, a diet survey of a million people, and we had results in a week. Before, it would have cost us five years of writing grants and at least £5 million to do that.”

Jacob West, director of healthcare at Microsoft UK, explained how Microsoft is supporting healthcare providers through its Cloud for Healthcare, NLP tools, as well as technology including HoloLens.

“The pandemic has actually crystallized our approach to healthcare, as a first responder to the first responders,” West said. “We’re really interested in how we can help create what I would call intelligent health systems, so we can unlock unstructured data, curate it, analyze it and then feed it back in real time to people who need it.”

For example in the US, Ochsner Health has trialled an AI system which monitors deteriorating vital signs, and has helped to reduce patient codes by 44%.

Microsoft is also supporting AI projects to detect cancer, detect cardiovascular disease, and prevent blindness. In each case, the solutions combine reliable, widely available technologies that together can make a measurable impact – in a single hospital, or at scale. “We must also invest in enabling and upskilling our healthcare workforce and future leaders so that they can understand, embrace, and scale trusted, reliable, human centered AI” said Junaid Bajwa, chief medical scientist at Microsoft Research. Done right, even small-scale AI solutions can help cut the waiting list – and let doctors spend more time with their patients.

Read more about Microsoft’s AI for Health program here.


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