Adonis Diaries

Archive for the ‘Book Review’ Category

Pourquoi les romans d’Elena Ferrante plaisent-ils surtout aux femmes ?

Note 1: I read the first 2 volumes and getting ready for the third. And I loved them. I already posted many notes and comments on FB and twitter relative to what I read.

Note 2: I posit that only women can remember in details their childhood and repercussion of their emotions

Pourquoi les romans d'Elena Ferrante plaisent-ils surtout aux femmes ?
A Naples, en 1944 (George Rodger / montage Obs)

TOUS FÉMINISTES. Sur les influences féministes de la romancière italienne, auteure d’une tétralogie qui rencontre un succès mondial.

En 2014, l’écrivain britannique Jenny Turner signait dans le magazine «Harper’s» une analyse des romans d’Elena Ferrante.

Cette critique aguerrie, qui œuvre d’ordinaire à la «London Review of Books», y faisait un aveu troublant: «Ecrire à propos du cycle de ‘’l’Amie prodigieuse’’ est un des travaux les plus difficiles auxquels j’ai été confrontée.» 

La romancière Margaret Drabble a elle aussi admis son impuissance, écrivant dans le magazine anglais «The NewSatesman»: «Il est difficile de trouver un vocabulaire critique qui contienne ce qui se passe dans le travail de Ferrante.»

Les romans de l’Italienne sont en effet déroutants. Ils provoquent une addiction dont on peine à identifier les ressorts – addiction à laquelle j’ai moi-même succombé. Cinq millions de personnes dans le monde se sont laissé gagner par une étrange «Ferrante Fever».

En France, la Tétralogie napolitaine s’est installée durablement au sommet des listes de meilleures ventes.

Le cycle de «l’Amie prodigieuse» est une grande fresque intime, historique et politique, qui utilise les codes notoirement efficaces du feuilleton, presque du soap, avec ses cliffhangers, ses retournements de situation, son index des personnages.

Cela dit, beaucoup d’écrivains travaillent ce que le philosophe Tristan Garcia nomme la «grande forme» du roman, celle qui s’efforce d’embrasser plusieurs vies et plusieurs époques, sans susciter le même genre de ferveur.

Une explication nous est suggérée par un phénomène qui était frappant dès la sortie française du premier tome: Elena Ferrante a commencé par toucher un public de lectrices.

Plusieurs critiques femmes, au moment de parler de ses romans, ont avancé que le fait d’être femme avait influencé leur lecture. A l’inverse, beaucoup d’hommes sont passés à côté ou ne s’y sont pas intéressés. On trouve évidemment des exceptions, et les choses sont en train de changer, le succès aidant.

Mais le lien qui existe entre Elena Ferrante et ses lectrices est tellement fort qu’on peut se demander si le succès de la Tétralogie ne repose pas sur quelque chose de très particulier dans son propos sur la condition féminine.

Là encore, difficile à première vue de voir l’originalité de Ferrante. Au moment de se demander ce que ses romans disent des femmes, on se retrouve à dire des banalités. On avance qu’ils racontent le patriarcat, la violence conjugale, le déterminisme social – thèmes déjà abordés par beaucoup de romans et de romancières.

Avant d’écrire sa Tétralogie, Elena Ferrante était déjà populaire en Italie, célèbre pour la cruauté avec laquelle elle décrit la honte du corps, les humiliations de la vie sexuelle, le dégoût de la maternité, les pensées inavouables. «L’Amie prodigieuse» poursuit cette entreprise d’impudeur et de démystification du corps féminin, des règles, de l’orgasme, de l’allaitement, de la prise de poids.

Sa traductrice américaine Ann Goldstein a déclaré: «Dans la littérature italienne, qu’une femme écrive à propos de choses aussi intimes est inhabituel. Et l’est toujours, d’une certaine manière.» 

La France, de ce point de vue-là, n’est pas l’Italie. Elle a eu Colette, Beauvoir, Duras, Ernaux, Angot, Despentes. Elle n’a pas attendu Ferrante pour découvrir que la féminité pouvait être une expérience douloureuse. Mais les romans de l’Italienne parviennent à exprimer une réalité rarement exprimée qui touche profondément ses lectrices, en Italie et ailleurs.

Après «l’Amie prodigieuse» et «le Nouveau Nom», «Celle qui fuit et celle qui reste», le troisième tome récemment paru en France, poursuit le récit des destins croisés d’Elena et Lila, deux filles nées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans un quartier pauvre de Naples.

Elena Greco (surnommée Lena ou Lenù), la narratrice, la plus douce et la plus effacée du duo, est «celle qui fuit» Naples. Passée par l’Ecole normale de Pise, elle se taille un petit succès avec la publication de son premier livre, découvre les combats des étudiants inspirés par Mai-68 et s’installe dans un milieu confortable grâce à son mariage avec un professeur d’université.

Quant à la fougueuse, venimeuse et extrêmement intelligente Rafaella Cerullo (Lina ou Lila), elle est «celle qui reste» à s’épuiser dans son usine de salaison en banlieue de Naples.

Dès leur enfance, les deux héroïnes ont aspiré à quitter leur quartier, où les femmes sont détruites par la pauvreté, les grossesses, les enfants, les coups, les regrets, et la Camorra. Obsédées par l’idée de ne pas se gâcher, les filles, élèves brillantes, ont compris qu’elles trouveraient leur salut dans l’éducation et c’est autour de ça qu’elles se lient, dans une relation qui tient autant de l’émulation que de la compétition.

Or (et c’est là le cœur du récit) si Elena parvient à fuir, Lila ne le peut pas, alors qu’elle est décrite comme la plus brillante des deux.

Quand on l’interroge sur ses influences intellectuelles, Elena Ferrante évoque ce mouvement qu’on appelle parfois le «second féminisme», apparu dans les années 1970. Dans «La Frantumaglia», une compilation d’interviews, d’essais et de lettres, elle cite Luce Irigaray, figure du «féminisme différentialiste», qui cherche à émanciper le féminin en le définissant à partir de lui-même, et non comme une anti-masculinité.

Elle cite aussi Luisa Muraro, fondatrice en 1975 de la Libreria delle Donne di Milano, un club littéraire de femmes à Milan. (Dans la revue «n+1», l’écrivain Dayna Tortorici a consacré un long article à la dette de Ferrante envers Luisa Muraro.) Ferrante a aussi lu les travaux d’Hélène Cixous, théoricienne de «l’écriture féminine», principe selon lequel les femmes doivent écrire elles-mêmes, à propos d’elles-mêmes, avec leur langage.

Cixous soutient que «les femmes ont été dépossédées de la littérature aussi violemment qu’elles l’ont été de leur corps». On y trouve un écho dans un entretien à «Vanity Fair» où Ferrante parle de «la colonisation masculine de nos imaginaires – une catastrophe qui nous a rendues incapables de donner une forme à notre différence».

Dans «Celle qui fuit et celle qui reste», Elena a une révélation en tombant sur «Crachons sur Hegel», l’essai de Carla Lonzi, autre figure centrale du féminisme italien des années 1970:

Cracher sur Hegel. Cracher sur la culture des hommes, cracher sur Marx, Engels, Lénine. Et sur le matérialisme historique. Et sur Freud. Et sur la psychanalyse et l’envie du pénis. Et sur le mariage, la famille. Et sur le nazisme, le stalinisme, le terrorisme. Et sur la guerre. Et sur la lutte des classes. Et sur la dictature du prolétariat. Et sur le socialisme. Et sur le communisme. Et sur le piège de l’égalité. Et sur tous les produits de la culture patriarcale. Et sur toutes les formes d’organisation. S’opposer à la dispersion des intelligences féminines. Se “déculturer”. Se “désacculturer”, et cela en partant de la maternité, pour ne pas donner d’enfants à qui que ce soit. Se débarrasser de la dialectique patron-serviteur. Arracher de son cerveau toute idée d’infériorité […] Alors que les hommes se lancent dans des aventures spatiales, pour les femmes, la vie sur cette planète doit encore commencer. […] L’auteure de ces pages s’appelait Carla Lonzi. Comment est-ce possible, me demandai-je, qu’une femme soit capable de penser comme ça?

“Des femmes”, ces irréductibles qui luttent contre la dictature du phallus

Or cette présence du féminisme italien dans les romans d’Elena Ferrante renvoie directement à l’histoire de Lila et Lenù. Dans les années 1970, les penseuses appelaient à la solidarité entre femmes. Elles estimaient que la hiérarchie et la concurrence étaient des constructions masculines. Elles pensaient que l’entraide permettrait d’annihiler la haine de soi et l’hostilité mutuelle que les femmes ont cultivées pendant des siècles de subordination.

On trouve quelque chose de cet ordre chez Lila et Lenù, qui dans un premier temps se tirent vers le haut, se motivent l’une l’autre. Dans une scène essentielle, Lila insiste pour qu’Elena poursuive sa scolarité, parce qu’elle est son «amie prodigieuse». L’expression donne son titre à la saga, et il est révélateur qu’il soit adressé par Lila à Elena, et non l’inverse, comme on pourrait s’y attendre. Des deux, Lila est clairement le prodige.

Cette inversion ironique montre que leur relation est loin d’être entièrement émancipatrice. Elles se mesurent et se surveillent mutuellement. Chacune a du ressentiment, voire de la paranoïa, vis-à-vis de l’autre.

On a souvent dit que la saga d’Elena Ferrante montrait l’amitié entre filles de façon honnête, avec son lot d’envie et de jalousie. Elena lutte continuellement pour surpasser Lila, intellectuellement et physiquement. Socialement, elle s’en tire en devenant sa prédatrice. Elle utilise «la Fée bleue», une histoire écrite par Lila dans son enfance, pour lancer sa propre carrière littéraire:

Les petites pages enfantines de Lila étaient le cœur secret de mon livre. Si on avait voulu comprendre d’où venait la chaleur de mon texte et d’où partait le fil robuste mais invisible qui faisait tenir ensemble mes phrases, il aurait fallu consulter cet ouvrage d’enfant, ces dix feuilles de cahier avec une épingle rouillée, une couverture décorée de couleurs vives, un titre et pas même de signature.

« Nous ne saurons jamais si les textes de Lila ont vraiment le pouvoir qu’Elena leur attribue, a dit Ferrante à la «Paris Review». Ce que nous savons, c’est plutôt comment ils génèrent une sorte de modèle qu’Elena essaie de suivre toute sa vie. (…) Ce qui importe c’est que, sans Lila, Elena n’existerait pas en tant qu’écrivain.»

Cette idée est claire dès les premières pages du récit. «L’Amie prodigieuse» s’ouvre sur un appel téléphonique du fils de Lila, qui explique à Elena que sa mère a disparu. Elle a pris vêtements, livres, ordinateur, et découpé son visage sur chaque photo. En colère, Elena entreprend alors de raconter l’histoire de Lila. Il faut que l’une disparaisse pour que l’autre existe. «Voyons qui l’emporte cette fois», dit-elle.

Mais qui est donc Elena Ferrante ?

C’est là la plus grande tragédie de cette Tétralogie napolitaine. Au-delà de la violence patriarcale, il y a la violence que les femmes s’infligent entre elles. Muraro estimait que, dans le régime patriarcal, la femme qui réussit le fait en tant qu’«homme honorifique», et «la richesse acquise par une femme peut être ressentie par une autre comme quelque chose qui lui a été volé».

Dans un passage de la saga, Elena est invitée dans une soirée donnée par une ancienne institutrice, où elle incruste Lila. Elena participe aux conversations sur De Gaulle, le colonialisme, Sartre, etc., en virilisant sa parole pour être «acceptée par la culture des hommes», tandis que Lila, mal à l’aise, garde le silence.

Des deux, Lila est l’héroïne au sens féministe du terme, mais elle est précisément pour cette raison celle qui échoue. Et Elena ne tire même pas les fruits de sa prédation. Elle aussi se retrouve piégée par la vie domestique, mariée à un homme qui ne s’intéresse pas à son travail, confrontée à une relégation plus insidieuse.

Au bout du compte, cette Tétralogie napolitaine tient un discours extrêmement sombre, qui tranche avec certains raccourcis du féminisme mainstream. Tout enferme les femmes, dit Ferrante. Même l’éducation. Même la réussite sociale. Même les femmes.

Amandine Schmitt. Publié le 26 février 2017

Celle qui fuit et celle qui reste
par Elena Ferrante

Traduit par Elsa Damien

Advertisements

Minorities coloring new maps?

The Epic “Enmerkar and the Ruler of Aratta”

Note: Although the term and notion of Nation is a new fabricated idea, many minorities have jumped to the occasion to wrap themselves with aggrandized entity, going as far back as 5,000 years. They colored new maps with vast swath of lands and attributed them to their “people”. In periods where the most that was done was establishing “city-states” commensurate to feasibility of governance.

Ovig Vartabedian shared this link that I consider a representative example: Ovig believes that the colored Aratta is the ancient Armenia of current Turkey.

In front of me lies a clay tablet. Approximately 4000 years ago, an unknown Sumerian scribe inscribed cuneiform signs on it. The tablet is square, 23 x 23 cm, that is, measures less than a usual sheet of paper for a typewriter.

However, the scribe divided this tablet into twelve columns and contrived to fit more than 600 lines of a heroic poem. This poem can be called “Enmerkar and the ruler of Aratta.

Although the events described occurred almost five millennia ago, the poem sounds surprisingly modern, for it describes an international conflict that vividly recalls some of the techniques of “politics from a position of strength.”

***

Once Enmerkar, “chosen by the bright heart of Inanna,” appealed with a plea to “his mistress, the good lady”:

“My sister Inanna! Make the people of Aratta
Start artfully crafting gold and silver for Uruk and
Bring noble lapis lazuli extracted from the rocks,
So I can sit in one of these museums, in the museum of the Ancient East.”

With these treasures, the inhabitants of Aratta should have decorated the sacred temple that Inanna “chose as her home” and where Enmerkar would pray to his goddess:

“Let Aratta submit to Uruk.
Let the inhabitants of Aratta
Bring mountain stones from their heights,
So that they build a great temple, a great sanctuary.
A great sanctuary, the sanctuary of the gods,
Where they will be forced to recognize my divine laws in Kullab…”

The treasures of Aratta were needed not only to glorify Inanna. Enmerkar intended to decorate Abzu, the sacred temple of god Enki in Eredu, with precious stones for it to shine “like a bright mountain.”

Enmerkar’s intentions were noble and pleasing to the gods. After all, he wanted to subdue Aratta, which was rich in construction stone and all kinds of metals, only for the sake of the gods’ good and glory.

After listening to Enmerkar’s words, Inanna told him to follow her advice and send a wise and eloquent messenger to Aratta with “the great words of wise Inanna as an order!”

She promised Enmerkar that the people of Aratta would kneel before him, her royal brother.

Enmerkar chose a suitable messenger and passed him the prophetic words of the divine Inanna. He ordered him to pass mountains and roads leading to Aratta and repeat Inanna’s words full of threats and spells.

The emissary of Enmerkar set out on his journey and strictly followed all orders of his master, which he had received from the goddess Inanna.

“Intimidated by the might of the great mountains,
He walked along the road, trampling over the ashes.
He overcame five ridges, six ridges, seven ridges.
He looked up and approached Aratta
And joyfully entered the square of its royal palace.
He glorified the power of his king
And respectfully conveyed the words that were in his heart.”

 Here is what Enmerkar’s messenger said to the ruler of Aratta:

“Your father, my king, sent me to you,
Lord of Uruk, lord of Kullaba, sent me to you.”

After such a lofty answer to the question of the ruler of Aratta about the purpose of his arrival, the messenger of Enmerkar described the power of his master.

He called him “the great dragon of Sumer”, “a ram, whose royal power reaches the fortresses of a mountainous country.” Describing in detail the greatness and power of Enmerkar, the messenger expounded the essence of his message:

“I will put the inhabitants of this city to flight.
They will fly away like birds leaving their tree.
I will put them to flight, and they will fly away like birds fly to another nest.
I will empty Aratta.
I will destroy the city without mercy…”

Having pronounced these threats, the messenger conveyed the demand of Enmerkar, which was to obey Uruk and pay tribute.

However, the ruler of Aratta also declared himself the favorite of Inanna and said that Saint Inanna, the “queen of the heavens and the earth”, “the mistress of all divine laws,” patronized Aratta.

So he refused to yield to Enmerkar.

Then, the messenger unveiled that it had been Inanna who had promised Enmerkar domination over Aratta.

“The ruler was depressed and grieved deeply.
He did not know what to answer.
He searched for a reply for a long time.
He then looked at his feet with a darkened look and found the answer. “

***

Damaged in some places, the text on the plate makes it difficult to understand some spots that clearly contradict each other. In one section, the ruler of Aratta proposes to solve the issue by dueling two soldiers representing their countries. In another, he is ready to submit to Enmerkar, since Inanna deprived him of her mercy, “took back her word”, but on condition that Enmerkar sends him grain.

“Having listened to the answer of his messenger and having performed a series of magical rites, Enmerkar asked the goddess of wisdom, “omniscient Nidabe”, for help and advice. Then, he loaded animals with grain and sent them through seven mountains.

The caravan was led by the envoy of Enmerkar, who was commissioned to deliver a speech glorifying Enmerkar’s power and demand carnelian and lapis lazuli from the ruler of Aratta”.

From this and the next fragment of the poem, it appears that (if we correctly understand the text) in the second and third trip, the messenger was carrying a tablet with the demands of his king rather than a verbal order.

“The ruler of Aratta received the messenger in the square in front of his palace. The people of Aratta, delighted by the fact that they had received grain, agreed to give Emmerkar carnelian and instructed their elders to build a temple for him.

However, the ruler of Aratta objected. In turn, proclaiming his own power and glory, he put exactly the same conditions with the same words from the message of Enmerkar, that is, demanded carnelian and lapis lazuli.

Upon learning this, Enmekar again turned to the gods and various oracles for advice and performed all sorts of magical rites.

Then, the king of Uruk sent the third envoy to Aratta.

However, instead of an answer, he handed him his scepter. The sight of this symbol of power for some reason caused the ruler of Aratta to tremble.

Terrified, the ruler of Aratta consulted with his shatamm (adviser) and bitterly complained about the plight in which Inanna’s disgrace had set his city.

Nevertheless, although he was at first inclined to fulfill Enmerkar’s demands, later, for reasons unknown to us, he changed his mind and again suggested one of Enmerkar’s people to face his “man”. Thus, “it would become clear who was stronger”.

In response, Enmerkar sent his forth envoy to Aratta. He accepted the challenge of the ruler of Aratta but continued to demand gold, silver, and precious stones for the temple of the goddess Inanna. Otherwise, he threatened to raze Aratta.”

At this point, we find the second mention of some unknown record. As the researchers believe, Enmekar, fearing that his messenger would not be able to repeat the long a message, handed him a tablet with text.

“While the messenger waited for the answer of the ruler of Aratta, the Sumerian god of rain and thunderstorms Ishkur brought wild wheat and some other grains to Aratta.

At the sight of the wheat, the sorrowful ruler of Aratta cheered up and said that Inanna hadn’t turned away from Aratta and “hadn’t left her house of lapis lazuli.”

Because of lapses in this part of the epic and especially because of the damage to the next, it is impossible to understand the further course of events, which resulted in the people of Aratta granting gold, silver, and lapis lazuli to Inanna and bringing it all to the courtyard of the temple of the goddess in Uruk.

Excerpts from the book Belitsky Marian – “Sumerians. The Forgotten World … ” – in Russian
Excerpts Kramer Samuel – “The story begins in Sumer …” – in Russian

Note: Kingdom of Sumer is the oldest civilization in Middle-East (4,000 BC) known by archaeologists who decoded its writing. Its theology, traditions and customs spread and were adopted by the successive kingdom in the region.

How France mandated power militarily entered Damascus

Note: France was never accepted by the Syrians as an occupying force and constantly harassed this dominion. That’s why France political institutions hate the Syrian people, and not just any government, and always find excuses to harass Syria at every event.

Effondrement du rêve d’un royaume arabe indépendant

RÉCIT DE LA BATAILLE DE KHAN MEISSELOUN

ORIENT XXI L’ORIENT DANS LA GUERRE (1914-1918) JULIE D’ANDURAIN > 11 AOÛT 2017

La bataille de Khan Meisseloun1 — du nom du défilé se situant sur la route entre Beyrouth et Damas où eurent lieu les combats —

le général Henri Gouraud (1867-1946), haut-commissaire et commandant en chef des armées françaises au Levant, pénétre triomphalement dans Damas dès le lendemain du combat.

Si cette entrée dans la ville des Omeyyades marque pour eux la fin de l’expérience chérifienne en Syrie, elle est surtout perçue comme une simple mise en conformité de la présence française en Orient par un nécessaire retour à l’ordre réclamé par la Société des Nations (SDN).

De ce fait, le combat de la « colonne de Damas » — autre désignation de la bataille de Khan Meisseloun — est vite oublié du côté français.

Mais pour l’émir Fayçal Ben Hussein (1885-1933) et sa famille, convaincus que ce n’est qu’une péripétie dans le cadre d’une guerre pour la conquête du monde arabe par les « Arabes », la bataille perdue devient aussitôt la butée-témoin d’une mémoire combattante douloureuse. Meisseloun se charge alors d’une dimension symbolique dont la résonnance se fait encore sentir de nos jours.

Pour appréhender sereinement cette bataille et ses conséquences, pour distinguer l’histoire de la mémoire, il s’agit non pas d’aborder l’événement sous un angle téléologique (en connaissant la fin de l’histoire), ou pire sous un angle idéologique, mais au contraire de comprendre le processus qui a mené à la bataille en posant correctement les jalons historiques.

UN MANDAT SOUS HAUTE TENSION

Au moment de la sortie de guerre, Français et Britanniques reçoivent officieusement un mandat sur les provinces arabes de l’empire ottoman, alors que les Arabes s’estiment capables de se diriger par eux-mêmes. Entre la fin de l’année 1919 et le milieu de l’année 1920, les tensions s’accumulent : la proclamation de Fayçal Ben Hussein comme « roi de Syrie » en mars 1920, alors que le général Gouraud est arrivé en Syrie en décembre 1919 avec le titre de haut-commissaire en Syrie, met véritablement le feu aux poudres.

Côté occidental la réaction ne se fait pas attendre longtemps. Robert de Caix (1869-1970), l’adjoint civil du général Gouraud, est l’un des premiers à envisager une conquête de Damas.

« Si nous pouvions marcher sur cette ville », écrit-il à un ami aux environs du 12 mars 1920, « après avoir pendant quelques semaines envoyé des émissaires et quelques subsides dans les tribus bédouines de l’Est, surtout si Faysal n’avait pas d’argent de son côté, pour s’acheter des amis, le gouvernement de Damas s’effondrerait comme un château de cartes »2.

Le 25 avril 1920, la conférence de San Remo confirme les mandats. Elle rassure et inquiète tout à la fois. Conscients des enjeux, Fayçal et son principal ministre Nouri Saïd Pacha (1888-1958) cherchent un accord, mais les discussions se figent rapidement. Le général Gouraud récuse l’utilisation du drapeau chérifien et les prières faites au nom du « roi de Syrie » et argue de sa seule autorité, laquelle lui a été conférée par Paris et Londres. Il exige la tranquillité et la sécurité des transports, en particulier autour du nœud ferroviaire de Rayak, l’abolition du service obligatoire qui permet déjà de disposer de 6 000 hommes et le châtiment des coupables des attaques de convois.

À mesure que les mois passent, la tension augmente et devient palpable, d’autant qu’elle est relayée par des rumeurs d’attaques de la « zône3 est » (Damas) de plus en plus fréquentes. Pendant la conclusion des accords de la Conférence de paix, de nouvelles troupes débarquent dans la « zône ouest » (Beyrouth) ; à l’autre bout du territoire, des armes entrent dans le pays par Deir Ez-Zor. Au début du mois de juillet, devant les inquiétudes qui se multiplient, les Libanais repartent vers la zône ouest ; les prix flambent à Damas.

Désormais convaincus qu’il ne s’agit plus de discuter avec leurs anciens alliés, les nationalistes les plus radicaux prétendent résister aux « préparatifs français d’agression ». Le 30 juin 1920, le portefeuille de l’intérieur est attribué à Youssef Bey Al-Azmé (1874-1920), ministre de la guerre qui accélère la concentration de troupes à Meisseloun, oasis à 28 km à l’ouest de Damas.

Au début du mois de juillet, les tensions s’accumulent dans tous les camps. Dans une lettre du 7 juillet 1920, Robert de Caix pousse clairement le général Gouraud à agir « dans les plus brefs délais ». En termes de méthode, cet anglophobe assumé n’est pas favorable à la publication d’un ultimatum car celui-ci, dit-il, permettrait encore aux Britanniques d’intervenir. La présence des colonels Édouard Cousse et Antoine Toulat4 auprès de Fayçal impose cependant de respecter certaines formes. Le 14 juillet, un ultimatum lui est remis en mains propres. Le général Gouraud fait état des doléances déjà connues mais insiste particulièrement sur la tranquillité du transport ferroviaire dans la région de Rayak et sur l’occupation d’Alep, car il est par ailleurs soucieux de pouvoir acheminer des troupes en Cilicie, où les Français combattent également la Turquie.

Deux jours plus tard, Fayçal fait demander des précisions et un délai de réponse de quatre jours. La situation se détend quelque peu dans la ville de Damas. Mais le 20 juillet l’affaire rebondit car il n’a pas répondu positivement aux demandes du général Gouraud.

MOUVEMENT DE TROUPES ET STRATÉGIES DE COMBAT

Aussitôt les troupes se préparent à l’action. Partie de Zahlé, ville située dans la plaine de la Bekaa le 21 juillet à zéro heure, la 3e division du général Mariano Goybet (1861-1943) composée de 10 bataillons d’infanterie, quatre batteries de 75, l’équivalent de six escadrons de cavalerie, une compagnie du génie, 15 chars de combat et une escadrille divisionnaire à disposition de l’armée se met en route. Le Litani est franchi à 4 h 45.

Le but des opérations a été défini au début du mois de juillet. Il s’agit initialement de maîtriser les hauteurs (Sahrat Ed-Dimes), de récupérer la gare de Rayak et d’empêcher que Damas ne menace les troupes. La division doit avancer en deux bonds successifs : d’abord, rejoindre la coupure d’Ain-Jdeideh, en prenant le risque de passer par le défilé de l’oued el-Korn, puis le Sahrat-ed-Dimes. Au cours de la progression vers la zône est, les petits postes ennemis laissés auprès des ponts cèdent tous sans difficulté.

Un temps, le général Goybet croit que l’armée chérifienne reflue vers Damas sans combattre. L’aviation lui confirme que des troupes retraitent vers l’est. Il pense que Fayçal a accepté l’ultimatum. Il profite donc de la situation pour pousser encore plus en avant ses troupes qui progressent au nord de la route de Damas, le long des pentes de l’Anti-Liban, alors même que la chaleur torride épuise les hommes. Il installe son campement à Ain-Jdeideh, dans un immense évasement naturel du terrain qui permet d’installer plusieurs milliers d’hommes et de bêtes.

Fayçal dépêche Sati Al-Housri (1860-1968), son ministre de l’instruction, à Aley, au quartier d’été du général Gouraud. Il obtient un délai supplémentaire d’une journée mais l’ultimatum est maintenu tandis que les troupes françaises continuent à avancer vers Meisseloun, point d’eau important où elles comptent se refaire. À l’annonce de la nouvelle, Damas s’embrase : une émeute éclate dans la ville. Cela n’empêche pas le colonel Toulat de continuer à servir d’intermédiaire entre le général Gouraud et Fayçal.

Le 22 août il rencontre lui-même les commandants des troupes (d’une part le général Goybet et le colonel Gaston Pettelat, le chef d’état-major de l’armée du Levant, le bras droit du général Gouraud ; Youssef Bey Azmé et l’émir Zeid de l’autre) pour tenter de trouver un terrain d’entente autour de cette question essentielle de Rayak, alors que vient s’ajouter une exigence nouvelle : celle de pouvoir désaltérer les troupes françaises à Meisseloun. Le refus du ministre de la guerre chérifien de permettre aux troupes françaises de se ravitailler en eau met le feu aux poudres.

Le 23 juillet, convaincu que la bataille est inévitable, Youssef Bey Azmé fait barricader les routes et miner les terrains autour de Meisseloun. Rassemblant à la va-vite les forces hétérogènes — militaires réguliers, volontaires, cavalerie de chameaux bédouins — que le général Gouraud lui avait demandé de dissoudre quelques jours plus tôt, il aligne difficilement 3 à 4 000 hommes.

Spontanément des milices se sont formées dans Damas. Rassemblées autour de notables damascènes, elles apportent à Youssef Bey Azmé une force supplémentaire sous la forme d’une milice civile, mais celle-ci n’est guère formée au métier des armes. En outre, ces formations hâtivement constituées utilisent un armement de deuxième catégorie. En dépit de la présence de 15 batteries d’artillerie, les Syriens ont peu de munitions (120 à 250 balles par fusil, 45 balles par mitrailleuse et 50 à 80 obus par canon) et une grande partie de leur armement est inutilisable du fait des différences de calibres.

Au cours de cette même journée, le général Goybet a profité de l’attente pour perfectionner ses avant-postes, reconnaître le terrain de l’attaque et rassembler péniblement ses troupes qui dépassent désormais les 9 000 hommes. Le nouvel ultimatum qui porte sur le point d’eau de Meisseloun lui permet de comprendre qu’il faut se préparer à l’attaque pour le lendemain. L’ordre d’engagement des troupes pour le jour J est publié le 23 juillet à 17 heures. Il précise que les troupes chérifiennes semblent installées sur les hauteurs de l’oued Al-Tequieh où elles ont disposé leur artillerie, tandis que les réserves sont plutôt dans les fonds de Khan Meisseloun. Sûr de ces forces, notamment en matière d’artillerie, le général Goybet décide d’attaquer de front les hauteurs en prévoyant une intense préparation d’artillerie qui doit soutenir l’attaque du lieutenant-colonel d’Auzac ; son deuxième objectif est constitué par Meissaloun, opération qu’il confie au général Bordeaux. Dans la nuit, vers minuit, il apprend que les conditions de l’ultimatum sont rejetées par Fayçal. C’est donc la guerre. L’attaque est prévue pour 5 heures le lendemain matin.

ÉCHEC DE LA RÉSISTANCE CHÉRIFIENNE

Le 24 juillet à 5 heures du matin, une immense préparation d’artillerie signale le début des combats. Les forces chérifiennes répondent avec leur artillerie à 5 h 40. Après quatre heures de bombardements intenses, avec des obus de 155 mm qui tirent à plus de 10 km par-delà la montagne, alors que la manœuvre de contournement des spahis chargés de déborder l’aile gauche des chérifiens échoue, ordre est donné d’enlever les positions ennemies à la baïonnette.

Deux lignes de retranchement sont prises successivement, mais les Français avancent difficilement. Le soleil d’été commence à darder ; sur leur promontoire, protégées par leurs mitrailleuses, les forces chérifiennes restent très combatives. Dans leurs rangs, elles comptent un grand nombre d’officiers de la Grande Guerre, des servants allemands sur des batteries de 77, mais elles sont surtout très bien commandées par le général Youssef Azmé Bey, l’âme de la résistance chérifienne.

Leurs positions sont aussi bien organisées que celles des Français, avec des batteries, des tranchées reliées aux postes par des fils téléphoniques. Les combats les plus difficiles ont lieu dans le défilé du Wady Corm, pris d’enfilade par le tir de batteries placées à droite et à gauche de la route de Damas. Dominant les hauteurs, les chérifiens semblent maîtres de la situation.

Soudain un coup de théâtre se produit. Vers 10 heures, passés entre le mur de mitrailleuses et la montagne, grimpant le long des pentes raides, des chars escaladent les positions chérifiennes. Indifférents à l’artillerie, ils avancent sans faille, entraînant derrière eux des éléments du 415 e de ligne, des Algériens et des Sénégalais.

Quittant la route, ils débouchent sur les batteries de 77 qui ne cessent de tirer en contrebas. Quelques obus de chars projetés sur les caisses de munitions suffisent à les réduire. Azmé Bey qui les commandait est foudroyé par un éclat d’obus de 37 tiré pratiquement à bout portant. V

êtu avec élégance, impeccablement chaussé de bottes souples vernies, il est venu au combat avec des gants blancs en peau de chamois. Sa mort sonne le glas de la résistance chérifienne. À 11 heures, les combats s’achèvent. Outre le corps d’Azmé Bey, les chérifiens affichent un taux de pertes (tués et blessés) de plus de la moitié des combattants. Ils perdent également 15 canons, 40 mitrailleuses et leurs munitions.

Côté français, selon le rapport du général Goybet, les pertes font état de 42 tués, 152 blessés et 14 disparus pour la période du 21 au 25 juillet. Dès le lendemain, sans perdre un instant, ses troupes pénètrent dans Damas, la ville des Omeyyades.

Cette bataille brise le rêve des nationalistes panarabes. Tandis qu’Azmé Bey est enterré par les troupes françaises avec les honneurs militaires dus à son rang, c’est l’affolement général à Damas. Les princes hachémites se sont enfuis de la ville, dans un train blindé dit-on, mais Fayçal, pensant un temps pouvoir reprendre les négociations, revient quelques jours plus tard.

Après l’avoir déclaré persona non grata en Syrie, le général Gouraud lui demande de partir. Fayçal Ben Hussein quitte Damas le 27 juillet, se réfugie d’abord à Caïffa avant de prendre la route du Hedjaz5.

How Lebanon civil war started and why?

هكذا أشعلت أميركا الحرب الأهليّة: لبنان شرطـة لأمن إسرائيل [2]

يمكنكم متابعة الكاتب عبر تويتر | asadabukhalil@

The Phalanges (Kataeb) party was created whole by the French mandated power in 1936 to counter nationalist organizations who refuted the notion of being mandated, and also to face other sectarian parties, mostly Islamic.

Ever since this fascist party has served well the western nations and Israel, and prevented the establishment of a valid State for all citizens.

Three of its members were elected President of Lebanon, and each one of them brought calamities to Lebanon.

اليمين اللبناني سعى إلى التسلّح بكامل إرادته لا «مُكرهاً» (أ ف ب)

يكشف كتاب صدر حديثاً في الولايات المتحدة دور واشنطن في السياسة اللبنانيّة في بداية الحرب الأهليّة. الكتاب الذي يحمل عنوان «ميادين التدخّل: السياسة الخارجيّة الأميركيّة وانهيار لبنان، ١٩٦٧ ــ ١٩٧٦»، يعتمد على الأرشيف الأميركي من سجلات وزارة الخارجية ودوائر استخبارية وغيرها، ويُظهر في صفحاته ضلوع واشنطن في إشعال الحرب الأهليّة واذكائها وكيفيه تعاملها مع «حلفائها» في بيروت. في ما يأتي، الحلقة الثانية من السلسلة التي تنشرها «الأخبار»

أسعد أبو خليل

ما يكتشفه المرء من هذه الوثائق الأميركيّة الرسميّة حميميّة العلاقة بين حزب الكتائب اللبنانيّة والحكومة الأميركيّة (أي إن مقولة أن حزب الكتائب اضطرّ مرغماً إلى الاستعانة بـ»الشيطان»، أي إسرائيل، في سنوات الحرب الأهليّة لأنه كان معزولاً، ما هي إلا واحدة من أكاذيب الحزب الذي كان يتنعّم مبكراً بدعم خليجي وأردني وأميركي، حتى لا نتكلّم عن دعم غربي آخر لا وثائق عنه إلى الآن).

كذلك إن أحزاب الكتائب والأحرار والكتلة الوطنيّة، أو بالأحرى إن شخص كميل شمعون وبيار الجميّل وريمون إدّة (الذي افترق عن حلفائه في مطلع الحرب والذي لا يبرز في الوثائق كما يبرز شمعون والجميّل، لكن الأخيرين ينطقان في اللقاءات مع الأميركيّين باسم «الحلف الثلاثي» آنذاك) كانوا مشاركين فعليّاً في الحكم في عهد شارل الحلو وسليمان فرنجيّة. يبدو أن زعماء الموارنة تكتّلوا في قيادة جماعيّة عندما بدأ نظام الهيمنة الطائفي الذي زرعه الاستعمار الفرنسي، ورعاه الغرب في ما بعد، يتعرّض للاهتزاز والتهديد المباشر.
وقد ضغط الأحرار والكتائب والكتلة الوطنيّة على شارل حلو لعدم الرضوخ للمزاج الشعبي والرسمي العربي بقطع العلاقة مع دول الغرب بعد حرب ١٩٦٧.

والحلف الثلاثي (الذي فاز بنجاح باهر في انتخابات ١٩٦٨ ــ ومن المُرجّح بقوّة ــ بناءً على العلاقة التي جمعت أحزابه مع حكومات الغرب، أنه تلقّى معونات أميركيّة مباشرة في الحملات الانتخابيّة، لكن الوثائق لم تظهر بعد في ذلك) لم ينتظر إلى نهاية شهر حزيران كي يصدر بياناً يطالب فيه بـ»تدويل لبنان» والحصول على ضمان خارجي لحياده (كأن لبنان كان مُشاركاً في حرب حزيران ــ راجع كتاب جيمس ستوكر، «ميادين التدخّل: السياسة الخارجيّة الأميركيّة وانهيار لبنان، ١٩٦٧-١٩٧٦»، عن دار نشر جامعة كورنيل، ص. ٣٢). لا بل إن الجميّل أصرّ على حلو أن يعود السفير الأميركي على عجل بعد مغادرته ردّاً على إجماع عربي (ولبناني شعبي).

وعرض على الأميركيّين نشر قوّات ميليشيا الكتائب لحماية أمن السفارة الأميركيّة. إن قراءة التقارير من تلك الفترة يؤكّد بصورة قاطعة أن الميثاق الوطني المزعوم لم يكن إلا كذبة انطلت على الزعماء المسلمين في لبنان، وكانت بنودها سارية فقط على فريق واحد، في رفض التحالف أو الاندماج مع المحيط العربي، فيما كان كل رؤساء الجمهوريّة الذين تعاقبوا بعد الاستقلال ــ بالتحالف مع الزعماء الموارنة ــ متحالفين سرّاً وبقوّة مع الدول الغربيّة، مُطالبين على الدوام بتدخّل عسكري أميركي أو فرنسي أو حتّى إسرائيلي في صالحهم. لقد خالف الزعماء الموارنة كل بنود «الميثاق الوطني» فيما كانوا يعظون الغير بجدوى «الميثاق» فقط كي يعزلوا لبنان عن محيطه العربي (ولم يكن المحيط العربي خاضعاً لمشيئة حكّام الخليج آنذاك).
ويرد في الوثائق أن حزب «الأحرار» و»الكتائب» ألحّاً في شهر حزيران وتمّوز من عام ١٩٦٧ على السفارة الأميركيّة للحصول على السلاح والمعونات الماليّة. وكتب السفير الأميركي إلى حكومته في هذا الصدد أنه ــ وإن لم يوصِ بتلبية الطلبات الواردة ــ يوصي بأن تُبلَّغ «اللجان المعنيّة» في الإدارة الأميركيّة بالطلبات في حال تغيُّر توصيته في هذا الشأن.

وفي حزيران من عام ١٩٦٧، طلب شمعون رسميّاً من الحكومة الأميركيّة تسليحاً ومساعدات ماليّة باسمه وباسم بيار الجميّل وريمون إدّه، وذلك للتصدّي لنفوذ كمال جنبلاط «والمتطرّفين المسلمين». حتى شيخ العقل اليزبكي، رشيد حمادة (كان للدروز شيخا عقل يومها، والوثيقة الأميركيّة وستوكر أشارا إلى حمادة فقط كـ»زعيم درزي») طلب سلاحاً ومالاً من السفارة الأميركيّة في بيروت في ذلك الشهر. وكأن الردّ على هزيمة ١٩٦٧ كان عند كل هؤلاء في تعزيز الحضور الميليشاوي لأعداء المقاومة الفلسطينيّة واليسار في لبنان (وحلفاء العدوّ الإسرائيلي كما سيتضح بعد قليل). ولم ينسَ حمادة هذا، المتحالف مع شمعون (والذي ذكّر بتحالفه مع «الحلف الثلاثي») أن يحذّر السفارة الأميركيّة من عواقب تجهيز الاتحاد السوفياتي لميليشيا كمال جنبلاط. والنائب اللبناني في حينه، أندريه طابوريان، التقى بالديبلوماسي الأميركي تالكوت سيلي في واشنطن، أثناء زيارة الأوّل للولايات المتحدة كي يطلب هو الآخر السلاح من أميركا (لم يتضمّن كتاب ستوكر طلب طابوريان هذا، لكنه نشر الوثيقة على صفحته). وورد في الوثيقة أن طابوريان أكّد أن السلاح لن يُستعمل إلّا ضد «المتطرّفين» وأنه سيردع «التحرّك الشيوعي المعادي» (ص. ١ من الوثيقة التي نشرها ستوكر). (وطابوريان هو الوحيد الذي ذكر في لقائه مع الأميركيّين إسرائيل بالسلب، وأشار إلى اقتناع فريق من اللبنانيّين بخطورة المطامع الإسرائيليّة في لبنان).

أما العماد إميل بستاني، قائد الجيش، فقد التقى بالقائم بالأعمال الأميركي ــ بطلب من شارل حلو ــ وسأله عن إمكانيّة مساعدة الحكومة الأميركيّة للجيش اللبناني في السيطرة على «معارضة من قبل عناصر إسلاميّة في لبنان» أو للحدّ من جهود «عناصر شيوعيّة خارج لبنان» للقيام بأعمال «ضد مصالح أميركا أو ضد إسرائيل» (ص. ٣٣). وحذّر بستاني من أن الحكومة يمكن أن تنساق وراء دعوات عربيّة لمقاطعة أميركا وبريطانيا من دون «ضمانة أميركيّة واضحة». وفهم القائم بالأعمال أن طلب المساعدة يشمل طلب مساعدة عسكريّة. وعندما صدرت قرارات عن مجلس الوزراء اللبناني لمقاطعة شركات أميركيّة (مثل «كوكا كولا» و»فورد» و «أر.سي.إي») أكّد شارل حلو للقائم بالأعمال الأميركي أن القرارات لن تنفَّذ أو ستنفَّذ ببطء شديد. واللافت أن الحكومة الأميركيّة لاحظت أن الموقف الإسرائيلي من لبنان لا يتعلّق فقط بوجود الفدائيّين على أرضه، واليسار اللبناني،

بل إن هناك أطماعاً إسرائيليّة في لبنان. وبالرغم من أن لبنان لم يشارك في الحرب بأي صورة من الصور، فإن الحكومة الإسرائيليّة أرهبت لبنان عبر اعتبار اتفاق الهدنة مُلغىً، كذلك لمّح رئيس الحكومة الإسرائيلي في شهر أيلول إلى أطماع إسرائيل في نهر الليطاني.
وعندما قصفت إسرائيل حولا في أيّار ١٩٦٨، حاولت الحكومة الأميركيّة إفهام حليفتها بأن قدرة الحكومة اللبنانيّة على «محاربة الإرهاب» الفلسطيني وعلى الحفاظ على انحياز الحكومة نحو الغرب تضعف. وإلحاح الميليشيات اليمينيّة ذات القيادة المارونيّة في طلب التسلّح لم يتوقّف. ففي أكتوبر من عام ١٩٦٨ أبلغ قيادي كتائبي القائم بالأعمال الأميركي أن الحزب قد يتقدّم بطلب تسلّح لميليشيا الكتائب، وأن للحزب قدرة قتاليّة بعدد ٥٠٠٠ رجل وقوّة كوماندوس بعدد يراوح بين ٥٠ و٧٠ (ص.٣٧).

وأكّد القائد الكتائبي ان للحزب ما يكفيه من السلاح الخفيف، لكنه يحتاج إلى «توحيد معايير التسلّح» وإلى سلاح ثقيل. لكن التقرير أوضح أن الحكومة الأميركيّة لن تلبّي الطلب الكتائبي. حتى النائب الشمعوني، فضل الله تلحوق، طالب الحكومة الأميركيّة بسلاح لمواجهة جنبلاط. (كان هذا في زمن كان فيه الشيوعيّون اللبنانيّون يصرّون فيه على «النضال البرلماني» الصرف).

أما الاعتداء الإسرائيلي على مطار بيروت في ديسمبر عام ١٩٦٨ الذي كان فيه إسكندر غانم قائد منطقة بيروت، وقد تلقّى تحذيرات قبل الاعتداء من أجل حماية المنشآت المدنيّة بما فيها المطار (وغانم هذا كان هو الرجل نفسه الذي لامه صائب سلام على تخاذله في اعتداء نيسان ١٩٧٣ ــ عندما كان قائداً للجيش ــ واغتيال قادة المقاومة في فردان، ما أدّى إلى استقالة سلام بسبب رفض سليمان فرنجيّة صرفه من قيادة الجيش، أو محاسبته على أقلّ تقدير) فقد زاد من قلق الحكومة الأميركيّة على استقرار النظام اللبناني الحليف.

لكن الحكومة الأميركيّة حوّلت الاعتداء الإسرائيلي الإرهابي على لبنان إلى مناسبة لتشجيع التفاوض وتبادل الرسائل بين الحكومة اللبنانيّة والحكومة الإسرائيليّة. ووجّه ليفي أشكول رسالة إلى الحكومة اللبنانيّة نوّه فيها بالسلوك «التعاوني» (ص. ٤١) للحكومة اللبنانيّة (مع العدوّ) على مدى عشرين عاماً، لكنه حذّر من مغبّة من أي اعتداء من لبنان على إسرائيل. وكان شارل حلو، من دون علم رئيس حكومته ومجلس النوّاب، يسعى إلى تدخّل غربي أو نشر قوّات من الأمم المتحدة في الجنوب اللبناني لحماية حدود الكيان الصهيوني من العمليّات الفدائيّة (لكن إسرائيل هي التي رفضت الفكرة التي كان ريمون إدّة من دعاتها العلنيّين).

لكن النيات التخريبيّة والفتنويّة للفريق اليميني تبدّت في أوائل عام ١٩٦٩، عندما طلب كميل شمعون مساعدة عسكريّة أميركيّة (لحزبَي الكتائب والأحرار) من أجل إسقاط حكومة رشيد كرامي عبر الإضرابات والتظاهرات (لكن طلب السلاح يتعدّى فعل التظاهرات، وقد رفض الديبلوماسي الأميركي طلب شمعون هذا ــ حسب الوثيقة). وتقدمّ حزب الكتائب بطلب مماثل في نفس الشهر. وقد طلب شارل حلو من السفير الأميركي ثني الكتائب والأحرار عن خططهم وأنها يمكن أن تؤدّي إلى معركة قد يخسرونها وقد تطيح أيضاً «التوازن الطائفي» في البلد. وحسب ما ورد في تلك الوثائق، فإن موقف رشيد كرامي آنذاك لم يعارض الطلب من الدول الخليجيّة (عبر راعيتها الأميركيّة) التأثير في الفدائيّين لوقف نشاطهم من لبنان، وإن كان يخشى إعلان ذلك. (ص. ٥٦).
وفي شهر حزيران 1969 طالب الجميّل وشمعون (مرّة جديدة) السفير الأميركي بتسليح لميليشياتهم، كذلك تقدّم شمعون بطلب رسمي من نائب رئيس البعثة الأميركيّة بسلاح خفيف لـ «حماية المسيحيّين». وفي لقاء في السفارة، أدان الجميّل تخلّي الحكومة الأميركيّة عن أصدقائها في لبنان،

فيما حذّر فضل الله تلحوق (الذي قدم طلباً هو الآخر للتسلّح) من أخطار تتهدّد لبنان بسبب عدم تلبية طلبيات التسلّح. لكن موقف السفير الأميركي، وفق المداولات في داخل الإدارة الأميركيّة، بدأ بالتغيّر لمصلحة تسليح «المسيحيّين». لكن المسؤول الأميركي تالكوت سيلي (عمل في ما بعد سفيراً في دمشق وبادر للاتصال بمنظمّة التحرير الفلسطينيّة في السبعينيات، مخالفاً تعليمات كيسنجر) رفض فكرة السفير وحثّ على إقناع الزعماء الموارنة بانتهاج الاعتدال والتعايش مع المسلمين.

لكن شارل حلو كان يتواصل سرّاً مع الإسرائيليّين، كما أخبر أبا إيبان الحكومة الأميركيّة في شهر أيلول. وفي رسالة سريّة ومباشرة وجّهها الرئيس اللبناني إلى إسرائيل، قال لهم إنه «يتفهّم المشكلة التي يُشكّلها الفدائيّون ضد إسرائيل، لكن الحكومة لا تستطيع أن توقف التسلّل كليّاً»
(ص. ٥٨). وعندما وصل الجواب الإسرائيلي إلى حلو، ومفاده أن الحكومة الإسرائيليّة ستتخذ «الإجراءات الدنيا لحماية مواطنيها»، وصفه بأنه «يُظهر تطوّراً إيجابيّاً في الموقف الإسرائيلي».

وقد أخبرت الحكومة الإسرائيليّة الحكومة الأميركيّة أن «لبنانيّين مرموقين» كانوا يتواصلون معها سرّاً وأنهم «يرحّبون باعتداءات إسرائيليّة على قواعد الفدائيّين بين الحين والآخر».
لكن الموقف الأميركي تغيّر بحلول شهر أكتوبر من عام ١٩٦٩، حين عقدت «مجموعة العمليّات الخاصّة في واشنطن»، وهي لجنة حكوميّة تجتمع للتعامل مع الأزمات، اجتماعاً خاصّاً للتباحث في شأن التدخّل في لبنان. وتركّز البحث على المفاضلة بين تسليح الجيش اللبناني وتسليح «الميليشيات المسيحيّة». ووافق كل المجتمعين على وضع خطة تكون موضع التنفيذ لتسليح الميليشيات اليمينيّة، لكن لم يكن واضحاً الظروف التي يمكن فيها مباشرة عمليّة التسليح. وزارة الخارجيّة رأت أن سقوط الحكم في لبنان يمكن أن يكون الحافز للتسليح. أما ممثّل وكالة المخابرات الأميركيّة، فاقترح تسليح الميليشيات عبر شركة أميركيّة خاصّة (مثل «إنترأرمكو») لمدّ الميليشيات بالسلاح، على أن تتكفّل الحكومة الأميركيّة بالنفقات. وبُحث في أمر التسليح عبر عمليّات إسقاط من الجوّ (ص. ٦٣).

وعندما تساءل مسؤول أميركي عن سبب عدم المباشرة بتسليح الكتائب على الفور، أجابه كيسنجر بأن تسليح الجيش اللبناني مماثل لتسليح الكتائب، لأن الجيش واقع تحت «سيطرة ضبّاط متعاطفين مع الكتائب».

لا نعرف حسب الوثائق ماذا حصل بعد هذا الاجتماع، لكن الاستنتاج بمباشرة التسليح يكون منطقيّاً، خصوصاً أن كيسنجر أخبر نيكسون بأنه بالإضافة إلى التسليح، فإن الحكومة الأميركيّة ستقوم أيضاً بـ»عمليّات سريّة». لكن وزارة الدفاع حذّرت من أن تسليح الكتائب سيؤدّي إلى صراع طائفي. ومن الأكيد أن الحكومة الأميركيّة قامت بتحريك أساطيلها في البحر على بعد ٤٥٠ ميلاً من لبنان لدعم النظام اللبناني. وفضّل كيسنجر تدخّلاً إسرائيليّاً على التدخّل الأميركي المباشر في لبنان.

وفي موازاة المفاوضات التي أدّت إلى اتفاقيّة القاهرة، قامت الحكومة الأميركيّة بالاستعانة بتاجر السلاح الأميركي ــ اللبناني المعروف، سركيس سوغانليان (الذي لعب دوراً كبيراً في تسليح الميليشيات اليمينيّة في سنوات الحرب في ما بعد، ولنا عودة إليه) لإمداد قوى الأمن الداخلي بوسائل عسكريّة «للسيطرة على المخيّمات وعلى التظاهرات» (ص. ٧١). ورأت السفارة الأميركيّة في تسليح قوى الأمن والجيش أنه لا يختلف عن تسليح الميليشيات، وأكدت قيادة الجيش اللبناني أنها ستتولّى هي تسليح الميليشيات وتجهيزها عندما يحين الوقت. وكان ممثّلون عن الجميّل وشمعون وإدّة وسليمان فرنجيّة يسعون إلى التسلّح في لبنان، أو في خارجه. (قدّمت الميليشيات طلبات تسلّح من الحكومة الفرنسيّة أيضاً).
ومن العمليّات السريّة التي اتفقت عليها الحكومتان الأميركيّة واللبنانيّة (عبر لقاء بين ميشال خوري والسفير الأميركي) محاولة «إحداث الشقاق» (ص. ٧٣) بين الفدائيّين والأهالي في جنوب لبنان.

وقدّم ميشال خوري في كانون الثاني ١٩٧٠ طلباً رسميّاً من أميركا في هذا الشأن، عبر تقديم مساعدات ماليّة سريّة لـ»مؤسّسات دينيّة وسياسيّة» في جنوب لبنان، أو عبر الحصول على مساعدات من شاه إيران بوساطة أميركيّة. لكننا لا نعرف طبيعة تلك العمليّات السريّة لإشعال الفتنة بين الأهالي والفدائيّين (قد يكون قصف العدوّ للقرى من نتاج تلك العمليّات).
وعندما صعّد العدوّ الإسرائيلي من غاراته على لبنان في الأشهر الثلاثة الأولى من عام ١٩٧٠، لم تتوقّف الاتصالات الرسميّة المباشرة بين الحكومة اللبنانيّة وحكومة العدوّ. ونقل «مطران مقيم في القدس من أصل لبناني» (لم يرد اسمه في الوثائق)، وكان يلعب دور الرسول بين حكومة العدوّ ورئيس الجمهوريّة اللبنانيّة تهديداً من موشي دايان بتحويل لبنان إلى صحراء.

لكن شارل حلو ردّ على التهديد المباشر بالودّ والاحترام لإسرائيل (وقال إنه كان متحفّظاً في ودّه خشية تسرّب مضمون الرسالة التي بعثها إلى دايان.) وفي رسالته، أوضح حلو أن لبنان يلعب في الماضي والحاضر دور «شرطي إسرائيل»، مع أنه لا يستطيع أن يعترف بذلك. وأضاف حلو أن تدمير لبنان سيكون بمثابة تدمير إدارة شرطة حيفا. وزاد حلو عاملاً طائفيّاً يحمل تعاطفاً مع الصهيونيّة، إذ قال «إنه ليست في مصلحة إسرائيل تدمير الدولة الديموقراطيّة غير الإسلاميّة الوحيدة وذات التنوّع الديني في المنطقة. وإن اللبنانيّين بالرغم من مشاكل تعتري تفهّمهم، فإنهم على الأقل يفهمون مشاكل إسرائيل، وأن هذا قد يشكّل رصيداً قيّماً لإسرائيل عندما تقرّر أن تندمج ــ وليس فقط أن تكون في ــ الشرق الأوسط».
(يتبع السبت المقبل)

إسرائيل تحترم فؤاد شهاب

طلب فؤاد شهاب أن تزيد قوّات الاحتلال الإسرائيلي من دوريّاتها على الحدود مع لبنان لمنع الفدائيّين من الحركة (مروان طحطح)

في أزمة نيسان 1969، هنأت الحكومة الأميركيّة رئيس الجمهورية شارل حلو على استعمال القوّة لقمع المتظاهرين. وزاد شارل حلو من رغبته في طلب تدخّل عسكري أميركي (أو «آخر»)، لكن السفير الأميركي أبلغ ميشال خوري، مبعوث حلو الشخصي، أن عليهم ألّا يتوقّعوا تدخّلاً عسكريّاً أميركيّاً في لبنان (ليس مباشراً، على الأقل). عندها، أجابه خوري بأنهم تلقّوا نفس الجواب من فرنسا، ما يوحي أن حلو كان قد طلب تدخلاً عسكريّاً فرنسيّاً ضد الفدائيّين واليسار في لبنان. لكن حلو لم يكتفِ بالأجوبة الفرنسيّة والأميركيّة، إذ هو أرسل في سؤال عاجل إلى السفير الأميركي سائلاً: «في حالة القلاقل المدنيّة التي قد تكون فوق طاقة قدرات قوى الأمن اللبنانيّة المحدودة، ما هو احتمال المساعدة الخارجيّة لمساعدته في إعادة الاستقرار؟» (ص. ٥٠). لكن جواب السفير خيّب آماله مرّة أخرى.
وفي الوقت الذي كانت فيه الحكومة الأميركيّة تخيّب فيه آمال الزعماء الموارنة (وحلفائهم) في طلب تدخّل عسكري أميركي، كان الرئيس الأميركي،

ريتشارد نيكسون، يعقد اجتماعاً لمجلس الأمن القومي لدراسة إمكانيّة القيام بتدخّل عسكري أميركي مباشر على غرار تدخّل ١٩٥٨ في لبنان (ص. ٥٠). وأخبره وزير دفاعه أن القوّات الأميركيّة جاهزة للقيام بمهمّة كهذه. لكن ستوكر يستنت أن الحكومة الأميركيّة تخلّت عن فكرة التدخّل إلّا في حالات يتعرّض فيها «المسيحيّون أو الأجانب» لأخطار أو لترحيل الأميركيّين. لكن حلو لم يتوقّف بالرغم من الإجابات الأميركيّة عن تكرار طلب المساعدة أو طلب التدخّل، لأن ذلك يقوّيه، ولو من باب «الخيار الأخير». وبناءً على إلحاح حلو، بدأت الحكومة الأميركيّة بالبحث في سيناريوهات تدخّل عسكري من نوع إرسال الأسطول السادس. وعلّق السفير الأميركي على موقف حلو بأنه كان يفكّر «كرئيس مسيحي» يسعى لحماية المسيحيّين.

وكانت الحكومة الأميركيّة تحثّ حلو على طلب قوّة تدخّل تابعة للأمم المتحدّة للحدّ من نشاط الفدائيّين، لكن حلو طالب أيضاً بقوّة تدخّل أميركيّة تمهّد لتدخّل الأمم المتحدة. وبحثت الحكومة الأميركيّة مع مدير «الأنروا» في إمكانيّة لعب المنظمّة «الإنسانيّة» دوراً أمنيّاً ضد الفدائيّين، لكن الاعتراض القوي من مقرّ الأمم المتحدة قضى على الفكرة الأميركيّة.
واجتمع كميل شمعون وبيار الجميّل في شهر نيسان مع السفير الأميركي ضمن الحملة المستمرّة في طلب المساعدة (لكن شمعون تحفّظ في اللقاء لعلمه من الجميّل برفض الطلب من قبل أميركا). لكن شمعون ذهب أبعد من ذلك، إذ اقترح على السفير الأميركي أن تقوم الحكومة الإسرائيليّة بتوجيه تحذير مباشر وعلني إلى لبنان حول نشاط الفدائيّين «لعلّ ذلك يؤثّر في المسلمين المتطرّفين الذين يطالبون بحريّة حركة مطلقة للفدائيّين».

وبعد اللقاء مع شمعون، التقى السفير الأميركي مع فؤاد شهاب وسأله رأيه في أن تقوم الحكومة الإسرائيليّة بتحذير لبنان لتخويف مؤيّدي العمل الفدائي فيه. وطلب شهاب مهلة ٢٤ ساعة للردّ، ثم أخبر السفير بأن التحذير الإسرائيلي هذا سيساعد (ص. ٥٣). لكن السفير الأميركي امتنع عن نقل الطلب اللبناني خوفاً من تأليب الرأي العام العربي ضد إسرائيل والحكومة الأميركيّة. ولم يكتفِ فؤاد شهاب بهذا، لا بل طلب أن تزيد قوّات الاحتلال الإسرائيلي من دوريّاتها على الحدود مع لبنان لمنع الفدائيّين من الحركة (سبق فؤاد شهاب جماعة ١٤ آذار في تقديم النصح للعدوّ الإسرائيلي في عدوانه). وعبّرت الحكومة الإسرائيليّة، من خلال سفارتها في واشنطن، عن «احترامها» لشهاب.

وفي هذا السياق، وبعد أن فقد شارل حلو الأمل في تدخّل عسكري أميركي لمصلحة النظام الطائفي الحاكم في لبنان، قرّر التفاوض مع الفدائيّين.

A few saying of Malcolm X

An explorer blog: Header illustration

Hanane Kai posted
Some project are challenging, others feels like second nature to me. This one was both, and a delight!

Rafah was a client, then a friend, who like me and many others is searching for herself and trying to make sense from the things happening around her.

An “explorer”.
I had the pleasure to co-design and to illustrate the header of her blog.
Blog co-designed and developed by William.

Header illustration and blog design for an explorer’s personal blog

Rafah is a young Saudi woman who, like me and many others, is searching for herself and trying to make sense from the things that happen around her. I was commissioned by her to design and create a visual of her blog.

Rafah is an explorer, not in the physical sense, rather in the spiritual sense. Her blog is about her discoveries and realizations, as she explores life.

The quote over the illustration says: “The first step to find yourself is to allow yourself to get lost”.

The blog is co-designed, and developed by William Choukeir.

Click here to read more about/from Rafah

Searching for the self illustration
Explorer blog design and illustration
Explorer illustration

“It is life that chose me”

It is life that made me survive all the hurdles.

And it is events that directed me in what I selected to follow, in so many forks that led me far away.

Far away from the path my parents wished me to take and strove to guide me at every bend of the roads.

Ease up your judgement on your fellow neighbors.

Your neighbor might seem a tad luckier. He could be more unlucky than you.

Both of you had to struggle to survive and grab a few moments of satisfaction and hope”. (Roman Gary)


adonis49

adonis49

adonis49

November 2017
M T W T F S S
« Oct    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Blog Stats

  • 1,029,502 hits

Enter your email address to subscribe to this blog and receive notifications of new posts by email.adonisbouh@gmail.com

Join 505 other followers

%d bloggers like this: