Adonis Diaries

Archive for the ‘cities/geography’ Category

Why Israel and the US consider Armenia as the enemy?

L’état hébreu dans les coulisses du conflit Azerbaïdjan-Arménie.

Since early October, Israel was shipping by air drones and missiles to Azerbaijan. Israel has been training this State security institution.

By Dominique Delawarde.

Les médias mainstream occidentaux ont beaucoup insisté sur le rôle majeur et indéniable de la Turquie dans la crise opposant l’Arménie à l’Azerbaïdjan, mais ils sont restés extrêmement et étonnamment discrets, voire silencieux sur le rôle tout aussi important, joué, en coulisse, par Israël, et sur son positionnement dans cette affaire.

Ce rôle n’a pourtant pas pu échapper à un géopoliticien ou à un observateur averti

Il y a les discrètes navettes aériennes entre Tel Aviv et Bakou qui, au début d’octobre transportaient de l’armement sophistiqué (notamment des drones et des missiles).

Une part non négligeable de l’armement azéri est d’origine israélienne.

Il faut rappeler que l’Azerbaïdjan est le premier pourvoyeur de pétrole d’Israël et lui fournit 40% de ses besoins.

Ceci suffirait presque à expliquer l’alliance de fait, entre les deux pays, alliance basée sur une sorte d’échange « pétrole contre armement ».

Il y a la relative discrétion des chancelleries et des médias occidentaux – dont on sait qui les contrôle – sur l’ingérence ouverte de la Turquie, pays membre de l’OTAN, contre l’Arménie, pays membre de l’OTSC (Organisation du Traité de Sécurité Collective) aux côtés de la Russie.

La coalition occidentale a bien protesté du bout des lèvres: elle a bien appelé « à la retenue » et au « cessez le feu », mais elle a laissé faire la Turquie sans vraiment dénoncer son impérialisme islamiste, désormais tous azimuts (Syrie, Irak, Libye, Méditerranée orientale, Caucase).

Il y a encore la prise de position officielle de Zelenski, premier président juif d’Ukraine, en faveur de l’Azerbaïdjan, et contre l’Arménie.

Il y a enfin cette déclaration de Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro qui nous apprend dans un tweet :

Conflit au Nagorny-Karabakh : au-delà de la station du Mossad basée en Azerbaïdjan pour espionner l’Iran et de la livraison de matériels militaires à Bakou, Israël entraîne les forces de sécurité azéris, confie un diplomate européen, qui fut basé en Azerbaïdjan.

Mais pourquoi l’État hébreu se distingue-t-il aujourd’hui, par sa présence et son action dans cette région du monde aux côtés de la Turquie, de l’Azerbaïdjan et du djihadisme islamiste ?
Il faut se rappeler que l’activisme d’Israël sur la scène internationale n’est pas que régional, mais mondial. Il peut être direct ou indirect.
Son empreinte est souvent perceptible et parfaitement identifiable dans la politique étrangère des grands pays occidentaux (USA, UK, FR, Canada, Australie), mais elle l’est aussi dans presque tous les grands événements qui ont affecté l’évolution géopolitique mondiale des dernières décennies: (guerres au Proche et Moyen-Orient, révolutions colorées et/ou changement de pouvoir (ou tentatives) notamment en Amérique du Sud (Brésil, Bolivie, Venezuela, Colombie, Équateur) mais aussi en Europe (Maïdan …) et en Afrique du Nord (printemps arabes, hirak algérien).
À noter aussi l’ingérence plus ou moins ouverte dans les élections des grands pays de la coalition occidentale (USA, FR, UK, Canada, Australie) par des financements généreux de sa diaspora visant à promouvoir les candidats qui lui sont favorables et à détruire ceux qui ne le sont pas.

Cet activisme pro-israélien s’exerce par le biais d’une diaspora riche, puissante et organisée.

Cette diaspora  collectionne les postes d’influence et de pouvoir, plus ou moins « achetés » au fil du temps et des circonstances, au sein des appareils d’État, au sein des médias mainstream, au sein des institutions financières et des GAFAM qu’elle contrôle.

Le Mossad n’est pas en reste et fonde l’efficacité de son action sur le système des sayanims, parfaitement décrit par Jacob Cohen dans sa conférence de Lyon.

L’action de ces relais et soutiens vise à défendre et à promouvoir les intérêts directs et indirects de l’État hébreu sur la planète entière et à élargir le cercle des pays et des gouvernances qui le soutiennent.

Elle vise aussi à affaiblir celles et ceux qui lui sont opposés. Elle est tenace, efficace et s’inscrit dans la durée.

Pour gagner, l’État hébreu, comme le fait aussi très bien l’OTAN, n’hésite jamais à faire des alliances de circonstance, limitées dans l’espace et dans le temps, avec tel ou tel de ses adversaires (Turquie et djihadistes en Syrie par exemple).

Ses actions sont souvent « préméditées », « concoctées » et « coordonnées » avec ses correspondants « néoconservateurs » de Washington. Comme partout ailleurs le mensonge d’État et la duplicité sont monnaies courantes…

Pourquoi susciter et/ou mettre de l’huile sur le feu dans un conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie et pourquoi maintenant ?

Trois grands pays de la région, la Russie, la Turquie et l’Iran, sont directement concernés par ce conflit et par ses conséquences potentielles, parce qu’ils sont frontaliers avec l’une des deux parties en conflit, et parfois les deux.

Israël, pour sa part, n’est qu’indirectement concerné, mais l’est tout de même.

Cette région du Caucase est également une «zone de friction» entre des alliances qui ne s’apprécient pas vraiment: La coalition occidentale et l’OTAN dont la Turquie et Israël jouent la partition, l’OTSC (Organisation du Traité de Sécurité Collective) dont la Russie et l’Arménie sont membres, et l’OCS (Organisation de Coopération de Shangaï) à laquelle la Russie et l’Iran sont liés (pour l’Iran, comme membre observateur et aspirant candidat depuis 15 ans).

Pour compliquer le tout, le premier ministre arménien en fonction, Nikol Pashinyan, a cru bon de devoir afficher sa préférence pour l’Occident dès sa prise de fonction et de prendre ses distances avec Moscou, ce qui met son pays en position délicate pour réclamer aujourd’hui l’aide de la Russie.

Le déclenchement de la crise actuelle est une opération qui dépasse largement le cadre étroit d’un conflit territorial entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

Il s’agit d’une opération de plus – après Maïdan en Ukraine, après la tentative de révolution colorée en Biélorussie et après les affaires Skripal et Navalny – visant à mettre la pression sur la Russie, mais aussi sur l’Iran, en les mettant dans l’embarras, voire, en les poussant à la faute.

Il est clair que toute intervention rapide et musclée de la Russie dans ce conflit aurait été immédiatement condamnée par la « communauté internationale autoproclamée » – c’est à dire par l’OTAN – et suivie de l’habituel train de sanctions anti-russes, par les USA, servilement suivis par ses vassaux européens. 

Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, mettre un terme au gazoduc North Stream II reste un objectif majeur pour les USA…

L’absence d’une ferme réaction des occidentaux dans la crise du Caucase est, en elle- même, révélatrice sur quatre points :

1 – La défense de l’Arménie n’est pas une priorité pour la coalition occidentale. Monsieur Nikol Pashinyan, premier ministre arménien, s’est donc trompé de cheval en misant sur l’Occident pour la défense de son pays. La coalition occidentale laisse souvent tomber ses alliés de circonstance comme ils l’ont fait pour les Kurdes en Syrie…

2 – En atermoyant et en laissant venir une réaction russe qu’elle espère pouvoir sanctionner en mettant définitivement fin au North Stream II, la coalition occidentale montre, une fois de plus, sa duplicité et son cynisme. Peu lui importe l’Arménie…

3 – En créant un foyer d’infection djihadiste aux frontières de la Russie et de l’Iran, la coalition israélo-occidentale montre, une fois de plus, qu’elle est prête à pactiser avec le diable et à l’instrumentaliser pour parvenir à ses fins, en l’occurrence l’affaiblissement de ses  adversaires russes et iraniens.

4 – En laissant agir la Turquie et Israël sans réaction, la coalition occidentale reconnaît implicitement, derrière des discours trompeurs, que ces deux pays agissent à son profit.

Le quotidien israélien « The Jerusalem Post » a abordé dans un article récent les affrontements entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie non sans laisser éclater la joie israélienne de voir le Caucase devenir un nouveau foyer de crise potentiellement susceptible d’avoir un impact considérable sur le Moyen-Orient.

L’impact recherché par Israël est toujours le même : alléger les pressions et les actions iraniennes et russes sur le théâtre syrien en ouvrant un « nouveau front de préoccupations » aux frontières de ces deux pays.

En conclusion, quatre points méritent d’être soulignés, à ce stade de la crise,

1 – Monsieur Pashinyan, premier ministre arménien, a fait une erreur d’appréciation en misant sur un camp occidental qui s’avère moins fiable que prévu pour défendre l’intérêt de son pays. Il devra, peut être, in fine, faire des concessions douloureuses et pourrait bien y perdre son emploi lors des prochaines élections.

2 – Monsieur Aliyev, président de l’Azerbaïdjan majoritairement chiite, regrettera peut être un jour d’avoir introduit sur son sol des djihadistes sunnites pour combattre l’Arménie. I

l regrettera peut-être aussi l’instrumentalisation dont il est l’objet par la Turquie et Israël, chevaux de Troie de l’OTAN. Ses voisins russes et iraniens ne  lui pardonneront pas facilement…

3 – La Russie, dont la gouvernance et la diplomatie ne sont pas nées de la dernière pluie, n’est toujours pas tombée, tête baissée, dans le piège de l’intervention immédiate et musclée qui pourrait, après la tragi-comédie « Navalny », sonner le glas du North Stream II.

Elle interviendra, tôt ou tard, lorsque le bon moment sera venu. Les différents protagonistes directs et indirects ne perdront rien pour attendre.

4 –  Israël et l’Occident otanien auront-ils gagné quelque chose à poursuivre leurs  actions de harcèlement aux frontières de la Russie et de l’Iran en instrumentalisant l’Azerbaïdjan et en cherchant à détacher l’Arménie de l’OTSC dans le cadre de la stratégie d’extension à l’Est qu’ils poursuivent depuis trente ans ? Rien n’est moins sûr. L’avenir nous le dira.

Quant à la solution du problème territorial, source du conflit déclenché par l’Azerbaïdjan-contre l’Arménie, elle réside probablement dans l’application de l’article 8 du Décalogue de l’Acte final d’Helsinki voté le 1e août 1975 qui régit les relations internationales entre les états participants. Cet article évoque clairement « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Lorsqu’une volonté de quitter un ensemble étatique est validé par un, voire plusieurs référendums à plus de 90%, et lorsque cette sécession a été effective durant 34 ans, sans conflit majeur – ce qui est le cas pour la république d’Artsakh (Haut-Karabakh)-,  il semble légitime que la communauté internationale puisse prendre en compte la volonté des peuples et d’accepter de reconnaître ce fait en dotant ces nouveaux états d’une structure juridique particulière leur garantissant une paix sous protection internationale.

On me rétorquera que l’article 3 du même décalogue d’Helsinki rappelle l’intangibilité des frontières.

Il s’agira pour la communauté internationale, de déterminer si le droit des peuples à disposer d’eux même doit primer, ou non, sur l’intangibilité des frontières, après 34 ans de séparation totale et effective de vie commune entre deux parties d’un même état.

Cette décision, lorsqu’elle sera prise, ne devrait pas être sans conséquences jurisprudentielles sur le futur du Kosovo, de la Crimée, ou de la Palestine occupée…

Pour ceux qui souhaitent élargir et diversifier leurs connaissances sur ce sujet sensible, je suggère la lecture de deux articles intéressants :

– un article de Jean Pierre Arrignon, historien byzantiniste et spécialiste de la Russie

– un éditorial de Eric Denécé, patron du CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement sous le titre : « Le conflit Arménie/Azerbaïdjan au Haut-Karabakh relancé par la Turquie ».

– Un article de source azérie permettant de mieux comprendre la place du mouvement sioniste en Azerbaïdjan:

– Un autre article de DD (février 2017) expliquant les relations croisées entre la Russie, les USA et Israël et susceptible d’éclairer le sujet d’aujourd’hui:

This article was posted in October 2014 by Ricken Patel. Just a reminder of our Covid-19 pandemics and how the world community is fighting it.

Ebola, Covid-19…: Pandemics vs People

Ebola could threaten us all, and the most urgent need to stop it is for volunteers.
If just 120 doctors among us volunteer, it will *double* the number of doctors in Sierra Leone. Other volunteers – in health, sanitation, logistics – can help too.
This is a call to serve humanity in the deepest possible way, to accept serious risk for our fellow human beings.

Three weeks ago, hundreds of thousands of us went offline to fight climate change. This week, we’re going offline to help stop Ebola.

The Ebola virus is spiraling out of control. Cases in West Africa are doubling every 2-3 weeks and the latest estimate says that up to 1.4 million people could be infected by mid-January.

Talking about exponential growth is frightening

At that scale, this monster threatens the entire world.

I just read that the UN has only $100,000 in its fund for the Ebola outbreak

Mind you that AIDS harvest over 1.5 million each year (as much as Malaria and Dysentery combined).

Though, malaria is the number one disease followed by dysentery that put heavy burden on the States in Africa and Equatorial countries.

Previous Ebola outbreaks have been repeatedly contained at small numbers. But the scale of this epidemic has swamped the region’s weak health systems.

Liberia has less than 1 doctor for every 100,000 people. Governments are providing funds, but there just aren’t enough medical staff to stem the epidemic.

That’s where we come in.

If just 120 doctors among us volunteer, it will *double* the number of doctors in Sierra Leone.

Other volunteers can help too — lab technicians, logisticians, water and sanitation workers, and transport workers. Volunteering means more than time. It means risk.

Health professionals have already died fighting Ebola.

But if there’s any group of people that would consider taking this risk for their fellow human beings, it’s our community.

Great things come from listening to the deepest voices within us.

If you’re a health professional, or have other skills that can help, I ask you to take a moment, listen to the part of you that you most trust, and follow it.

Raising your hand to volunteer is the first step.

You’ll need to get, and provide, a lot of information to ensure you’re well matched to an available position. You will likely need to discuss this decision with your loved ones, and you can withdraw from the process later if you choose to.

For this effort, Avaaz is working with Partners In Health, Save the Children, and International Medical Corps, three of the leading organisations fighting this deadly disease.

We are also consulting with the governments of Liberia, Sierra Leone, and Guinea, and the World Health Organization.

While there is substantial risk, there are also clear ways to contain that risk. 

Ebola is spread through bodily fluids, so with extreme care, the risk of contracting it can be minimized.

So far, 94 health care workers have died of Ebola in Liberia, but almost all of them have been national health workers, who are far less well equipped than international volunteers. 

With treatment, the chances of surviving the virus are better than 50%.

Many of us, from police to activists to soldiers, have jobs that involve risking our lives for our country.

It’s the most powerful statement we can make about what’s worth living for. Taking this risk to fight Ebola, makes a statement that our fellow human beings, wherever they are, are worth living for:

If Ebola spirals further out of control, it could soon threaten us all. The fact that a weak health care system in a small country can let this monster grow to a size that threatens the world is a powerful statement of just how interdependent we are. But this interdependence is far more than just interests.

We are connected, all of us, in a community of human beings.

All the lies that have divided us – about nation and religion and sexuality – are being torn down, and we are realizing that we really are one people, one tribe. 

That a young mother and her daughter in Liberia fear the same things and love the same things as a young mother and her daughter in Brazil, or the Netherlands.

And in this unfolding understanding, a new world is being born.

Out of the darkest places come our brightest lights.

Out of the depths of the Ebola nightmare, let’s bring the hope of a new world of one people, willing to give, and sacrifice, for each other.

With hope and determination,

Ricken, John, Alice, Danny, and the whole Avaaz team.

Note:  See the video

Fighting Ebola street by street

Good people are all around the globe! Disasters too –

Thanks Ben C. Solomon for this great video about ‪#‎ebola‬ –
Sean Casey makes me think of u and all the great work u and ur colleagues are doing!http://www.nytimes.com/video/world/africa/100000003161313/fighting-ebola-outbreak-street-by-street.html?playlistId=100000003105684&region=video-grid&version=video-grid-headline&contentCollection=Ebola+Outbreak&contentPlacement=0&module=featured-videos&action=click&pgType=Multimedia&eventName=video-grid-click

More information:

Up to 1.4m people could be infected with Ebola by January, CDC warns (The Guardian)
http://www.theguardian.com/society/2014/sep/23/ebola-cdc-millions-infected-quarantine-africa-epidemi…

Known Cases and Outbreaks of Ebola Virus Disease, in Chronological Order (Centers for Disease Control and Prevention)
http://www.cdc.gov/vhf/ebola/outbreaks/history/chronology.html

Ebola ‘devouring everything in its path’ (Al Jazeera)
http://www.aljazeera.com/news/africa/2014/09/ebola-devouring-everything-path-201499161646914388.html

Ebola death rates 70% – WHO study (BBC)
http://www.bbc.com/news/world-africa-29327741

Unprecedented number of medical staff infected with Ebola (WHO)
http://www.who.int/mediacentre/news/ebola/25-august-2014/en/

Iraqi Birth Defects: Usage of depleted uranium shells for years

I watched a documentary on the cable ARTE yesterday on the birth defects suffered by babies in Iraq after the US invasion of 2003.

And today Hot Posts is disseminating what Rania Khalek wrote. This is a reblog with minor editing. 

Rania Khalek posted on March 20, 2013 in her blog “Dispatches from the underclass”

The United States may have finished dropping bombs on Iraq, but Iraqi bodies and babies will be dealing with the consequences for generations to come in the form of birth defects, mysterious illnesses and skyrocketing cancer rates.

Al Jazeera’s Dahr Jamail reports that contamination from U.S. weapons, particularly Depleted Uranium (DU) munitions, has led to an Iraqi health crisis of epic proportions.

Children being born with two heads, children born with only one eye, multiple tumors  disfiguring facial and body deformities, and complex nervous system problems…” are just some of the congenital birth defects being linked to military-related pollution.

In certain Iraqi cities, the health consequences are significantly worse than those seen in the aftermath of the atomic bombing of Japan at the end of WWII.

(Dr Samira Alani/Al Jazeera])

(Dr Samira Alani/Al Jazeera])

The highest rates are in the city of Fallujah, which underwent two massive US bombing campaigns in 2004.

Though the U.S. initially denied it, officials later admitted using white phosphorus (like what Israel used on Gaza).

In addition, U.S. and British forces unleashed an estimated 2,000 tons of depleted uranium ammunition in populated Iraqi cities in 2003.

DU, a chemically toxic heavy metal produced in nuclear waste, is used in weapons due to its ability to pierce through armor.

That’s why the US and UK were among a handful of nations (France and Israel) who in December refused to sign an international agreement to limit its use, insisting DU is not harmful, science be damned.

Meanwhile, the Pentagon’s refusal to release details about where DU munitions were fired has made it difficult to clean up.

Today, 14.7% of Fallujah’s babies are born with a birth defect, 14 times the documented rate in Hiroshima and Nagasaki.

Fallujah’s babies have also experienced heart defects 13 times the European rate and nervous system defects 33 times that of Europe.

That comes on top of a 12-fold rise in childhood cancer rates since 2004.

The male-to-female birth ratio is now 86 boys for every 100 girls, indicating genetic damage that affects males more than females.

(Dr Samira Alani/Al Jazeera)

(Dr Samira Alani/Al Jazeera)

(On a side note, these pictures are rather sanitized compared to other even more difficult to look at images. See here if you can bear it.)

If Fallujah is the Iraqi Hiroshima, then Basra is its Nagasaki counterpart.

According to a study published in the Bulletin of Environmental Contamination and Toxicology, a professional journal based in the southwestern German city of Heidelberg, there was a 7 fold increase in the number of birth defects in Basra between 1994 and 2003.

According to the Heidelberg study, the concentration of lead in the milk teeth of sick children from Basra was almost 3 times as high as comparable values in areas where there was no fighting.

In addition, never before has such a high rate of neural tube defects (“open back”) been recorded in babies as in Basra, and the rate continues to rise. According to the study, the number of hydrocephalus (“water on the brain”) cases among new-born is 6 times as high in Basra as it is in the United States.

These phenomenon are not isolated to Fallujah and Basra. The overall Iraqi cancer rate has also skyrocketed:

Official Iraqi government statistics show that, prior to the outbreak of the First Gulf War in 1991, the rate of cancer cases in Iraq was 40 out of 100,000 people.

By 1995, it had increased to 800 out of 100,000 people, and, by 2005, it had doubled to at least 1,600 out of 100,000 people. Current estimates show the increasing trend continuing.

As Grist’s Susie Cagle points out, “That’s potentially a more than 4,000% increase in the cancer rate, making it more than 500 percent higher than the cancer rate in the U.S.

Dr. Mozghan Savabieasfahani, an environmental toxicologist based in Ann Arbor, Michigan, told Jamail that “These observations collectively suggest an extraordinary public health emergency in Iraq. Such a crisis requires urgent multifaceted international action to prevent further damage to public health.”(

Dr. Samira Alani/Al Jazeera)

Instead, the international community, including the nation most responsible for the health crisis is mostly ignoring the problem.

To make matters worse, Iraq’s healthcare system, which was once the envy of the region, is virtually nonexistent due to the mass exodus of Iraq’s medical doctors since 2003.

According to recent estimates, there are currently fewer than 100 psychiatrists and 20,0000 physicians serving a population of 31 million Iraqis.

Dahr Jamail was on Democracy Now this morning discussing the horrific effects of military-related pollution in Iraq:

Yanar Mohammad, President of the Organization for Women’s Freedom in Iraq was also on Democracy Now and addressed the toxic legacy of birth defects in Iraq. (I interviewed Mohammed for a piece I wrote for Muftah about the deterioration of Iraqi women’s rights since the invasion, which you can read here.

)https://www.youtube.com/embed/5eBgRcgLNW0?version=3&rel=1&fs=1&autohide=2&showsearch=0&showinfo=1&iv_load_policy=1&wmode=transparent 

Free-Trade Zones? How this works? Can they work in the Middle East?

Note: Re-edit of “Free-Trade Zones of December 2, 2008

Are Free-Trade Zones in the Middle East being worked out? (December 1, 2008)

I have no idea how a Free-Trade Zone works, and what are its advantages, but it sound good, since it is Free? Free trade to whom and how the common people of the States can benefit from these deals?

I doubt anything labelled “free” can be of any value, except free public education to all, free preventive health care, and free institutions to open opportunities for the people to find jobs and field of studies.

Most probably, these zones are meant to enrich the richer countries and degrade the economic production of the weaker nations.

The advantage in the long-term is that it prevent military confrontations, facilitate the travel and trade between the State, inhance exchanges among the people, enlarge the market for added value entreprises, and break-up mythical ideas.

I like to envision the creations of 11 free-trade zones in the Middle East, among the States of Turkey, Iran, Syria, Iraq, Lebanon, Jordan, and Cyprus.

Though this idea is Not feasible as long as the superpowers and colonial powers are dead serious of keeping the Middle-East divided, destabilized and wracked with mythical/religious enmities.

The colonial powers, mainly USA, England and France implanted their Israel colony in Palestine in order to disturb daily routine trade and communication, Not only in the Near-East (Nation of Syria), but the Middle East altogether.

Israel is strategically our existential enemy.

With Israel still supported by the colonial power, our region will constantly be destabilized and divided to conduct and resume any sustainable trade and create an economic cycle for self-reliance and autonomy.

Why free-trade zones?

Most of the recognized States by the United Nations in the Middle East were Not naturally and normally constituted, and the borders are artificially delimited: The States  were divided up by the mandatory European nations of Britain, France and the active participation of the USA, after the Ottoman (Turkish) Empire lost the war in the WWI by siding with Germany.

Consequently, there are many ethnic, emotional, economic, linguistic, and historical intermingling and rivalries among these States.

Since “victory” military confrontations are out of the question, and since daily trade and social relations are binding certain bordering zones then, creative alternatives should be studied to form viable trade zones that otherwise would be left unmanaged and precariously volatile.

First, between the States of Turkey and Syria there are many legitimate claims that should be resolved on their borders.  There is the possibility of several free-trade zones such as (Cilicia, Iskandaron, and Lazkieh (Latakieh)) and the Kurdish common zone of Hassakeh and Diar Baker and Van.

Second, between Turkey and Iraq there is an ideal free-trade zone in their common Kurdish region around Mosul.

Third, between Iraq and Iran: two zones can be contemplated (the common Kurdish region, and the region around the Persian/Arabian Gulf.

Fourth, between Iraq, Iran, and Kuwait the Basra region could alleviate recurring conflicts.

Fifth, between Iraq, Syria, and Jordan, where their frontiers intersect artificially, a free-trade zone would encourage commerce in that desolate area.

Sixth, between Syria, Jordan, and Lebanon there are shared bordered around the Golan Heights.

Seventh, between Syria and Lebanon there are potential two zones (the northern Lebanese frontiers of Akkar, and the south-eastern Bekaa Valley with Shebaa Farms).

Eight, between Turkey, Syria, Lebanon, and Cyprus a free-trade zone in Cyprus would iron out differences and encourage maritime commerce.

What are the processes for initiating these free-trade zones?

After a period of three years of ironing out details and instituting regulations with special passports or identity cards for the inhabitants of the zones, then all the zones between the states can be merged.

It is only normal that contiguous zones common to three States could eventually be merged and a belt of uninterrupted contiguous zones would form the natural borders of the Middle East.

As was done in Europe, let commerce and industry form the basis for these zones, which should generate rational cooperative decisions for our future.

The concept of a free-zone is to create a magnate cities, self-autonomous city, with laws and regulations agreed upon among the States.

Ultimately, an economic union could emerge, based on a set of procedures and processes that works, which form a firm ground to negotiating common interests, and disseminating common laws and regulations valid in the various lands.

How the Amazon tribes are succumbing in mass to the Covid-19?
Take Action Now!

Oscar Soria – Avaaz Unsubscribe

I made the first call, and cried. Then I made a hundred more — talking to Amazon chiefs and elders throughout the rainforest.

The voices changed, but it was all one story: of earth’s most resilient people, passionate guardians of the forest, facing complete annihilation by Covid-19. It’s killing their elders, their children, wives, and warriors.

One man was days from any hospital, and his wife was sick. The next time we spoke, she was dead. And yet he couldn’t stop to grieve. Too many of his people still needed help.

The scale of the suffering nearly broke me — but instead, I got to work on a plan.

I’ve now mapped out the Amazon’s most vulnerable communities and what they need to survive.

I know where they are, and how we reach them — and I’m hopeful, because with just one good fundraising response from the Avaaz community, we can save thousands of lives. Medicine, covid tests, urgent food aid — we can deliver it all.
We can get funds into these remote communities, fast.
Already, thanks to the power of small donations from many of us, we’ve just helped over 35,000 indigenous families across the Amazon.

We can:

  • Provide vital Covid-19 testing kits, medical supplies, and food packages for desperate families;
  • Fund mobile health facilities and makeshift ICU beds in remote areas and rebuild rundown health centres;
  • Buy vital communication equipment so communities can coordinate evacuations, report infections, and call for help.

Is Turkey planning to dry out the regions between Euphrates and Tigris Rivers by 2040?

The Euphrates and the Tigres cross Syria and Iraq for thousands of miles since antiquity.

Turkey decided to build many gigantic dams on the sources of these rivers (400 km from the borders) and claims that it own these rivers. and is the sole country to control the debits of these rivers.

“الصيف الجاف” فيلم تركي أُنتج في العام 1964 ودارت أحداثه بين آغا تنبع المياه من ارضه ومزارعين تمر المياه في أراضيهم (1). زاد طمع الآغا في المياه فادعى ملكيتها وقطع معظمها عن المزارعين، فادى ذلك إلى نشوب صراع بينهما كانت نتيجته مقتل الآغا وأحد المزارعين. هذا الفيلم بدأت أحداثه تتكرر اليوم بين دولة المصدر تركيا التي ينبع نهري دجلة والفرات من ضمن حدودها الحالية وبين سوريا والعراق اللذين يمر النهران في أراضيهما.

ينبع نهري دجلة والفرات من أعالي جبال طوروس (2)، الفاصل الطبيعي بين مجتمعي بلاد ما بين النهرين وبلاد الأناضول، وينحدرا باتجاه سوريا والعراق باعثين الحياة والخصب فيهما ومانعين التصحّر عنهما، ثم يلتقيان في شط العرب كانهما يهنئان بعضهما على بعث الخير والجمال بشعب أجاد استعمالهما خلقا ًوابداعاً وحضارة.

يتكون الفرات بعد أن يلتقي نهري فره صو ومراد صو في حوض ملاطية. يبلغ طول النهر 2330 كلم، يسير منها حوالي 442 كلم حتى يصل الى الحدود السورية الحالية. تقدر طاقة النهر بحوالي 31,7 مليار م3 ينبع 95% منها من جبال طوروس و5% من روافد في سوريا (جدول-1) أهمها نهر الخابور. أما نهر دجلة فمساره أقصر من الفرات ويبلغ 1900 كلم (منها 400 كلم داخل تركيا) لكن طاقته المائية أكبر لكثرة روافده (الزاب الأكبر، الزاب الأصغر، العظيم، ديالة) وتصل الى 49 مليار م3. مصادر مياه دجلة هي 58% من جبال طوروس و12% من جبال زغروس اللذان يقعان تحت السيطرة التركية والايرانية، و30% من روافد في شمال شرق العراق (جدول-1). إذا نظرنا لدجلة والفرات والروافد كمنظومة مائية واحدة فمصادر المياه موزعة بنسبة 72% في تركيا و7,4% في إيران 20.6% في سوريا والعراق.

معدل تدفق المياه موسمي ويختلف من شهر الى شهر. بعد فصل الشتاء تذوب الثلوج من أعالي طوروس وتنحدر مياهها بغزارة الى دجلة والفرات بين شهري أذار وأيار، ومن ثم تشح تدريجياً حتى شهر تشرين الأول قبل البدء بالتصاعد ثانية (3). هذا التدفق الموسمي جعل دول النهر تبني السدود لتخزين المياه واستعمالها للري في موسمي الصيف والخريف الزراعيين ولتوليد الكهرباء.

المشاريع التركية:

فكرة استغلال مياه دجلة والفرات بدأت منذ أيام اتاتورك في العشرينات من القرن الماضي بعد ان رسمت معاهدة لوزان في 1923 الحدود السورية-العراقية مع تركيا وايران على منحدرات جبال طوروس وزغروس بدل أعالي هذه الجبال، كما ترسم الحدود الدولية عادة،  مما أفقد سوريا والعراق السيطرة على دجلة والفرات وروافدهما وأصبحا تحت رحمة تركيا وإلى حد ما ايران. في 1936 نضجت فكرة استغلال النهرين في تركيا بعد تاسيس ادارة الدراسات الكهربائية التي قدمت دراسة سد كيبان الذي نفذ في العام 1974 على الفرات. هذه الدراسة تبعتها دراسات أوسع وأشمل بعد تأسيس “مشروع جنوب شرق الاناضول”(“غاب، GAP” كما يعرف عالمياً) الذي اقترح إنشاء 22 سداً و19 محطة توليد كهرباء لري 1,7 مليون هكتار وتوليد 7500 ميغاوات من الطاقة الكهربائية (4). كلفة المشروع قدرت بـ (31) مليار دولار أميركي، وستحتاج الى حوالي 17 مليار م3 من مياه الفرات و8 مليار م3 من مياه دجلة (5)وستسبب نقصاً حاداً في دول المصب وخاصة العراق.

السدود في حوضي دجلة والفرات

أهم هذه المشاريع التي شملها “غاب” هو سد اتاتورك على الفرات الذي يعتبر خامس اكبر سد في العالم، والذي انتهى العمل فيه في العام 1990، ويروي 872,4 الف هكتار ويولد 2400 ميغاوات من الطاقة في تركيا. المشروع الآخر المهم هو منظومة سدي أليسو وجزرة على دجلة الذي سيخزن 10,4 مليار م3 لتوليد 1200 ميغاوات من الطاقة والذي سيروي 121,000 هكتار من الاراضي الحدودية التركية بكلفة 1,68$ مليار.  بدا العمل بهذا المشروع في العام 2006 لكنه توقف في كانون الاول 2008 بعد اعتراض الجمعيات البيئية والاجتماعية وضغطها على حكوماتها الالمانية والنمساوية والسويسرية التي ألغت في تموز 2009 الضمانات لتمويل المشروع. أهم أسباب الالغاء هو تسبب بحيرة السد بفيضان قرية حسن كاييف الاثرية واجبار 10000 من السكان المحليين على هجرة منازلهم (6). رغم وقف التمويل الخارجي فتركيا أصرت على اكمال المشروع وانتهى العمل بالمشروع وبدأ التخزين في تموز 2019 ووصل الى 5 مليار م3 في نيسان 2020. أمام هذا الواقع أصبحت تركيا مسيطرة على أعظم مصدري مياه للمشرق السوري-العراقي ومؤهلة لبسط نفوذها الاقتصادي والسياسي على المنطقة.

القانون الدولي:

دعا مؤتمر “استعمال المياه الجارية الدولية لغير الملاحة” في 1994 في المادة 5 و6 الى تقسيم المياه المشتركة بالتساوي والمنطق بين دول المصدر والمصب لضمان استمرارية النهر ومصالح الدول المتشاطئة. العوامل التي يجب الأخذ بها بعين الاعتبار لضمان المساوات هي العوامل المناخية والايكولوجية وحاجة البلدان الاجتماعية والاقتصادية والحاجات الانسانية للسكان الذين يعتمدون على الحوض. كذلك دعا المؤتمر في المادة 7 الى عدم قيام أية دولة بأية مشاريع مائية تسبب الاذى بدول النهر الاخرى، وضرورة التشاور معها قبل بناء هذه المشاريع (7). الجمعية العمومية للأمم المتحدة أقرت مسودة توصيات هذا المؤتمر في 1997 بالاجماع ما عدا ثلاث دول من بينها تركيا، ولكن لم تصادق عليها إلا 21 دولة من مجموع 35 دولة يجب أن تصادق عليها لكي تدخل في اطار الاتفاقات الدولية. في 17 آب 2014 وبعد انتظار دام 17 سنة صادقت الدولة الخامسة والثلاثين على الاتفاقية وبذلك أصبحت الاتفاقية قيد العمل والتحكيم والمرجعية القانونية الدولية (17).

 الموقف التركي:

تركيا رفضت هذا القانون الدولي لاتباعها استراتيجية تتلخص بشعار “البترول للعرب والمياه لتركيا”، وباعتبار نهري دجلة والفرات “نهران وطنيان تركيان”. جاء ذلك في عدة تصاريح ومواقف اهمها تصريح لرئيس الوزراء تركت اوزال في العام 1988 حيث قال “ادعاء سوريا والعراق بحقوق في مياه تركيا (يقصد دجلة والفرات) هو شبيه بادعاء تركيا بحقوق في بترول سوريا والعراق. المياه امر سيادي ويحق لنا ان نفعل ما نشاء فيها، فهي ثروة تركية كما هو البترول ثروة عربية ولن نسمح بمشاركتنا ثروتنا المائية ولا نريد مشاركتهم ثروتهم النفطية”(8). هذا الموقف لم يتغير عمليا بعد سيطرة حزب العدالة والتنمية ذي الميول الاسلامية إلاَّ في الشكل. المشاريع المائية سارت وتسير حسب خطة “غاب” المرسومة من العلمانيين ودون اي تنسيق مع دول الجوار، فالرئيس التركي رجب طيب اوردغان دشن مشروع سد اليسو العملاق على نهر دجلة في آب 2006 وأكمل بناؤه بتمويل تركي، وبدأ التخزين في 2019.  المواقف كذلك لم تتغير في الجوهر فعندما كانت العلاقات جيدة مع سوريا رفض وزير الطاقة والموارد الطبيعية التركي، تانر يلديز، في اجتماع مسؤولي البلدان الثلاثة في 3 أيلول 2009 في أنقرة توقيع اتفاق شامل وملزم، ووافق فقط وكجبرة خاطر على زيادة مؤقتة لكمية مياه الفرات المتدفقة الى سوريا إلى 520 م3 في الثانية لمدة شهرين، وادّعى ان تركيا تعطي “اكثر من التزاماتها”.

الجدير بالذكر ان تركيا تاريخيا ًتقاسمت المياه المشتركة مع جيرانها الاخرين فوقعت معاهدات مع روسيا في العام 1927 قسمت فيها استعمال المياه على أربعة أنهر مشتركة بين البلدين (كورو، كورا، اريا، اراس)، ومن ثم وقعت معاهدات اخرى في السبعينات. الشيئ نفسه تكرر مع اليونان في العام 1950 عندما وقع البلدان معاهدة لوزان.

عندما يسال الاتراك عن سبب عدم تكرار هذه المعاهدات مع جيرانهم المسلمين يقولون ان الانهر بين تركيا وروسيا واليونان هي انهر دولية لانها تفصل تركيا عن البلدين الآخرين، بينما دجلة والفرات   نهران “عابران للحدود” ولا يشكلان حدوداً فاصلة!(9)، لذلك فهم يعتبرونهما نهرين تركيين، ويرفضون توقيع أية معاهدة طويلة المدى تلزمهم بنسبة معينة من المياه. هذه البدعة التركية نقضها مؤتمر “استعمال المياه الجارية الدولية لغير الملاحة” التي صدقت على توصياته الامم المتحدة في 2014 وهي توضح انه “لا يوجد اي اختلاف جوهري حول مفهوم الانهار الدولية والانهار العابرة للحدود”.

الموقف الرسمي العراقي والسوري:

لمواجهة هذا الواقع حاولت حكومتا العراق وسوريا وقف العمل في هذه المشاريع المدمرة لشعوبها واقتصادها ولكن دون أية نتيجة مهمة حتى الآن. عراق صدام حسين تفرغ في الثمانينات لحربه العبثية مع إيران التي عمقت خلافه مع سورية حافظ الاسد فاعتمد على تركيا اقتصاديا لتصدير النفط عبر المتوسط، ولم يكن في موقع يستطيع فيه مجابهة اي من المشاريع التركية. وما كادت تنتهي حرب إيران، حتى شنَّ حرباً عبثية أخرى على الكويت في التسعينات ادت الى اضعاف جيشه وفرض عقوبات قاسية همشت العراق كبلد، ومن ثم جاء الغزو الاميركي (2003) وتبعته الانقسامات المذهبية والعرقية التي شلت العراق كلياً وسمحت لتركيا بالاستمرار بمشاريعها دون اي مقاومة عراقية تذكر.

سوريا من جهتها حاولت منفردة مواجهة المارد التركي في الشمال المتحالف مع العدو الاسرائيلي في الجنوب. في العام 1987 وقع البلدان “بروتوكولاً امنياً” حصلت سوريا بموجبه على وعد تركي بضخ 500م3\الثانية من الفرات في مقابل الأمن على الحدود بين البلدين. هذا الوعد لم يكن كل ما تريده سوريا التي سعت الى اتفاق ملزم ومع ذلك فالرئيس التركي، سليمان ديميريل، حاول التهرب من “الوعد” بقوله إنَّ “القرار التركي باعطاء سوريا 500 م3 كان عشوائيا”. هذا الاتفاق خاضع للمزاج التركي ففي 1990 قطعت تركيا مياه الفرات عن دول المصب لمدة شهر لتعبئة بحيرة أتاتورك، فزادت سوريا دعمها لحزب العمال الكردستاني الذي حاول تخريب بعض السدود وتاخير العمل في بعض المشاريع.  هذه الاستراتيجية السورية لم تنجح على المدى البعيد وأًجْبرت سوريا على ترحيل عبدالله اوجلان، زعيم حزب العمال، لتفادي حرب غير متوازنة مع تركيا في العام 1998. سوريا ايضا حصلت على بعض الدعم العربي عبر الجامعة العربية في التسعينات لكن دون اي تاثير يذكر على المشاريع التركية.

بعد تسلم الرئيس بشار الاسد الحكم في سوريا وغزو اميركا للعراق في العام 2003، وجدت سوريا نفسها مطوقة من كل الجهات ومهددة بعدوى التقسيم الطائفي والعرقي السائد في العراق، فبدأت بتمتين العلاقات السورية التركية ووقعت في العام 2004 اتفاقاً للتبادل التجاري الحر، وتبعها تاسيس مجلس استراتيجي والغاء تاشيرات الدخول بين البلدين حتى تخطى التبادل التجاري بين البلدين الملياري دولار في 2009، ولكن كل هذا لم يجدي نفعا في اجبار تركيا على توقيع اتفاق مائي ملزم. بعد 2011 تدهورت العلاقات وانقطعت الاتصالات بسبب الدعم التركي للميليشات المسلحة  في سوريا ووصلت الى حد المواجهة العسكرية المباشرة لكن المحدودة في ادلب العام الماضي. العراق من جهته طور علاقته الاقتصادية مع تركيا أيضا بإبرام معاهدة التبادل التجاري البالغة 16 مليار دولار في 2019 ويسعى البلدان الى ايصال التبادل التجاري الى 20 مليار في الاعوام القادمة!، وجل ما حصل عليه العراق عندما لوح بإلغاء هذه المعاهدة، حسب السيد حسن الصفار معاون مدير المعهد الوطني في إدارة الموارد المائية في وزارة الموارد المائية، هو ادراج جملة في وثيقة المعاهدة تقول ” إن للعراق حقوقا في مياه نهري دجلة والفرات”. بموازاة كل ذلك تستمر المشاريع المائية التركية حسب الخطة المرسومة والتي كان آخرها سد أليسو على دجلة، وتُنفد السدود المتبقية من مشروع “غاب” (5-10%) حسب الخطة المرسومة، وتزداد الكوارث الاقتصادية على الشعبين السوري والعراقي عام بعد عام.

النتائج على سوريا والعراق:

حوض الفرات:

نتيجة لخضوع “البروتوكول الأمني” الذي وعدت فيه تركيا الجانب السوري بضخ 500م3\الثانية لسوريا والعراق للمزاج والاعتبارات التركية السياسية والاقتصادية واعتماد مبدأ تامين حاجات تركيا المائية للري والطاقة أولاٍ وإطلاق المياه المتبقية أو الملوثة بعد الاستعمال للدول المتشاطئة ، يعاني حوض الفرات في سوريا والعراق من حالة يمكن وصفها بالموت البطيء الذي يؤدي تدريجياً الى كوارث اجتماعية واقتصادية جمة.  خلال صيف 2008 الجاف وبسبب استخدام مياه السدود لري الأراضي التركية اولاً، هددت المجاعة 300 الف سوري على حوض الفرات بسبب قلة الامطار ونضب مياه الفرات (11)، ففقدوا أراضيهم الزراعية ونزح قسم كبير منهم الى مخيمات بؤس في حلب ودمشق ومدن الساحل. خلال الصيف الماضي بدأت تركيا بخفض كميات المياه القادمة إلى سوريا الى “أقل من ربع الكمية المتفق عليها” أي 125 م3\ثانية حسب إدارة سد تشرين (ثاني أكبر السدود على نهر الفرات في سوريا) وأضافت الإدارة أن ذلك “سينعكس مباشرة على الثروة البيئية والمنتجات الزراعية وبالتالي سيترك أثره بشكل مباشر على اقتصاد المجتمع ويهدد الأمن الغذائي العام للمواطن”. بالإضافة الى ذلك، فقد وجدت مدينة الحسكة نفسها أمام مخاطر العطش في شهر آب الماضي بعدما أقدمت تركيا على إيقاف ضخ المياه من محطة علوك (في ريف مدينة رأس العين التي تحتلها تركيا) لأسباب سياسية وهددت نحو مليون شخص بالعطش (18).

سد أتاتورك

وضع حوض الفرات في العراق ليس بأفضل حال فهو امتداد للوضع في سوريا. خلال الفترة بين 1990 و2008 وبعد التفاهم السوري-العراقي على ان تكون حصة العراق 60% من 500 م3 (أي 300 مفي الثانية) المتدفقة من الحدود التركية، انخفض تدفق المياه الى العراق بنسبة 50% من 18مليار م3الى 9 مليار م3

يمكن اختصار الاضرار التي تلحق بالعراق بما يلي:

  1.  ان نقصان كل مليار م3 من المياه يؤدي تقريبا الى نقصان 260 ألف دونم ولذلك كادت خسارة 9 مليار م3 من المياه ان تؤدي إلى أن يخسر العراق 2,34 مليون دونم (5850 كلم2) من الأراضي الزراعية بعد تشغيل سد أتاتورك في 1990 لولا تعويض المياه المحجوبة من بحيرة الثرثار المالحة التي قلصت الخسارة الى 1,3 دونم تقريبا (19). الجدير بالذكر ان مخزون الثرثار لم يدم طويلا حسب عضو لجنة الزراعة والمياه والأهوار بالبرلمان علي البديري الذي حذر في تموز الماضي من كارثة مائية في المحافظات الجنوبية وقال بان “مستوى المياه اليوم خاصة في نهر الفرات هو دون النصف من مستواه الحقيقي، كما أن الاعتماد الآن بالدرجة الأساس على مخزون حوض الثرثار وبنسبة تصل إلى 50% من الاستهلاك اليومي للمياه، ما يعنى أن هذا الخزان لن يكفينا لفترة طويلة بحال بقاء الوضع على ما هو عليه”(21).
  2. بسبب قلة التصاريف التي تطلقها تركيا وتقلبها، تردت نوعية المياه الداخلة الى العراق نتيجة الملوحة والمياه الراجعة والسموم اذ بلغت معدلات الملوحة نسبة 1800 ملغ\لتر في 2009 بعد ان كانت بحدود 375 ‏ملغم/ لتر عام 1987 (بينما المعدل الدولي المقبول هو 800 ملغ\لتر). بالإضافة الى الإضرار بالأراضي الزراعية فان ارتفاع ملوحة المياه ادى الى الاضرار بالمشاريع الصناعية ومشاريع تنقية واسالة مياه الشرب. في آب 2015 أطلقت محافظة ذي قار في جنوب العراق تحذيرا من تداعيات تلوث المياه الناجم عن انخفاض مناسيب نهر الفرات، وأشارت إلى ان أكثر من 35 قرية كبيرة في أهوار الناصرية لحقتها الأضرار من انحسار المياه (19).
  3. في 2018 حظرت الحكومة صناعة الأرز والذرة لكثرة استهلاكها للمياه “ولإعطاء الأولوية لمياه الشرب والصناعة والخضروات” مما دفع الكثير من المزارعين الى هجرة أراضيهم.
  4. الضرر الأكبر يصيب 7 محافظات جنوبية ، أي اكثر من 4000 قرية يسكنها أكثر من 5 مليون نسمة. ان شح المياه عن هؤلاء السكان سيضطرهم الى “ترك الزراعة والري والهجرة الى المدن والمراكز الحضرية الاخرى وما ينتج عنه من مشكلات اقتصادية واجتماعية وديموغرافية ونفسية تضع اعباء كثيرة على اقتصاديات البلد”(19) . خلال الصيف الفائت تعرض مربو الجاموس في محافظة ذي قار لخسائر مادية كبيرة خلال نتيجة تعرض قطعانهم للهلاك والأمراض مما اضطرهم إلى النزوح القسري من مناطقهم إلى المحافظات والمناطق المجاورة (19).
  5. تأثر محطات الطاقة الكهربائية في سد القادسية وغيرها نتيجة انخفاض منسوب المياه، حيث مجمل ما تنتجه هذه المحطات لا يشكل اكثر من  40% من مجموع حاجة العراق للطاقة الكهربائية.

حوض دجلة:

المصير الذي ينتظر نهر دجلة في العراق لن يكون افضل من توأمه الفرات أثناء وبعد تخزين سد اليسو ب10,4 مليار م3 لتوليد الطاقة وبعد تشييد سد جزرة ‘القاتل‘ (كما يصفه أهل العراق)، الذي يقع على بعد 45 كلم جنوب سد اليسو و20 كلم شمال الحدود السورية-العراقية، لري اكثر من 121,000 الف هكتار. هذا المصير كادت بوادره تظهر في صيف 2019 بعد ان بدأت تركيا بتخزين المياه في بحيرة سد أليسو في تموز لولا السيول والامطار الغزيرة الغير-اعتيادية التي ملأت الخزانات والسدود العراقية شتاءً وأمنت التخزين الكافي للبلاد للاستفادة منه صيفاً. الصيف الفائت اختلف الامر فقدّر خبير استراتيجيات وسياسات المياه في جامعة دهوك رمضان حمزة إن “مستوى المياه في نهر دجلة كان 600 م3 في الثانية، وبعد بناء تركيا سد إليسو انخفض الى ما بين 300 و320 م3 في الثانية” (22). من الأرجح ان هذا المعدل من التدفق سيستمر الى ان تنتهي تركيا من تعبئة 5 مليار م3 المتبقية من طاقة السد ومن بناء سد الجزرة للعراق في 3-4 سنوات القادمة.

سد أليسو

بعد الانتهاء من تعبئة سد أليسو وتشييد وتشغيل سد جزرة في 2024 تقريبا، يتوقع الخبراء ما يلي:

  • حجب مياه النهر المتدفقة من تركيا بمعدل 7-8 مليار م3 سنويا أي 40% من تدفق النهر. الاخطر من كمية المياه المحتجبة هو تقلبها حسب الفصول واحتمال تدفقها بمستوى “التدفق البيئي (60 م3/ ثانية)”  (رسم بياني-1) كحد اقصى او انقطاعها كليا عند الحدود التركية-السورية خلال اشهر الصيف بسبب ري 121 ألف هكتار من الاراضي التركية خلال هذه الأشهر (12).
رسم بياني (1) – تدفق دجلة على الحدود العراقية قبل وبعد سدي أليسو وجزرة (12)
  • في دراسة بعنوان “نهر دجلة: التأثير الهيدرولوجي لسد إليسو على سد الموصل” قام بها مؤخرا “معهد النشر الرقمي المتعدد التخصصات”،MDPI، في باسيل، سويسرا في آذار 2020 (23)، قيّموا فيها أسوا الحالات التي يمكن ان يصل اليها سد الموصل فاستنتجوا التالي:
    1. سينخفض متوسط التدفق السنوي المتوقع إلى حوالي 119 م3/ ثانية أي انه سينخفض الى 22% من متوسط التدفق السنوي للثلاثين سنة الماضية (553 م3/ ثانية) الذي يظهره رسم بيان (1) ادناه. الجدير بالذكر ان معدل التدفق سيكون بمستوى او اقل من “التدفق البيئي (60 م3/ ثانية)” لمدة 5 شهور حسب رسم بيان (1)، وهذا عمليا سيخرج سد الموصل من الخدمة.
    2. سيبلغ معدل التدفق التراكمي للعام بأكمله في حوالي 4.6 مليار متر مكعب أي أكثر بقليل من ما يسمى بـ “المخزون الميت” في سد الموصل وتمثل 42% من طاقة تخزين السد التي تصل الى 11 مليار م3(21).
  • انخفاضٍ كبير في إنتاج الطاقة الكهرومائية، بسبب تـأثر محطتي سـد الموصـل وسد سامراء، اللذان سيتعذر عليهما إمداد المصانع ومحطات ضخ المياه وبقية المؤسسات الأخرى بما تحتاجه مـن طاقـة ضـرورية لتشغيلها.
  • ازدياد نسبة الملوحة في حوالي 600-700 الف هكتار من أجود الأراضي الزراعية وخاصة الشمالية، وزيادة الأراضي الجرداء المتصحرة بـ 3 ملايين دونم (7,500 كلم) (19) في الوسط والجنوب حسب الخبراء، سيتسبب بخروج 25-35% من الأراضي الزراعية من الخدمة.
  • من الناحية الانسانية يقدر الخبراء ان نسبة قد تصل الى 5 ملايين عراقي ستضطر الى الهجرة الى المدن او الدول المجاورة طلبا للرزق بسبب شح مياه الشرب والتصحر.
  • تتفاقم المسألة وتزداد سوءاً من جانب إيران التي تسيطر على 6 ملايين م3 (15%) من المياه المتدفقة للعراق حاليا، حيث تقوم بدورها ببناء السدود وتحويل الانهار الى داخل الاراضي الإيرانية على روافد دجلة في الشمال (الزاب الاصغر، ديالة) وعلى نهري الكارون والكلخ في الجنوب قرب شط العرب.
  • الاحتمال الكبير لانهيار السدود التركية بفعل الزلازل فهناك علاقة سببية مؤكدة علميا بين وقوع الزلازل بسبب السدود العملاقة وبحيراتهاوعلاقة أخرى بين انهيار السدود بسبب الزلازل في المناطق الناشطة زلزاليا، حسب الخبير طلال بن علي محمد مختار، أستاذ علوم الجيوفيزياء في احدى الجامعات السعودية (24) .

نحو استراتيجية الأمن القومي المائي: (أفكار واقتراحات)

لا بد لنا من التساؤل: كيف سمحنا للامور أن تسوء الى هذه الدرجة، فيصبح أمننا المائي مهدداً بهذا الشكل ؟ ويهدد حياة الملايين من شعبنا معه؟ وهل ما يوحي بوقف هذا النزف ومواجهة هذا الخطر الوجودي على امتنا.؟

 قبل عرض الخيارات المتوفرة لا بد من ان نذكر بما نبه له الاستراتيجي الاول في امتنا، عندما حذر في اوائل القرن الماضي من مخاطر عدم سيطرة “الامة السورية” على مصادر ثروتها وحدد حدودها الطبيعية بجبال طوروس وزغروس. انه الزعيم أنطون سعاده صاحب الفكر الفذ الذي اغتالته اعداماً السلطات اللبنانية والسورية في 8 تموز 1949.

 اليوم في 2020، بعد 71 سنة على رحيله، ما زالت افكاره تشكل القاعدة التي يبنى عليها الانقاذ.

لا يمكن لسوريا والعراق مواجهة التهديد التركي بدون صياغة استراتيجية مائية-اقتصادية متكاملة. هذه الاستراتيجية لا تعني فقط تنسيق المواقف قبل اجتماع اللجنة التقنية للمياه بين الدول الثلاث (هذا اذا اجتمعت) او ‘البكاء‘ و‘الصراخ‘ في مواسم الجفاف بل تتعداها الى رسم خطة اقتصادية قانونية بيئية واعلامية شاملة للدفاع عن وجودنا وحقوقنا المائية.

 أهم ما يمكن أن تشمله هذه الخطة ما يلي:

أولا: تمتين الروابط الاقتصادية بين سوريا والعراق ودول المشرق الاخرى عبر زيادة التبادل التجاري والتعاون في مشاريع الطاقة كتطوير خط انابيب النفط بين كركوك وبانياس وطرابلس.

ثانيا: انشاء مجلس اعلى للمياه بين البلدين للاشراف على وضع الخطط وتنفيذها والتفاوض مع تركيا كجسم واحد. هذا المجلس يمكن ان يستعين بكثير من الخبرات السورية والعراقية في الوطن والمهجر وان يشمل عدة لجان تقنية تضع الدراسات القانونية والبيئية والتاريخية والاعلامية التي تدعم القضية.

ثالثا: السعي عبر جامعة الدول العربية لقيام جبهة عربية فعالة للدفاع عن المياه العربية في الهلال الخصيب ووادي النيل، وذلك بربط اي تعاون اقتصادي عربي مع دول المصدر بحل مشكلة المياه. مصر هي الأخرى دولة مصب وهي تواجه نفس مشكلة العراق وسوريا مع دولة المصدر أثيوبيا بالنسبة لسد النهضة لذلك فالتنسيق والتحالف معها يخدم مصالح مصر ودول الهلال الخصيب.

رابعا: السعي بجدية للتوصل الى اتفاق على قسمة المياه والموارد الطبيعية الاخرى داخل العراق. ان معظم روافد دجلة (الزاب الاكبر والزاب الاصغر وديالة) تمر في شمال شرق العراق، وبناء اقليم كردستان السدود العملاقة كسد بخمة الذي يخزن أكثر من 10 مليار م3 من الزاب الأكبر قبل التوصل الى قانون لتوزيع المياه قد يؤدي الى صراع عرقي طويل على الفُتات. قد يكون التوصل الى اتفاق صعب المنال لكثرة التدخلات الخارجية لكن ربما يُكتب له النجاح اذا ادرك الجميع وخاصة الاكراد ان البترول والغاز سينضبان خلال 50 سنة والصراع العرقي اذا حصل سيستنزف الجميع وبدون المياه لن يدوم شيء.

خامسا: البدء بحملة اعلامية كبيرة في دول المشرق لتوعية الشعب على المخاطر المحدقة به في حال موت دجلة والفرات. كذلك يجب التصدي لبعض التفاسير المغرضة للاحاديث النبوية التي تجعل الشعب يعتبر موت الفرات ودجلة ارادة الهية ولا يمكن التصدي لها. من هذه الاحاديث قول أبي هريرة: ” قال رسول الله صلى الله تعالى عليه وسلم: ((لا تقوم الساعة حتى يحسِر الفرات عن جبل من ذهب))”

سادساَ: التعاون مع الجمعيات البيئية والاجتماعية العالمية التي تعارض المشاريع التركية على دجلة. هذه الجمعيات استطاعت ان تضغط على حكوماتها الاوروبية لقطع الدعم المادي عن مشروع اليسو فأوقف الاتحاد الاوروبي التمويل وجُمد العمل فيه منذ في 2008 كما ذكرنا سابقا لذلك يجب ان لا يستهان بقدراتها التجييرية.

سابعاَ: الاستشمار بالطاقة المتجددة كالطاقة الشمسية والهوائية داخليا والابتعاد تدريجيا عن استعمال السدود لتوليد الطاقة واستعمال المياه للري والحاجات الانسانية فقط. توليد الطاقة يتطلب إطلاق مياه السد في مواعيد لا تتناسب بالضرورة مع متطلبات الري وقد يؤدي ذلك الى هدر للمياه. دول الخليح واسرائيل بدأت تستثمر في الطاقة الشمسية الآن، وسوريا والعراق يمكن ان يفعلا الشيئ ذاته فالمساحات الشاسعة والمناخ الحار يجعلان هذه الطاقة بديلاً عملياً للمياه واستثمار مربح على المدى البعيد.

ثامناَ: تحذير ومقاطعة الشركات الهندسية والبنوك الدولية اذا شاركت باي من المشاريع المائية غير المتفق عليها بين الدول المتشاطئة حسب القانون الدولي.

تاسعاَ: ربط التبادل التجاري مع تركيا بحل مشكلة المياه فليس من المنطق ان يتهجر شعبنا ويخسر اقتصادنا ملايين الدولارات بسبب قلة الماء ونكافئ الجاني بفتح اسواقنا له ليجني المليارات كل عام. عدم ربط التبادل التجاري بالأمن المائي، يشبه الى حد كبير ما فعلته السلطة الفلسطينية وعرب ما يسمى “الاعتدال” مع اسرائيل عندما قدموا التنازلات وتوقعوا بالمقابل ان تترحم اسرائيل وأميركا عليهم فتعيد الحقوق الفلسطينية المسلوبة، لكن الامور تدهورت عاماً بعد عام الى ان وصلنا الى صفقة القرن.

عاشراَ: حث الأمم المتحدة على القيام بدراسة ‘حيادية‘ حول ظاهرة وقوع الزلازل في منطقة جنوب شرقي تركيا، ومدى تأثير ذلك علـى سدود الميـاه المقامة فيها. أيضا يجب الضغط على الجانب التركي على عدم القيـام بـإملاء سد أليسو واتاتوك وغيرهما بكامل طاقتهم التخزينية قبل إتمام الأمم المتحدة لدراستها، وذلك خوفاً من إحتمـال تعرضـها لزلزال قوي قد يؤدي على الأرجح، حسب الخبراء، الى انهيارات وتصدعات في السدود وتكون عواقبها وخيمة على العراق (24).

احد عشر: اذا استمر الاتراك ببناء السدود وخاصة سد جزرة القاتل للعراق واستمر التعنت التركي برفض توقيع اي اتفاقات تلزمها على المدى البعيد، فلا بد من تقديم شكوى الى المؤسسات الدولية كمحكمة العدل الدولية ومجلس الامن. ان توصيات مؤتمر” استعمال المياه الدولية لغير الملاحة” الذي صدقت عليه الامم المتحدة في 2014 تدعو للتوزيع العادل للمياه وعدم قيام اي دولة باي مشاريع مائية تسبب الاذى بدول النهرالاخرى. الكاتب والباحث العراقي علاء اللامي تساءل بدهشة عن سبب عدم استعمال العراق لهذه الاتفاقية التي هي مئة بالمئة لصالحة وقال: ” أن هذه الاتفاقية الدولية النافذة تعتبر وبحق سلاحا فعالا ومرجعية رصينة وقوية يمكن للدولة العراقية استعمالها والاستناد إليها في دفاعها عن حقوق العراق المائية ومصالحة الحيوية والتي بلغت اليوم خيار الحياة أو الموت بالنسبة لشعب العراق” (17).

اثنا عشر: اذا لم نتفع كل هذه الخطوات فلن يكون للعراق وسوريا أي خيار غير قطع العلاقات بشكل كامل مع تركيا واعتبارها عدواً وبذلك استخدام الدولة والشعب لكل الوسائل المتاحة وعدم استثناء أي خيار مهما كان صعبا للدفاع عن الحضارة والتاريخ والوجود والمستقبل.

أمامنا فرصة وربما الاخيرة لمواجهة هذه الخطر الوجودي فإذا لم نكن بمستوى المسؤولية ونواجه شريعة الـ”غاب” التركية موحدين فنحن قادمون على مشاهد كثيرة من “الصيف الجاف” يتناحر فيها شعبنا على الفتات. هذا وعلى المدى البعيد سيؤدي الى نكبة لشعبنا في الشرق العراقي شبيهة بنكبة شعبنا في الجنوب الفلسطيني، وسيتحول هلالنا الخصيب الى هلال نضيب، يصبح فيه العراق واجزاء كبيرة من سورية امتداداً لصحراء الجزيرة العربية.

هذه ليست اقوالاً للترهيب، ففي تقريرين منفصلين للمنظمة الدولية للبحوث ولمنظمة المياه الاوروبية هذا العام استنتجوا فيهما موت نهري دجلة والفرات في العراق في العام 2040 بسبب السدود التركية (15). كذلك فالعالم الياباني، أكيو كيتوه، من معهد متيولوجيكل للابحاث في اليابان، الذي يدرس تحولات الطقس وتأثير السدود التركية، توقع زوال “الهلال الخصيب القديم” في هذا القرن “والعملية قد بدأت” (16).

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ملاحظة: هذا البحث كان قد وضعه سابقاً الباحث راجي سعد، تحت عنوان: من هلال خصيب إلى هلال نضيب، ثم عاد وحدّث معطياته مشكوراً لنشره على منصّة سيرجيل,

What of those Lebanese children that their parents prefer them to immigrate?

My parents sent 3 of their children to Lebanon boarding schools in order to save them from the multitude of incurable diseases in Africa (or lack of medicines), in the mid 1950’s

With a few editing

Mon fils, ne t’en va pas. Pas maintenant. Pas quand nous sommes fâchés.
Fais comme si rien ne s’était passé.
Attends que la poussière retombe.

La veille, quand tu es rentré après cette longue absence,

Dans ma poitrine, j’avais le cœur qui dansait. Au fond de moi, c’était, comme qui dirait, une explosion.

Quand tu n’es pas là, je perds mes mots, je me fourvoie et,

Pour que j’avance, il me faut désormais marcher dans tes pas.

Certaines nuits, quand le vent siffle trop fort, j’oubliais jusqu’à ton prénom.
Et puis ce souffle qui s’est levé, venant du port. (Reminiscing of the conflagration of the Port of Beirut?)

Ce souffle de verre, cette hécatombe de vies brisées en étoile.

Le sang coulait à flots et on ne savait où donner du regard.

Dans les rues, jusqu’à l’aube, tu as erré haggard.
Oublie ce que tu as vu.
Notre ville, souvent assassinée, demolie, devastee’.

Notre ville comme un millefeuille où passe en accéléré le temps qui, ailleurs, met des plombes.

C’est de mourir cent fois que nous sommes si vivants et chaque instant volé a le goût de l’éternité.

Mon fils, pourquoi t’es-tu figé ?
D’où vient cette pesanteur ?
Cette mort avant l’heure, est-elle la fois de trop ?

Qu’il est dur ce moment où, suspendu dans le vide, l’homme s’arrête de marcher.
Cette ville dévastée en un battement de cil, c’est le mauvais œil, les dieux qui sont jaloux.

Il est des fêlures qu’on ne peut ressouder, des plaies qui suintent comme des stigmates.
Avec le temps, nous avons appris à sceller un pacte.

La destinée n’a pas prise sur notre survie
Hier, en fermant les volets, le souffle de la montagne est monté jusqu’à moi.

Egrenés en lacets, les villages alentour palpitent comme des flammes.

Dans le ciel, l’étoile du berger s’est levée comme avant.
Ce soir, la lune est pleine et fait du bruit en marchant.

Chaque vie est une victoire, chaque jour une bénédiction et la mort d’Adonis, une affaire de saison.

Au jardin de ton père, les amandes sont ouvertes et la figue que tu cueilles est perlée de lait.
Qu’importe que l’on rase l’herbe que tu as foulée, que l’on fauche ta ville et déterre tes morts.

Nous sommes la chandelle qu’on ne peut pas moucher, la moule accrochée à son rocher.

Nous sommes le peuple qui danse sur la bouche du volcan. (Si on avait un volcan au Liban, ce serait chouette)
Même si, depuis toujours, tu es tourné vers la mer…

Condamné à porter le Liban en bandoulière, en escarbille au cœur.

Condamné à bâtir le pays des autres.
Ici, il nous faut construire sur le sable. (Même si notre terre est plutôt un vaste rocher)
Mais tant que la lumière se lève de notre côté, rien ne pourra nous arriver. (Esperont toujours)

Note: Only the governments in Syria and Israel follow the events and a few details in Lebanon. All the others never cross their mind that lebanon is a worthy subject matter.

Only Lebanon local news media try hard to inflate this croaking grenouille “nafekh hal Dafda3at

Palestinians demand an independent State in Palestine: Cannot buy the alternative

The Trump administration has been working hard to establish Israel as the only viable State in the Middle-East to dialogue with. A few Gulf Emirate States have been coaxed to sign a dubious “peace treaty” with Israel, like Abu Dhabi and Bahrain.

The funny part is that the representatives of these 2 semi-States behaved as totally ignorant on what they are signing with Trump.

Egypt and Jordan had signed a treaty in 1974-75 which resulted in countless wars and civil wars in Lebanon, Syria and Iraq.

‘NYT’ coverage of Trump peace plan news quotes 5 pro-Israel voices, 0 Palestinians

Media Analysis

 on 

The New York Times covers phase one of the Trump peace plan, an economic “workshop” in Bahrain next month at which the administration is expected to dangle the money it wants to give Palestinians and states neighboring Israel, so that Palestinians will sacrifice their political demands/rights (among them sovereignty on ’67 borders; return of refugees; shared Jerusalem)– a figure said to be $68 billion.

The article quotes No Palestinians. (No Palestinian business person will attend this faked “workshop”)

It does include quotes from Aaron David Miller, Jared Kushner, Robert Satloff, Treasury’s Steve Mnuchin, and Brookings pundit Tamara Cofman Wittes. Five (Jewish) Americans, all five of them strong supporters of Israel. (Mnuchin’s background is here.)

Satloff, Wittes, and Miller are all presented as “critics” of the plan, but they are all Zionist critics of the plan. Just different shades of Zionist.(No, not shade. Stauncher Zionists than most Israelis)

Why? This is racism in journalism before your eyes.

The Times clearly has a structural bias against Palestinians. (As all colonial powers’ administrations in the last century)

Even as it demonstrates its higher consciousness in other left zones, the newspaper is stuck in the old paradigm on Israel.

How else could a newspaper publish four justifications of the killings of nonviolent protesters inside of a few months, as it did last year in Gaza?

This would never happen in any other context when a government opens fire on demonstrators.

But the Times columnists offered those justifications, in Shmuel Rosner’s case almost a bloodthirsty one, and there was no balance, let alone criticism from the Roger Cohens, David Brookses, and Michelle Goldbergs of the world.

Palestinians simply don’t count as full human actors.

The Palestinian Prime Minister released a statement rejecting the economic summit today.

He and his cabinet surely were available yesterday. So was Sam Bahour, who writes that Palestine cannot have an economic future without an independent political future, in which construction workers and university graduates will be able to find employment inside a Palestinian state.

Diana Buttu, Saeb Erekat, Hanan Ashrawi (who has been denied a visa to travel to the U.S.), Omar Barghouti, Mustafa Barghouti, Haider Eid surely would have spoken to the Times, too.

Palestine is truly teeming with sophisticated political actors on a wide range who would have something to say about the implausibility of economic peace.

And if the Times says this was an American politics piece, well, there are Palestinians here, too, who have a lot to say.

The bottom line is obvious and disturbing. Palestinians aren’t equals.

The Orient Queen was capsized during Beirut port conflagration: My cruise experience

Note: I had posted my experience on the Orient Queen for 3 days cruise to Alanya (Turkey) last September 2019. I expected a good vacation for a dream since it was my first travel by sea.

Actually, the Orient Queen is the only sea ship from all Lebanon ports. If you want to catch a luxury cruise, you need to travel by air to where the cruise is launched. Sounds like a monopoly in this mafia plagued State.

This ship was parked by pier 9, very close to pier 12 where the conflagration originated, and it was Not the regular place to stay until the summer season.  Many crews dove into the sea  during the first explosion. Three crews died and many injured.

I read an ad for 2 cruises to Cyprus on the last week of September. Since I have never been to any sea cruise, I decided to try one, and experience a “5 star hotel on the sea” and check if I get seasick.

It turned out you need paperwork to submit to a visa that cost $60 for a 7-hour landing. It was Not my cup of tea, since I have already visited Cyprus before and I didn’t like it that much. (It was during Christmas and Larnaka seemed empty and the hotel to be desired)

Fortunately, the Orient Queen was also going to Turkey (Alanya city) for a 3-day cruise and No visa required, and that clenched the deal.

Sure, as I am single on that cruise I had to caught up $100 more for a room (a total of $450). And I was allocated a room on deck 6, instead of the underground deck 4, where many felt seasick. And with a western-side window that looks on just the vast sea.

The climbing on the cruise was facilitated by the security services and it was quick (should I be suspicious of any wrongdoing?)

Well, the cruise aligned half a dozen girls in Brazilian attire. I can’t remember that I saw them again or if they danced in an event that I failed to attend. In any case, here they were lined up with the Captain for the farewell of the port of Beirut.

The food service was done by Egyptian males (sofraji). The front desk was catered by Egyptian males. The casino was handled by a Russian girl and 2 Ukrainian girls. The bars were attended by Indonesians. My section for room service was allocated to a Ukrainian girl and an Indonesian male.

Our passports were hoarded, and when I read in my room that the passport will Not be returned until our room service was paid at the end of the cruise, I got furious.

I recalled all these facts and stories of foreign workers in the Gulf and Saudi Kingdom, and house maid in Lebanon for keeping passport.

And then someone offered me a convincing reason: it is all about Schengen procedure so that no customer will jump ship when landing in Turkey and getting lost.

Though this reason is very convincing, my gut feeling is that the higher echelons in management have a mean spirited streak of humiliating their clients, by anyway they possess. Apparently, a routine they “nailed down” since 2005.

And this gut feeling was supported by the many successive indignities we suffered throughout the experience, this feeling of trying to “milk the ant” for any profit margin that the management was ordered to cash in.

My first decision was to tour the facilities of the ship.

I located a miniature, a hole of (5 by 3 meter) swimming pool. I discarded this fact, wishing to find another larger swimming pool. That’s was it, and had to deal with, and all my expectations went downhill since then, and nothing elevated my spirit, no matter how I tried for positive attitudes.

There were 2 sizable Jacuzzi at the other end (tribor, babor, babour…), each welcoming 4 persons and pretty good.

At lunch, I was allocated a table for 5 persons, older people and none with wives on board, and for the entire duration. These persons spent their time in the casino, nothing else for them to waste time on. One of them who patronized this cruise 5 years ago claimed the food was much better. These guys can sense the onset of seasickness and take the appropriate pill.

I told them that I was allocated a cabin with a window on deck 6 because I was found funny. One of them tersely replied: “all cabins on deck 6 have windows”.

I cannot recollect having looked out the window more than twice for a few seconds, but the cabin was flooded with natural light in the afternoon, a great setting for leisurely reading in a cool place, though I was denied that luxury the last day, since we were ordered to vacate the cabin at 3 pm.

Once, as I made friends and they invited me to join them at their table, the server said: “Please, please“. Kind of not willing to serve an additional client.

Nevertheless, the Egyptians are fine waiters and quick funny. One of the elder on the table was dozing off, waiting for his desert, and the waiter said: “bjeblak battaniyeh?”

I realized that the liquor servers (serving anything liquid), allocated to particular set of tables, were meek and worried that any clients might get totally frustrated and brutal with them for “selling water“. Worst, tiny slices of breads were “counted” for each table: no way to demand more bread.

I distributed tips for these liquor servers without ordering anything, just to send them the message: “I feel with your predicament“. Actually, I learned to give tips before receiving the service: it works and performance follows.

In the afternoon, the nasty sound of the emergency alarm lasted for a long time. I told myself: “hopefully, they are Not going to make it a habit to test our readiness.” And then I heard persistent banging on my door. I was to get out and bring my life-jacket with me and join everybody in the restaurant of deck 6.

On the couch, a saw a scared beautiful young girl, her head all wrapped tight with several layers of veils, and looking at me as if I were a cruise pro. She asked me: “What is going on?”. I replied: “Probably, they are going to throw us overboard to test which safety jackets are still functional”. Her face turned grey and I resumed: “Maybe not now. They’ll go through the routine of describing the safety measures to take when the alarm sounds next time”. She was Not convinced.

Her roommate girl was pale and in a phased out attitude. She did bring her safety jacket but didn’t wear it. I said to her: “As for you, you failed the test. You didn’t wear the jacket. Probably, they’ll select you to throw overboard for punishment”. It turned out she was already feeling seasick.

Then followed a description of the various tours when we land on Alanya as taken from the photo on my mobile:

  1. Shopping tour, 4.5 hrs, at $15
  2.  Jeep Safari 4 hrs, at $35
  3. Shuttle to Cleopatra Beach, at $20
  4. paragliding experience 3 hrs at $90
  5. Diving experience 3 hrs at $70
  6. Turkish bath 3 hrs at $50
  7. Dolphin show 3 hrs at $40

Most of these activities I had in Sharm al Sheikh and the dolphin show I watched in Disneyland in Orlando. And I set my mind to subscribe to Cleopatra beach.

I asked the front desk for Internet connection on the ship. We had to pay $25 for our mere two days, another harsh let down from how this ship is run. It then that I met the seasick girl at front desk and she told me: “moush merta7a“.

The clerk brought her a piece of bread on a platter and said: “Since you vomited, you stomach is empty. eating this bread will improve your state”. I was doubtful because I surmised that eating is the nastiest activity for seasick people. I said: “On checking deck 8, I discovered a door marked “Hospital” and I may show her the way”. The clerk didn’t appreciate my joke.

I put to practice the navy gait, legs spread wide. I wondered “why they promote alcoholic drinks if people are unable to walk straight?”

In the evening I decided to do the best of what’s available and got dizzy swimming dozen of times, back and forth, the “lengths” of this miniature pool. People looked at me saying: “That’s a wonderful kid, enjoying himself by any means”

Once, I was smoking with a heavy smoker acquaintance on the deck of the pool and he said: “this is a nasty smell”. I said “you mean the smell of cigarette?” He replied: “No the burned smell of oil from the turbine exhaust of the ship”. It is then that I smelt it and from then on I spent my time on the other side of the ship, where everybody gathered as we were arriving to the port of Beirut.

Actually, it is on this side of the ship on the last hour that I attempted small chats with the gathered people and how they felt about this experience.

People pass-time was to set up arghili (hookah) around this swimming pool for $14.

The Orient Queen arranged for 5 buses to take the customers to various sites in Alanya, one of them to the “famous” Cleopatra beach where it is claimed that Cleopatra did swim long time ago. I have been told this beech stretches for a mile and the sand were imported from South Africa.

I thought of signing up for this trip, but the weather condition changed to rainy day, and I was happy I didn’t sign up (I would have lost my money, since there would be no refund).

I was also lucky Not to sign up on time for a meeting with the Captain on deck 7. One of my table companion told me that they take a group photo for $20 for the cruise promotion.

I was the last person to step out of the ship and had the lunch room all for myself.

An experienced woman attendant on front desk filled me with details: most of these sites can be reached cheaply by public transport, and most of them are actually at walking distance.

At 2 pm, I descended the ship and boarded a City Tour “train”, kind of a car remorking two children trains at 10 TL or less than $2.

This tour lasted 45 minutes and we passed the Cleopatra beech, the bazaar, the teleferic , and many adjacent main roads. Nothing to it. New ship acquaintances told me they borrowed bicycles and electric motto to tour the city.

Apparently, none of the groups were happy with their guides or the tours: they ended up taking taxis to return to the ship. And it poured cats and dogs for hours until 10 pm, and they arrived totally drenched.

Not only the “tourists” were drenched but the ship was “drenched and leaking” from everywhere.

The employees were exhausted collecting the leaks and disposing dozens of buckets. A few cabins were leaking too.

I had arrived at 4:30 and it was drizzling: I was tired of walking to the bazaar and buying unnecessary clothes to the female members of my clan: we have so many unworn clothes that are taking so much spaces in our closets and cannot get rid of them.

Suffice to say that I bought an “Alanya sherwal“, just because the lady was dynamic and wouldn’t desist from showing me what her shop held. And I laughing my heart out for her activities, she even shortened one of the 3abaya for mother.

That rainy day and night might have hurt the profit margin of the cruise, since no one could venture outside on the upper deck to “enjoy” an arghili or have a drink… Maybe this is one reason management forced on the customers an additional $10 for room service?

There were no outside exits to have a smoke, but I discovered an exit under a tiny shelter facing the pool. A good looking woman wearing one of the headgear, promoted by “Princess” Mozah of Qatar, wanted to displace the huge sound buffer from under the heavy rain, and the employees were afraid of being electrocuted if they touch the cable, but the cable was long enough to move the buffer under the shelter..

In hindsight, I observed 3 ladies wearing this kind of headgear, in white or black, and I conjectured that maybe a minority “Muslim” sect is using it overseas. Actually, one lady was very “classy” in her behavior, her attire and the soft way she eats and talk on her table. I conjectured that she might be a foreigner. And she turned out to be from Damascus and refused to talk but in “Arabic”, though she understood English and appreciated my compliment.

The day of our arrival to Beirut, we were ordered to vacate our cabins at 3 pm in order to prepare the room for the next trip on the same night.

Thus, we were left outside for 5 hours and we were denied swimming towels.

I met people at one of the Jacuzzi and they said it is “fresh water” (thus no need for me to take a shower afterward) and they told me to ask the front desk for towels. Not only the front desk does Not deliver anything, they don’t even carry small changes for tips.

But I hoarded a Jacuzzi all for myself for an hour and watched people sweating and totally bored.

I waited for the lines in front desk to dwindle, paying for their room service before getting their passport back.

The main sticky point was why charging $30 instead of $20 as stipulated in writing? One of the lady claimed that she has already paid upfront $30 for room service and she had to wait until this problem is resolved (the clerk said they had no direct commutation with headquarter in Beirut, and I assume the Captain is in charge of all decisions on board?)

I did my best in these long line to dissipate the accumulating anger and was trying to be calm and funny with Ibrahim. I even suggested to him whether I can bring him a sandwich for the long haul (as if this cruise has bread for sandwiches).

I met with my table companions around a table around 5 pm: the casino was closed and they had no idea what to do next. I ordered a large water bottle and a non-alcoholic beer. The barman said that I ordered the last beer and (may be the single such beer he received for his reserves). Actually, not a single bar on the ship ever admitted having beer sh3eer.

I will always be grateful for this barman for showing me the closest of WC, otherwise I would have been in big trouble, for the countless times I used it within 2 hours: beer and swimming keep me busy visiting WC.

Before leaving ship, I passed by the Free Market room to buy a few bottles. And it was closed: al jomrok came and closed it. Why we were Not warned of these khouza3balaat?

It was a mere 2 nights on the cruise and most of the “tourists” I talked to said they cannot count on them for a repeat.

I wonder how the “tourists” handled 7 days on this cruise, touring the Greek islands.

I conjecture that a few committed suicide at landing, out of total disgust: they quit Lebanon for an “honorable” vacation and they received the same kind of crap of indignities and humiliation as the Lebanese State extended to them in the last 3 decades.

Still I had my experiences being confined at sea and how people behave and spend their time, and what is available and what is delivered.

It is doubly satisfying since I executed my dream before the Covid pandemics set in, the total bankruptcy of the State of Lebanon, the scarcity of hard currencies, the inability/difficulties of travelling oversea,  and the instabilities we are experiencing.

Note 1: My note to Pamela , in my first reaction, was how I felt in this cruise:

Hola Pamela. I miss your smile. I wish you stayed in the cruise to observe and feel the indignities, frustration and humiliation of the clients and the service personnel.

I waited till the end of your last cruise to Cyprus to avoid you further exacerbation and headache from overseeing the last cruise.

I write reports of my experiences and impressions and post them on my blog adonis49@wordpress.com. If you care, I might send you a link, in due time.

Ya 3ammi, add upfront what it takes for standard room service charge (supposedly to repay the employees?), all you can drink water and eat bread, and swimming towels.

Ya 3ammi, add extra for non-alcoholic beverages, including non-alcoholic beer sha3eer and save the clients and the service personnel the hassle, the rebuke and humiliation in long waiting lines. And attach the appropriate bracelet around the wrist of clients.

What is the purpose of kicking us out of our cabin at 3 pm when the arrival time is estimated at 8 pm? And denying us swimming towels too? We pay for vacation and Not to submit to more frustration.

I will consider your explanations for my article, specifically what kinds of procedures you intend of “reforming” since 2005.

Note 2: My reply to the note of Hana Abu Mer3i, operating manager

Hi Hana: just quick few replies since I’ll be writing an exhaustive article on my experience on this cruise.

In the print it was said $20 service charge per person and not $30. A family of 4 had to caught up $40 additional charges.
I was practically kicked out of my cabin and was Not allowed to retake my swimming towel in order to spend a few hours waiting for arrival
The liquor service people meekly approach our tables at lunch and dinner, sort of worried that someone will pick up a tantrum for selling them water
I doubt that you ever reconsidered your procedures and  rules since 2005.
I was under the impression that there was an underlining mean spirited pleasure to humiliate these “ratesh” paying clients who do Not deserve an honorable and comfortable vacation
It was plainly a succession of various indignities and frustration that added up to a feeling of brutal behavior by the organizers.
In any case, the customer speaks louder: the dozen of clients I talked to were adamant that they will Not be repeat client to Abumer3i cruise.
At least the cabin was decent and plenty of hot water for showers

Reminiscing when Beirut was actually a super Movable fairs 

Personal experience when I were a university student: Movable fairs in Beirut: 1971-74

I decided to re-edit my old article “Wonderful early 1970’s:  Movable fairs in Beirut” in order to demonstrate to the current generation in Lebanon that it is highly feasible to generate a Mass Upheaval as was done in Tunisia and Egypt.

It is a scream against the total impunity that our politicians, in this semi-State of Lebanon, are enjoying, those militia/mafia “leaders” of our civil war, a war that no one was a victor.

Currently, the State of Lebanon is totally bankrupt at all levels and barely may survive remaining in the UN as a State

Our movable fair lasted 4 years, 3 years behind Paris and Woodstock mass upheaval fairs.

If it were Not for the de facto control of the PLO (Palestinian Liberation Organization) over our political system, which diffused the purpose of the true upheaval of the Lebanese movement, Lebanon would have reformed against all odds.

Woodstock musical fiesta was organized in 1968 and disbanded three days later.

The French students revolt in Paris of 1968, then joined by the working organizations,  ended 2 weeks later.

The French students revolt of 1968 was a big party with deep lucidity:  banners read “Run, comrade, run.  The old world is chasing after you.” Youth was taking a reprieve by running joyously, a week of total freedom, running as fast as he could, knowing that the old world will invariably catch up with him.

These students and youth movements crossed to Lebanon in 1970 and lingered for 5 years as movable fairs in Beirut, before the civil war set in, at the instigation of US/Israel.

I witnessed that wonderful and crazy period as a university student, witnessing far more than studying.

By 1970 I was attending university, mainly math, physics, and chemistry courses.   Once the morning courses were taken care of, I roamed Beirut freely and all alone. (Would have been more pleasurable and instructive if I had friends to join me then)

For less than 5 Lebanese pounds ($2 at the time) I could see movies, watch theater pieces, or go to the empty beaches in mid September and October, eat local sandwiches of falafel, shawarma, and freshly pressed fruits.

Most of the days I ended up attending conferences, political party meetings, joining regular demonstrations and marches by university students, sit-ins, hunger strikes on the street in front of the education ministry (I tried once for half a day).

Fleeing police tanks and water hoses, or just walking all around Beirut circulating where the “movable fairs” crossed my path, gathering of people chanting slogans against the sectarian and mercantile political system, the defeatist government, not responding to the frequent bombardment of Israel in south Lebanon...

The citizens (mostly Muslim Chia) in the south flocked to the suburbs of Beirut, mainly in Dahieh, and labelled the “Red belt of poverty” in order to flee the successive incursions of Israel, under all lame excuses.

The Palestinian Liberation Organization, led by Yasser Arafat, and its institutions were firmly established in Beirut and in a dozen Palestinian camps.  Cash in hard currency spent by the PLO and the various resistance movements maintained the Lebanese currency very strong.

In May 1972, Beirut Cinema Club in cooperation with the US Cultural Center projected a series of Orson Welles movies such as “Citizen Kane”, “The lady from Shanghai”, “Secret report”, “Satan’s touch”, and “Falstaff”.  Wells mostly recalls the negative critics: for example, a critic said that Orson shouts like a rhinoceros” when Orson played “Candid” of Bernard Show.

Wells and Charlie Chaplin might be the greatest American directors.  Wells prefers that producers invest massively on many movies, even if one of his films are not marketed.  He said: “Without men there is no art.  Without women, men never become artists”

In May 1973, the film “Red Weddings” by French director Claude Chabrol was projected in El Dorado movie theater. There was a curfew in the previous week:  The Lebanese army tried to enter the Palestinian camp of Dbayeh (mostly Christians).

A few feddayins escaped and fled through the valley of river Nahr Kalb (Dog River); and we provided them shelter for three days in Beit-Chabab and they were to resume the trip to Dhour Shweir.  An ambush by the Phalanges (Kataeb) Party killed several of them on the way.

Chabrol has a particular style and a deterministic view on how events should unfold:  His movies are about illicit love affairs, murder, then punishment by the “bourgeois” legal system:  that genuinely falling in-love is irrelevant and thus must be punished, one way or another.

In June 1974, “The hour of liberation has chimed.. Out colonialists” by the young woman director Heine Srour won a special acclaim in Cannes.  This movie is about the popular revolutionary struggle of the people in Zofar (Oman, Hadramout, and south Yemen) from the British colonial power and archaic monarchic structures.

Heine invested two years in preparation and shot the one-hour movie with the rudiment of equipment and finances.  Heine and three technicians walked hundreds of kilometers with the fighters under scorching sun and the bombing of British jets.

Heine conducted interviews in the local Arabic slang the “Himyari” and projected the essential roles that women shared in that revolution along the fighters.

This movie was one of the first to broach situation in other Arabic States outside of Syria, Egypt, Iraq, or Palestine.  Movies on the Algerian revolution were to be produced shortly after.

In February 1975, director Borhan Awalweyeh showed his movie “Kfar Kassem“.  Hundreds of spectators remained in the theater way after midnight discussing the movie.

The film is a retrospective documentary of the genocidal massacre that Israel committed against the Palestinians in the village of Kfar Kassem in 1956 before it invaded Sinai.  Peasants returning from the fields were killed because they could not know about the curfew that the Israeli troops declared in their absence.

This movie was based on the novel of the same name by Assem Jundi.  Issam Mahfouz wrote the dialogue in the Palestinian Arabic slang.

Lebanon of 1974, and particularly the Capital Beirut, experienced extraordinarily cultural, social, and political activities, quantitatively and qualitatively.

First, the number of women writers increased dramatically.  As Georges Rassi wrote: “In the Arab World, every woman writer is worth 100 free minded men“.

Second, many famous authors and poets opted to write columns in dailies; a move that brought them in close touch with the people and the daily difficulties.

Third, artists and thinkers from all over the Arab World settled in Beirut.  Most of these intellectuals were fleeing oppression and persecution for free expressions.  The Egyptian intellectuals flocked in great number as President Sadat had decided to connect with Israel and leave the Arab problems and the Palestinian cause way behind.

Fourth, the Lebanese TV witnessed a big jump in quality of local productions thanks to the director Paul Tannous.

Fifth, many cultural clubs were instituted and Arab States organized exhibitions and cultural events.

Most importantly, women became very vocal and active for women rights and drastic reforms in the laws and social awareness.

Late author Mai Ghoussoub was very young then, but she was one of the leaders of “Committees for Free women.”

Initially, men were permitted to join in the discussions until they proved to be elements of heckling and disturbances.  The committees of free women decided to meet among women because their cause must be priority in urgent reforms and not a usual side-show tackled by reformist political parties.

Arab movies of quality were being shown such as “Events of red years” by Akhdar Hamina;  “Beirut…O Beirut” by Maroun Baghdadi; “May… The Palestinians” by Rafic Hajjar; “The bird” by Youssef Chaheen; “Al Haram” by Henry Barakat; “Hold on… O Sea” by Khaled Seddik.

Karl Marx said:  ”When history repeats its cycles, the next time around is a farce.”  Spring of 68 was a sympathetic and spontaneous farce; it was an innovating and creative revolt with no arms.

Spring in Paris was a movable fair, an all free-invited party.  It was a movable feast for sharing ideas and desires for justice, peace, liberty, and pleasure. There were plenty of generosity and compassion:  Youth was feeling bored of the old world system of unjust order, capitalism, petrified ideologies and dogmas.

It was a humongous fair where affluent lifestyle in the western States of plenty hide the miseries of the lowest classes living in shantytowns.

It was in a period for the third world struggling to emerge from the slavery stage of colonialism.

Spring fairs in the western world spread to most nations where the partying lasted and lasted.

The virus of the movable feast reached countries with old systems destroyed by the colonial powers:  The newer power systems were unstable and mostly haphazard to come chasing after mass movable fairs.

Spring of 68 crossed to Lebanon and lasted 5 years and emerged on a civil war that lasted 13 years and produced 300 thousand casualties (10% of the population!)

Note 1:  Details of this introspection were supplied by Georges Al Rassi in “Stations along the trail of Lebanese and Arab movies

Note 2: This student movement in Lebanon was mostly let by the students of our public university. The public university, in Choweifat, was mostly controlled by leftist-leaning organizations, including the teaching staff. Most probably, the colonial powers got weary of the growing influence of this university that was spreading to the private universities. The right-wing parties , the president and the army were ready to confront this movement by strong arm tactics.

Note 3:  You may read more details on my next post https://adonis49.wordpress.com/2010/10/19/movable-fairs-beirut-1970-74/

 


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