Adonis Diaries

Archive for the ‘Poetry’ Category

“Bajazet” of Racine

You have Ottoman Sultan Amurat who assassinated one of his brother and about to assassinate the younger brother Bajazet. A third brother Ibrahim is simple of spirit and is saved because he does Not constitute a threat for succession. Actually, the successor will be a son of Ibrahim.

Amurat is leading the army and put siege on Babylon. The grand vizier in Istanbul dread the return of Amurat from war because he is liked by the janissaries, contrary to their loyalty to the current Sultan.

Amurat broke the law and appointed Roxane as Sultana in his absence before she gives him a son: Thus Roxane is Not yet married to Amurat.

Amurat sent Roxane a secret order to assassinate Bajazet and the Grand Vizir drowned the messenger in order Not to leave a witness to the order.

Grand Vizir has a master plan to declare Bajazet Sultan and disseminate falsehoods to Roxane et notables about the status of the war and the predicaments of Amurat.

He also plan to marry Atalide, close relative of Amurat and Bajazet in order to retain his power. Atalide and Bajazet are in love since childhood: Bajazet’s mother brought them up together until adolescence.

The Grand Vizir entice Atalide to let Roxane believe that Bajazet loves her in order to delay the execution of the order. Roxane falls in the scheme and starts to believe that she loves Bajazet and that her love is reciprocal without meeting Bajazet personally.

“L’ingrat ne parle pas comme on le fait parler”

Finally, Roxane decides to clear her emotions and summons Bajazet to express his feelings. In case Bajazet  seems unwilling to marry her, she will execute the order.

The trick is that Atalide grew up with Bajazet and they are crazily in love.

“Ah! L amour a- t-il tant de prudence?

Mais qu’aisément l’amour croit tout ce qu’il souhaite

(Roxane) Ne put voir sans amour ce héros trop amiable…

 

Of Love and other demons

During Europe Middle Age, over 50,000 women were burned alive as witches. Mainly women were submitted to be exorcised.

In “De l’amour et autre demons” by late Gabriel Garcia Marquez, the 12 year-old girl Sierva Maria was locked up and harassed by exorcism procedures.

I am extracting the French translation of a few lines from one of the sonnets of Garcilaso de la Vega, a soldier who died young at war and wrote 40 sonnets, 3 églogues, 2 élegies and 5 songs to a Portuguese girl who was Not a beauty, and married some else and even died before him:

O doux attraits pour mon malheur trouvés

Entre vos mains, enfin, je m’abandonne óu je sais que je mourrai

Afin qu’a moi seul il soit prouvé comment sur le vaincu frappe l’épée

Que t’apaisent celles que pour toi j’ai versées (les larmes)

Quand je demeure a contempler mon état et vois le chemin óu m’ont conduit tes pas

Je mourrai, car sans fourbe je suis donné a celle qui saura me perdre et m’achever

Do walls build prisons? Do iron bars make a cage? by Joelle Giappesi

Richard Lovelace wrote this poem in 1642, in the Westminster Prison:

“Stone walls do not a prison make,

Nor iron bars a cage;

Minds innocent and quiet take

That for an hermitage;

If I have freedom in my love,

And in my soul am free,

Angels alone that soar above,

Enjoy such liberty.”

Note: Joelle Giappesi or Julie, is a Franco-Lebanese who was put in prison, condemned for 5 years firm, for repeated heroine addiction at the age of 43. “Walls do not make the prison” is not simply a fiction novel.

“You licked my scratches climbing…”

A man, a woman, a desire, some hope, and the detour along the way

Je me rappelle encore nos escapades sur les talus épineux. Tu me tendais la main et essuyais de ta langue mes égratignures..

.Nous nous juchions sur le tertre, la main dans la main, admirions le soleil se couler dans l’eau…

tu me regardais de tes yeux si bleus que je nageais de bonheur…

Goéland qui a survolé mon ciel. Assis sur le bord de l’eau, nous buvions du rouge à la rasade et faisions fondre du chocolat amer sur nos langues encore chastes quand tu te penchas pour lécher de tes papilles la goutte de vin qui trempa ma jambe…

moment sacré…nos bouches fondirent dans un tumulte agité de sens….J

e buvais l’eau claire de tes yeux….le rivage de tes lèvres où j’ancrais ma féminité….

tes mains câlines qui s’ immisçaient timidement dans mon corsage pour effleurer le bouton de mes roses fleuries par ton toucher…

j’aimais ton souffle effréné sur le lobe de mes oreilles…
Tes doigts embrasaient mon être si transi, pianotaient le grain de ma peau qui se hérissait sous les saccades du désir intense de nos deux corps enlacés…

tu me promis l’éternité de ta présence, tant que la mer côtoie le rivage, ton amour pour moi sera sans limites

Une silhouette s’érige dans la pénombre de nos caresses…une silhouette qui s’engouffre dans la grotte du rocher, moite par les passages saccadés du jusant, exultant de tes caresses rageuses la cavité féminine d’une déesse, d’une sirène sacrifiant son existence pour son bien –aimé.

Je fus la déesse de tes songes, le temps d’une escapade autour des îles lucifériennes de la jouissance ….

je fus ta déesse, cette femme que tu as tant voulu côtoyer des nuits entières…je fus ton songe, ta rêverie, ta lubie .

Soyeux moments exaltant nos deux corps fusionnés, moments édéniques d’un échange de sensations, sensations de deux corps entrelacés dans les aléas d’une vie, vidée de ses sens qui enflamment les nôtres.

Moments extatiques, partagés dans les draps froissés, façonnés par nos entrelacements, nos enlacements labyrinthiques

Un éclat de joie retentit, mêlé aux murmures d’amour.

Les draps blancs, pureté du moment, crissaient de bonheur sous les coups de bélier qui s’incurvaient dans les dédales de la voûte.

Des rires timides dévoilaient les actes qui se succédaient….
Un Homme…une Femme….un désir….une Espérance et puis un détour de chemin….

Histoire d’ELLE ( un roman inachevé ) …Éternel Féminin….

What of the Eyes?

They have said: “The eyes teach us all the mysteries of love: Love is neither in the flesh or the soul, but in the eyes that caress and feel all the nuances of sensations and ecstasy. It is in the eyes that desires are magnified and idealized

Oh! To live by the eyes where terrestrial forms are erased and cancel one another;

to laugh, sing, cry with the eyes, looking at oneself in the eyes, get drowned as Narcissus in the fountain…”

Vellay

Les yeux!…

Ils nous apprennent tous les mystères de l’amour, car l’amour n’est ni dans la chair, ni dans l’âme, l’amour est dans les yeux qui frôlent, qui caressent, qui ressentent toutes les nuances des sensations et des extases, dans les yeux où les désirs se magnifient et s’idéalisent.

Oh! vivre la vie des yeux où toutes les formes terrestres s’effacent et s’annulent; rire, chanter, pleurer avec les yeux, se mirer dans les yeux, s’y noyer comme Narcisse à la fontaine.

“The Stranger”. Poem by late Mahmoud Darwish

An abridged translation of Jamil Berry’s French version from Arabic

 

This person was a stranger to me
I had no idea what she could have done before
I saw a coffin, people in mourning
I walked with her, her head low, in an important respect attitude
She was walking ahead of me.
I found no opportunity to ask her my well-composed questions
“Who is in the coffin? How this late person died? How it lived?”
Of the many ways people dies from,
I can vouch for one that I experienced
“Living badly”
Jamil Berry translated the poem into French on FB this April 30, 2014 

LA PERSONNE ETRANGERE

Cette personne m’était étrangère
J’ignorais ce qu’elle a pu faire naguère .
J’ai vu un cercueil , des personnes endeuillées
J’ai marché avec elles tête baissée
Par un respect imposant
Moi derrière , elles devant

Je n’ai pas trouvé un seul écueil
Pour poser mes questions ressassées
«Qui est cette personne dans le cercueil ?
Où a t elle vécue ? De quoi a-t-elle trépassé ?

La mort a des causes multiples
L’une d’entre elles , je vous la livre
J’en fais mienne; c’est le mal de vivre .

Je me suis demandé :
Cette personne nous voit-elle ?
Depuis son lointain néant
Déplore-t-elle notre destination?

Elle n’ouvrira certes pas son cercueil
recouvert de couronnes fleuries
Sans nous faire des adieux endoloris
Ou nous susurrer la vérité

Mais de quelle vérité il s’agit ?

Décédée ; pour elle c’est trop tard .
Il se peut qu’en ces heures sombres
Elle soit en train de replier son ombre
Pour parachever son départ .

Elle fut la seule personne qui ce matin
Ne pleura pas de chagrin et ne vit point
La mort planant tel un rapace aiguisé
Au dessus de nos têtes médusées

Que sont les vivants pour la mort
Si ce n’est ses cousins germains …
Les personnes mortes elles , à jamais
Par son calme et son sommeil fraternisées .

Je n’ai trouvé nulle raison pour demander
Qui est cette personne étrangère et
Quel était son nom , qui ne paraît pas illustre
Les marcheurs derrière une petite vingtaine
Et une , si on compte avec , ma présence frustre

Mon cœur erra devant l’église et sa porte
Il se peut me dis je , que cette personne morte
Soit un écrivain ou un travailleur
Un réfugié , un voleur ou un tueur .

Comment le savoir , les morts ne parlent pas
Ne rêvent pas , ni couchés , ni debout ni assis
Avec eux leurs différences meurent aussi .

Et si cette personne étrangère n’était que moi
Et que cet enterrement était le mien
De jour en jour retardé
Par un incident d’ordre Divin ? …

Retardé pour de multiples raisons
Parmi lesquelles il se peut même
Que ce soit …
Une erreur non corrigée dans mon poème

( Traduction Jamil BERRY )

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Ajoutée par Cortizooooon

Angela’s  Luna and les Parisiens

There was a time when people wrote and declaimed their poems in our town. Botros (Peter) is the designated memory for our town poetry.

One of our elders died at the age of 93. One of his sons told be the first verse of one of his father’s poem and told me to visit Botros for the entire poem. I noted 3 samples of poems of what Botros remembers:

I love you too much, My darling I love you. 2albi elek 3etesh. Il faut que tu l’avoue. Wa enn eja 7ada 5ayri, ililo Etech, Wa a7ro2 deen abouh, Oumi ta na3mel Match, al3aab 5aramiyya

(And if someone else told you he loves you, tell him to go away. Get up and let’s have a game of making love)

Tal al 2amar min faw2 beit Ra7aal, Kif nouro sate3 3alayna, Koumi 7atta nekmsho Angelle, wa nfarfko bi kfouf 2edayna

(The moon rose behind the house of Rahaal. Angela, let’s us grab this shining moon and rub it in our palms)

Moush same3 bi beit al Comte? Elleh 3amleen 7alon Parisiens, elleh hawdi saakneen bi Nantes, wa rej3o sakanou bi Loubnan? Wa lamma betnadi ya tante, sherrefna ya mon cousin, eymata jito wa feen kont? Parole sharefna ce soir.

(A family that lived in France and returned to Lebanon and is behaving as French citizens)


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