Adonis Diaries

Posts Tagged ‘Adib Y. TOHMÉ

Search for me: Any “citizen power” around the world?

La renaissance d’un nouveau pouvoir citoyen

Les discours, déclarations, attaques, atermoiements des politiques commencent à se retourner contre eux parce que le peuple a compris qu’ils sont en train de piller le pays, qu’ils utilisent l’État pour leur propre profit, que leur patrie est là où sont leurs comptes en banque et qu’ils constituent une caste dans laquelle, même si leur combat est truqué, ils ont plus besoin les uns des autres que nous n’avons besoin d’eux.

Nous leur avons annoncé que nous n’avions pas besoin d’hommes politiques qui ne nous représentent pas, et le sol a commencé à bouger sous leurs pieds.

Et parce que nous sommes ceux qui payons le prix des réponses, nous devons aussi devenir les maîtres des questions.

Nous demandons à la politique pourquoi elle s’habille de représentation et se nomme démocratie représentative si elle ne nous représente pas ; nous demandons à l’Assemblée auto prorogée pourquoi elle se dit Parlement si dans ce lieu personne ne parlemente?

Pourquoi y a-t-il des gens que personne n’avait élus mais qui commandent plus que les autres?

Pourquoi le Parlement s’arroge le siège de la souveraineté populaire quand le club des puissants assis dans ses fauteuils peut en toute impunité voler le peuple?

Et nous leurs demandons aussi pourquoi nous payons leurs salaires.

Qu’est-ce qu’ils font avec nos impôts, avec les taxes et les amendes que nous leur payons?

Nous leur demandons pourquoi ils nous traitent comme des déchets.

Nous demandons aux juges pourquoi ils ont répandu le sentiment qu’il y a une justice pour le pauvre et une autre pour le riche, pourquoi il y a une justice pour les amis et une autre pour ceux que l’on baptise ennemis, pourquoi les uns mettent le droit à leurs services tandis qu’ils nient tout droit à d’autres.

Pourquoi ils ont voté les nouvelles adjudications pour le traitement des déchets comme des voleurs.

Et voilà que nous continuons de demander. Et le nouveau récit prend peu à peu forme.

Ils vont tenter de nous fragmenter, de nous banaliser, de nous diviser, de nous faire peur, de nous tendre des pièges.

Pour sortir de leurs pièges, nous proposons un pacte : nous allons parler de ce que nous partageons – nous, tous ceux que les partis politiques ne représentent plus, ceux qui veulent un État non corrompu, efficace, impartial, laïque et moderne –, nous allons mettre un visage sur ceux qui paient et qui vont continuer de payer le prix d’une crise qui en vérité est une grande escroquerie.

Nous allons aussi regarder dans les yeux cette classe politique qui confisque les biens de ses citoyens. (Banks are no longer paying the depositors)

Nous allons parler des droits des individus, indépendamment des droits des communautés. Nous allons parler de l’épuisement d’un modèle qui liquide le peuple, qui dévore la nature, condamne les générations futures et, sans beaucoup s’interroger, malaxe les perdants dans son moulin diabolique.

Nous allons proclamer et assurer que ça nous est égal : ce que tu as voté hier, ça nous est égal ; ça nous est égal de savoir comment tu lis le passé et aussi si, maintenant, tu ne veux pas affronter les raisons pour lesquelles tu as décidé de rejoindre la majorité silencieuse.

Aujourd’hui, tout cela nous importe moins que de savoir si, au-delà de ton histoire, tu es d’accord avec le fait que nous méritons d’avoir un État:

Que les responsables ne doivent plus être irresponsables ;

Que personne ne doit être assassiné en plein jour par un barbare en toute impunité ;

Personne ne doit être expulsé de l’école parce qu’il ne peut pas payer les frais de scolarité ;

Personne ne doit être interdit d’accès à un hôpital parce qu’il est mal assuré ;

Personne ne doit vivre dans le noir parce qu’ il ne peut pas payer la facture d’électricité ;

Personne ne doit se coucher tôt pour fuir le froid seulement parce qu’il ne peut pas payer le chauffage de son logement.

Si tu es d’accord avec le fait qu’une société où les enfants sont pauvres et sont malheureux est une société brisée qu’il faut réinventer ; qu’un pouvoir qui tue son peuple à bout portant est un pouvoir malade ;

Qu’une classe politique qui utilise ses voyous pour contrôler les honnêtes gens est une classe moribonde qui doit partir ;

Si tu es d’accord sur le fait que nous devons obtenir que les biens communs soient répartis de manière commune ; que les corrompus doivent payer pour leurs mensonges et que ceux qui se sont enrichis sur le dos du peuple doivent payer le prix de leur actions ;

Que nous avons tous des obligations et des droits en tant que citoyens et dans nos communautés, et

Que nous tous qui vivons ensemble et ensemble existons, d’où que nous venions, nous sommes la matière première de nos rêves et de nos espérances.

Après avoir donné une nouvelle chance à cette classe politique – une nouvelle chance manquée –, nous proposons de continuer notre combat, de nous engager dans une résistance laïque, non partisane, pacifique, non violente et démocratique.

Une résistance qui commencera par l’appropriation des espaces publics et se poursuivra par la désobéissance civile.

Ce qui comptera, c’est notre persévérance, notre transparence, notre cohérence, notre inflexibilité sur les principes et les valeurs.

C’est notre capacité à transformer la colère des gens en un vrai pouvoir politique avec un projet lisible, clair, transversal et ambitieux pour le Liban.

Ce qui comptera surtout, c’est la confiance et le courage des gens. Il n’y a pas de solution en dehors des gens. Le peuple seul sauve le peuple : cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui.

Note: To3mi posted today on Fb:

“La vraie question est quel peuple nous voulons être, quelle société nous voulons construire, dans quel pays nous voulons vivre, quelle vie nous voulons vivre, quels rêves nous voulons avoir, quel héritage nous voulons transmettre, quel avenir, quel horizon, quel présent nous voulons laisser à nos enfants,

Quelles valeurs, quel récit, quels mythes nous voulons créer pour croire en un État, quel État, quel légitimité

Mais avant cela il faut prendre conscience qu’on est un peuple spolié, humilié, divisé, infantilisé, ramené à un niveau inédit de misère et d’absence de perspectives par ceux-là même qui le dominent et le gouvernent.

Et puis se demander comment vivre-ensemble si on est capable de vivre ensemble vraiment.” (Before we were spoiled out of ur wealth by the political system, we have been behaving as spoiled children since our birth)

Café-librairie or Library-Café with No lap tops or smartphones: To discuss, read and meet

Par Adib Y. TOHMÉ, OLJ

https://tap-secure.rubiconproject.com/partner/scripts/rubicon/emily.html?pc=14138/72066&geo=au&co=lb

X

Nos Lecteurs ont la Parole

Café-librairie

Quand je suis rentré au Liban au milieu des années 90, j’avais pour idée de créer un café-librairie.

J’imaginais un lieu convivial de déconnexion et d’échange dans lequel on pouvait lire tout en buvant un bon café, confortablement lové dans un canapé. Ce lieu proposerait aussi des discussions et des soirées emblématiques à thème autour d’une idée, d’un livre ou d’une pensée qui réunissent, autour d’un repas mythique, de parfaits inconnus partageant la même passion pour les livres.

Quand j’ai présenté mon projet à une personne dont l’opinion compte beaucoup pour moi, elle a éclaté d’un rire bruyant et moqueur dont j’entends les échos assourdissants jusqu’à aujourd’hui. Comme vous pouvez vous en douter, j’ai abandonné mon projet.

Plusieurs années plus tard, un client a débarqué chez moi et, avec le même enthousiasme que j’avais 20 ans plus tôt, il m’a proposé le même projet d’un lieu où on devait fermer nos portables, lire ou discuter tout en buvant un café. Je n’ai pas ri (bien que j’en eus envie).

Je l’ai regardé longuement, d’un regard nostalgique et je lui ai dit : « Revois ton étude de faisabilité, l’emplacement, le coût du loyer, les charges d’exploitation, les marges et surtout identifie ta clientèle pour ne pas mettre la clé sous la porte. »

Avant de partir, il m’a dit : « Crois-moi, il y a beaucoup de lecteurs. » Mais où sont les lecteurs ?

Il y a trop de fumeurs de narguilé, mais pas assez de lecteurs. Il y a trop de tables de poker, mais pas assez de bibliothèques. Il y a trop de bruit et de fracas, mais pas assez de silence. Il y a trop de mouvements, mais pas assez de constance. Il y a trop d’échanges, mais pas assez de pensée. Il y a trop d’images, mais pas assez de substance.

Il y a trop de gens qui savent tout, mais qui n’ont jamais ouvert un livre. Trop de gens qui parlent, mais peu qui savent écouter.

Au fond, j’étais triste de ne plus être capable de m’enthousiasmer pour de tels projets. Je n’aimais pas ma résignation. Je n’aimais pas mon sentiment qu’il n’y a plus rien à faire, de capituler devant le préjugé collectif que tout ce qui ne produit pas de profits immédiats est inutile.

Et pourtant il y a de l’utilité dans l’inutile.

Et la lecture fait partie de ces choses inutiles dont nous avons besoin pour vivre. Lire est avant tout un acte de liberté. Et je peux me permettre aujourd’hui de parler comme un vieux con et de dire qu’il faut redonner aux jeunes le goût de lire. De leur montrer la joie de s’extraire à la culture des escargots. Celle qui consiste à se coller les uns aux autres, fiers de ce qu’ils sont, qui se complimentent mutuellement, dans la médiocrité de leur vie et la vacuité de leur existence.

Grâce à la lecture, le monde peut devenir plus vaste et l’horizon plus grand. Dans le silence, dans la solitude, nous allons librement à la rencontre d’une autre pensée, d’un autre regard sur le monde.

À travers les livres, nous découvrons d’autres façons de voir la vie. Un bon livre, comme un bon film, ou un bon poème, ne nous laisse jamais intacts. Il remodèle notre cerveau, nous permet de sortir de nous-mêmes, d’apprendre l’attention au monde et nous engage à porter un regard différent sur ce qui est important.

Les médias ont pour mission de nous aplatir pour susciter facilement notre désir et nous faire perdre rapidement notre intérêt pour les choses. C’est la culture basée sur l’oubli et non sur l’apprentissage. Les médias fabriquent des consommateurs.

Les bons livres peuvent créer des citoyens. (Meme les mauvaises, si on a l’esprit de reflection)

Note 1: The budget of every ministry contain enormous amount of money for superfluous “charitable or cultural organizations and associations” that areNot submitted to any auditing. Let’s have such an association that opens these kinds of Café-librairie.

Note 2: There are plenty of Cafés that display a small shelf of targeted books for their targeted clients in Beirut

Notes 3: I have been patronizing a private library, turned over to a private university, for over 15 years. I walk 2 miles to spend 3 hours reading and taking notes. When I’m back home to post book reviews on my blog and edited notes and comments on social media. This walk was kind of enjoying a couple hours of freedom: I take care of my elderly parents who need plenty of care.

lorientlejour.com

adonis49

adonis49

adonis49

October 2021
M T W T F S S
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Blog Stats

  • 1,482,673 hits

Enter your email address to subscribe to this blog and receive notifications of new posts by email.adonisbouh@gmail.com

Join 813 other followers

%d bloggers like this: