Adonis Diaries

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External and internal beauty and ugliness

Surgeon Jamil Berry posted on FB

VISAGE

Deux mois de stage dans un service universitaire de chirurgie réparatrice et reconstructrice .

Le Patron ( illustre personnage aux dimensions internationales ) me dit d’emblée : si en deux mois tu arriveras à regarder en face la laideur humaine sans en détourner yeux et coeur , tu auras appris quelque chose.

Le quotidien des opérations étaient les becs-de-lièvre , les fracas des visages, les cratères des escarres creusant les fesses etc…

Assistant à sa consultation un jour, j’ai vu un couple de parents très sobres , très simples, avec une fillette de 9 ans aux malformations internes invisibles mais multiples, et qui a un visage déformé par un bec de lièvre hideux, des pommettes creusées et des globes oculaires trop saillants, mais un regard si innocent, si beau qu’il déformait le psychisme de tous ceux qui le voient.

Le professeur et les deux parents ont communiqué d’une façon qui m’a échappé . Une fois partis, ce patron m’expliqua que la fillette n’avait plus pour longtemps à vivre.

Les parents sont venus de très loin. Ils ont insisté dans une course contre la montre pour qu’elle soit opérée le plus vite possible, or je dois partir en congrès à Baltimore demain soir, donc j’ai fait admettre leur fille et je l’opérerai demain, juste avant mon départ.

– Pourquoi opérez- vous une mourante ? Ai-je hasardé.
– Ses parents veulent lui offrir un beau visage . Ils feraient tout pour . C’est un cadeau de leur existence à la sienne.

Le lendemain, je n’ai pas vu mon patron . La fillette était décédée pendant la soirée, et comme j’étais le responsable des dossiers des consultations , les parents ont insisté ( en l’absence du Professeur , à lui adresser par mon biais un message avant leur départ )

Mes condoléances contrastaient avec leur visage apaisé. ” Ce décès mit un terme à beaucoup de souffrances ” me dis-je.

En 10 minutes d’entretien ils n’ont pas arrêté de répéter des phrases de gratitude envers ce Patron qui a bien voulu se pencher sur leur douleur etc … Etc …

Au retour de mon Patron cinq jour après, je n’ai pas manqué de lui transmettre presque mot pour mot ( tellement qu’ils avaient insisté ) le flot de remerciements de ces parents éprouvés.

À ma grande surprise, il me demanda :
– Comment t’ont- ils semblé ? Tristes ? Soulagés ? Peinés ? Résignés ?
– paradoxalement aucun des adjectifs que vous avancez monsieur. Ils m’ont semblé ” apaisés ”

Devant l’interrogation qui a dû se dessiner sur mon visage, il prit une voix très humble, très confidentielle, et me dit :

L’Hôpital m’a appelé vers 22h30 , m’annonçant le décès de la gamine. J’ai interdit qu’on le dise de suite aux parents qui étaient à leur hôtel. Je me suis déplacé, fis transporter la fillette à la morgue.

J’ai passé la nuit à l’opérer, et je suis rentré me coucher. Ils devaient ceci à leur fille , et pour ma part je le devais aux parents pour les aider à vivre . J’ai rendu leur fille belle, humaine. En fin d’intervention , il ne lui manquait que la parole...

( Jamil BERRY )

A life of a Pintade (guinea fowl) in Beirut” by Muriel Rozelio

“Une vie de Pintade a Beyrouth”

In Beirut, the girls and women have winds in their sails; they wear skyscraper high-heel shoes, their “claws” are manicured in all seasons… To be beautiful is a duty of the highest priority.

The pintades or guinea fowl (a bird in the category of Turkeys but more slim and prettier, called Pharaoh in Egypt), in all Lebanese confessional sects converge to the “Corniche” on the seashore of Ras Beirut to be seen, to see, and compare.

Seemingly emancipated, though plagued with all sorts of taboos, feminists or militants, superficial or courageous, the inhabitants of Beirut are kneaded in contradictions.

Submitted women?  Maybe in a few remote villages, but generally managing the family with an iron grip.

(In a tiny country, in a de-facto pseudo-State political structure, barely standing in a precarious political equilibrium, the behavior of the pintades can be considered a declaration of war against simmering wars).

This 400-page book, a study of the customs of urban women and girls, is divided into 9 chapters; among them:

1. Beautiful by day as at night;

2. Adult, but not entirely vaccinated;

3. Preserved enclosure;

4. Wedding in the soul;

5. Domestic divas;

6. Disoriented youth;

7. To come out is to exist;

8. Butterflies; and

9. Eternal youth.

You find addresses of sport clubs, spas, private expensive swimming beaches, restaurants, beauty shops, aesthetic surgery clinics…

There are many versions of pintades living in Tehran, Paris, and many other Capitals. It is in Beirut that 50 year-old women dance on tables at 5 am. The Lebanese women have a passion for Lebanon and they keep this non-State hanging on, refusing to vanish.

The pintades in Beirut are as pudic as much as proud. To be a pintade is to be a modern women, who constantly is on the look-out of the latest trends, who can reconcile the triumvirate: Family life, professional life, and personal equilibrium.  They exist only to have eyes riveted on them.

In the “Prophet”, Khalil Gibran wrote: “Handicapped, cows, old snakes…see only their shadows, and their shadows are their laws.  The sun for them is but a generator of shadows.  Who can prohibit a sparrow to sing?” (To be continued)


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