Adonis Diaries

Posts Tagged ‘Anne-Marie El-Hage

Not obliged to renew your passport? Just a precautionary costly undertaking?

Lebanon General Security agency hand-write all the new passports needed to be renewed. Why?

Biometrics data will not be available before August 2016, but the International Civil Aviation Org. Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) want these data by 24 novembre 2015.

What to do now? Take the risk to be denied entry to many countries, even if you have just renewed your passport? 

« L’émission de nouveaux passeports n’est pas une obligation, mais elle est conseillée », annonce la SG

Anne-Marie El-HAGE | OLJ

Quarante millions de dollars.

Telle est la coquette somme que la Sûreté générale (SG) empochera de quelque 200 000 Libanais candidats au voyage ou expatriés, après avoir exigé des détenteurs de passeports renouvelés ou comportant des accompagnants de remplacer ces documents. La mesure, soudainement imposée aux citoyens en pleine période de fêtes de fin d’année, devait être initialement appliquée avant le 10 janvier 2016.

Mais les interminables files d’attente aux guichets de la SG et la confusion créée par le flou des communiqués publiés jusque-là ont poussé l’institution à repousser le délai au 20 janvier et à revoir ses exigences à la baisse. Sans toutefois convaincre. Car elle admet au final que l’émission d’un nouveau passeport n’est pas une obligation, mais qu’elle est conseillée.

« Les passeports libanais renouvelés devront tous être remplacés par des passeports neufs et pas seulement ceux renouvelés manuellement, contrairement à ce qui a été dit précédemment. De même, devront être remplacés les passeports comportant des accompagnants, généralement des mineurs sur le passeport de leur mère. Quant aux passeports valides non renouvelés, ils sont toujours valables. »

C’est ce qu’a annoncé hier le commandant Ali Termos, lors d’une conférence de presse au siège principal de la SG secteur Palais de justice. Quant aux visas déjà obtenus, ils seront toujours valides, car anciens et nouveaux passeports seront agrafés.

« Cette mesure répond à une recommandation de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) datant du 31 décembre 2012 (publiée pour la première fois en 2005). Une recommandation qui invite les États membres de l’OACI à retirer de la circulation, à partir du 24 novembre 2015, les passeports dont les informations ne peuvent être lues par le lecteur optique. Et sur le passeport libanais, le renouvellement (à la page 2) et les accompagnants (à la page 47) ne peuvent être lus par le lecteur optique, contrairement à la première page. »

Interdits d’entrée en Afrique du Sud
Sauf que ces passeports « non reconnus » sont toujours « valides ». « La SG n’empêchera pas les Libanais détenteurs de tels passeports de voyager », promet le porte-parole de ce service. Des propos qui n’expliquent pas pourquoi les représentants de la SG ont confisqué de nombreux passeports d’expatriés débarquant à Beyrouth, durant la période des fêtes, forçant ces derniers à de longues et inutiles formalités pour récupérer leurs documents de voyage, d’abord à l’aéroport puis au siège de la Sûreté.

Le consulat de France a d’ailleurs déclaré hier dans un tweet : « Vous pouvez continuer à déposer une demande de visa avec un passeport libanais renouvelé manuellement. » Le consulat a également dit, à l’intention de ceux qui ont obtenu un nouveau passeport, que la « décision d’annulation des passeports libanais renouvelés à la main n’oblige pas les voyageurs concernés à se faire délivrer un nouveau visa ».

De même, le site web de l’ambassade des États-Unis a clairement indiqué que « les Libanais détenteurs d’un visa américain valide qui ont besoin de changer leur passeport à cause des nouvelles régulations mises en place peuvent continuer à utiliser leur visa pour les USA sur leur passeport expiré ou annulé, s’il n’y a aucun changement de leurs données biographiques ».

En revanche, souligne le commandant Termos, « certains pays, l’Afrique du Sud notamment, ont refoulé des Libanais détenteurs d’un passeport renouvelé, qui avaient pourtant des permis de séjour. L’Arabie saoudite envisage d’appliquer bientôt ces mesures. D’autres pays refusent de le faire pour le moment ».

Mais alors, pourquoi les autorités ont-elles attendu la dernière minute pour se plier à la demande de l’OACI ? Et pourquoi n’ont-elles pas appliqué le processus progressivement, accompagné de campagnes d’information auprès des citoyens ? Le porte-parole de la SG se contente d’expliquer qu’en janvier 2014, la Sûreté a arrêté de délivrer des passeports avec des accompagnants et qu’en janvier 2015, elle a cessé les renouvellements de passeports. « Ceux qui ont renouvelé leur passeport avant cette date sont concernés. Leur nombre s’élève à 200 000 personnes », note-t-il.

Le passeport biométrique, à la mi-2016 ?
Dans ce cadre, le commandant Termos invite les citoyens à ne pas se précipiter pour déposer des demandes de nouveaux passeports s’ils ne sont pas tenus de voyager dans l’immédiat. « Nous avons prolongé les horaires d’ouverture des bureaux de la SG durant un mois sur l’ensemble du territoire libanais afin de répondre à la demande », affirme-t-il. Quant aux expatriés concernés par la mesure, ils peuvent se rendre au consulat de leur pays de résidence pour y présenter une demande de passeport. « La formalité prenant deux mois, ils conserveront leur passeport le temps d’en recevoir un nouveau. »

Deux problèmes de taille demeurent toutefois. C’est de leurs propres deniers que les 200 000 citoyens devront assumer l’erreur des autorités et ce coût supplémentaire de 300 000 LL, pour obtenir un nouveau passeport sur cinq ans. Car la SG refuse de reconnaître sa responsabilité dans l’affaire. « La SG assume uniquement les erreurs techniques, répond Ali Termos. Mais au final, nous n’obligeons pas les citoyens à faire de nouveaux passeports. Nous leur conseillons juste de se plier à cette mesure, car rien ne les empêche de voyager avec leurs passeports, s’ils ont obtenu des visas. »

Autre problème, les nouveaux passeports délivrés par la SG ne sont pas biométriques. « Nous ne sommes pas encore prêts. Le passage au biométrique devrait se faire à la mi-2016. Mais tous les passeports émis resteront valables et lisibles par les lecteurs optiques, même après le passage au biométrique », assure le commandant Termos, devant les journalistes médusés.

Entre-temps, aux portes de la Sûreté générale secteur Palais de justice, des milliers de Libanais debout dans la file prennent leur mal en patience. « Cela fait plus de trois heures et demie que j’attends mon tour, sans compter les frais supplémentaires que cette mesure m’impose. Mon passeport était pourtant valable jusqu’en 2017 », lance Hala, une jeune étudiante excédée, qui doit partir très prochainement pour l’Arabie saoudite et refuse de prendre le risque d’être refoulée. Plus loin dans la file, la grogne enfle. On conspue les autorités, leur imprévoyance et leur mépris du citoyen.

On s’énerve contre les resquilleurs et les pistonnés qui coupent la file au vu et au su de tous. Mais on finit par baisser le ton et par rentrer dans le rang. Car on veut terminer sa formalité au plus vite, pour avoir la liberté de partir, en toute sécurité… d’ici à quelques heures pour certains.

Migrant workers, foreign domestic workers, racism, Arab Spring…

I published several posts on that subject, and an article a couple of months ago (read link in note), and here Robert Fisk offers several cases and eye-witness accounts on racist behaviors in the Arab World. Robert Fisk wrote:

“How many tracts, books, documentaries, speeches and doctoral theses have been written and produced about Islamophobia? How many denunciations have been made against the French Sarkozy, Le Pens, and the Wilders for their anti-immigration (read largely anti-Muslim) policies or down the far darker paths against the plague of this Norway Breivik-style racism?

The problem with all this is that Muslim societies, whittle down to Middle Eastern societies, are allowed to appear squeaky-clean in the face of such trash, and innocent of any racism themselves.

A health warning to all Arab readers of this column: you may not like this week’s rant from yours truly. Because I fear very much that the video of Alem Dechasa‘s, (Ethiopian mother working as house helper in Lebanon), recent torment in Beirut is all too typical of the treatment meted out to foreign domestic workers across the Arab World (there are 200,000 in Lebanon alone).

Many thousands have now seen the footage of 33-year-old Ms Dechasa being abused and humiliated and pushed into a taxi by Ali Mahfouz, the Lebanese agent who brought her to Lebanon as a domestic worker. Ms Dechasa was transported to hospital where she was placed in the psychiatric wing and where, on 14 March, she hanged herself. She was a mother of two and could not stand the thought of being deported back to her native Ethiopia. That may not have been the only reason for her mental agony.

Lebanese women protested in the centre of Beirut, the UN protested, everyone protested. Ali Mahfouz has been formally accused of contributing to her death. But that’s it.

The Syrian revolt, the Bahraini revolution, the Arab Awakening, have simply washed Alem Dechasa’s tragedy out of the news. For example, how many readers know that not long before Ms Dechasa’s death, a Bengali domestic worker was raped by a policeman guarding her at a courthouse in the south Lebanese town of Nabatieh, after she had been caught fleeing an allegedly abusive employer?

As the Lebanese journalist Anne-Marie El-Hage has eloquently written, Ms Dechasa belonged to “those who submit in silence to the injustice of a Lebanese system that ignores their human rights, a system which literally closes its eyes to conditions of hiring and work often close to slavery“. All too true.

How well I recall the Sri Lanka girl who turned up in Commodore Street at the height of the Israeli siege and shelling of West Beirut in 1982, pleading for help and protection. Like tens of thousands of other domestic workers from the sub-continent, her passport had been taken from her the moment she began her work as a domestic “slave” in the city; and her employers had fled abroad to safety – taking the girl’s passport with them so she could not leave herself. She was rescued by a hotel proprietor when he discovered that local taxi drivers were offering her a “bed” in their vehicles in return for sex.

Everyone who lives in Lebanon, Jordan, Egypt or Syria, or particularly the Gulf States, is well aware of this outrage, albeit cloaked in a pious silence by the politicians and prelates and businessmen of these societies.

In Cairo, at a dinner I remarked to the Egyptian hosts on the awful scars on the face of the young woman serving food to us. I was ostracised for the rest of the meal and never invited again.

Arab societies are dependent on servants. About 25% of Lebanese families have a live-in migrant worker, according to Professor Ray Jureidini of the Lebanese American University in Beirut. They are essential not only for the social lives of their employers (housework and caring for children) but for the broader Lebanese economy.

In the Arab Gulf, the treatment of migrant labour, male and female, has long been a scandal. Men from the subcontinent (India, Bangladesh, Philippine, and mainly Pakistan) often live eight to a room in slums – even in the billionaires’ paradise of Kuwait – and are consistently harassed, treated as third-class citizens, and arrested on the meanest of charges.

Saudi Arabia has the habit of chopping off the heads of migrant workers who were accused of assault or murder or drug-running, after trials that bore no relation to international justice.

For example, in 1993, a Christian Filipino woman accused of killing her employer and his family was dragged into a public square in Dammam and forced to kneel on the ground where her executioner pulled her scarf from her head before decapitating her with a sword.

How about this case in United Arab Emirates?

Sithi Farouq, a 19-year old Sri Lanka housemaid, was accused of killing her employer’s four-year-old daughter in 1994. She claimed her employer’s aunt had accidentally killed the girl. On 13 April, 1995, she was led from her prison cell in the United Arab Emirates to stand in a courtyard in a white abaya gown, crying uncontrollably, before a 9-man firing squad. It was her 20th birthday. God’s mercy, enshrined in the first words of the Koran, could not be extended to her, it seems, in her hour of need.

Note: https://adonis49.wordpress.com/2012/03/18/racist-behaviors-or-cultured-my-ass-environment-in-lebanon/


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