Adonis Diaries

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“Would you make love with an Arab/Palestinian?” and vice versa:  Interviews with Israeli Jews and Palestinians
 
Film director Yolande Zauberman and the Lebanese author Sélim Nassib converged to Israel to conduct interviews with Jews and Palestinians on their desires to making love with one another…
 
The idea of doing a movie on this topic all started with the novel of Selim “A Lover in Palestine” of a love passion between young Golda Meir (later Israel PM) and the Lebanese/Palestinian  Albert Pharaon.
 
The story unfold in late 1920 when Palestine was under British mandated power.
 
And Yolande wondered whether these kinds of love passions can still hold in current apartheid State of Israel.
 
Yolande is convinced that if Palestinians and Jews in Israel are unable to feel any sexual desire toward one another, it would be impossible to break this apartheid system.
 
It is the same process as what happened in apartheid South Africa: If the blacks and whites there could not break this barrier on the sexual level, apartheid south Africa would have still remained. This conviction of hers materialized as Yolande was directing “Classified People 1988” in south Africa.
 
And why Yolande decided on making love to an “Arab” and not Palestinian or Israeli Jew? Yolande thinks stating “Arab” has a stronger significant impact. Mind you that the Israeli Zionist ideology insists on naming the Palestinians as Arab in order to remove any kind of national identity and legitimity to the Palestinians, whose lands were occupied and chased out of their villages…
 
Yolande claims that this movie might not heal the wounds, but can reduce the level of anger…Whatever that means…
 
The French interview was published in the weekly magazine Le Novel Observateur on Sept. 10, 2012.

ISRAËL: Feriez-vous l’amour avec un Arabe ?

L’affiche du film. Sur les écrans français à partir du 12 septembre.

L’affiche du film. Sur les écrans français à partir du 12 septembre.

C’est une histoire très simple, celle d’une cinéaste française qui prend sa caméra et part interroger les Palestiniens et les Israéliens sur un sujet, et un seul : le sexe.

Elle entre immédiatement dans le vif du sujet en posant une question crue, une question qui n’a pas l’air essentielle pour résoudre le conflit historique entre l’oppresseur et l’opprimé mais qui n’en dévoile pas moins des secrets enfermés dans des cœurs débordant de haine et de reproches.

Puis cela devient un film documentaire, qui sera présenté en 2011 à la Mostra de Venise sous le titre Would You Have Sex with an Arab? [Feriez-vous l’amour avec un Arabe ?].

En appliquant une thérapie de choc pour briser le silence consciemment ou inconsciemment entretenu, elle accède au refoulé d’un des plus longs conflits du Proche-Orient.

Son compagnon dans la vie, Sélim Nassib, journaliste libanais et auteur du roman Oum [consacré à la diva égyptienne Oum Kalsoum, éd. Balland], a participé à l’écriture du film.

Vous parlez du conflit israélo-arabe à travers le sexe. C’est une idée…
Yolande Zauberman En fait, tout a commencé avec le roman de Sélim Un amant en Palestine [éd. Robert Laffont], qui aborde l’histoire d’une passion [à la fin des années 1920, dans une Palestine sous mandat britannique] entre la jeune Golda Meir [qui va devenir Premier ministre d’Israël] et Albert Pharaon, un Libano-Palestinien.

C’est une histoire qui n’aurait jamais pu se produire dans un endroit comme Israël. Quand nous avons commencé à vouloir adapter ce livre au cinéma, un sujet a suscité ma curiosité, à savoir le désir non partagé.

J’ai également eu le sentiment que je devais comprendre beaucoup de choses avant de me lancer dans l’adaptation du roman.

Donc Would You Have Sex with an Arab? a démarré en tant qu’étude préparatoire.

Or il se trouve que le film s’est imposé en tant que tel. Il m’a permis de fouiller dans les profondeurs de la société arabo-israélienne, une société très particulière.

J’avais découvert cela en travaillant avec [le cinéaste israélien] Amos Gitaï, en tant que coordinatrice entre les équipes française, israélienne et palestinienne.

Soudainement, je m’étais retrouvée face à une société à la double identité, arabe et israélienne. L’expérience de la découverte de l’autre, fût-ce sous un jour déformé, m’a donné envie d’aller plus loin.

La question qui est posée dans le titre du film peut paraître anodine au premier abord, alors que nous ne connaissons pas encore le but que vous poursuivez en la posant. Mais elle prend vite une tournure plus grave.
Y. Z. Pour nous, ce film était une expérience stimulante. Nous avions hâte de voir ce que la réalité allait nous apporter.

D’un côté nous posions la question : “Coucheriez-vous avec un Arabe ?” De l’autre : “Coucheriez-vous avec un Juif israélien ?”

Pourquoi avoir retenu “avec un Arabe” et non “avec un Juif israélien” pour le titre ? Parce que c’est plus aguicheur ?
Y. Z. Non. Parce que ça a une signification plus forte.

Sélim Nassib Yolande a parlé de désir non partagé. C’est normal entre deux groupes qui s’entre-tuent et où chacun “résiste” pour ne pas se rendre à l’autre.

Or, ce que nous avons découvert en travaillant sur ce projet, c’est que pour les Juifs israéliens il y avait un tabou supplémentaire, à savoir qu’ils sont venus sur cette terre afin de fonder un Etat juif, le judaïsme en étant la religion officielle.

C’est pour cela que l’idée d’avoir un amant palestinien est inacceptable. Ces tabous persistent jusqu’à nos jours.

En même temps, parler de sexe chez les Arabes est plus problématique que d’en parler avec les autres peuples.
Y. Z. La question est moins compliquée avec les Arabes israéliens. A la fin du film, quand le DJ Sami, en plein milieu d’une fête de gays palestiniens, dit que lui et ses camarades font la révolution sexuelle à leur manière, j’ai trouvé cela très fort. Dans ce film, nous ne visions pas l’affirmation d’une théorie ; tout ce que nous voulions, c’était savoir jusqu’où pouvait nous conduire une telle expérience.
S. N. De plus, nous n’avions aucune idée de la réponse que nous allions obtenir. Etant plus politisé que Yolande, je me disais que nous n’allions rien changer à la réalité, parce que ce n’est pas dans le lit qu’on résout les problèmes.

Au début, je ne pensais pas qu’on irait très loin. Mais petit à petit je me suis rendu compte que notre projet touchait à quelque chose justement parce que nous ne demandions pas aux gens ce qu’ils pensaient du conflit israélo-arabe.

C’est un sujet où chaque côté a son avis sur l’autre, et en même temps chacun connaît l’avis de l’autre sur lui-même.

C’est de l’ordre de l’indiscuté. En revanche, quand on leur demande s’ils feraient l’amour avec l’autre, on touche à autre chose.

Ce qui m’a également frappé, c’est l’inversion qui se produit dans les positions de certains, à savoir qu’ils passent du refus total à l’acceptation…
S. N. C’est pour cela que nous voulions qu’ils réfléchissent à la question du désir. D’où vient notre désir ? Et pourquoi ? Une simple question a ébranlé leurs certitudes.

Nous les voyions découvrir des choses qu’ils ignoraient avoir en eux.
Y. Z. Il y a même dans ce film une relecture du Livre saint. Abraham n’a-t-il pas été le premier Juif à épouser une Arabe [Agar, sa deuxième épouse] ?

Mais pourquoi donc lier le sexe au monde de la nuit, aux bars… ?
Y. Z. Je n’ai pas souhaité poser ma question à des gens susceptibles de se sentir agressés, comme les personnes mariées ou les religieux.

Je voulais m’adresser à des gens qui sont à l’aise avec l’idée du désir, des gens qui sortent le soir, disponibles à l’autre.

J’ai visé ces zones de marginalité afin de voir si les gens qui les fréquentent étaient prêts à accepter l’autre.
S. N. Le film a suscité des discussions virulentes entre adeptes et pourfendeurs de l’idée.

Chez certains, les réponses ont évolué positivement entre le premier et le deuxième rendez-vous, y compris chez des personnes aux positions politiques très arrêtées.

Soudainement, elles ­admettent quelque chose qu’elles enfermaient en elles. C’est vrai que c’étaient des cas rares, les deux communautés étant totalement séparées.

Quelle est l’image qui vous a le plus marqués ?
Y. Z. J’aime beaucoup quand Ibrahim dit : “On ne m’accepte ni d’un côté ni de l’autre, mais de toute façon, moi-même, je n’accepte aucun des deux.”
S. N. Il y a chez Ibrahim ce qu’on peut appeler un complexe vis-à-vis de lui-même, puisqu’il est en même temps arabe et israélien alors que c’est impossible d’être les deux à la fois.

C’est un exil, mais pas comme celui des autres Palestiniens.
Y. Z. A la fin du film, quand on voit tout le monde danser avec tout le monde, on découvre un sourire sincère qui irradie les visages. C’est le bonheur.

Il y a quelques années, quand je tournais en Afrique [du Sud] Classified People (1988), une histoire d’amour entre un Blanc et une Noire, je me disais que, si cet amour ne faisait pas tomber le régime de l’apartheid, rien ne pourrait y parvenir. Et c’est toujours ma conviction.

C’est ce qu’il y a de bien dans le “printemps arabe” : il donne une leçon au monde sur la manière de redevenir un individu au lieu d’être un élément d’une communauté.

Cette leçon vient d’une région dans laquelle il est très difficile d’être un individu.
S. N. Et les Arabes israéliens ont toujours été considérés comme une communauté. On les voyait sous l’angle d’une communauté ayant subi la Nakbah [la Catastrophe, création de l’Etat d’Israël].

Dans le film, on ne les voit pas en tant que communauté, mais en tant qu’individus.

Y. Z. Ce film n’émet pas de jugement. Ce qui m’a motivée, c’était de pousser un cri : “Mais qu’est-ce qui nous est arrivé à nous, les êtres humains ?”

Les théories sont toujours, à un moment ou à un autre, dissociées de la réalité. Notre film réduit le niveau de colère, même s’il ne soigne pas la douleur.
S. N. Le film ne propose pas de solution. Il fait juste le portrait de gens qui appartiennent à un même espace. Les deux côtés se ressemblent sur beaucoup de points.

La différence tient à la place que l’un occupe par rapport à l’autre.

Part 2. Pink Floyd Roger Waters on: Divesting in Israel

 

Roger Waters of the British band Pink Floyd wrote on July 2 under “Divest in Israel: Presbyterians should support Palestinian aspirations”:

“I applaud the Presbyterian initiative assembled in Pittsburgh . In fact, I support the more wide-ranging BDS campaign of boycott, divestment and sanctions against Israel and have called on my fellow musicians to follow suit, just as we did in opposition to apartheid South Africa.

In 2005, 26 years after I wrote “Another Brick in the Wall, Part 2,” Palestinian children protesting Israel’s apartheid wall sang, “We don’t need no occupation! We don’t need no racist wall!”

My original song was banned in apartheid South Africa because black South African children sang it to advocate for their right to equal education. In the West Bank, the children who protest the wall and sing my song face tear gas, rubber-coated bullets and even live ammunition.

I made my first trip to Israel and the West Bank in 2006. What I witnessed there shocked me to the core. The Israeli wall (the Wall of Shame) in the occupied West Bank is an appalling edifice, cutting farmers from farmland, family from family and children from schools and hospitals.

The standard Israeli response to criticism of the wall is that it is solely for defense. If that is the case, why was it not built on the Green Line (the internationally agreed demarcation after the Six-Day War of 1967)?

Why does this Wall snake through Palestinian land, as Israel grabs more and more land each year for illegal, segregated, Jews-only settlements?

No, this is not solely a defensive measure, this is a systematic colonization of conquered territory that contravenes the Fourth Geneva Convention and was declared illegal in an advisory but unequivocal judgment by the International Court of Justice at The Hague in 2004.

In light of the above and despite attempts to intimidate and vilify me by Israel lobby groups in the United States and elsewhere, I stand in solidarity not only with the Palestinian people but also with the many thousands of Israelis who, believing their government’s racist policies to be wrong, are increasingly making their voices heard.

What courageous and beautiful voices they are.

The waters of this debate will inevitably be muddied, as they always are, by erroneous accusations of anti-Semitism leveled at those who favor selective divestment from companies complicit in Israel’s long record of human rights violations.

I urge the Presbyterians assembled in Pittsburgh not to be intimidated, but to stand confident with the support of people of conscience everywhere, including tens of thousands of Jewish Americans who support divestment as an ethical obligation to end complicity in the occupation.

I urge Presbyterians to adopt their selective divestment motion to make the price of collusion in human rights violations higher, and to send a message of hope to the Palestinian people under Israeli occupation and apartheid.

Good faith attempts to peacefully bring pressure on Israel to change its policies are no more anti-Semitic than similar actions against the South African apartheid regime were anti-Christian or anti-white.

In solidarity with Palestinian civil society and the nonviolent resistance movement in Israel itself, those of us involved in the struggle for Palestinian self-determination and freedom, including supporters of the BDS campaign against Israel until it fulfills its obligations under international law, will ignore the increasingly strident slanders of the Israel lobby and continue our nonviolent campaign.

This is what solidarity and compassion look like. This is how we will win against injustice.

Read more: http://www.post-gazette.com/stories/opinion/perspectives/divest-in-israel-presbyterians-should-support-palestinian-aspirations-642882/#ixzz1zdZJ30qX

Note: Israel has erected high walls all around its supposed borders in order to prevent the Israeli citizens from seeing their “enemies”, the Palestinians, Lebanese, Syrians, and Egyptians… A typical Ashkenazi ghetto mentality inherited from the European colonial period…


adonis49

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