Adonis Diaries

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What’s going on in France and Belgium? Hundreds of extremists ending up in Syria?

« Tout s’écroule. » Abasourdie. Elle s’interroge, ne comprend pas.

Marie-Agnès Choulet « n’avait rien vu venir » . Devant les caméras de France 2, puis BFM TV, elle pleure, elle essaie de comprendre. Son fils Pierre, 19 ans, est parti faire le jihad en Syrie. Sans raison apparente.

Le 22 octobre 2013, Marie-Agnès trouve un mot dans la chambre de son « petit Pierre ». Il lui annonce qu’il est parti en Syrie « faire de l’humanitaire ». En février 2015, le garçon de 21 ans meurt dans une attaque suicide. Il était « sportif, intelligent et discret ». Ses proches sont unanimes.

Comme Pierre, 400 Français se battent actuellement en Irak et en Syrie, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Environ 300 sont sur la route.

Comme Pierre, nombre d’entre eux ont eu une enfance relativement paisible, dans des familles plutôt aisées. Ils n’ont rien à voir avec le schéma surmédiatisé « délinquance-prison-radicalisation ».

Ces jeunes gens ont d’autres raisons de partir.

Dans une certaine mesure, cet exode guerrier français n’est pas inédit. La France a été l’un de plus gros pourvoyeur de combattants durant la guerre civile espagnole de 1936 à 1939 ou encore durant l’invasion soviétique de l’Afghanistan de 1979 à 1989.

Aujourd’hui encore, les Français sont les Occidentaux les plus nombreux en Syrie. Ils partent parfois pour des raisons pas si éloignées de celles de leur prédécesseurs.

« Freedom fighters » d’Afghanistan et jihadistes de Syrie

Les motivations pour partir faire le jihad en Syrie et en Irak ne sont pas si différentes de celles qui ont poussé certains Français à partir en Afghanistan dans les années 1980 : un esprit de solidarité et de résistance face aux injustices subies par une communauté, une soif d’aventure.

Amin Wardak habite dans un petit appartement, au huitième étage d’un immeuble moderne du nord de Paris. Trente ans auparavant, il était l’un des plus grands commandants de la résistance afghane face à l’armée soviétique. Il s’est réfugié en France en 1995, dégoûté des luttes intestines des partis politiques locaux et craignant pour sa vie.

Il reçoit dans son salon recouvert d’épais tapis afghans, vêtu d’un élégant Kurta – une tenue traditionnelle afghane – bleu azur, la Misbaha – le chapelet musulman – à la main.

Amin Wardak

Ses souvenirs sont une page d’histoire de la guerre froide. Il parle de ses rencontres avec Bush père, de son amitié envers les Français partis se battre avec lui.

Lui voit surtout les différences entre son combat d’il y a trente ans et celui des générations engagées auprès du groupe État islamique.

Les « freedom figthers » qui partaient combattre les Soviétiques en Afghanistan n’étaient ni payés ni embrigadés. Ils luttaient contre un envahisseur étranger, pour la liberté d’un peuple.

(Mais les Afghan durant l’occupation Sovietique se sentaient en securité, ne manquer de rien et tous aller a l’ecole)

Les combattants occidentaux de l’EI, eux, sont rémunérés. « Les jeunes de Daesh sont manipulés et appâtés par les salaires que leur reverse l’organisation », fait-il observer. Selon plusieurs reportages, 800 dollars par mois sont promis aux jihadistes étrangers pour prendre part à une guerre civile et imposer un modèle de vie aux populations locales.

Désabusé, Armin Wardak ne veut pas croire à la sincérité de la démarche des nouveaux jihadistes occidentaux.

Il a déjà vu, dans son pays, trop de jeunes embrigadés dans divers groupes fondamentalistes manipulés par des puissances étrangères. « Jusqu’à aujourd’hui, les troubles en Afghanistan ne sont pas notre guerre. C’est la guerre des étrangers, mais c’est notre peuple qui paie .» Si c’est vrai pour l’Afghanistan, ça l’est aussi pour la Syrie et l’Irak. (C’est un refrain bien connu: Meme durant la guerre civil au Liban, on disait la guerre des etrangers)

Laurent Maréchaux, de nationalité française, la soixantaine lui aussi, a combattu aux côtés d’Amin Wardak. Il a grandi dans le Val-de-Marne, au sein d’une famille aisée. Il comprend certaines des motivations des Français qui partent se battre en Syrie.

Pour en savoir plus sur Laurent et les autres Français partis se battre en Afghanistan :

Vies clandestines, nos années afghanes, un documentaire de Christophe de Ponfilly, en VOD ici.

Le 27 décembre 1979, il décide de se rendre en Afghanistan. Il entre en contact avec Amin Wardak. Laurent a 27 ans et une biographie déjà chargée :  amateur de tauromachie en Espagne, militant politique anarchiste à Paris. Il sait fabriquer des EEI (engins explosifs improvisés). A son arrivée, il apprend ses techniques aux résistants afghans et les forme aux actions de guérilla. Pour prouver l’efficacité de ces méthodes, il mène avec succès une attaque sur une garnison soviétique.

Laurent Maréchaux et Djalâlouddine Haqqani, chef du "réseau Haqqani", allié des Talibans et activement recherché par les Etats-Unis
Laurent Maréchaux et Djalâlouddine Haqqani, numéro 3 d’Al Qaida pour l’Afghanistan et nommé responsable des « human bombs » en Afghanistan par le mollah Omar

Comme Laurent, les autres « freedom fighters » français n’étaient pas musulmans. S’ils se retrouvaient là-bas, c’était au titre de motivations communes. En Afghanistan hier, en Syrie aujourd’hui, un motif de départ ressort particulièrement : l’humanitaire. Amin Wardak se rappelle qu’il y avait 11 ONG humanitaires en Afghanistan. Sept étaient françaises.

Les jeunes combattants français dépeints comme les « barbares de Daesh » sont, eux aussi, animés par une « forme d’humanitarisme » quand ils décident de partir, explique Farhad Khosrokhavar, sociologue franco-iranien, directeur de recherche à l’EHESS et l’auteur de Radicalisation :

« Il s’agit d’une définition différente de l’humanitaire. C’est une manière de vouloir aider leurs frères musulmans face à un régime sanguinaire et impie (le régime alaouite). […] Ils ne sont pas purement manipulés. Il y a une demande de manipulation. »

Leur désir de départ s’appuie sur un sentiment d’injustice et d’impuissance, relayé par les médias : les milliers de victimes de la guerre, les millions de déplacés dans l’indifférence.

Terroriste, un terme commode qui ne recoupe pas toujours la réalité

Laurent Maréchaux
Laurent Maréchaux

Laurent Maréchaux va jusqu’à contester la façon dont ces jeunes sont qualifiés par les autorités et les médias. Le terme terroriste, qu’il considère comme une expression commode et diabolisante, ne peut pas tous les désigner. Il insiste : ces Français partent avant tout se battre pour défendre une communauté musulmane qu’ils estiment agressée et délaissée. Une fois sur place, certains commettent des horreurs. Pas tous.

Marc [le nom a été modifié, NDLR] est un Français qui « gagne bien sa vie ». Il compte rejoindre le groupe EI sous peu. Lui aussi, il sait pourquoi. À ses yeux, les exactions de l’EI n’ont rien à envier aux atrocités commises par les Américains. Joint sur Twitter, il confirme cette analyse.

« Ils [les membres de la coalition] acceptent que les États-Unis bombardent des civils sous prétexte de cibler des terroristes… des femmes et des enfants sont massacrés, mais ça les médias n’en parlent pas. […] Les États-Unis ont prétexté des armes de destruction massive [en Irak] alors que Colin Powell tenait une fiole de pipi de chat. Ils ont massacré des milliers de civils. Quand ils sont partis, ils ont mis au pouvoir des chiites qui ont commis des massacres… »

Laurent Maréchaux nuance largement ce constat. Mais il n’est pas dupe face à l’emploi du mot terroriste. Comme à son époque, il définit autant des actes sur le terrain qu’un statut d’allié ou d’ennemi identifié par les grandes puissances.

Entre deux gorgées de café, il raconte comment les Américains lui ont demandé de rencontrer un certain Oussama Ben Laden en Arabie saoudite, afin de monter des filières vers l’Afghanistan occupé par les Soviétiques. Il souligne qu’il y a quelques années, les Américains ne se sont pas gênés pour soutenir des organisations aux méthodes et à l’idéologie très proches de l’EI afin d’affronter et d’affaiblir une puissance ennemie.

La soif d’aventure, porte d’entrée vers le jihad

Laurent Maréchaux décèle un autre facteur de départ vers la Syrie. Son expérience lui enseigne que les jeunes jihadistes sont, au fond, animés comme lui par un esprit d’aventure, assumé ou pas. Il a fait la guerre. Il n’évoque pas sans émotion les amitiés profondes qu’il a nouées sur le terrain, les regards graves échangés avant un assaut, les marches forcées à travers des paysages somptueux, pour éviter les loups et les hélicoptères soviétiques.

Images de propagande du groupe Etat islamique.

Puisqu’il en a réchappé, il connaît le pouvoir d’attraction de la guerre. Son aspect épique. « Romantique », dit-il. La communication de l’EI joue clairement sur ce créneau. Derrière les citations religieuses, les vidéos et affiches de l’État islamique diffusées sur Twitter ou Facebook sont truffées de codes et de références empruntées aux jeux vidéos et aux films d’actions. Le groupe État islamique vous promet de passer de l’autre côté de l’écran.

Boubaker el Hakim, jihadiste de la filière des Buttes-Chaumont, se confiait en ces termes à un journaliste de RTL en Irak, en mars 2003 : « Je suis en Irak, on fait le jihad ! (…) C’est des tapettes, des bouffons les Américans ! (…) On est des moudjahidins ! » Le frisson de l’aventure, la fierté de défier un immense empire semblent primer sur le sentiment religieux.

Laurent se souvient avoir ressenti un délicieux sentiment d’exclusivité, de singularité. La sensation d’être là où tous les regards se braquent, là où l’histoire se fait. Boubaker el Hakim a, lui, besoin de le dire : « Je suis là, c’est moi, je suis en Irak ! »

L’idéologie de l’EI, en rupture avec l’idéologie sécularisée des « freedom fighters »

Le jihad obéit également à une dynamique singulière, en rupture avec les idéaux des « freedom fighters » : la prégnance du religieux dans l’analyse du conflit, le rejet du modèle occidental et le besoin de renouer avec des valeurs sacrées.

Laurent Maréchaux ne s’identifie pas complètement aux jeunes jihadistes, car leur idéologie n’est pas de même nature que la sienne. Il décrit sa démarche comme un engagement politique et romantique, inscrit dans un temps et un espace donnés. Rien à voir avec l’engagement religieux et universel des jihadistes.

Farhad Khosrokhavar distingue lui aussi l’idéologie religieuse de l’EI des « espaces idéologiques sécularisés » qui luttaient contre l’envahisseur soviétique ou le fascisme espagnol. Les combattants de jadis se positionnaient sur une réalité sociale et territoriale qu’ils avaient analysée de façon rationnelle. Ceux d’aujourd’hui font passer leur religion au-dessus de tout. C’est, pour eux, la panacée à tous les maux de la région.

Ce que recherchent les jeunes jihadistes, c’est « la servitude volontaire vis à vis d’un pouvoir qui incarne le bien », explique-t-il. La libération et la victoire de leur révolution ne dépendent pas de l’homme mais de sa soumission à Dieu.

L’islam radical, remède au malaise identitaire

Selon le chercheur, ces jeunes de classe moyenne sont exposés à un malaise identitaire. Ils souffrent de la dilution de l’autorité et de la disparition du modèle familial traditionnel : « L’islam leur propose des lignes de démarcation assez nettes entre ce qui est bien et mal. » C’est, d’après le chercheur, un modèle rassurant où chaque aspect de la vie est étiqueté, réglé, où chacun connaît son rôle dans la société.

Du côté des femmes, qui représentent — phénomène inédit — 20% des départs vers la Syrie, se marier à un jihadiste est une chance, comme l’explique Farhad Khosrokhavar : un moudjahidin est « viril ». Il sera aussi probablement fidèle : une personne aussi dévouée à son Dieu est une personne capable de grande fidélité.

Le fantasme de l’âge d’or de l’islam, preuve du bien fondé du jihad

Si ce modèle séduit, c’est aussi parce qu’il propose de « revenir à la vie d’avant » , selon Laurent Maréchaux. La vie d’avant, c’est cet âge d’or de l’islam où la civilisation arabe était le centre du monde. Le monde arabe rayonnait sur sa périphérie. Ses armées surclassaient les autres. Son savoir était diffusé partout.

« Il y a un fantasme autour de cette période de dignité », reconnaît Marc. Mais, pour lui, l’islam reste la condition sine qua non d’un monde juste et prospère :

« Lorsque l’islam est appliqué, il n’y a pas de président qui détourne de l’argent ou qui est protégé par une immunité […]. Il n’y a pas de parachute doré, […] pas de parents dans des maisons de retraite pour s’en débarrasser, pas de pauvres dans la rue… […] L’âge d’or reviendra naturellement avec la mise en application [de la religion], c’est une promesse. »

Marc cite un hadîth : « “La prophétie restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il voudra (période du prophète paix sur lui). Il y aura alors un califat suivant la voie prophétique, qui vous gouvernera autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il voudra (période des 4 premiers califes). Puis viendra une royauté injuste (et dynastique) qui vous gouvernera autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il voudra (période des Omeyyades, Abbassides, Ottomans). Puis viendra une royauté tyrannique qui vous gouvernera autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il voudra (période des dictateurs en Syrie, en Égypte, en Irak, au Yemen, en Libye, en Algérie, au Maroc, en Arabie Saoudite…). Puis viendra alors un califat suivant la voie prophétique (période que nous vivons actuellement).” Puis le Prophète ( ) se tut. »

L’EI sublime ce retour à l’ordre social et moral en le vernissant d’une aura mystique : les partisans de l’organisation décèlent dans les événements actuels les prémices de l’apocalypse, annoncé dans une prophétie tirée du Coran. Marc en témoigne :

« Un autre élément explique un l’engouement [pour le jihad] : une prophétie du prophète Mohamad [paix sur lui] qui a indiqué qu’un califat arriverait avec des indications qui laissent fortement penser à ce qui arrive. »

Un Occident en panne d’idées qui ne séduit plus sa jeunesse

Laurent Maréchaux constate que l’Occident n’a, selon lui, rien à offrir face à un modèle si attirant d’explication du monde. Il prend à témoin : qui voudrait se battre pour le matérialisme capitaliste ? Pour lui, face au vide idéologique de l’Occident, tout système alternatif paraît séduisant. Le takfirisme, une doctrine de l’islam radical suivie par l’EI, en est un. Sans concurrent sérieux aujourd’hui. Cheik Essa, un théologien égyptien, l’a théorisé ainsi :

« Tout non-croyant, baptisé ou athée, est un infidèle et un ennemi de l’islam et doit être combattu au même titre que les musulmans non-pratiquants ou les afghans qui tournent le dos à leur religion en soutenant les troupes de Georges Bush. »

« Pour faire la guerre aujourd’hui, il faut être musulman », affirme Laurent Maréchaux. Comprendre « guerre » dans le sens suivant : risquer la mort pour défendre ses idées politiques. Cette posture, fait-il comprendre, était valorisée en Occident aux XIXe et XXe siècle. Il y a aussi, selon lui, quelque chose de typiquement français dans cette propension à partir « faire la guerre ». Une culture de la résistance dont ces jeunes sont inconsciemment imprégnés.

Lui-même a été façonné par le passé résistant de son père et de son grand père, l’appel du 18-Juin du général de Gaulle, autant de références qui célèbrent le courage et la lutte à contre-courant. Il aurait également pu citer « Indignez-vous ! », l’essai de Stephane Hessel en faveur de l’engagement personnel et de « l’esprit de résistance » largement diffusé dans les médias et les écoles il y a cinq ans.

Il pense que les jihadistes portent une partie de cet héritage. Un héritage déformé, vidé de son contenu républicain, mais qui valorise une posture : un engagement contre un système oppressant.

« En Afghanistan, tous les Français lisaient « les sept piliers de la sagesse » », le récit autobiographie de Lawrence d’Arabie sur la mythique révolte arabe contre les Ottomans. Désormais, les jeunes combattants français puisent dans le Coran d’autres épopées guerrières.

Aujourd’hui, Laurent admet qu’il ne voit plus de combats susceptibles de justifier le recours aux armes. A part, peut-être, la défense des Yézidis assiégés par l’EI dans les montagnes de Sinjar. Mais il ne croit pas en une issue heureuse pour les Yézidis. En Afghanistan, il « savait qu’ils allaient gagner » .

Pierre Narchi posted this link on FB
‘Tout s’écroule.’ Abasourdie. Elle s’interroge, ne comprend pas. Marie-Agnès Choulet ‘n’avait rien vu venir’. Devant les caméras de France 2, puis BFM TV, elle…
3millions7.com|By Centre de formation des journalistes (CFJ)

Molenbeek’s gangster jihadis – BBC News

Molenbeek is a place full of contradictions.

It’s just a few minutes away from the heart of the European Union, but this densely populated district of Brussels has 40% youth unemployment.

It’s been in the spotlight ever since the Paris attacks in November when it was revealed that the ringleader, Abdelhamid Abaaoud, and three of the other attackers grew up in Molenbeek.

In the poor inner-city areas of Brussels, deprivation, petty crime and radicalisation appear to have gone hand in hand.

The BBC’s Secunder Kermani has been finding out how drinking, smoking cannabis and fighting – combined with resentment towards white Belgian society for its perceived discrimination against Arabs – prepared some young men for a role as fighters in Syria, and terrorists in Europe

Stef Kuypers shared this link
Poverty, petty crime, beer and cannabis – and a deep mistrust of the Belgian authorities – helped prepare ordinary losers in Brussels for a role as jihadis.

How did he manage to stay hidden for so long? And why have so many young people from Molenbeek ended up as jihadists?

Most people in Molenbeek are rather sick of journalists – they resent the way they are portrayed in the media as a “jihadist capital of Europe“.

But one phrase you often hear when foreign journalists attempt a vox pop is that “terrorism has nothing to do with Islam”.

Certainly, many of those who joined IS from the area did not come from particularly religious backgrounds.

Salah Abdeslam and his elder brother Brahim – who blew himself up in the Paris attacks – used to run a cafe in Molenbeek that sold alcohol and was closed down for drug offences.

One friend of the brothers who used to hang out there told me he would regularly see Brahim Abdeslam “watching IS videos, with a joint in one hand, and a beer in another”. He said Brahim would spout off radical statements but that no-one took him seriously.

Another friend showed me a video from a Brussels nightclub of the two Abdeslam brothers on a night out with girls, drinking and dancing – this was February 2015, just months before they started to plan the attacks in Paris.

The network that the Abdeslam brothers had around them – based as much on personal loyalty, disenchantment and petty crime as radical ideology would be key in helping Salah escape after the Paris attacks.

The network was not just in Molenbeek but stretched across the so-called “croissant pauvre” (poor crescent) of Brussels – a semi-circle of deprived inner-city neighbourhoods including Schaerbeek, where Salah had a safe house, and Laeken, where some of those who helped hide him grew up.

While making a documentary for Panorama, I read the transcript of the interrogation of two of Salah Abdeslam’s friends, whom he called on the night of the Paris attacks asking for help.

Hamza Attou and Mohammed Amri tell police Abdeslam said he had had a car accident and needed to be picked up. Attou claims that once they arrived Abdeslam threatened “to blow up the car if we didn’t take him to Brussels”.

But Amri then goes on to describe how the three men drive around Paris for about “the time it took to smoke a joint” before attempting the journey back. According to Attou, they try to drive along smaller, quieter roads – but end up lost and back on the motorway. Then they smoke a further three joints on the drive back to Brussels – they are stopped at three separate police checkpoints but allowed to pass.

At one, according to Attou, a police officer “asked Amri whether he had drunk. Amri said, ‘Yes’… The police officer told Amri it wasn’t good to have drunk, but that wasn’t their priority today.”

Back in Brussels Abdeslam changed his clothes and his appearance. According to Attou, he went to a barber’s where he “got himself shaved, trimmed his hair and shaved a line on his eyebrow”.

He then called another friend and told him to drop him off in another neighbourhood. These three friends were all arrested a few hours later. According to another of the circle, “they are all in jail for nothing – just because they helped Salah without thinking”.

Abdeslam would remain on the run for the next four months before being arrested.

It may be hard to imagine anyone agreeing to help someone involved in an atrocity like the Paris attacks – but it seems Abdeslam was able to draw upon both a network of IS supporters, and also a small network of people who were not necessarily extremists, but who felt a sense of personal loyalty to him – and a mistrust of the Belgian state.

There is certainly a sense of disaffection among many in Molenbeek. I spent an evening on a street corner talking to one young Muslim man who had been accused of attempting to travel to Syria.

He alternated between fixing me with an intense stare, and refusing to make any eye contact – exuding an air of slight volatility. Initially when I told him I wanted to understand why someone would commit an attack like the one in Paris – he told me I should travel to Raqqa, and ask people there. For him Western air strikes against IS were the answer.

But then he changed his mind. It was the fault of domestic conditions. He railed against the Belgian government – against white Belgians, who hated those of Arab descent, he said. And he would repeat “there is no democracy here” – a feeling that you can’t express any view dissenting from the mainstream without being labelled extreme.

 

This blue Halle Forest (Hallerbos) in Belgium

Believe it or not, the mystical and fairy tale-like forest portrayed in these beautiful photos actually exists – it’s called Hallerbos (or Halle Forest in Dutch), and it’s located in Belgium.

The reason this forest looks like it’s been lifted right out of a fairytale is its dense carpet of . These flowers thrive and bloom in spring and early summer, and it is their characteristic explosion of blue and violet that gives bluebell forests like this one their name.

The early spring blooms attract visitors (and photographers) to Hallerbos and to other forests like it in droves. Foggy conditions are especially good for photographers, giving the woods a mysterious and ghostly atmosphere

Dense carpets of bluebells are usually an indicator that the forest in question is very old. This doesn’t necessarily mean that the trees in the area are old, only that the area has consistently remained wooded for at least 300-400 years.

h/t: mymodernmet

 

Image credits: Kilian Schönberger

Image credits: Walter Spoor

Image credits: Guy Lambrechts

Image credits: Jimmy De Taeye

Image credits: Kilian Schönberger

Image credits: Matthias Locker

Image credits: Ramon Stijnen

 

Image credits: josnas

Image credits: gvriend

 

Image credits: Mathijs Frenken

Image credits: Kilian Schönberger

Image credits: Bart Ceuppens

Image credits: Robert Delpeut

Image credits: Adrian Popan

No more Caches for Fiscal Evaders (March 27, 2009)

The financial havoc has generated another capital consequence.

All these tiny islands and tiny States that were the heavens of offshore companies where money were stashed away to avoid taxes are no longer safe havens.

The safe heavens were pressured to enact laws that permit any State government to investigate accounts that were immune under “banking secrecy regulations“.

There are five main regions were these safe heavens concentrated their activities.

First, the Caribbean islands of about 14 of them, singly or set of smaller islands, are: Turks, Caicos, Anguilla, and Montserrat (controlled by Britain), then Virgin Islands (controlled by the USA, then Aruba and Antilles (controlled by the Netherlands, then the Bahamas, Caimans, Antigua and Barbuda, Dominic, Sainte Lucie, Saint Vincent and Grenadines, Saint Christopher and Nevis, Grenada, Panama City, and Belize.

Second, in Europe we got the city of Andorra, Austria, Belgium, Isle of Man, Isles of Guernsey and Jersey, Gibraltar, Monaco, Saint Marin, Liechtenstein, Luxemburg, Cyprus, and Switzerland.

Third, in the Far East we have: Tonga, Vanuatu, Cook Islands, Niue, Samoa, Nauru, Marshall Islands, Hong Kong, and Singapore.

Fourth, in the Arab Gulf we have: Dubai and Bahrain.

Fifth, in East Africa we have: Maurice, Seychelles Republic, Maldives, and then Liberia in West Africa.

For example, the Caribbean islands and particularly the Caimans has residency for 70% of hedge funds and manage about 2 $ trillion or 2,000 billions; Jersey Island is the prime British offshore center and managing 300 billions; Liechtenstein with 165 billions; Switzerland with two trillions of offshore money or the third of the world’s caches and which generate a third of the State’s income. The safe havens in the Virgin Islands are mostly invested in China.

Now most of these safe havens are in the process of regulating their financial activities because most States want the money of their citizens repatriated in order to be taxed.

The problem is that the fiscal laws in most States are so exorbitant and complicated that it is not worth repatriating any money. People are just waiting for lenient and simple fiscal laws to be enacted before they get the courage to transfer their money to their home states.

For example, taking into account penalties on bad faith (40%), interests in arrears, tax on revenue, social contribution and other rights and penalties a French citizen having one million dollars in Switzerland should expect to pay 1,300,000 dollars, far more than what he has saved in the safe haven.

France has evaluated to 20 billions dollars of lost revenue is fiscal fraud, which amount to the total budget for the department of Research and higher Education.

The case of Switzerland banking secrecy laws started in 1934. In 1932, France confiscated from the Commercial Bank of Bale ten books containing 2000 French clients; the socialist deputy Fabien Albertin divulged the names of the clients representing a wide spectrum of influential personalities from magistrates, to ministers, to deputies, and to bishops. The State of Switzerland reacted.

Only in 1998 did the wall of banking secrecy fall in Switzerland when the US exercised pressures to recoup 1.25 billions dollars saved by Jewish families during the Nazi period.

There are four criteria to categorize a State as a fiscal paradise:

First, absence or lack of fiscal laws;

second, lack of transparency;

third, the economy cannot support that much funds (basically, a post office State); and

fourth, refusal to exchange judicial and fiscal information.


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