Adonis Diaries

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“Mon chere Ado” Part 3

A Kindia (Guinee’), pour nous rendre à l’école , un des chauffeurs de mon père nous y emmenait . Parfois, un certain Samir Asmar , un jeune libanais , nous chargeait dans sa camionnette , sous sous un soleil de plomb , et nous partions , nos casques sur la tête , à toute vitesse à travers la ville , en nous tenant solidement au garde-fous pour ne pas tomber .

(Pas notre plus jeune Samir, mon cousin)

Sauf que ma sœur aînée , qui était fragile, avait la peur au ventre et devenait blême comme un comprimé d’aspirine .
Il nous arrivait de rentrer à pied .

Alors , on devait traverser un petit bois qui nous menait jusqu’à la maison du curé , un Français vieillissant mais d’une gentillesse extrême , qui nous saluait avec des yeux pleins d’affections et un grand sourire.

Ensuite nous passions à côté de la cathédrale de Kindia qui jouxte le grand marché toujours grouillant de monde , entouré de boutiques tenues par des Libanais qui exposaient toutes sortes de marchandises .

La plupart d’entre eux qui, nous voyant passer, nous saluaient amicalement …
Au bout de quelques minutes , nous arrivions à la maison essoufflés et surtout assoiffés .

Et notre mère , qui nous attendait , avec son inquiétude maladive, nous servait des boissons fraîches : des jus d’oranges ou d’ananas que le cuisinier a pris soins de préparer .

En 1958, à neuf ans , me revoilà de retour en Guinée après avoir passé sept bonnes années au Liban auprès de mes grands-parents paternels . (J’etais dans le pensionat de Beit Chabab, boarding school. J’ai deja oublie’ le Francais et le Bambara)

De ce temps là , je garde un très bon souvenir en dehors des deux années où j’avais été interné à l’école des sœurs au collège du Sacré-Cœur de Beit-Chabeb , notre village. (Vous chez les femelles, moi chez les males)

Ma mère, que Dieu ait son âme , était apparue , pour quelques mois , le temps de nous inscrire comme internes , mes deux sœurs , mon frère cadet et moi , au collège des sœurs .

Je n’ai pas le souvenir d’avoir embrassé ma mère car elle était pour une inconnue qui apparaissait puis disparaissait subreptissement…

(Le meme cas avec mon jeune frere quand mes parents venaient un ete’ sur deux pour nous rendre visite. On fuyait, montant a pieds vers l’ecole: ils nous semblaient des inconnes)

Quelques années plus tard, en lisant “ Vipère au poing ” d’Herve Bazin , j’ai pensé à ma mère qui me paraissait comme Folcoche , cette mère sévère que ses enfants surnommaient ainsi , pour folle cochonne .


Aujourd’hui , je sais que la comparaison n’était pas appropriée , car ma mère était d’une gentillesse et d’une tendresse, et d’une générosité inégalable . Je dois dire que dans les années quarante et cinquante , l’éducation était un peu soldatesque dans le monde “civilisé ” .


Bref, en compagnie de ma mère, nous embarquâmes sur un DC4, un avion à hélices , pour la Guinée où nous attendait mon père .


Le voyage, fut long car les vols directs entre Beyrouth et Conakry n’existaient pas .

Il fallait faire quelques escales avant d’arriver à destination . Une première escale à Paris où nous avons dormi une nuit dans un hôtel qui me paraissait immense et d’un luxe auquel mon regard d’enfant n’était pas habitué .

Le lendemain , l’escale se fit à Tripoli , en Libye. C’était un petit aéroport désuet , non bitumé où nous avons débarqué pour quelques heures le temps de nous rafraîchir dans une espèce de hangar en buvant des bouteilles de jus frais .

Après , ce fit Casablanca , puis Dakar où nous avons passé la nuit dans un hôtel, moins luxueux que celui de Paris . Mais , le lendemain , entre Dakar et Conakry , l’avion a chuté de deux mille mètres à cause d’un trou d’air , juste au moment où on nous avait servi une collation .

Alors ce fut une pagaille des plus affreuse et en même temps des plus rigolotes parce que le passager qui se trouvait juste devant nous et qui n’était autre que Liés Bejjeni  (Elias), en essayant de soulever l’avion aves ses accoudoirs , a fini par les arracher , car il était doté d’une force herculéenne .

Aujourd’hui encore je ris en me rappelant cette scène !

Toujours est-il que nous voilà à Conakry . Mon père nous attendait pour nous emmener à Kindia, une charmante petite ville, à 150 km de la capitale .

Mon cher Ado !

Aujourd’hui , c’est la fête de la Vierge Marie et je regrette de ne pas être à Beit-Chabeb pour la fêter avec toute la famille et tous les copains . Je pense à vous tous et vous souhaite une très bonne fête …

Si tu participes au tournoie de pétanques  (non, je ne participe pas), tâche de nous ramener la coupe! Sinon , ce n’est pas grave, tu feras mieux au prochain tournoie .

Adonis reply:

J’ai fait l’auto -stop pour voir cette competition de petanque/boule a Haret al Ta7ta (Beit Chabab, la cour de l’eglise de la Virge Marie). Je suis arrive’ a 6:30 pm and repartis a 9 pm. Et ils jouaient encore.

Il y avait des joueurs de Sin el Fil, mais il n’avait pas droit a jouer: min ahlo. Comprener qu’il y a  au moin 5 groupes de petanque, qui ne se rencontrent que rarement a Beit Chabab. Si tu te decide a joindre un group il te faudrait une diplomacie extreme et assidue pour plaire aux autres membres.

Cette competition retenait 8 teams ou 24 joueurs. Ce qui est mieux: si tu dois consacrer une journee’, mieux vaut jouer que de regarder les autres joueurs. C’etait plus calme, organize’ et beaucoup a manger.

Quelques joueurs se prenaient trop au serieux et demandaient aux spectateurs de ne pas faire des gestes brusques ou de parler quand qulqu’un fesait un tir. Evidemmment, ce sont les joueurs moins doues.

C’est un peu depressif: ils deviennet plus age’ (bedain, stomach pendant, et barbes sales et nonchalent dans leur vestement), tandis que je rejeunisse aux fils des jours, affile’ et svelte.

Ils avaient besoin de temps pour me reconnaitre, et leurs critiques premieres se concentrent sur le teint de mais cheveux noirs et ma coupe. J

e crois que lire et ecrie rajeunisse, et avec ton train d’ecrire, je crois que je te verrais plus jeune. Ton ami Charlot y etait mais ne jouait pas: il etait le plus elegant avec des chaussures “signes” et portait une chemise mauve.

Have you played Bachi, Petanque, Boule, Horse shoe throwing? This is my story

In the past 3 months I joined a club for playing petanque. I had a lot of fun and laughter, and encountered many wonderful young people.

Petanque is a game of throwing two iron balls close to a tiny ball called cochonet that is your target. The closer to come compared to your adversary team, the more likely an expert in hitting your ball away from the cochonet become necessary. The iron balls weight between 650 to 730 g.

The space is between 6 to 10 m long and 3 m wide. Many players get used to throw the cochonet as far as possible, and get fretful when closer to 6 m.

Usually, in competitions, the teams are of 3 members. Otherwise you can form teams of 4 or even two. If teams of 2, then you may used 3 balls.

Very simple game, yet you need plenty of consistent practice to discover your right movement, rhythms and capability to control your throw.

In my hometown, we have 3 summer clubs, one of them is formally registered with ministry of sport and erect a plastic tent for the colder and rainy weather.

We knew how to throw parties after the games. Everyone brought the menu of the day, frying or charcoaling hamburger, onions, potatoes, cheese… with plenty of whiskey and arak.

Many times singing and dancing was all the rage. Practically, everything that Daesh frowned at “publicly”

Once, a player came and was in the mood of playing and found us eating. He got upset and went back murmuring: “They are better off opening a restaurant“.

Slowly but surely, a few players poisoned the game. Some people would Not play with another one, or would Not play unless a certain player is in his team.

Most of the time, players would appoint themselves leader of a team, though they are Not that good.

I made sure to come to every game. Those who appointed themselves leaders of teams were the occasional players. They have no shame.

There are rules and regulations, mainly meant for competitions.

A member of the club considered himself the most expert and laid downs rules and regulations of his own (3ashwa2eyyan), without concerting with anyone.

The worst part, he considered himself above his own rules and interfered in the game. Nobody dared to confront this tiny and wiry person, or even whisper their opinions because the parcel of land belonged to him or his family.

I swallowed a lot of crap in these months for the sake of meeting these young happy people and getting some laughter and spending quality time.

I recall a shocking event during one of outside town competitions.  Two teams of our club were selected to play against one another, and the organizers didn’t care to appoint any impartial arbiter. So the leader of the other teams made a deal with two of my teammate to lose the game at a score of zero, so that they might be advantageously be selected in the quarter final.

I didn’t agree. The more my teammates threw the balls nonchalantly, the more I played better and made winning the game for the other team much harder. All the members of the other team had no choice but to hit my ball: They could afford this strategy since my teammates were Not to play well or approach the cochonet.

Once, they couldn’t hit my ball and instead of scoring for my team, they appointed one of them to handle the scoreboard: They added the point to their score so that we remained Zero.

The irony of this stupid deal is that both teams had already lost the first round and they were no match to the other contending teams.

Apparently, the sense of loyalty has many shades. For me, the only valid loyalty in any team game is for each member to play the best he can. Otherwise, there is no point playing any game.


adonis49

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