Adonis Diaries

Posts Tagged ‘Charbel Nahas

Comments and notes in Lebanese/Arabic slang

Note: These are notes and comments are mostly local (Lebanon) and Middle-East events. Written in Lebanese dialect with Latin characters and with numbers (2,3, 5, 7,8) representing vocals and consonants Not available in Latin or Saxon languages.

“Al Douwaylat”? Fi 7aal dawlat “Loubnaan al Kabeer” kaddamet netfeh memma kaddamata “douwaylat Hezbollah”, shou 3a baalna?

Sa3d and Ben Zayed sharsha7o bayaaton bil koubour.  7aateen abawaaton rabou2 li fashalon. Ben Zayed akbar Sohyouni wa akbar kha2en lel kadiya al Falestiniya wa akbar moshtari li foreign mercenaries

Balsho sha2lbo bayn canalaat: Bta3rfo ayya a7zaab ejeta al tamweel al intikhabi (shantaat el massaari)

Mouwatinaat wa mouwatineen tofraneen: 7atta saalat saghirat ma t3abet. Drouri kel tonzimaat madaniyyat tetbana sakef Charbel Nahas al 3ali 7atta yetla3la tartousheh?

Ma 3endi moushkilat ma3 Sarkis Sarkis bi laa2i7at al Tayyar: saaken 7addi  bi zaat al share3 min 30 senni wa ma zaarni wa la zorto. Al meshkeleh enno akhad mak3ad Nabil Nicola le2anno tofran (nazeef). Kanoun moufassal lal aghniya, wa ma farkat keef jaab al massari

E7ssaass jameel enno Hezbollah karrar yenkhoret fi moukafa7at al fassaad, wa al kouroud (sovereign debt) elleh ma elha taa2el, wa mounakassaat bil tardiyat

Rou7ou et dabdabo: badna zawaaj madani. wa ma badna ekhtisassat al shari3at

7ello 3an Jebran: al khetyariyyeh al faasideen mettekleen 3alih ta yet7arak 3annon. wa bi sobbo 3alih kharafon al 7aaked

Ya 3ammi Kadafi koutel, wa Libya moush ma3rouf kou3a min bou3a. 7ejaj Nabih Berri masdarouha Alzheimer: baddo yi rajje3 Al Sader wa ya3mel mouzaahara kel senni

Nabih baddo al balad m3attal: wa ma baddo mo2tamaraat bi 3ahed Aoun.

Majless al Inmaa2 wa E3maar ma bi yokhda3 ila ayat hay2at rakabiyyat fi al dawlat. Wa ma 7aajatana ila haaza al majless  al “radeef” min khaarej al dawlat? 

Limaza UN 3am tetdakhal bi Iraq wa tmaddi 3ala “wathikat sharaf”? Hal le2anna al taddakhol USA fi Loubnaan taaghi bi $1 milyaar safarat?

Shokran baladiyyat Antilias: zabbatet mamar zgheer lel moushaat bayn share3 wa share3. Kol ma tabbaka min masa7aat 3aamat mokfalat li private Parking lots 

Jameel zaman al takaa3od: ma fi drourat tenzal 3ala Beirut lel shoghel wa tsammem badanak

Supermarket Spinneys affairs: A vaster syndicate fight in Lebanon…

Marisol RIFAI published this Nov. 2, 2013 in the French Lebanese daily Orient Le Jour.com

L’affaire Spinneys, enjeu d’une lutte syndicale plus vaste

LIBAN – JUSTICE Intimidations, licenciements abusifs, pressions sur les médias et les réseaux sociaux…

Depuis mars 2012, les accusations contre les méthodes et décisions appliquées par la chaîne de supermarchés Spinneys à l’encontre de ses employés se multiplient. Mais au-delà du cas particulier, c’est l’avenir des luttes syndicales qui est aujourd’hui en jeu.

« La diffamation est un droit quand elle relève du devoir citoyen. »

C’est sous ce slogan que plus d’un millier de personnes ont rejoint la page Facebook de soutien à l’ancien ministre du Travail Charbel Nahas.

Il comparaissait mercredi pour la deuxième fois devant un tribunal, pour diffamation. Il est accusé par la chaîne de supermarchés Spinneys d’avoir qualifié les pratiques du directeur exécutif de Spinneys Michael Wright à l’encontre de ses employés de « terroristes », ainsi que d’avoir jugé ces pratiques-là comme « méprisantes » vis-à-vis de la justice libanaise.

« Une plaidoirie est prévue le 11 décembre prochain au cours de laquelle des témoins seront présents et les preuves des méthodes “terroristes” apportées », indique à L’Orient-Le Jour l’avocat de M. Nahas, Nizar Saghieh.

Mais dans « l’affaire Spinneys », le cas de M. Nahas, bien qu’il soit le plus médiatisé, fait partie d’une longue série de procès intentés par et contre Spinneys où se joue l’avenir des droits civils, salariaux et syndicaux au Liban.

Rappel des principaux faits
L’affaire remonte au printemps 2012. La chaîne de supermarchés Spinneys, détenue majoritairement par le fonds saoudien Abraaj Capital, emploie quelque 1,500 personnes au Liban, avec des statuts très différents.

Parmi eux, des employés administratifs, mais aussi des caissiers considérés comme travailleurs temporaires et payés à l’heure ou encore des porteurs de sacs qui ne perçoivent aucun salaire à l’exception des pourboires et ne sont pas inscrits à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS).

« Tous ces travailleurs auraient normalement dû percevoir la hausse salariale pour le secteur privé », souligne Nizar Saghieh.

Cette hausse, la première depuis seize ans, avait été votée en février 2012 par le Parlement.

Trois mois plus tard, une centaine de salariés adressent une pétition à la direction de la société, pour protester contre la non-application de cette hausse des salaires.

« Des pressions et intimidations de toutes sortes ne tardent pas à s’abattre sur les signataires de cette pétition », raconte Nizar Saghieh.

Samir Tawk, l’un des employés à l’origine de la pétition, est muté du jour au lendemain de Dbayé à Saïda. « Cette pratique est une des méthodes employées par Spinneys pour pousser une personne à la démission en l’éloignant géographiquement de son lieu de résidence », explique l’avocat.

Contacté par L’Orient-Le Jour, M. Wright dément cette version des faits. « L’employé en question a été transféré pour prêter main-forte aux équipes de Saïda pendant le seul mois du ramadan, une pratique courante dans notre entreprise », souligne-t-il.

M. Tawk quant à lui, a répliqué qu’il a été averti la veille de son transfert et que Spinneys a refusé d’augmenter ses indemnités de transport.

La formation du syndicat, pierre d’achoppement de la bataille
Face à ce climat de tensions, beaucoup d’employés finissent par abandonner leurs revendications, « car forcés par la direction à revenir sur la signature de la pétition », selon M. Tawk.

Mais quelques obstinés s’accrochent et c’est alors que débute une longue bataille pour la création d’un syndicat propre aux travailleurs de Spinneys.

« Les pressions s’accentuent et, en août, une nouvelle fois, des centaines d’employés sont forcés par la direction de Spinneys à signer un document attestant leur retrait du syndicat et l’un des membres fondateurs du syndicat, Milad Barakat, est licencié », poursuit Nizar Saghieh.

Pour Michael Wright, la pétition n’est pas justifiée, « puisque nous avons appliqué la majoration salariale à partir de février à tous les employés payés au salaire minimum ».

Pour les autres, qui touchent plus, la compagnie adresse une requête au ministère du Travail, demandant une permission pour modifier la méthodologie prévue par la loi pour la majoration des salaires.

« La réponse du ministère nous demande de nous en tenir à la loi et c’est ce que nous avons immédiatement fait », clame M. Wright.

Ainsi, le directeur exécutif de Spinneys explique la raison de la colère des employés à l’initiative du syndicat par une « politisation de la part de l’ancien ministre du Travail Charbel Nahas ».

« Se rendant compte qu’ils avaient été floués sur les véritables cause de la création du syndicat, les membres se sont retirés de leur propre gré », poursuit M. Wright. Il soutient ainsi que « plus aucun membre du syndicat n’est à ce jour employé à Spinneys ».

« Normal, rétorque l’ex-employé Samir Tawk, ceux qui n’ont pas retiré leur candidature ont été renvoyés ! »

Plusieurs rappels à l’ordre
Face à cette situation, la juge des référés de Beyrouth, Zalfa el-Hassan, publie une décision qui empêche la société de licencier tout membre fondateur du syndicat des employés de la chaîne jusqu’à ce que le ministère du Travail approuve officiellement la formation de ce syndicat.

« Quelques jours auparavant déjà, l’Organisation internationale du travail (OIT) avait adressé un avertissement à Spinneys concernant ses pratiques et la CNSS avait effectivement constaté que des centaines d’employés n’étaient pas inscrits à la Sécurité sociale, ce qui représente un manque à gagner pour l’État se comptant en millions de dollars », indique Nizar Saghieh.

Pour l’avocate Mirelle Najm-Checrallah, membre du barreau de Beyrouth, il est très difficile pour des travailleurs libanais de tenir tête à des employeurs malveillants.

« En ce qui concerne la non-application de la majoration des salaires, par exemple, les employés peuvent recourir au Conseil arbitral du travail, mais ils ne le font généralement que dans le cas où ils sont licenciés, de peur de perdre leur emploi », explique-t-elle. Quant à la liberté de constituer un syndicat, celle-ci est soumise à l’autorisation du ministère du Travail, sur avis du ministère de l’Intérieur.

« Cette ingérence de l’État a été dénoncée maintes fois et elle est contraire au principe de la liberté syndicale consacrée par l’OIT », rappelle l’avocate.

Une bataille qui dépasse le cas particulier de Spinneys
Pour Nizar Saghieh, qui est également l’avocat des syndicalistes de Spinneys et le directeur exécutif du Legal Agenda, « le cas de Spinneys n’est malheureusement pas isolé, mais il a pris de l’ampleur à cause des méthodes particulièrement violentes utilisées pour faire face à la fronde salariale ».

« Le cas de Spinneys est seulement la partie émergée de l’iceberg qui dévoile au grand jour la réalité des relations entre employés et employeurs au Liban », regrette Nizar Saghieh.

Selon lui, le problème au Liban est qu’il n’existe pas de véritables luttes syndicales, « car les syndicats ne sont pas indépendants, ils sont créés par le haut et répondent à des intérêts pas toujours compatibles avec ceux des travailleurs ».

À ce jour, une dizaine de plaintes ont été déposées devant les prudhommes et au pénal « où nous invoquons l’article 329 du code pénal qui prévoit que “constitue un délit le fait d’interdire à tout citoyen d’exercer son droit civil” », rappelle l’avocat.

« Notre objectif dans l’affaire de Spinneys est de faire pression sur l’État pour ratifier la convention 87 relative à la liberté syndicale, de produire une jurisprudence susceptible de protéger le droit syndical et, plus largement, de promouvoir un État de droit et de justice sociale, loin des clivages confessionnels qui sacrifient les droits sociaux », conclu Nizar Saghieh.

Pour mémoire

Vers un printemps syndical ?

Le syndicat des employés de Spinneys menace de recourir à l’escalade

Election speeches in Lebanon since 2009: candidate Charbel Nahas (Na7aas)

Note: Na7aas decided to be a candidate in North Metn, instead of Beirut #2 district

شربل نحّاس مطلقًا الكلمة السياسية للائحة كلنا وطني في المتن، اليوم الأربعاء 4 نيسان عند نهر الموت :
نحن مش بكرنفال انتخابي. نحن بمواجهة. بمواجهة زعماء الطوايف. بمواجهة مندوبي الدول الاجنبية. بواجهة الاحزاب الدينية. بمواجهة زعما المحاصصة بكل لبنان.

وهون بالمتن، بمواجهة مين؟

بمواجهة العونيين؟ يلي وقفوا ضدّ الميليشيات وضد الطائفية وضد استباحة المال العام وضد ابراء يلي سرقوه وقالو انو ابراء مستحيل؟ أكيد لأ.

بس ضد جبران باسيل يلي رشح سركيس سركيس هون ورشح أبو رخوصة هونيك وتحالف مع الجماعة الإسلامية ومع تيّار المستقبل.(Sarkis Sarkis live on our street and we and he never paid us a visit)

بمواجهة الكتائبيين؟ يلي وقفوا ضد الانتداب الفرنساوي ليتحقق استقلال البلد؟ أكيد لأ.

This sectarian right-wing Phalanges party invited the Syrian in during Lebanon civil war and also invited Israel to occupy Beirut in order to kick out the Palestinians

( ( Wrong. the Phalanges party was created by the mandated French power(

بس ضد سامي الجميل يلي عند أول صوفيرة ركض عالسعودية ومتلو القواتية يلي متحالف معن هون ومتواجه معن هوينك.

بمواجهة القوميين؟ يلي اغتيل الزعيم أنطون سعادة لأنو بدو يوحّد المجتمع ويرجعلو عزتو؟ أكيد لأ.

(The leader Antoun Saadeh was executed summarily in 1948 within 24 of being apprehended in Damascus)

بس ضد أسعد حردان يلي اجا يرشّح فادي عبود : عدو الأجراء وحقوقن، والياس بو صعب : شريك الأمراء وأميركا.

بمواجهة ميشال المرّ؟ يلّي تحكّم يالمتن لأنو تعمشق عالسلطة شو ما كان جنسا وتكبّش فيا وجيّرها تيبني دولتو بالمتن، واليوم اجو الطامحين الجدد للسلطة سحبو البساط من تحت اجريه، فتركوه أزلامو وأصحابو وصار فيه متل ما عمل بغيرو من قبل؟ كمان لأ، لأن مش هوايتنا التشفّي.

هودي مختلفين مع بعضن؟

بالظاهر اي وضجة اختلفاتن عالية وكبّ المصاري من فج وغميق. مختلفين عالحصص وعالوجاهة بحسب رهانات وتعمليمات معلمينن، بس متفقين عليكن تيضلوا متسلطين وتضلوا يأسانين.

نحن مختلفين عنن وانتو مختلفين عنن. همومكن ما بتعنيلن شي.

نحن خطابنا واحد وين ما كان وتجربتنا بتثبت انو يلي منقولو منعملو. وانّا مش متمسكين بالموقع بس متمسكين بالموقف. ولكل واحد من ناخبي المتن شو ما كان تاريخو منقول : انو يلي بيميز أهل المتن تنوعن السياسي، انّما ايضًا قدرتن انن يحفظوا الجيرة.

وأهم شي انن عندن الجرأة انو لما بيشوفوا الحق بيوقفوا حدو. نحن جايين تيصير بلبنان دولة عنجد، دولة مدنية، عادلة ديمقراطية، وقادرة. وكلنا وطني. .#كلنا_وطني #المتن #انتخابات_2018

Note: In the electoral district of North Metn there are already 5 lists of candidates. This new election law that somehow disposed of the roller method (al ma7dalleh) is throwing some havoc in the selection of candidates to form a complete lists. We can only vote for a list and not pick a choose whom we want. And we can select a preferred candidate within only the list we voted for.

 

Lebanese politicians overwhelmed by the youth protests

Charbel Nahas shared this article
 

Le pouvoir libanais débordé par la contestation
(Le Monde)

« Nous voulons placer les corps constitués face à un examen, expose Charbel Nahas.

Soit ils se rallient à nous et participent à la gestion d’une transition institutionnelle, vers un Etat de droit, laïc et efficace, soit ils entrent en confrontation.

Les grands partis sont tous responsables de la faillite actuelle. On ne veut plus rien d’eux. Qu’ils fichent le camp. »

La fronde sociale provoquée à Beyrouth par la crise des déchets inquiète les partis politiques.
lemonde.fr

Les prémices d’une révolution ? Un coup de force, voire un bain de sang ?

Ou bien une manifestation sans lendemain ?

Samedi 29 août au matin, à quelques heures du début du rassemblement organisé dans le centre de Beyrouth par le mouvement de protestation antisystème « Tala’at rihatkum » (« vous puez », en arabe), le Liban était plongé dans l’expectative et l’inquiétude.

La crise du ramassage des ordures, qui sévit dans le pays depuis plus d’un mois et s’ajoute aux coupures d’électricité et aux pénuries d’eau, a libéré une colère d’une ampleur sans précédent à l’encontre de l’élite politique paralysée par ses divisions et son incurie. La mobilisation n’a cessé de croître depuis la fin juillet, avec des rassemblements de plus de 10 000 personnes le week-end du 22 août, marqués par de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Le point de rupture est-il atteint ?

« Lénine disait que les révolutions surviennent quand la classe dirigeante ne peut plus diriger, analyse un vétéran de la gauche libanaise. De ce point de vue, c’est le moment parfait pour une révolution.

Le problème, c’est que je ne suis pas sûr que nous ayons un outil révolutionnaire fiable. Des rumeurs d’infiltration et de récupération courent la ville. La manif de samedi peut être un tournant. Mais il peut se passer aussi des choses très graves. »

« Qu’ils fichent le camp »Catalyseur d’un ras-le-bol généralisé, les jeunes militants de « Vous puez », issus de la société civile, ont été les premiers surpris et débordés par leur succès. L’absence de service d’ordre…
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/08/29/le-pouvoir-libanais-deborde-par-la-contestation_4739957_3218.html#7PM6q6bqMzuiASeJ.99

We are bound to Hope: Former most engaged minister Charbel Nahas meeting with protesters

Charbel Nahas discussed with protesters for 5 hours on the issues and process of resuming the Garbage Rally against the indignities heaped by the rotten political system on the Lebanese citizens for the last 30 years

شربل نحاس: محكومون بالأمل!

ينبغي دعوة الموظفين إلى التحرك بعدما هددهم سلام بوقف الرواتب (مروان طحطح)

أكثر من خمس ساعات أمضاها الوزير السابق شربل نحاس أمس مع منظّمي الحملات الناشطة في ساحتي رياض الصلح والشهداء، دارت خلالها نقاشات طويلة قبل صياغة نصّ نوقشت فيه كلّ كلمة تقريباً خوفاً من تأويلاتها السياسية. بعدها خرجت حملة «طلعت ريحتكم» بمؤتمرها الصحافي بعد ظهر أمس، معلنة فيه موقفها من التطوّرات الحاصلة، وداعية إلى التظاهر يوم السبت المقبل

مهى زراقط

شكّلت مساهمة الوزير السابق شربل نحاس في خلفية الحراك الشبابي ــ من خلال الاجتماع الذي سبق المؤتمر الصحافي لحملة «طلعت ريحتكم» ــ عامل اطمئنان لكثيرين، أخافهم، في اليومين الفائتين، سلوك عدد من المنظّمين من جهة، والاتهامات المتبادلة بـ«التشبيح» و«الاندساس» و«العمالة» التي وجّهت من قبل أكثر من طرف إلى بعض المشاركين في التظاهرة الأخيرة من جهة ثانية. وقد بقي نحاس، حتى بعد انتهاء المؤتمر الصحافي، يتلقى اتصالات من إعلاميين وناشطين يستفسرون منه عن التطوّرات، أو يطلبون منه تسلم القيادة، لأن «ما عنا حدا يقودنا، لكي نكمل صحّ يجب أن تكون معنا، نحن نثق بك». يشكر نحاس محدّثه على هذه الثقة، مصرّاً على حصر مشاركته بـ«تقديم أي مساعدة تحتاجون إليها بعيداً عن أي دور».

بحرص شديد يختار نحاس مفرداته وهو يحكي عن تظاهرات الشباب الأخيرة. يصفها بالضوء الصغير الذي خرج من قداحة كاد غازها أن يفرغ، لذا يجب إحاطته بعناية. وبالتالي هو يرفض الدخول في الانقسامات الحاصلة والاتهامات المتبادلة «من المفيد توسيع الحلقة، وليس إجراء عملية إقصاء لأي طرف».
كعادته، يجد نحاس في كلّ تحدّ فرصة لتحقيق اختراق ما، لكن هذه المرة «يجب التعامل برويّة مع هذه الفرصة، خصوصاً أن القصة كبرت أكثر مما كان الشباب يتوقعون، وأكثر مما كانت السلطة تقدّر». فكيف يقرأ اليوم ما حصل؟
بالنسبة إلى نحاس، الموضوع تراكمي. يعدّد بسرعة محطات القهر التي عاشها اللبنانيون منذ انتهاء الحرب وتوقيع اتفاق الطائف مطلع التسعينيات. يومها، تسلّم أمراء الحرب وأصحاب رؤوس الأموال البلد. حصلت ممانعة لهذا التسليم للسلطة، لكنها لم تنجح. بعدها ولدت شركات المحاصصة وصناديقها (شركة سوليدير، صندوق المهجرين، مجلس الجنوب، إلخ…)، حصلت ممانعة لها لكنها لم تنجح أيضاً في وقفها. وفي عام 1996 أوقفت الاستثمارات وجمّدت الاجور، أيضاً من دون وجود قوة اعتراض قادرة على إحداث تغيير، واستمرّ الأمر على هذه الحال. يكبر الفساد وتتدنى الممانعة حتى وصلنا إلى عام 2005. يومها، اختلف السياسيون، ودخل لاعبون جدد إلى الساحة، فجرت محاولات للاختراق. يذكر منها نحاس مواضيع: التغطية الصحية، تصحيح الأجور، استعادة أموال البلديات، الحسابات العامة والموازنة… كذلك انطلق حراك «إسقاط النظام الطائفي» وتلاه تحرّكات «هيئة التنسيق النقابية».
هذه محطات، وغيرها، كانت تثير الحماسة لدى البعض قبل أن تمنى بالفشل بسبب عمليات التطويق والابتزاز التي كانت تتعرّض لها بشكل ممنهج ومدروس. لكنها محطات «كانت تراكم قهراً أيضاً» برأي نحاس، معتبراً أن سبب التحرّك الأخير هو وصول السلطة «إلى أعلى درجات الوقاحة في ممارساتها. عندما اختلف السياسيون على حصصهم في سرقة المال العام، وصل بهم الأمر إلى رمي الزبالة على العالم». عندها «تحرّكت العالم، قدحت القداحة الفاضية وعملت ضو صغير». وبما أن قراءة نحاس لما حصل تراكمية «يجب أن نتعلّم من الأخطاء التي حصلت سابقاً كي لا نخسر هذه الفرصة».
هي فرصة، لأن «تضعضعاً» حصل فعلاً في صفوف الطبقة السياسية الحاكمة، وظهر في التصريحات السياسة العلنية لعدد من المسؤولين، «قبل أن يعودوا إلى التآلف ويشكلوا جبهة مضادة حاولت الهجوم على التظاهرات من خلال خطة مدروسة، ما يعني أن اللعبة انفتحت ويمكن الردّ على كلّ خطوة من قبل الحكومة بخطوة مضادة من قبل المواطنين».

يرى نحاس أن الحكومة «عمدت أولاً إلى قمع المتظاهرين، وتشويه تحركهم. وهذا قد يؤدي إلى امتناع البعض عن المشاركة في التظاهرات اللاحقة خوفاً من التعرّض للأذى، في حين يؤدي تشويه صورة المتظاهرين إلى توليد احتكاكات طائفية وربما أكثر».
الردّ على هذا القمع والتشويه يكون من خلال ثلاث خطوات: «أولاً، توقيف فوري لكلّ عسكري أطلق النار ولمن أعطى الأمر بإطلاق النار؛ ثانياً، إجراء تحقيق فوري يطال كلّ من أطلق النار ومن أعطى الأمر بذلك ومن امتنع عن ردع مطلق النار في حال كان قادراً على ذلك؛ وثالثاً محاسبة وزير الداخلية، وهو مطلب أكثر تقدّماً من مطالبته بالاستقالة، لأنه قد لا يستقيل»..
الهجوم الثاني للسلطة على التحرّك كان من خلال «التطويق والتهويل، إذ خرج رئيس الحكومة ليقول إنه قد لا يستطيع دفع رواتب الموظفين، وهو خطاب يشبه تماماً الخطاب الذي ووجه به حراك هيئة التنسيق النقابية، عندما قيل إن التلاميذ لن يتخرّجوا وسيبقون بلا شهادات وأن مستقبلهم مهدّد». الردّ على هذا الأمر يكون من خلال «تغيير الهيكل التنظيمي للتحرّك ودعوة الموظفين والنقابيين إليه، خصوصاً أن التهديد طالهم من قبل رئيس الحكومة».
في خطوة ثالثة، حاولت الحكومة إجراء «عملية استيعاب مستعجلة، من خلال المسارعة إلى فض العروض المالية للمناقصات والقول: انحلّت يا شباب. الردّ على هذا الأمر يكون من خلال ربط النزاع بالأساس، والتأكيد على أن هذه العملية غير مشروعة وباطلة».
أما الخطوة الرابعة، فكانت تحوير جبهة النار من خلال حديث سلام عن اعتداء على صلاحيته، ما يعني تحويل الموضوع إلى مشكلة طائفية. والردّ المباشر هو تحديد الخصم… أو الحكم في هذه القضية وهو: البلديات. إذ يرى نحاس أن ما يجري منذ سنوات هو استيلاء على أموال البلديات ومسؤولياتها، ونحن أمام موقفين «إما أن هذه البلديات موافقة على هذا الاستيلاء، وبالتالي هي خصم يجب ملاحقته لمساهمته في سرقة المال العام، وإما أنها ضحية فنقول لها: أهلا وسهلاً بها في التحرّك، خصوصاً أن هذه البلديات هي الهيئات المنتخبة الشرعية الوحيدة في لبنان اليوم والتي يمكن الركون إليها».

 

Master muddler: Buster of our internet and telecommunication system

The fibre optics lines have been installed a few years ago, and yet these lines are waiting for this idiot to connect them.

Abdel Moneim Youssef is not your average public servant. If there is one compelling impression from meeting him in person, it is that there is much more to him than meets the eye.

(He is such an idiot that he enjoys playing the game?)

In this sense, his office at the Ministry of Telecommunications is  confusingly unrevealing: large but functional, not overtly more guarded than the premises of other Grade 1 national officials, and adorned with memorabilia — fittingly in his case, blown-up images of historic Lebanese phone cards decorate the spacious waiting area.

 posted in Executive this April 7, 2015

But the bureaucrat has certain attributes that pit him as quite exceptional for a public servant.

For one, he singlehandedly holds a tremendous amount of power over the telecommunications sector.

He is at once director general of operations and maintenance at the Ministry of Telecommunications and chair–general manager of state owned fixed line operator Ogero (private company belonging to the Hariri clan), which acts as an internet service provider while simultaneously being responsible for selling international capacity to the private sector.

The man is also incredibly elusive.  (What can he says? “I am working for the Hariri clan who wants to buy this public institution for cheap?”)

Reaching Youssef required going through specific channels that are not usually required for journalists to meet public servants.

Then, there are the opinions people hold of him.

Everybody involved with telecommunications in Lebanon seems to have one.

Some view him as highly self interested, others regard him as no different from any other government employee — and some of those in the know even provided Executive with two conflicting views, describing him as “extremely smart and charming if he wants to be,” but also going as far as alleging that he must be “a maniac” or have a “crazy conspiracy theory” — speaking on condition of anonymity, of course. 

But for anything telecom sector related, Youssef is the go-to person.

He is Mr. X as Executive termed the theoretical, all knowing, unknown telecoms guru.

He is the one who should be able to answer basic questions on the minds of the Lebanese.

Questions such as:

1.  Why has the new fiber optic internet backbone not been turned on yet?

2. Why isn’t Ogero granting international capacity to private sector ISPs?

3. Why is our internet so slow and expensive?

Before Executive encountered Youssef, we were told he had a knack for derailing a topic by either losing his interlocutors in details or with his charming personality.

Sitting down with him, it quickly became clear that he was not going to give us any information — much less a straight, serious answer.

Youssef can talk, knows how to waste time and is a master of deflecting inconvenient questions.

Besides not allowing recording equipment, Youssef would craft his answers in a way to not only avoid the topic, but also be unspecific to the point of making generalization into an art form.

 When asked why the new fiber optic network contracted in 2011 — which now connects the bulk of the central offices in Lebanon as well as many of the country’s heavy users such as universities and hospitals — has not been turned on, Youssef immediately retorted on the semantics, not the substance, of our question.

‘Heavy users’ is a meaningless term, he shot back, embarking on a diatribe arguing that the term was “not even a word.” If you look up ‘heavy users’ on Google, he said, it would yield no results. He went further to say that ‘heavy users’ was only a term used by people in Lebanon, to describe a concept that does not exist in the rest of the world’s parlance.

Executive of course does not know when Youssef last googled the term, but we can confirm that a March 2015 search yields high level international technical sources as using the term ‘heavy users’ in important discussions — such as the net neutrality debate — and for considerable time in exactly the same way in which it was entailed in the question posed to him.

To a question about why our new, state of the art fiber optic backbone had not yet been switched on to carry data traffic, Youssef retorted with an ill informed rebuttal about heavy users.

The question remained unanswered, but Youssef’s response served a purpose: the longer the talk about definitions, the more time Youssef won as the clock counted down to 6 p.m., when he informed us he had another meeting.

At a certain point in the interview — and though his English appeared highly adequate for claiming knowledge on the appropriateness of the technical terms he disputed — Youssef became apologetic about his poor command of the language, excusing himself, in English, as having been “French educated” and switched to arguing in French from that point on.

“What’s the relation between internet and fiber optic?”

There are many strategies to waste time through talking, but it is an art to talk for 40 minutes and provide answers that are as far from clear as they are far from being quotable, in the sense of saying anything of informative value.

“What’s the relation between internet and fiber optic?” he barked at Executive when once more pressed for an answer as to why the fiber wasn’t turned on.

The discussion ascended to heights usually reserved to the performances of the Théâtre de l’Absurde as Youssef advanced to question the premise of a newly existing fiber optic network by asking us how we were sure it was really there.

The question was surprising, given that the network had been budgeted, tendered and indeed installed according to various statements given to Executive by telecommunications consultants, private sector contractors and vendors who had worked on the project — and notably, by advisors to the Ministry of Telecommunications.

Taking a somewhat contradictory position to the gauntlet just thrown that was perhaps worthy of a Camus essay, Youssef then went on to assert that of course we have fiber optic internet.

But this statement is too vague to be understood as a claim that the new network is indeed on, as Lebanon does have an older fiber optic network built over a decade ago that links 5 central offices together, which we understand is in operation.

This network was originally built only to carry Ogero’s internal traffic, and was not meant to be used as a wide area network as it is used now, to carry internet traffic.

When speaking, it is very common for one to forget to be precise and qualify what is being discussed, so any potential misunderstandings can generally be clarified through merely asking a simple follow up question. When pressed for a more specific answer, as in whether Youssef was referring to this older network, or if he was claiming that the new network was, indeed, turned on, he exploded.

The bone of contention appeared to be that Executive had called the fiber optic network “old,” or as he reworded it, “ancient.”

He thus addressed this supposed question of network longevity — which Executive had not asked and not intended to ask — with a discourse on how fiber optic cables have a very long lifespan.

Indeed, fiber optic cabling, provided it is properly insulated under the ground, is essentially good forever.

Yet when it comes to being able to carry an entire country’s capacity, no matter how long it physically lasts, it will not be able to carry traffic it was not designed for.

Youssef added that the older fiber that was built from 1994 to 2000 is only being used at 35% of its capacity.

(So why not making good use of the overwhelming remaining unused capacity?)

But in an attempt to revert back to the matter of whether Youssef was actually claiming that the new network was off or if his claims were just stating vague facts in order to confuse, Executive asked him if he had signed any documents approving the activation of the newer network.

He responded saying that he signed papers for fiber optic cables “every day.”

Again, it is unclear whether this means that Youssef signs papers approving some kind of fiber optic related work or if he was indeed claiming that he had signed papers approving turning on sections of the new network.

To close the discussion, he invited Executive to call up all of our sources and tell them they were wrong.

“They are completely ignorant,” he said.

Every source we had cited in our interview — the advisors to the Ministry of Telecommunications, the consultants, the internet services providers — were implied. All of them (are ignorant?).

After we dismissed some ideas implied by our interviewee — such as buying shovels and digging trenches to check for the presence of cables, or calling respected experts to insult them — the net gain of 40 minutes’ exposure to Youssef’s mastery in haranguing was thin.

What we learned was that the questions we were asking, for some reason, were questions that Youssef did not want to answer.

If there is one thing Youssef can be congratulated for, it is his prowess in semantics.

Not unsimilar to the style of long, colorful discourses of thesis and antithesis that are preached by certain prestigious schools in Paris in order for their students to succeed in oral presentations, Youssef can talk.

While we leave him with new appreciation of how one can use this talent in a top public administrative position, we can only speculate as to how this public servant uses this ability for the greater good of national telecommunications.

What we no longer wonder about is his charm, or that he knows what he is doing.

As he shakes hands with Executive before ushering us out of the door, smiling, he apologizes for being so “disagreeable.”

Note 1: Charbel Nahas  (former communication minister) shared this link on FB this April 12, 2015 

عبد المنعم يوسف يخطف شبكة الألياف الضوئية التي تم تلزيمها خلال تولي شربل نحاس وزارة الاتصالات
ويمنع اللبنانيين من الاستفادة منها
وهي تربط كل سنترالات لبنان وتصل مباشرة إلى مئات المؤسسات التي تستخدم الإنترنت بكثافة (إدارات، مؤسسات إعلامية وصحافية، تلفزيونات، موزعو إنترنت، جامعات…)

Abdel Moneim Youssef is not your average public servant.
Executive got to meet him for 40 minutes, and the least we can say, it was a bewildering encounter.
executive-magazine.com

 

 

 

 

 

 

Four years in the Syrian civil war: Repercussion on Unemployment in Lebanon

Former minister Charbel Nahas said:

“The Syrian crisis deepened inequalities in Lebanon society”

« La crise des réfugiés a rendu la société libanaise encore plus inégalitaire qu’elle ne l’était. »

Depuis le début du soulèvement en Syrie, l’économie libanaise, affectée par l’instabilité régionale et locale, tourne au ralenti.

Les taux de croissance annuels d’environ 2 % enregistrés ces quatre dernières années (contre 8 % en 2010) masquent une sombre réalité socio-économique dans les régions périphériques, où s’est installée la majorité des réfugiés syriens, en particulier dans le Akkar, Tripoli, la Békaa, et le Liban-Sud.

Car si l’économie a pu s’adapter à la baisse des exportations, du tourisme et des investissements, le marché de l’emploi absorbe très difficilement le choc démographique que représente l’accueil d’environ 1,2 million de refugiés.

Selon la Banque mondiale, la population active a augmenté de 15,4 % au Liban depuis le début de la crise syrienne. Photo Joseph Eid

Quatre ans après le soulèvement en Syrie, la guerre civil en Syrie a eu un impact globalement mitigé sur l’économie libanaise qui continue de résister tant bien que mal.
En revanche, le choc démographique que représente l’afflux des réfugiés syriens a bouleversé le marché de l’emploi.

La population du Liban a ainsi augmenté de près de 30 % en quatre ans.

Cet afflux s’est accompagné d’une aide humanitaire internationale, estimée à 800 millions de dollars par an.  (The minister of finance has no formal reliable data on any kinds of aids)

En soutenant la demande, les aides versées aux refugiés ont permis, à elles seules, de générer 1,3 % de croissance en 2014, souligne l’économiste Kamal Hamdan.
Ces aides sont insuffisantes pour permettre aux réfugiés de vivre décemment, ne serait-ce que pour payer des loyers qui ont flambé sous la pression de la demande.

Une enquête menée par l’Organisation internationale du travail (OIT) en 2013 auprès de 2 000 réfugiés avait révélé que près de la moitié d’entre eux travaillent pour compléter leurs revenus.

Plus de main-d’œuvre pour autant d’emplois
La population active, c’est-à-dire l’ensemble des résidents en âge de travailler (employés ou chômeurs), a augmenté de 15,4 % en quatre ans, selon les estimations de la Banque mondiale.

Étant donné le contexte économique morose, il est admis que les créations d’emplois n’ont pas suivi, même si les statistiques manquent cruellement dans ce domaine.

« Le taux de chômage (toutes nationalités comprises), qui était estimé à environ 11 % avant la crise, est passé à 18 voire 20 % », affirme l’économiste Kamal Hamdan.

« Si l’on ne considère que les Libanais, le nombre de sans-emplois a sans doute doublé, avec au moins 150 000 chômeurs de plus en quatre ans. »

En cause : le marasme économique, mais surtout la concurrence de la main-d’œuvre syrienne, prête à accepter des salaires largement inférieurs à ceux des Libanais.
Contrairement aux idées reçues, les qualifications des travailleurs libanais et syriens ne sont pas très éloignées.

« Le chômage au Liban ne touche pas essentiellement les personnes qualifiées comme on le pense, puisque de nombreux jeunes diplômés trouvent du travail à l’étranger et émigrent. Les personnes non qualifiées en revanche n’ont pas d’alternatives. On estime que 48 % de la population active libanaise a un niveau d’études élémentaire », indique l’économiste et ancien ministre du Travail, Charbel Nahas.
Pour ces derniers, la concurrence syrienne n’est pas un phénomène nouveau.

Bien avant 2011, les ouvriers syriens avaient déjà largement remplacé les Libanais dans les emplois non qualifiés du secteur agricole et celui de la construction.

« Les Libanais non qualifiés s’étaient alors tournés vers le secteur des services qui représente 60 % de l’économie. Ils travaillaient essentiellement dans les petits commerces, en tant que vendeurs, serveurs, cuisiniers, coiffeurs, etc. Mais aujourd’hui on observe un effet de substitution aussi dans ce secteur », constate le directeur de l’Institut du Levant pour les affaires stratégiques (LISA), Sami Nader.

Effet de substitution à tous les niveaux
Étant donné l’abondance de l’offre, la concurrence s’étend également aux emplois semi-qualifiés. Selon l’enquête de l’OIT, 45 % des réfugiés occupent un emploi non qualifié (agriculture, construction, concierge, chauffeurs…) et 43 % occupent un emploi semi-qualifié (menuisier, forgeron, industries agroalimentaires..), à des salaires imbattables.

Le revenu mensuel moyen d’un ouvrier syrien était de 418 000 livres par mois en 2013, la moitié de celui d’un Libanais non qualifié.
Cette forte concurrence a tiré le niveau des rémunérations à la baisse.

Toujours selon l’OIT, le salaire moyen d’un travailleur non qualifié a reculé de 30 % à Baalbeck et de 50 % à Wadi Khaled.

Près de 90 % des ouvriers libanais interrogés par l’OIT dans la Békaa ont constaté une baisse de leurs revenus. En moyenne, la Banque mondiale parle d’une baisse de la richesse par habitant au Liban d’environ 11 % depuis le début de la guerre en Syrie. Mais tous les habitants ne sont pas logés à la même enseigne.
En réduisant les coûts de production, la baisse des salaires a bénéficié aux entreprises.

En l’absence d’investissements, « cela s’est traduit par une hausse des profits du capital », souligne Kamal Hamdan.

L’OIT conclut dans son rapport que « les propriétaires de terrains et d’entreprises, et les autres membres de la classe moyenne et aisée profitent de la crise des réfugiés, tandis que les ménages libanais les plus pauvres et les plus vulnérables sont les plus menacés ». Charbel Nahas dresse le même constat : « La crise des réfugiés a rendu la société libanaise encore plus inégalitaire qu’elle ne l’était. »

4 000 nouveaux agents des FSI
Par manque d’opportunités de travail, les Libanais les plus défavorisés se dirigent donc vers le seul secteur qui leur est encore réservé : la fonction publique.

Et le gouvernement n’hésite pas à utiliser ce levier pour absorber le choc. Au début de l’année, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont embauché 4 000 nouveaux éléments et s’apprêtent à en recruter 4 000 autres.

« Par rapport à un million d’actifs libanais ce chiffre est énorme, souligne Charbel Nahas. C’est comme si la France, qui compte 30 millions d’actifs, recrutait 120 000 policiers d’un coup. » Selon lui, 120 000 Libanais travaillent aujourd’hui dans les services de sécurité de l’État (armée, FSI, Sûreté générale).

Proportionnellement, cela représente 7 fois les effectifs actuels de la France.

Pistes de réflexion
Pour le moment, c’est l’une des deux seules solutions qu’a trouvées le gouvernement pour réguler le marché de l’emploi.

La deuxième  solution étant de limiter l’octroi de permis de travail à la main-d’œuvre étrangère.

Le ministre du Travail a fait de la régularisation des travailleurs syriens son cheval de bataille. Mais ses ambitions sont limitées par les moyens dont il dispose, sachant que près de 90 % des refugiés interrogés par le BIT en 2013 travaillaient sans contrat, et que le ministère du Travail compte une dizaine d’inspecteurs sur le terrain.
« Il faut faire pression sur les entreprises, les menacer de sanctions », estime Kamal Hamdan.
Le directeur de LISA, Sami Nader, plaide, lui, pour des « solutions créatives » en considérant qu’il faut canaliser la main-d’œuvre syrienne dans le secteur de la construction et dans l’agriculture. « Pourquoi ne pas employer les réfugiés dans des unités de production offshore financées par des bailleurs internationaux et destinées à l’export vers les pays du Golfe par exemple? »
De son côté, Charbel Nahas propose une politique de relance de l’emploi à l’échelle nationale. « Il faut un sursaut à la hauteur du choc.
Le Liban doit se tourner vers la communauté internationale pour financer un mécanisme de subventions à l’investissement au lieu de se contenter des aides humanitaires. » Mais pour cela, ajoute-t-il, « il faut sortir du déni et reconnaître que le pays est au bord de l’implosion ».

 

 

The Right to Food Safety:

Rights-Based Dialogue as a Springboard towards State-Building

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The stances taken by Lebanon’s Public Health Minister Wael Abou Faour in November 2014 took the country by surprise.

Departing completely from the norm, Abou Faour published lists of actual businesses that have persisted in producing or selling food unfit for consumption, or not conforming to health standards.

Fellow Ministers and others from outside the cabinet criticized Abou Faour, accusing him of adopting a policy of defamation that could have a negative impact on Lebanon’s economy.[1]

In response, Abou Faour argued that it was the state’s duty to warn citizens against looming threats, and therefore, to denounce those businesses even at the risk of ruining their reputation for the sake of public interest.[2]

To support his approach, Abou Faour argued that, due to their practice of influence peddling, some of these businesses wielded more power than the Lebanese state. This suggested that providing citizens with information that would allow them to avoid threats was the least that the state could do, given that its duty to protect them against such threats was a difficult task in the face of powerful vested interests.

Criticism of Abou Faour receded after media and popular support for his initiative grew.

He was emboldened and, along other public administration officials, moved from denunciation to taking practical measures: he shut down businesses and referred them to the public prosecution office. Support for his campaign grew, and suspicion about his credibility or his ability to persevere receded.

Public support fed on Abou Faour’s ability to continue with his campaign and vise versa.

Such a process could enable the state to regain some of its standing and sovereignty, after having been largely weakened and fragmented by the current political system–the regime of sectarian political leaders (zu‘ama’).

From such a perspective, regardless of Abou Faour’s intentions, his initiative sheds important light on the workings of Lebanon’s political system.

It also allows for using “rights-based dialogue” as a means to rebuild a national public opinion. This in turn could represent a step towards rebuilding the state, at a time when authority and sovereignty have become widely sect-based and fragmented.

On November 29, 2014, this was implicitly expressed by Abou Faour after a streak of media successes. He said that he chose to engage in this campaign within the framework of a reasoned confrontation against a “vast network of interests” on his part and on the part of his political party, the Progressive Socialist Party (PSP).

At its core, such a confrontation relied on the support of the “Lebanese public opinion” as a “fundamental ally.” As a result of such support, he added, “Our ambition has grown,” and the aim has become “to open a breach in the political system” and create “new horizons in politics.”[3]

Rights-Based Dialogue as a Gateway to Citizen Integration in State-Building

Abou Faour’s campaign led to the rare coming together of Lebanese media outlets of various leanings in an effort to reflect the concerns and aspirations shared by all segments of Lebanese society, regardless of their sectarian or political affiliation.

The unifying dynamic behind this confluence of coverage was the fundamental notion of citizens’ right to food security, or in other words, their right to life and health.

Some outlets pointed out the [Health] Ministry’s selectivity in dealing with different regions with different sectarian makeup. Yet their efforts remained limited and failed to turn health reform into an object of sectarian bickering.

In the past, fear of particular threats to public well being had often taken on a sectarian dimension or fueled sectarianism. In contrast, the current fear, based on awareness of serious violations of the right to food security, is taking on unifying national characteristics.

The apparent immunity from criticism that Abou Faour enjoyed reflects the importance of the right to food security that was allegedly violated and its precedence over any potential harm as a result of the minister’s policy.

One clear example was the major shift in stance of some cabinet ministers, who had at first opposed this campaign.[4] This signifies a reversal of social priorities, since the rights of citizens are being placed above all other considerations, including the interests of influential parties.

It also increases the legitimacy of the principle that “defamation,” or more accurately in this instance, public denunciation is a right when it becomes a duty.

Notably, Abou Faour not only denounced businesses that committed violations, but also threatened to expose anyone who might intervene to protect them.[5]

The statement made by Justice Minister Ashraf Rifi during a cabinet session on November 27, 2014, which was carried by some media outlets, only reinforced this trend. Rifi said that he would instruct all judges to publish rulings connected to food safety, in order to make an example of violators.

Rifi also made it clear that the judiciary would continue what Abou Faour had started.[6] It should be noted that one public prosecutor, Samer Younes, has for years, but to no avail, been reminding judges of the need to give precedence to food security over business interests, no matter how powerful.[7]

This article makes the tentative argument that the Abou Faour campaign and how it unfolded has shown clearly, and on a large scale, the kind of impact public dialogue could have when it concerns a specific, unifying right.

Not only does such dialogue affect the formation of a national public opinion. It also influences social integration. In lieu of state atrophy or acute sectarian and political division forbidding or marginalizing such dialogue, the latter is in itself likely to strengthen the state and reduce such division.

It would indeed lead citizens to unite around the state in confronting any minority, group-specific or economic influence.

Such a tentative argument faces several objections:

One objection is the claim that the present example remains, to a large extent, an isolated one. Other attempts to give precedence to one right or another, the objection goes, were less effective.

Examples include the cessation of public dialogue over the right of workers to fair wages, initiated in early 2012 by former Labor Minister Charbel Nahas, who later resigned, and the limited influence of human rights groups working in Lebanon. The latter have indeed remained unable to shape and steer public opinion, or confront the prevailing political system.

As important as it might be, this objection seems to be based on weak assumptions. The Abou Faour experience might prompt a reexamination of these assumptions about former efforts of a similar nature, rather than the latter serving as grounds to undermine Abou Faour’s efforts.

Did the Nahas experience with regard to workers’ right to fair wages truly come to an end with his resignation?

Would it not be too hasty to make such an assertion without looking at its contribution to raising the awareness of this right among workers and within public opinion at large?

Would it not be difficult to isolate the movement of public sector employees and teachers to demand the promised wage increases, including the massive protests and marches they held in 2013 and 2014 from the Nahas experience?

What about the struggle of private sector employees?

The most prominent of these was the campaign by the employees of the Spinneys supermarket company in 2012 to establish an independent union which shaped legal and media practice and discourse.

Regardless of the results achieved by those various movements, does the mere fact that they took place in the wake of the Nahas experience not lead us to think of the cumulative effect and impact of such dialogue?

Within such a context, every experience paves the way for the next, expanding and strengthening the framework of dialogue.

It would be a mistake to expect dialogue about the right to a fair wage to have an impact of the same magnitude as the current dialogue about the right to food security.

By its very nature, the right to a fair wage allows for broad social division. Aside from the strong conflict of interest between employers and employees in this regard, society is also divided over the benefits of wage increases in terms of job opportunities and economic growth as a whole.

Those representing capital holders can always raise fears of companies going bankrupt and workers losing their jobs if a wage increase were to be imposed during times of financial crisis.

On the other hand, they cannot, in any way, shape or form, defend the right of restaurants to serve spoiled meat or engage in fraudulent practices. There is also the fact that employees are dependent on their employers.

The desire to demand their right to a wage increase can therefore be balanced out by fear of losing their jobs. Such fears may indeed gain the upper hand when one considers the state of labor unions today, which have become constrained, controlled, and exploited in service of the prevailing political system.

Naturally, consumers find themselves in a radically different position being, in principle, completely independent from traders and importers.

One could therefore say that the outcome of the Nahas experience does not invalidate the tentative argument made by this author. It rather enriches it.

It is only natural for the ability of rights-based campaigns to have a unifying effect and to grow in proportion to the solidity and broadness of the social base that supports them. In this context, the difference between the Nahas experience and the Abou Faour one is one of the capacity to unify, not of the nature of the right in question.

The same reasoning applies to the work of human rights groups.

As significant as the capabilities of such groups might be, they cannot be compared to the massive capabilities wielded by the state. This is especially true as most of them work to promote rights that affect only certain segments of the population–such as women’s rights, the rights of people with disabilities, gay rights, etc.

Yet in spite of this, it would also be a mistake to downplay the importance of these groups’ achievements in terms of social integration.

One of the most prominent examples is the growing public discourse about combating violence against women. In addition to the demonstration led by the NGO KAFA on March 8, 2014, the work done by individual judges displayed a profound involvement with this movement.

Indeed, many of them issued landmark rulings immediately after the ratification in April 2014 of the Law on the Protection of Women and Family Members from Domestic Violence. Public discourse about the right to the truth in the issue of the families of the disappeared also had a significant impact.

The government was ultimately forced to carry out the ruling issued by the State Council to hand over the complete dossier of investigations on the fate of the disappeared to their families.

The second objection to the tentative argument I propose is that the most prominent factor affecting the Abou Faour experience is not the actual discourse that emerged about the right to food security, or the awareness of its importance.

Rather, it is the feelings of terror this public discourse has given rise to, on account of the long lists published by Abou Faour and the variety of sectors involved. The effects of this initiative, the objection goes, are therefore likely to recede as soon as emotions subside and reassurances are made.

According to this point of view, the momentum of interest in this issue may well turn out to be temporary, and ultimately tantamount to a publicity stunt.

This objection, like the preceding one, is likely to add to the tentative argument rather than undermine it. The Abou Faour experience teaches us that the impact of public discourse about a particular right increases, when awareness of its importance is accompanied by strong feelings of the consequences of violating that right, most notably, fear.

This is reminiscent of what Dutch philosopher, Baruch Spinoza, famously said about combating regimes that are based on emotions and interests. According to Spinoza, in order to succeed one cannot rely on rational thought alone, but must make use of equally powerful emotions and interests as well.

This is the source of unifying force of Abou Faour’s initiative. Such an initiative relates to what is clearly and evidently a fundamental right that concerns everyone, without exception.

There can be no justification for violating such a right, and doing so in fact gives rise to fear and only boosts awareness of the importance of protecting it. Moreover, only the state can enable the momentum of this initiative to reach its full extent.

Rights-Based Momentum as a Means to Strengthen the State and Improve Its Performance

As a result of the momentum created by public discourse about the right to food security, the state seems to have gained a greater ability to enforce its laws when confronting influential parties. Abou Faour’s experience and its fallout have also had an impact on a number of cabinet ministers, who seem to have learned how to properly carry out their public responsibilities.

Chief among such initiatives was Minister of Economy Alain Hakim’s decision to shut down a number of labneh (strained yoghurt) factories on November 24, 2014. He also pulled their products from the market for violating legal health conditions, and referred [all violations] to the public prosecution.

Noteworthy as well were the decisions taken by local governors (muhafizin) to put a stop to certain activities, as requested by the Ministry of Health. Chief among those was the governor of Beirut issuing a decision to shut down the Beirut slaughterhouse on November 18, 2014.

More importantly, the Council of Ministers itself took charge of the issue of food security, forming a committee to coordinate the work of several ministries in this regard in its November 27, 2014 session. The government, it argued, cannot wait for an independent food safety commission to be formed, as should be the case following the ratification of the food safety law.

In terms of legislation, there is once again talk of the need to quickly ratify a food safety law. As public opinion recently discovered, a proposal and a draft law [on food safety] have been held up for years in the halls of Parliament. The media covered the issue during this period, basing its news on reports by the head of NGO Consumers Lebanon, Zuheir Berro, and later on statements by concerned cabinet ministers and MPs.

Amid such momentum, Agriculture Minister Akram Chehayeb referred to the Council of Ministers an animal rights bill the ministry had drawn up years ago, in collaboration with NGO Animals Lebanon.[8] He did this merely a few days after a number of slaughterhouses were shut down, as if his ministry sought to gain some public interest for its bill by voicing similar concerns.

This was also reflected in the statement made by Executive Director of NGO Animals Lebanon, Jason Mier, to Beirut’s daily al-Akhbar. Arguing that the bill had been drawn up for the sake of people’s health and the safety of their food, Mier urged for its ratification at the nearest opportunity. He stressed that this would represent a qualitative shift in the work of slaughterhouses, farms and other facilities dealing with cattle.

Despite the importance of the examples listed above, these official initiatives have so far remained much more procedural than structural, and in the best of cases legislative in nature. Meanwhile, no initiatives have been taken so far on the part of public authorities to strengthen consumer protection associations or improve their capabilities. Similarly, public prosecutors have so far issued no rulings to deter the owners of businesses that committed violations.

What are the Perspectives of Similar Initiatives Within the Lebanese System?

What comes next?

Could institutional reform possibly achieve its goals?

Could this rights-based momentum be used to enact the necessary legislation and activate the oversight apparatus on issues of public health?

Could the standing and role of the state be thereby restored, as MP Mohammad Kabbani urged in a statement on November 20, 2014?

Beyond this, could the issue possibly have a snowball effect?

Could it lead the state to strengthen its oversight apparatus in other fields in which it is no less needed, such as that of welfare institutions? Or, on the contrary, will such discourse die down, even if after some time?

Will the issue of food oversight end up being referred to committees that do not work, are prevented from working, cover up corruption, or are corrupt themselves?

Will the impact of this momentum be merely temporary?

Will it cause no structural change? Will it, at best, pave the way for future confrontations that may prove more effective?

The second outcome is possible even if the food safety law is passed, as the legislative response is seldom sufficient on its own. The history of enforcing the consumer protection law, as well as every other social law, has always been undermined by the interests of traders and importers, which invariably lead to voiding such laws of much of their content.

The fact that the cabinet minister who initiated this campaign, i.e., Abou Faour, is affiliated to a political faction almost organically linked to the network of interests that controls Lebanon’s food supply, increased the likelihood of such a [negative] outcome.

However, raising these skeptical questions misses the point, and perhaps reflects a muddled view of the way reform works. Whether or not the Minister of Public Health perseveres in his efforts is not the point. Much more significant is whether social forces can take advantage of the momentum to strengthen the citizens’ movement in support of food safety and ensure its survival.

Despite the momentum of public discourse, the lack of any social initiative in this regard so far only increases the urgency of the issue.

The will and the intentions of those in power might be difficult to control, but what about ordinary citizens? How can they take advantage of rights-based momentum to develop their capabilities and their defiance, and thereby improve their chances of imposing their fundamental rights on those in power, whoever they may be?

[This article is an edited translation from the Arabic original, both of which were originally published on Legal Agenda].

Note:  Walid Jumblat has an important leverage in the formation of any government. And when he agrees on a policy with the powerful power broker Nabih Berry, Parliament Chairman, things get moving.

No Financial Control? No public Spending and No taxing citizens

That’s what former Lebanese minister of Work Charbel Nahas said at the conference held in the “Lawyer House”.

The theme of the conference was “Preventive ways to control and supervise public spending

In our hubris political system in Lebanon, there have been no financial control and supervision for the last 3 decades.

The successive governments “failed” to submit any yearly budget to parliament, and the Parliament didn’t care less.

This system has been run by 3 political leaders associated with the major banking institutions. And that’s good enough to run a pseudo State.

Nahas : Sans contrôle, pas d’argent public ni de contribuables

Un colloque pour rappeler que l’adoption du budget de l’État au Liban est sujette à caution. Photo Philippe Hage Boutros
Liban
S’il y a un point commun que partagent la plupart des dossiers brûlants liés à la gestion de différents segments du service public libanais, c’est bien la confusion qui règne autour de leur financement.
Les auteurs du recours formulé auprès du Conseil d’État contre l’administration pour abus de pouvoir se sont joints à l’ancien ministre du Travail pour détailler la problématique qu’ils ont soulevée.

La Maison de l’Avocat, secteur Palais de justice, accueillait hier un colloque sur le thème des « dispositions préventives de surveillance et de contrôle des dépenses publiques ».

L’ancien ministre des Finances Élias Saba, l’ancien président du Parlement Hussein Husseini et le député Ghassan Moukheiber étaient réunis autour de l’ancien ministre du Travail, Charbel Nahas, pour exposer en détail les tenants et aboutissants de leur requête contre l’État libanais.

Le bâtonnier de Beyrouth, Georges Joreije, était également présent à la table des intervenants.
Déposé le 10 septembre 2014, il s’agit plus exactement d’un « recours de plein contentieux et d’annulation de décisions administratives pour abus de pouvoir » adressé au Conseil d’État et assorti de demandes d’indemnisation au bénéfice des victimes de ces décisions.

Quant à la décision visée par le recours, il s’agit de celle prise par le Conseil des ministres en date du 24 juillet 2014, intitulée « Assurance de crédit aux traitements, salaires et suppléments de ceux-ci, de la réserve du budget public ». Une décision qui n’a pas été inscrite au Journal officiel, point de départ formel de toute entrée en vigueur de ce type de décisions.

Le recours va encore plus loin en réclamant des « mesures préventives pour surveiller et contrôler la disposition des biens publics », une attribution qui, au Liban, relève normalement de la compétence de la Cour des comptes.

Instituée en 1951 par voie législative, cette dernière est en charge de veiller « à la bonne gestion des deniers publics et exerce un contrôle administratif sur la régularité des opérations de recettes et dépenses, et sur l’exécution des engagements » (voir encadré).

Là où le bât blesse, dans un pays en proie aux sempiternelles divisions politiques comme à l’ingérence étrangère, c’est que les membres de cette institution sont nommés par décret pris en Conseil des ministres. « Dans les faits, cette cour est à la merci du pouvoir exécutif, lui-même pris en otage par le jeu politique », confie même, en aparté, un expert présent au colloque.

 

Chronique d’un mode d’emploi « oublié »
Reprises dans le détail par les différents intervenants, les composantes du recours font état au mieux d’une embarrassante négligence dans l’adoption du budget depuis 1993.

Les gouvernements en place depuis cette date auraient tous présenté des projets de budget en contravention avec de nombreux articles de la section de la Constitution relative aux finances de l’État.

Le non-respect du calendrier fixé pour la procédure, l’inclusion de dépenses « privées » dans les lois de finances votées, ou encore l’utilisation extensible de la notion « de loi de finances rectificative », figurent parmi les griefs énumérés par le recours.

Pour citer quelques-uns des nombreux exemples mis en avant par MM. Nahas, Moukheiber, Saba et Husseini pour étayer la requête, le Parlement, qui a pourtant la charge du vote définitif du budget, n’a pas « dûment approuvé les comptes définitifs de l’administration des finances depuis 1993 ».

De plus, « tous les projets de budget des années 2006, 2007, 2008 et 2009 n’ont fait l’objet d’aucune discussion ».

Enfin, pour les années 2011, 2013 et 2014, les projets de loi de finances « n’ont même pas été présentés à la Chambre des députés ».

Or, comme l’ont rappelé tour à tour les intervenants au colloque, l’article 112 de la loi sur la comptabilité publique prévoit expressément que le ministre est responsable « sur ses propres deniers de toutes les dépenses qu’il contracte en dépassement des crédits ouverts pour son ministère ».

De plus, en vertu de la définition du budget énoncée par l’article trois de la Constitution, l’absence de loi de finances dûment approuvée depuis 2005 « rend rétroactivement illégale la perception de toutes les taxes depuis cette date ».

Cerise sur le gâteau, les gouvernements « ont continué à s’endetter en émettant des bons du Trésor, en contravention avec l’article 88 de la Constitution », qui soumet cette procédure à l’adoption d’une loi.

D’autres exemples viennent rejoindre ceux-ci pour conforter l’idée que la gestion des deniers publics au Liban n’est, dans le meilleur des cas, pas vraiment au point.

Les conséquences d’une telle confusion dans l’adoption des budgets de l’État sont énumérées par les quatre experts : déséquilibre du budget, détournement de fonds publics, décrépitude des services publics,

30 000 milliards de livres de plus à ajouter à la dette publique nette depuis 2005, alors que les recettes sont passées de près de 7 000 milliards de livres en 2006 à un peu moins de 97 000 milliards fin juin 2014, selon les chiffres communiqués au cours du colloque.

Un bilan vertigineux qui permet de mieux comprendre la portée de la formule utilisée par M. Nahas : « Sans contrôle, pas d’argent public ni de contribuables ».

La balle est désormais dans le cap du Conseil d’État saisi de la requête initiale.

Set of Settlements that are worse than the initial demand

The biggest public mobilization in the history of Lebanon related to salary scale movement of public teachers and many other sections in society was abruptly ratified in the Parliament after 2 years of the political system in Lebanon refused to pass this totally rightful issue.

Former Minister Charbel Nahas is saddened by the results, “An illegitimate authority is liquidating the biggest public mobilization in the history of Lebanon,” he explains. (The Parliament voted for itself to extend its tenure 2 years ago and is getting ready to repeat this infamous practice.

Nahhas questions the timing of the scale’s discussion and the deal behind it.

The recent period had been the calmest in the fight for the wage scale and pressure [on the government] was at its lowest levels. He believes that the political forces want to deal a fatal blow to the Union Coordination Committee after using school diplomas to strike at the union.

Political forces feared popular sentiment, especially within the administration, that gave them the sense of being capable of attaining their rights by pressuring the authorities.

So they decided to go ahead with the scale after completing negotiations on how to make the poor pay for the scale.

Eva Shoufi Published Wednesday, October 1, 2014

Lebanon: MPs to strike another blow at the rights of citizens

The Union Coordination Committee holds a protest in from of the VAT building in Beirut. (Photo: Haitham Moussawi)

Out of the blue, the issue of the salary scale was solved. was solved. Nobody knew what happened, but it later turned out to be one of the darkest deals in the history of Lebanon.

Members of parliament will legislate the encroachment on beach property under the guise of a “settlement,” hence legalizing the occupation of public property.

In addition, the final accounts of the state will be settled for the previous years without any accountability.

The page on “suspicious accounts” will be turned over and a new page will be open without any questioning about public money and public property.

People residing in Lebanon will also have to pay an additional tax on their consumption and numerous fees for services, in addition to dealing with artificial price increases. At the same time, state employees, teachers, contract workers, and pensioners will be denied their rights.

The recent period had been the calmest in the fight for the wage scale and pressure [on the government] was at its lowest levels.

He believes that the political forces want to deal a fatal blow to the Union Coordination Committee after using school diplomas to strike at the union. Political forces feared popular sentiment, especially within the administration, that gave them the sense of being capable of attaining their rights by pressuring the authorities. So they decided to go ahead with the scale after completing negotiations on how to make the poor pay for the scale.

Strangely enough “legislation by necessity” succeeded on two issues. (Mind you that this Parliament failed to elect a President to the Republic that was due 6 months ago)

The first was the consensus between two opposing sides, economic authorities and the unions, that was meant to strike a blow at the rights of employees and “the economy.”

The second issue was the economic authorities admitting that the employees’ demands in the past years were “entitlements” that could not be ensured by the scale.

The question raised by such positions is if the economic bodies and the UCC did not agree on the scale, then what is the use of its announcement with the amendments?

Both sides of the conflict believe they did not achieve any of their goals.

“The deal, magically reached by political forces does not aim to provide the UCC, the workers, or the soldiers their rights. Quite the contrary, the amendments in the new scale bill will strike a blow at the rights of employees, on one hand, and sacrifice the Lebanese economy, on the other,” the economic bodies announced.

They also reiterated their rejection of “tax increases proposed in the scale draft bill” and stressed that “such tax increases will not contribute to solving the crisis but will create a bigger crisis.”

The head of the Lebanese Economic Association, Jad Chaaban, maintains that “raising VAT by 1 percent will impact several basic goods such as petrol and cellular communications, which will be included in the raise, unlike the claims that it will only affect luxury goods.”

Chaaban believes the way the scale will be funded consecrates the principle of funding from people’s pockets. He pointed to “the governments’ dependence on raising indirect taxes instead of direct taxes, which consecrated the principle of funding from poor people’s pockets, since the increase of direct taxes impact those with higher capital.”

The price to be paid by Lebanese will not be limited to the VAT. They will also give up their public beach property through the legalization of violations in one of the biggest scandals that could happen in any country.

According to former head of the Order of Engineers Elie Bsaibes, the first proposal was related to normalizing the encroachment on public beachfront property through paying for previous works. This would have entailed a good yearly income for the treasury.

However, in the current version, they want to take possession of public property and legalize the violations that occurred before 1994, which means most of the violations, a large percentage of which was committed by politicians.

Violations related to the scale go beyond financial issues and deals to strike at the basis of legislation in the Lebanese state.

The government seems to be beleaguered but the political sides are expert at undermining the state and diverting discussion from institutional circles to give it a clientelist character.

Former [Interior] Minister Ziad Baroud is surprised at what happened,

We do not know what happened. Many things changed the day before yesterday, including the exemption of private school teachers from the six grades without knowing why. At the last minute and under the guise of maintaining the consensus, they agreed on the exception.”

The MPs emptied the state from its institutions. The economic and social council, which represents the main space for discussion in the question of the grades and salaries scale, was kept out of the way.

Baroud indicates that this absence was intended to keep the decision in the hands of the political sides so they would agree among each other and safeguard the quota system.

The parliament dealt with the subject in an improvised manner, whether on the level of imports – which are not clear – or on the level of donations to certain segments while excluding other categories.

The contempt of the legislature continues.

The MPs received the draft law on Tuesday afternoon and have less than 24 hours to study a complete bill.

MP Ghassan Moukheiber criticized the short time given to MPs to study the amendments and make their decision. He indicated the issue will be discussed in the session. Moukheiber has reservations on increasing indirect taxes, since it was possible to secure other funding sources. He also stressed his reservations on the question of beach property violations.

Moukheiber may be more familiar with the law than most. However, all indicators are pointing to a farce being prepared in the parliament today, with MPs legislating a crucial law without even spending a day to read it.

This article is an edited translation from the Arabic Edition.


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