Adonis Diaries

Posts Tagged ‘cholera

How North Africa countries viewed pandemics through the years?

Al Maghreb al “Arabic” (Morocco, Algeria, Tunisia and past of Libya): There are more indigenous people slang in North Africa then Arabic speaking language as first language

Les épidémies vues par les auteurs du Maghreb et du Moyen-Orient au cours des siècles

Pandémies et pestilences sont depuis longtemps des sujets abordés par les écrivains, historiens et poètes.
Ceci est d’autant plus vrai au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qui possèdent une tradition pluriséculaire d’œuvres dédiées aux maladies
Mustafa Abu Sneineh.  Vendredi 8 mai 2020

Épidémies, pandémies et pestilences sont depuis longtemps des sujets abordés par les écrivains, historiens et poètes ; du Décaméron médiéval de Giovanni Boccaccio et du Journal de l’année de la peste de Daniel Defoe à L’Aveuglement de José Saramago, lauréat du prix Nobel, plus récemment.

Poésie arabe : les dix auteurs classiques et modernes à lire absolument

Lire

L’une des œuvres les plus célèbres est La Peste de l’écrivain pied-noir Albert Camus. Publié en 1947, l’action se déroule dans la ville algérienne d’Oran et repose sur l’épidémie de choléra qui a submergé la ville en 1849 (Camus a choisi de placer son roman dans l’ère moderne).

Beaucoup ont interprété son récit comme une métaphore de la résistance à l’occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

La même année, Nazik al-Mala’ika a brisé les conventions en poésie avec son récit du choléra au Caire ; un millier d’années auparavant, Ibn al-Wardi fulminait contre la peste au travers d’une ode, avant de succomber lui-même à la maladie deux jours plus tard.

Toutefois, les œuvres liées aux épidémies dans la région ne se cantonnent pas à la fiction : au-delà de l’artistique et de l’impressionnisme, on trouve également des guides d’hygiène, des livres de voyage et des hadith (paroles, actes ou permissions tacites attribués au prophète Mohammed et utilisés comme des conseils pour la vie quotidienne).

Les travaux de l’écrivain Ibn Abi al-Dunya au IXe siècle, ainsi que ceux d’Ibn Hajar al-Asqalani un peu plus tard donnaient des conseils sur la façon de combattre la maladie – tout comme, au XXIe siècle, nous nous tournons vers l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres instances spécialisées pour nous guider.

1947 : Choléra en Égypte

Le Choléra, de la poétesse irakienne Nazik al-Mala’ika (1923-2007), dépeint la mort, le chagrin et l’agonie qui se sont abattus sur l’Égypte pendant les derniers mois de l’année 1947.

L’épidémie de choléra de 1947 a dominé les médias égyptiens de l’époque
L’épidémie de choléra de 1947 a dominé les médias égyptiens de l’époque

Cette épidémie, qui a durement frappé le pays, est considérée comme l’une des plus graves apparitions de la maladie en Egypte au XXe siècle, tuant environ 10 276 personnes sur les 20 805 cas recensés.

Pendant cette période, l’Égypte fut coupée du reste du monde, avec des restrictions de circulation et l’isolement forcé des patients et des communautés.

Bien que l’origine de l’infection n’ait jamais été prouvée, de nombreux Égyptiens pensaient qu’elle avait été importée par des soldats anglais de retour de garnison en Inde (de nombreuses garnisons britanniques étaient toujours stationnées en Égypte, qui était autrefois une colonie britannique, à la fin des années 1940).

(The German physician Kock , dispatched to Egypt, discovered the cause for the cholera: Usage of polluted well, where people drank and washed their clothes)

Nazik al-Mala’ika conjure les images vivaces de véhicules transportant les cadavres et le silence qui s’abat sur les rues égyptiennes ; elle utilise également des expressions familières à propos de la maladie, comme « al-Shota » et « al-Heyda », qu’on peut traduire par « rapide » et « vif ».

Le Triomphe de la Mort, œuvre peinte en 1562 par Pieter Bruegel l’Ancien (musée du Prado, Madrid)

Son style a été salué par les critiques à l’époque et qualifié de révolutionnaire dans son utilisation des vers libres plutôt que le format traditionnel de l’ode arabe, qui remonte désormais à presque 1 500 ans.

Le Choléra a ainsi inauguré un nouveau chapitre de la poésie arabe et inspiré une nouvelle vague de poètes arabes – surnommée la Génération pionnière – qui a expérimenté différentes formes.

Dans les années 1990, Nazik al-Mala’ika a déménagé au Caire, où elle a passé ses dernières années.

L’aube s’est levée.
Écoute bien le bruit des pas de ceux qui sont en marche
Dans le silence de l’aube,
prête attention aux processions en pleurs
Dix, vingt morts
Ne cherche pas à les dénombrer
Partout un corps que pleure un affligé
Pas un instant d’éternité, pas de silence
[…]
L’humanité se plaint, se plaint de ce qu’a commis la mort
[…]
Sous la forme du choléra, la mort se venge.
[…]
Même le fossoyeur a baissé les bras, il n’y a plus d’auxiliaire.
La mosquée, son muezzin est mort,
Et le mort, qui en fera-t-il l’oraison funèbre ?
[…]
Ô Égypte, ce qu’a fait la mort m’a déchiré le cœur.

1784 : Épidémie en Afrique du Nord

La représentation populaire des pandémies se concentre sur les épidémies telles que la peste noire ou l’épidémie de grippe de 1917-1920, qualifiée à tort de « grippe espagnole ». Mais les épidémies peuvent également être locales.

La peste a exacerbé les tensions entre Sfax et Venise : ici, les forces placées sous le commandement d’Angelo Emo bombardent le port tunisien (en haut à gauche)
La peste a exacerbé les tensions entre Sfax et Venise : ici, les forces placées sous le commandement d’Angelo Emo bombardent le port tunisien (en haut à gauche)

L’ouvrage Voyage à Tripoli ou Relation d’un séjour de dix années en Afrique a été rédigé par une certaine « Miss Tully », belle-sœur de Richard Tully, consul britannique à Tripoli à compter de 1784.

La ville portuaire, située aujourd’hui en Libye, a été touchée par la peste en 1785. Tully évoque la paille brûlée utilisée pour la fumigation des maisons – ainsi que ce qu’on qualifierait aujourd’hui de mesures de distanciation physique.

On ne communique plus ensemble maintenant qu’en tenant un flambeau de paille, entre la personne admise dans la maison, et celle qui lui parle. On ne reçoit plus un ami que dans un appartement garni de nattes, et au fond duquel il va s’asseoir sur une chaise de paille, que l’on ne touche ensuite que lorsqu’elle a préalablement subi une fumigation.

Mais la situation était tout aussi grave dans ce qui est aujourd’hui la Tunisie. Le 29 avril 1785, Tully écrit :

Depuis quelques semaines, plusieurs courriers ont traversé le désert qui se trouve entre Tunis et cette ville, et ont répandu ainsi la peste sur leur passage ; aussi tous les lieux environnants en sont-ils infectés.

L’épidémie a atteint la ville portuaire de Sfax en 1784 et y a tué 15 000 personnes selon les estimations, dans une ville qui comptait 30 000 habitants, le double de Tripoli.

Sfax avait déjà été touchée par des épidémies en 1622 et en 1688, mais le nouveau foyer, près d’un siècle plus tard, était plus meurtrier, tuant une grande partie de l’élite, notamment des responsables politiques, des juges… et des poètes.

Tout a commencé lorsque des marchands sont arrivés par la mer après avoir fui l’épidémie à Alexandrie, à l’est. Bien que l’entrée de Sfax leur ait été refusée, des marins sont parvenus à violer l’interdiction.

Plus tard, la guerre allait succéder à l’épidémie. Un navire marchand vénitien fut incendié par les forces du bey (dirigeant) de Tunis, par crainte qu’il ait été infecté par la maladie. À compter de l’automne 1784 et l’année suivante, la flotte vénitienne bombarda certaines villes dont Sfax.

1349 : Pestilence en Syrie

Ibn al-Wardi (1292-1349), historien syrien, est né à Maarat al-Nouman. Il a évoqué de façon vivace la peste noire, qui a balayé le monde au milieu du XIVe siècle, de l’Asie au Moyen-Orient puis jusqu’à l’Europe.

Une carte du monde datant du XIVe siècle par Ibn al Wardi (Bibliothèque du Congrès)
Une carte du monde datant du XIVe siècle par Ibn al Wardi (Bibliothèque du Congrès)

Ibn al Wardi vivait à Alep lorsque l’épidémie a touché la ville en 1349, la dévastant pendant 15 ans et fauchant 1 000 vies chaque jour. Sa Lettre témoignant de la peste est un récit historique de son impact au Levant.

La peste a commencé au pays des ténèbres. La Chine n’en a pas été préservée. La peste a infecté les Indiens en Inde, le Sind, les Perses et la Crimée. La peste a détruit l’humanité au Caire. Elle a arrêté tout mouvement à Alexandrie. 

Ensuite, la peste s’est tournée vers la Haute-Égypte. La peste a attaqué Gaza, piégé Sidon et Beyrouth. Ensuite, elle a dirigé ses flèches vers Damas. Là, la peste était assise comme un lion sur un trône et se balançait puissamment, tuant chaque jour mille personnes ou plus et anéantissant la population.

Oh Dieu, elle agit par Ton ordre. Décharge-nous de cela. Cela se produit où Tu le souhaites ; préserve-nous de la peste.

Al-Wardi a également écrit deux strophes de poésie à propos de la pandémie :

Je ne crains pas la peste noire comme les autres
Ce n’est qu’un martyre ou la victoire
Si je devais mourir, de ces rivalités je serais reposé
Et si je vis, mon œil et mon oreille seraient guéris

Il est décédé deux jours plus tard de la peste noire, qui provoque une inflammation des glandes du cou, des aisselles et de l’aine.

Xe siècle : Fièvre en Égypte

Visiteuse de la nuit, l’ode du poète irako-syrien al-Mutannabi (915-965) à la fièvre, est largement considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de la poésie arabe classique.

La mosquée et université al-Azhar au Caire : la construction a commencé peu de temps après que le poète irako-syrien al-Mutannabi a vécu dans la ville
La mosquée et université al-Azhar au Caire : la construction a commencé peu de temps après que le poète irako-syrien al-Mutannabi a vécu dans la ville

Né à Koufa, en Irak, Ahmed bin al-Hussein al-Kindi est surnommé al-Mutannabi, qui se traduit par « celui qui se prétend prophète ». Il traite la poésie avec zèle et son inspiration s’appuie sur les sens et les expériences plutôt que sur de simples abstractions.

Visiteuse de la nuit dépeint la maladie comme une amante timide, se faufilant dans le lit de Mutannabi après la tombée de la nuit. Le lecteur peut ressentir viscéralement et voir cette invitée importune, car une strophe donne une idée de la façon dont la fièvre fait délirer sa victime, la laissant en sueur et fatiguée.

Les métaphores de Mutannabi et le jeu sur la langue étaient uniques à l’époque, notamment l’idée de la fièvre – qui n’est jamais définie sur le plan médical – comme une visiteuse de la nuit.

Mutannabi était anxieux quand il a écrit ce poème en Égypte, après s’être brouillé avec son meilleur ami Sayf al-Dawla, le dirigeant d’Alep, après des dissensions intellectuelles à la cour royale.

Il a été tué par des bandits en 965 alors qu’il voyageait depuis Ahvaz dans l’Iran moderne. Son influence à l’époque était telle que la nouvelle de sa mort retentit comme un tonnerre dans le monde musulman.

Ma visiteuse, comme frappée par une honte,
ne me visite que dans l’obscurité.
Je lui ai offert mes membres et mes organes
pourtant elle a préféré mes os.

Ma peau nous oppresse tous les deux
et mon mal ne fait que s’accroître.
En me quittant elle me lave si bien
comme pour nous laver d’un grand péché.
Le matin la chasse sans ménagement
Et en larmes elle fuit aux quatre coins.
J’attends avec angoisse son retour
tel un nostalgique anxieux.

IXe siècle : Conseils en Irak

L’un des premiers érudits à avoir écrit un livre sur la peste noire est l’Irakien Ibn Abi al-Dunya (823-894).

Admiré comme enseignant, il fut précepteur des califes abbassides, qui gouvernaient un territoire s’étendant à travers l’Afrique du Nord, la péninsule arabique, le Levant ainsi que l’Iran et l’Afghanistan d’aujourd’hui.

Le calife abbasside al-Ma’mun (à gauche), qui a régné pendant les premières années de la vie d’al-Dunya, était un fervent partisan de l’érudition (manuscrit du XIIe/XIIIe siècle/Bibliothèque nationale de Madrid)
Le calife abbasside al-Ma’mun (à gauche), qui a régné pendant les premières années de la vie d’al-Dunya, était un fervent partisan de l’érudition (manuscrit du XIIe/XIIIe siècle/Bibliothèque nationale

Aux premiers siècles de l’islam, peu de choses ont été écrites sur la peste : jusqu’au IXe siècle, aucun savant sérieux n’avait consacré un livre à ce sujet ou suggéré des mesures à prendre pour éviter la contagion.

Ibn Abi al-Dunya est le premier à y remédier : comme il avait accès aux dirigeants les plus puissants de l’époque, sa parole avait du poids (il était, en fait, ce qui se rapprochait le plus de l’OMS pour Bagdad).

Dans Le Livre des pestilences, il a inclus un hadith sur la fièvre :

Le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions soient sur lui, est entré dans la maison d’Umm Sa’ib et a demandé : « Qu’est-ce qui te fait souffrir, Ô Umm Sa’ib ? Tu frissonnes. »

Elle a répondu : « C’est une fièvre. Allah ne l’a pas bénie. »

Le Prophète a dit : « Ne maudis pas la fièvre. En vérité, elle ôte les péchés des enfants d’Adam, tout comme un four enlève la saleté du fer. »

Le Livre des maladies et des expiations, quant à lui, donne des exemples de la façon dont les gens ont guéri de la maladie, y compris le prophète Mohammed, aux premiers jours de l’islam.

Son travail a ensuite été cité par Ibn Hajar al-Asqalani (1372-1449), né dans la ville palestinienne d’Askalan, qui est devenu un érudit réputé au Caire, l’un des principaux sièges d’apprentissage du Moyen-Orient.

Son livre Donner l’aumône dans la grâce de la pestilence allait s’avérer l’une des œuvres les plus populaires sur la peste noire, qui venait de balayer l’hémisphère oriental.

639 : Hadiths en Palestine

Le village palestinien d’Emmaüs se situe entre Jérusalem et Ramleh.

En 639, il a été touché par une peste qui s’est propagée à travers le Levant et a coûté la vie à de nombreux compagnons du prophète Mohammed.

Une copie du Coran, qui daterait de la fin du VIIe siècle (Musée d’art islamique, Qatar)
Une copie du Coran, qui daterait de la fin du VIIe siècle (Musée d’art islamique, Qatar)

Environ 25 000 personnes ont péri lors de la peste d’Emmaüs, dont ses compagnons, Abu Ubaidah ibn al-Jarrah, Muadh ibn Jabal, Shurahbil ibn Hasana et Yazid ibn Abu Sufyan. En conséquence, des érudits musulmans ont écrit sur ce qu’était la peste, les mesures que les résidents devraient prendre, la meilleure nourriture à consommer, l’hygiène personnelle et comment se déplacer d’une ville à l’autre.

L’un des hadith largement cités du prophète Mohammed dans les livres sur les fléaux conseille :

Si la peste est dans un pays, n’y entrez pas, mais si vous êtes dans la contrée où elle sévit, restez-y.

Un autre hadith dit :

Les personnes atteintes de maladies contagieuses doivent être tenues à l’écart de celles qui sont en bonne santé.

Isolement et confinement : aussi pertinents aujourd’hui qu’ils l’étaient il y a 1 400 ans.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

Une relecture de “La Peste” par Agnès Spiquel

L’épidémie de Covid-19 a propulsé La Peste dans les palmarès des listes de meilleures ventes de plusieurs pays, la France, l’Italie et le Royaume-Uni notamment. 

Livres Hebdo a demandé à Agnès Spiquel, spécialiste de l’œuvre d’Albert Camus, ce qui résonne aujourd’hui dans ce livre.

« Après L’Étranger, le roman de l’absurde, Camus voulait écrire le roman de la révolte ; préparé dès 1941, écrit entre 1943 et 1946, La Peste a forcément été marquée au sceau de ces années-là, où l’expérience individuelle de Camus rejoint l’expérience collective : l’Occupation, la Résistance, la Libération.

Il a peiné sur ce roman et il n’en est pas satisfait ; pourtant, dès sa publication en 1947, La Peste rencontre un vif succès.

C’est la chronique d’une épidémie de peste – fictive – à Oran, dans la période contemporaine ; elle commence sans qu’on sache comment et fait des ravages, malgré les efforts des équipes sanitaires qui isolent les malades mais ne trouvent pas de vaccin .

L’épidémie recule enfin sans qu’on sache pourquoi.
Pendant ces longs mois, la ville est fermée et ses habitants piégés dans un face-à-face avec la mort, où l’ennui le dispute au désespoir.

Mais quelques volontaires s’organisent autour du docteur Rieux, pour tenter de lutter, avec leurs faibles moyens, contre l’ennemi invisible et tout-puissant.

Pour les lecteurs de 1947, La Peste, c’est le roman de la Résistance, celle qui s’est levée contre « la peste brune » qu’est le nazisme.

Cependant, en effaçant d’une version à l’autre nombre des références explicites à l’Occupation, Camus a voulu universaliser son propos : la peste est l’allégorie de toute puissance qui condamne les êtres humains à une mort arbitrairement infligée.

Mais, en revisitant pour l’homme moderne le mythe littéraire que la peste était devenue depuis l’Antiquité, il a anticipé, à son insu, une pandémie bien réelle ; il n’est pas étonnant que, face au coronavirus, les innombrables lecteurs de La Peste dans le monde entier viennent y chercher un écho à l’expérience angoissante qu’ils affrontent.

« Les pauvres paient un plus lourd tribut »

Les lieux où nous sommes confinés, loin de ceux que nous aimons, sont des Orans miniatures ; et la terre, devenue si petite tant le virus y circule vite, n’est plus qu’une grande ville où nous sommes liés par le danger.

Comme les banlieues d’Oran, les pauvres paient un plus lourd tribut. Comme à Oran, on meurt seul ; et on n’arrive plus à enterrer les morts.
Les hommes d’aujourd’hui ne sont pas très différents de ceux de La Peste, dans la diversité de leurs réactions : fuir la ville par n’importe quel moyen ; se noyer dans les divertissements ; faire des affaires ; devenir fou ; se mobiliser pour tenter de protéger contre le virus, faute de pouvoir guérir les malades ; « faire son métier » dans ce temps de catastrophe ; s’accorder des moments heureux.
Certains évoluent : le journaliste Rambert, piégé dans Oran pendant un reportage, choisit d’y rester au moment où il aurait pu s’échapper clandestinement ; le prêtre Paneloux qui voyait dans la peste le châtiment de Dieu affronte la réalité scandaleuse de la mort atroce d’un enfant et se tait devant le mystère insondable du mal.
Le petit fonctionnaire Grand vient tenir le fichier des équipes sanitaires, quand il a fini son travail à la mairie, avant de retourner à l’écriture d’un roman impossible dont il a fait sa raison de vivre.

Dans leur activité admirable ou dérisoire, les personnages de La Peste sont nos semblables, nos frères.

« Le virus est là, et il peut revenir »

Bien sûr, des fantoches s’agitent en arrière-plan, en particulier des « officiels » qui ne connaissent que le mensonge et le déni.

Mais Camus a choisi de mettre en avant des hommes ordinaires qui deviennent des héros, aussi discrets que ceux que nous découvrons aujourd’hui dans l’ombre de nos sociétés.
Certes, dans un dialogue crucial, le docteur Rieux et son ami Tarrou explicitent l’impératif éthique : être « un saint sans Dieu » – et ils le tentent à leur manière, en sachant que cela exige l’engagement, et aussi la lucidité, sur toutes les pestes que nous portons en nous, par exemple quand nous feignons d’ignorer les hécatombes auxquelles nous nous résignons trop facilement.
Mais tous ceux qui auront traversé l’épidémie auront compris que « s’il est une chose qu’on puisse désirer toujours et obtenir quelquefois, c’est la tendresse humaine ».

Et le chroniqueur plaide pour eux tous : « ce qu’on apprend au milieu des fléaux, qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. »

Dans La Peste, donc, le lecteur de 2020 ne trouvera pas un propos rassurant : le virus est là, et il peut revenir (il « ne meurt jamais ») ; la mort est sordide et scandaleuse.

Mais, même impuissant, l’être humain peut se révolter et rejoindre ceux qui se sont insurgés avant lui.
Face au virus, il faut lutter ensemble, et aussi vivre et aimer, et garder intact, le plus possible, le souvenir du bonheur.
Beaucoup vont vouloir oublier, une fois l’épidémie passée ; mais dans le roman, le docteur Rieux décide de s’en faire le chroniqueur : il faut témoigner « de l’injustice et de la violence » faite aux hommes.

Après le Covid-19, chacun devrait, à sa manière, tenir la chronique de ces semaines de pandémie – pour ne pas oublier tout ce qu’il y aura appris. »

[Agnès Spiquel, de la Société des études camusiennes, est professeure émérite de littérature française à l’Université de Valenciennes.]

Note: The German doctor Koch discovered the cause of Cholera that spread in Egypt around 1885 and all over India and Europe. The cause is infected wells where people drink and clean their clothes.

Saudi monarchy has lost its war in Yemen

Its illusory power purchased in malignant medias and with sectarian alliances:

Hassan Nasr Allah (General Secretary of Hezbollah of Lebanon) has manhandled this obscurantist monarchy’s “worthless pride“.

And this Wahhabi monarchy is reacting with virulent counter attacks on any media disseminating the free expressions of Nasr Allah, opinions based on facts that most reasonable person understand and had witnessed for decades, starting in Afghanistan, Pakistan, Egypt, Jordan, Yemen, Lebanon, Bahrain, Syria and Iraq.

Saudi Kingdom started sanctions on Lebanon and a series of internal meddling after the heart felt speech of Al Sayyed

The Arab world most serious descent into ignorance was not during the ottoman Empire dominion, but when the Saudi monarchy acceded to wealth to wreck havoc in the Arabic societies since 1925.

Million of kids are suffering from hunger in Yemen and thousands have succumbed to cholera that affected half a million.

Scores of Saudi reformists are being detained. Head chopping is still the regulation and increasing for other reasons Not mentioned in Shari3a.

Thousands of religious madrassat and mosques are still being erected everywhere, with Wahhabi clerics heading them and teaching extremist and terrorist behaviors to newer generations.

All enlightened leaders (Antoun Saadeh, Boumedian, Abdel Nasser …) have stated that as long as Saudi Kingdom (Wahhabi sect) is standing, there will be no peace or progress in the Arab World.

And this terror mentality (of considering every other belief system other than Wahhabi should be eradicated by death) is spreading all around the world communities via ISIS.

Mind you that the tomb of Prophet Mohammad was destroyed and Al Ka3ba was a target to be blown up until Britain pressured Saud to desist from this objective because its Moslem colonies were in upheaval.

The Last Gorilla: The Environmental Branch (Fiction short story, Part 2). (Written in March 14, 2005)

Note: This part concerns the environment. The two parts of this story are a gross brush for a novel. 

            It was a time when those well established “Green Peace”-like movements were integrated within the UN. The genuine “Green Peace” proletarian groups were consistently being tamed by many subterfuge, such as trickling of financial aid, embargo policies, threats, sabotage, lack of State funding, misleading economic/ecological research results, which were funded by multinationals and hostile multinational mass media.

The consequence was that equatorial forests were practically deforested to make room for the lucrative industrial bio-agriculture, genetically modified to resist diseases, and which supposedly produced better and several crops around the year, and were void of any health risk in nutrition or natural diseases. 

An individual knew his nutritional type and could select the bio-food that suited his condition.

            For that aim, a centralized powerful organization, within the UN called “Defense of the Environment“, was created to encourage bio-diversity and promote vegetarian eco-systems.  The goal was poetic and laudable, but the secret plan was malignant and executed by ruthless mercenaries for bounty. 

Already, elephants and whales were exterminated because they polluted the seas and ravaged the vast cultivated lands in India and Africa; they were validated as of no use for mankind, and were easy to locate and exterminate. 

Many species were exterminated on the ground that the analyses of their genomes were completed, thoroughly known, and samples extracted for future reproduction on demands for private billionaires or lucrative zoos. 

The young generations had plenty of digital pictures, videos, documentaries, virtual animations, and cartoons of the animal world to keep them happy and busy.  Grown ups were too busy and militarized to care about this nonsense and redundant animal world, as long as they could keep dogs and cats as pets. 

Sheep, cows, chickens, and pigs were deemed essential for the time, until artificial meat products with various taste were chemically feasibly produced for mass consumption. The slaughtering of animals for meat-eaters, on daily basis, increased from 50 to 100 billion heads per year. Vegetarian people were cornered in specific regions in the world in order for cattle to feed on free lands and be exported to the northern States…

            Chimps, macaques, and their sorts were on the verge of extermination.  The problem resided in killing the gorillas

It was easy killing gorillas, but the UN had to account for the increasing number of suicide acts among the trackers and hunters. Testimonials and statistics proved that those who committed suicide looked directly in the eyes of gorillas.

Mind you that chimps are closer genetically to mankind than to gorillas, but myths are meant to last…

The imposing gorillas sat as statues, majestic, and intelligence piercing the eyes of the bounty hunters; the mute conversation said “You may kill me; I am ready but I pity you.  After you kill me you know that you will be next to go.  If you can kill intelligent and meek mammals then your own kinds will ruthlessly kill those of you who fail to obey orders”. 

The executive branch of the “Defense of the Environment” was ordered to desist momentarily in the plan to exterminate gorillas. This department was glad with the decision, since it had more serious categories to exterminate and they required qualitative tactics for mass extermination. 

For example, the department was disbursing plenty of grants to figure out how to subdue rodents, ants, and cockroaches.  The final selection of strategic methods zeroed on sterilizing the female insects.  One study suggested growing crops that would not hurt man but would sterilize those bloody females that plagued earth sensibilities.

Soon, restaurants were ordered to leave specially grown crops in strategic locations. 

Soon, every morning, people were traumatized with thousands of dead rodents and roaches, belly up, any which way they walked.  The people were very understanding and looked at this mess valiantly for a month; a few communities participated in the collect alongside the “sanitary” personnel or garbage men, wearing all sorts of gloves, masks, robes, and spraying in all directions, particularly towards their own body . 

Soon, people remembered stories of the plague and the dreadful and painful dying process when infected with cholera.

The worst story came from medical research: Published papers broke the surprise news that rodents, and roaches in particular, were mutating and defeating the genetically altered crops.  Other kinds of crops were to be researched, but this time the crops had to be slightly poisonous to mankind.

In the meantime, lethal new generations of anti-biotic were to be researched and produced in abundance to cope with a plausible cholera epidemic.  Old patent medical archives have to be dusted off in search of antibiotics that did not pass Federal regulations or were not commercialized for one reason or other, or were stopped at critical phases in the testing.

These untested drugs were immediately shipped to under-developed States for re-confirmation of the validation process, 

Things were getting out of hands and doom was greatly exaggerated by the scary, weak, and puny spirits who never had confidence in sciences in the first place.

Predicators took to the streets wearing all sorts of sacerdotal outfits or plain expensive three-piece suits and shiny red or yellow shoes that emulated cardinals or bishops or pagan shamans.

The favorite theme of the predicators and preachers was the “Coming of Time“, depending of which stage of the coming they forecasted and according to which religious sect they were proselytizing.

Cholera: The Greek Thucydides Story (February 24, 2009)

            In 430 BC Sparta was besieging Athens. People were flocking from the rural areas to Athens for protection. In this war, Greece and Athens experienced a cholera epidemic.

The Greek historian Thucydides related the horror.  He wrote:

“The plague had hit several counties and city of Lemnos was one of them.  Physicians were of no help because they had no idea what the epidemic was about: they were the first to be infected since they communicated with patients. People prayed, consulted oracles, and then gave up.

They say that the epidemic started in Ethiopia, swept through Egypt, Libya, and then hit the port of Pirea and Athens. People wanted to believe that Sparta poisoned the water wells, but casualties were heaviest in the higher areas of Athens.

People agreed that this year was very mild in ordinary sickness.  Individuals were stricken suddenly, whether they were very healthy or sickly.  The symptoms begin with acute heat in the head; the eyes are red inflamed,  the pharynx and the tongue are color of blood; respiration irregular; breath is fetid.  

The next phase starts with sneezing and the illness descends to the chest accompanied with violent coughing.  Then the patient experiences acute stomach ache, hiccups without vomit and then terrible convulsions.  The skin is not hot but reddish and covered with ulcers. 

The inside of the body is a volcano; nobody could suffer any clothing and it does not mater how often one drinks he is always thirsty.  Many died in wells trying to get refreshments.  Insomnia was the last stroke.

            During the first 7 days that the body is fighting off the disease, patients show signs of resilience and vigor. If patients go over the seven days then the disease reaches the intestine followed with diarrhea and atonement.  Those who outlived the disease were left with physical scars like lost fingers, lost eyes, and many loss of memory.

Most patients went into despair at the setting of the disease and contagion spread by mutual caring of parents and friends. The greatest numbers of victims are those who were confined in their residences and were thus abandoned. 

The most compassionate of “nurses” were those who managed to survive the disease on the belief that they could not relapse and that they would never succumb to any other disease.

            Those who suffered the worst were the rural inhabitants because they huddled in huts with no aeration.  The sacred places were the favorite locations to die.  All the customs for inhumations of cadavers were broken: people threw the dead in the fire reserved for other cadavers. Disorder was the name of the game.

Excesses in securing pleasure and voluptuousness were practiced by the most of sobers. Life and fortune were equally precarious. Nobody cared for divine wrath or later legal judgments since they were to die before then.  People wanted to experience what they failed to do so far.”

I had this funny idea: why the Athenians did not organize a regiment of its plagued citizens who were afflicted less than 7 days ago (since they are still active) and launch them to attack the Spartans while unfurling banners saying “We the plagued Athenians are attacking!”  It would be nice to observe the reactions of the brave Spartans.

Note:  I stated in a previous article on cholera that it appears from historical accounts that the afflicted Mogul armies did not experience the plagued until they reached humid regions and during summer

I wondered whether cholera blooms when people sweat profusely in unhealthy conditions. The consequence is that body fluid would be less saturated with salt or other alkaline compounds and thus, the cholera bacteria thrives abundantly and splits to a threatening cut off point. 

I suggest an experimental design for testing my hypothesis.  We prepare 8 conditions of body fluids; one very diluted in salt, one very concentrated, 3 conditions representing Mediterranean basin body fluids during the hot season, and 3 conditions from Mongolia and Central Asia during the hot seasons. 

If funding is appropriate, we could expand the experiment to include samples of body fluids during the hot seasons in regions close to where major rivers flow into seas and oceans such as the Amazon, the Congo, the Nile, the Mississippi, Ganges, Yang Tse, the Tiger and Euphrates, and the Indus Rivers. Good luck.

Cholera or Pest or Plague: Never vanished and blooming again (February 23, 2009)

Cholera is back in force and threatening to spread in many neighboring States to Zimbabwe.  Mugabe of Zimbabwe refuses to step down as President and his State is suffering great famine, miseries, and the plague.  Thousands of people have contracted cholera and over 7,000 have already succumbed.   Cholera cannot be controlled; it could not be through the ages and current progress is not at a par with that plague.  Why?  Cholera has the capacity to mutate: an element of AND code new functions for the benefit of the bacteria, modifying its genome and increasing its adaptation to treatments or new antibiotics.

Alexandre Yersin, a French physician and bacteriologist, discovered in 1894 that Cholera is a bacteria but he failed to come up with a curative serum. Yersin still believed that rodents (rats) are the main culprit for transmitting this disease.  Only in 1898 did Paul-Louis Simond confirmed that cholera is transmitted by flea that quit dead rats to other greener pastures by sucking blood elsewhere.  Rats are infected with cholera but they are not affected or transmit it because they rarely bite humans.  Once a man is afflicted with cholera then the main transmitter of the epidemics are men.

So far, medical research has not mapped out all the means of transmissions of the disease.  It is possible that home pets, cats and dogs, carrying flea might be transmitters of the epidemic.  What is known is that older generations of antibiotics such as streptomycin, chloramohenicol, and tetracycline are increasingly inefficient against the bacteria of cholera.  The antibiotic based on fluoroquinolone might be of more effectiveness.

Bubonic plague has a long history, through the ages, to devastating more than a third of populations.  Cholera lands suddenly, kills for a short period and then disappear for no known reasons.  The best remedy was to flee as quickly, as far away as is possible and not to return any time soon.  The Jews in Judea were decimated during David.  The troops of the Assyrian Monarch Sanhareeb, putting siege to Jerusalem in 701 BC, suffered the plague. Greece and Athens in 430 BC was devastated by cholera as Sparta was laying siege to Athens. Ancient Rome was plagued.  Cholera hit Byzantium during Justinian for one century and traveled around the Mediterranean basin; Pope Pelage II succumbed to cholera in 590.  In 1346, the Mogul troops, laying siege to Caffa in Crimea, were plagued and they catapulted infested bodies over the rampart of Caffa.  The Genoa defenders fled Caffa and transmitted the plague to all Europe; Spain, Marseille, Paris, England are contaminated and then Russia ten years later. France lost over a third of its population and Spain as many if not worse.

Cholera crashed London in 1665; the English monarch and his family paid a long visit to the French Monarch, The plague subsided when fire engulfed the better parts of the poorer quarters of London in 1666.  The last time, before Zimbabwe, that cholera expressed its virulence was in 1894 in south east China.

History accounts shows that cholera was carried by the Mogul troops arriving from Mongolia and Central Asia. As they sweep into relatively humid regions then plague settles in during summertime. India, Iran, Iraq, and Syria suffered plague during the Mogul successive invasions. I cannot but figure out a few hypotheses.  Cholera infects people but does not bloom in dry arid regions.  Cholera is virulent in humid regions and during the hot seasons.  Could it be because people sweat profusely? Especially because people failed to wash or take bathes in older days?  Or is it that since sweat excretes most of the salt in the body then cholera has an ideal medium of less salty body fluids to flourish and concentrate during the ripe seasons?

The under-developed countries are plagued with common diseases: any Resolutions? (February 15, 2009)

Fundamentally, most governance in “non-developed” countries is performed on a caste-structure basis, regardless of religion, race, language, or colonial mandates. 

I have written many articles on caste structures but this is not the topic of this articles.

The facts are that many diseases that have been conquered and eliminated in the developed States, are still raging in the poorer States, and millions die uselessly, especially kids under 5 year-old.

 Why the funds and medical aides from the developed States and the UN are not making a dent in saving millions from common diseases that already had remedies for decades? 

Since 1941, penicillin has vanquished countless microbes and new antibiotics are being produced to counter the resilience of microbes that have developed resistance strategies, such as the Staphylococcus and other Streptococcus.

Diseases like malaria, diarrhea, measles, tuberculosis, cholera, polio, and countless others banal diseases that have vaccines, or can be treated with antibiotics, are still rampant and killing everyday thousands of babies and adult under-developed States.

The best angle to analyze the topic is to divide the diseases in three categories: 

The first category represents the diseases that have effective and cheap vaccines and antibiotics;

The second category represents disease that require costly vaccines, expensive treatments, and common surgeries, but can effectively cure;

And the third category is reserved for diseases that have no cures, but can be contained for several years until progress is achieved like AIDS and a few other cancerous cases.

For the third category, funds are allocated to the under-developed States, simply because the rich States need guinea pigs to experiment with treatments that are traumatic in their own communities.

The first category is the most promising for decreasing drastically the casualties at an affordable cost.  Basically, the vaccines and the prior generations of antibiotics have already covered the expense of experimentation, and have been a cash cow for many decades. 

The main expense would be to train local nurses in remote communities, and university students in medicine, to administer vaccines and inexpensive antibiotics that are still effective.

The second category is not as urgent for the under-developed States as the funding and the structural organizations for eradicating the diseases in the first category. 

There has been a mobilization in 1994 for creating a world bank for medicaments and vaccines, and a few States invested funds in that bank, but there was lack of active pursuit for the long-term. 

All the health related branches in the UN such as UNICEF, OMS, PAM, FUND, Red Cross, and Red Crescent have been working on the field for many decades, but diseases are gaining the upper hand.

The scarcity of resources allocated to fighting disease in the under-developed States need to be restructured.  Priority should be given to diseases in category #1, before attacking effectively diseases in category 2. 

At least, trained nurses and medical students would be ready to tackle more complex treatments.

Note: Constitutions in the under-developed States are shells. Constitutions were created to satisfy the basic requirements for adhering to the UN as a member State. Saudi Arabia failed to satisfy even a single clause of the UN Charters.


adonis49

adonis49

adonis49

December 2020
M T W T F S S
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Blog Stats

  • 1,442,590 hits

Enter your email address to subscribe to this blog and receive notifications of new posts by email.adonisbouh@gmail.com

Join 784 other followers

%d bloggers like this: