Adonis Diaries

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Baalbeck is back on Olympus

C’est envers et contre tout qu’a été donné hier soir, au cœur même de son site emblématique, le coup d’envoi du Festival international de Baalbeck.

Au cœur même des vestiges de cette éternelle Héliopolis, symbole de civilisations et de cultures millénaires, que célèbre justement le spectacle d’ouverture Ilik Ya Baalbeck (Pour toi Baalbeck).

Une fresque poétique et musicale qui a réussi la gageure de réunir sur son affiche, mais aussi au pays du Cèdre, le temps d’une soirée, un exceptionnel vivier de talents libanais dispersés aux quatre coins du monde.

« La poésie et la musique sont les plus belles parures des hommes », dit-on.

De certains lieux aussi, dont elles revivifient la splendeur de leurs gemmes étincelants.

Pour rappeler – et il le faut en ces temps de barbarie et de pourriture – l’ancienneté de nos civilisations méditerranéennes et les vertus fédératrices de la résistance culturelle, les plus grands artistes et créateurs libanais ont allié leurs talents (sous l’impulsion du comité du Festival international de Baalbeck et la houlette du metteur en scène Nabil el-Azan) pour offrir à Baalbeck une œuvre ciselée sur mesure et parfaitement enchâssée dans un incomparable écrin : Ilik Ya Baalbeck.

Après la version intimiste et épurée, présentée en prélude le 7 juillet dans le cadre du festival d’Aix-en-Provence, c’est la version orchestrale et son feu d’artifice de musique, de chants, de projection d’images qui a rendu hommage hier à cette magnifique acropole romaine et à son prestigieux festival, le plus ancien du Moyen-Orient et qui fêtera bientôt ses 60 ans.
Le casting est impressionnant : Wajdi Mouawad, Etel Adnan, Salah Stétié, Adonis, Talal Haydar, Issa Makhlouf (auteurs), sans compter l’emprunt du poème Baalbeck de Nadia Tuéni et de strophes du Prophète de Gebran Khalil Gebran ; Abdel Rahman el-Bacha, Gabriel Yared, Béchara el-Khoury, Naji Hakim, Zad Moultaka, Ghadi Rahbani (compositions musicales), ainsi qu’Ibrahim Maalouf et Marcel Khalifé, qui, eux, se sont produits en guest stars.

Sans oublier l’interprétation virtuose du jeune pianiste Simon Ghreichy.

À 21h pile, une heure (de retard) après l’horaire annoncé (Typical in Lebanon?), juste après l’hymne national joué par l’Orchestre philharmonique du Liban sous la direction de Harout Fazlian, les lumières s’éteignent pour laisser toute la place à la voix de Rafic Ali Ahmad qui lance les premiers mots de cette célébration du retour vers Baalbeck.

C’est ensuite sur une composition dramatique du compositeur et organiste Naji Hakim qu’ont déferlé, projetées sur la façade du temple de Bacchus (avec un éclairage malheureusement extrêmement mal adapté), les très belles images des grandes heures du Festival de Baalbeck signées du vidéaste Ali Cherri.

Ali Ahmad magnétique
C’est une Fadia Tomb el-Hage à l’allure de grande prêtresse en longue robe rouge (conçue par Rabih Kayrouz) qui apparaît, ensuite, au haut des marches du temple de Bacchus, où était installée la scène, pour interpréter une mélodie très rahbanienne concoctée justement par Ghadi Rahbani.

Se succéderont ainsi tout au long de la soirée son chant modulé (ainsi que sa déclamation plutôt décevante d’un texte en français), les récitations magnétiques du très charismatique comédien Rafic Ali Ahmad et les divers morceaux composés par les différents compositeurs.

On retiendra, entre autres : l’harmonieux et vibrant tableau de danse (avec un impressionnant Nacim Battou) et de chant sur l’air superbement enlevé illustrant « le mariage » de Gibran composé par Gabriel Yared.

Le solo de trompette, puissamment incantatoire, du très grand Ibrahim Maalouf que tentera, en vain, de troubler un pathétique faux ambulancier toutes sirènes hurlantes ; l’énergique séquence de dabké et hip hop (la troupe al-Majd et Nacim Battou) ; l’incandescente sensibilité des mots d’Etel Adnan portés avec justesse par Caroline Hatem ; la truculence baalbeckiote de Talal Haïdar montant sur scène, enveloppé dans sa abaya, pour déclamer ses propres vers.

Il est difficile d’énumérer chaque performance constituant ce spectacle de quelque cent participants. Sauf que si l’idée de patchwork géant d’œuvres des meilleurs artistes libanais mises bout à bout est géniale, elle aurait gagné à être plus travaillée au niveau de la mise en scène et de la lumière surtout, qui constitue l’un des éléments essentiels de ce genre de spectacles. Particulièrement dans ce site grandiose.

Caroline Hatem shared this link

J’ai eu la chance de dire un superbe texte d’Etel Adnan dans le temple –
et de passer 3 nuits parmi ces colonnes, et sous la lune.
Merci

Hier soir, Baalbeck était sur l’Olympe Festival Sur le papier, l’idée est magistrale :
réunir les plus grands artistes libanais en hommage à Baalbeck, à son festival, à sa résilience culturelle, comme un archétype d’un Liban métissé, pluriel et rayonnant….
lorientlejour.com|By Zéna ZALZAL
How girls affect weak brained males. And Arab women authors
 
Israeli soldiers take a Palestinian girl, cuff her, blind-fold her, point their guns at her and take photos
 
Israeli soldiers take a Palestinian girl, cuff her, blind-fold her, point their guns at her and take photos. This is absolutely heart-breaking and makes me really mad. People like them deserve to be punished severely! :@
Do you feel outraged? Is this an absolutely brutal picture watching juvenile Israeli smirking and flaunting their weak power?  Do the commanders of these soldiers deserve to be punished severely!
 
ذنبهآ الوحيد أنهآ ، ، ، خلقت فلسطينية !!!<br /><br /><br /><br />
ساعدنا لتصل الصورة لكل العالم خلال 24 ساعه ؛<br /><br /><br /><br />
ماعليك غير الضغط علي زر المشاركة فقط .<br /><br /><br /><br />
وقــل حسبى الله ونعم الوكيل . ♥ :
Her only crime was to be born a Palestinian girl
 
هل يمكن ان ترى هكذا مشهد في الدول التي يسمونها دول الكفر؟؟؟؟
 
A few Gulf Arab juveniles appreciating sexy female mannequin..

SIX PROFILES OF ARAB WOMEN WRITERS:

Egyptian novelist Salwa Bakr: “Bakr suggested that the lack of political support explains the surge of women seeking to express these contradictions through literature, especially in recent decades.”

Palestinian novelist Sahar Khalifeh“During all those years in which I played the role of a frustrated housewife, I used to read that letter, look around and wonder, ‘Is this what I expected from life? To cook and wash dishes and wait for a husband who believes that I am here to make up for his mistakes?’”

Hanan al-Shaykh

Hanan al-Shaykh

Lebanese novelist Hanan al-Shaykh“ I remember a professor at one of the American universities and she told me, ‘Oh, Ms. al-Shaykh, I love your work. But I don’t dare to teach it because I don’t want people to think that this is how the Arabs are.’”

Lebanese novelist Hoda Barakat“I’m never interested about heroes, about men who make history and the characters who believe in something. I don’t have an answer to anything, so when we were on our tour I let the other writers answer the big questions.”

Iraqi novelist Hadiya Hussein”Indeed, I feel closer to my country when I’m away. It is like a work of art: It gets clearer the more we step away from it.”

Algerian writer/filmmaker Assia Djebar: “… yes, sometimes fear grips me that these fragile moments of life will fade away. It seems that I write against erasure.”

SIX ARAB WOMEN WRITERS MENTIONED FOR LITERATURE NOBEL PRIZE:

Painting by Etel Adnan

Painting by Etel Adnan

Etel Adnan, (1925 – ). Adnan, a Lebanese author who continues to be a vibrant force in the literary scene, has written a number of pioneering works. You can certainly see her impact in the recently released Homage to Etel Adnan.

Nawal al-Saadawi, (1931 –  ). Al-Saadawi, an Egyptian activist, doctor, and novelist, is a bit improbable as a Nobel Prize for Lit winner, although she is certainly an indomitable political force. Her memoirs are perhaps most interesting (more interesting than her fiction); Memoirs from a Women’s Prison in particular.

Assia Djebar, (1936 – ). Djebar, an Algerian author and filmmaker who writes in French, has been a regular on the Nobel list since her Neustadt award. Works in translation include her Women of Algiers in Their Apartment and Fantasia: An Algerian Cavalcade. 

Hanan al-Shaykh, (1945 – ). Lebanese-British al-Shaykh is author of the brilliant Story of Zahra, Women of Sand and Myrrh, among others; most of her works are available in English, several translated by Catherine Cobham.

Radwa Ashour, (1946 – ). A wide-ranging Egyptian novelist In translation you can find her meta-fictional Specters, as well as Granada and Sirajand I understand that her celebrated Farag is forthcoming from BQFP.

Huda Barakat, (1952 – ) Also Lebanese, her Tiller of Waters and Stones of Laughter are beautifully layered and textured, like the fabrics in Tiller, with a wonderful exploration of the relationship between humans and the objects of daily life.

SIX POEMS & PROSE EXCERPTS BY ARAB WOMEN WRITERS:

Iman Mersal’s “Oranges,” trans. Khaled Mattawa

Maram al-Massri’s “Women Like Me,” trans. Khaled Mattawa

Nujoom al-GhanemShe Who Resembles Herself,” trans. Khaled al-Masri

Hanan al-Shaykh’s “Beirut 1934,” trans. Roger Allen

Nazik al-Mala’ikaLove Song for Words,” trans. Rebecca Carol Johnson

Adania Shibli’s “Out of Time,” trans. the author


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