Adonis Diaries

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Mon cher Ado. Part 29

Georges Bejani posted on FB

Aujourd’hui , j’ai appris la mort d’un ancien ami de jeunesse : Omar Chehab. Quand mon cousin Fouad Boueri m’a annoncé sa mort, j’ai été interloqué .

Mon cher Omar, voilà des années que j’ai essayé de te retrouver , y compris par le biais d’Internet , mais en vain .
Te souviens-tu quand tu venais avec la voiture de ton père alors qu’on avait à peine 15 ans et qu’on faisait les fous à rouler à plus de 100 à l’heure sur l’autostrde de Jounieh à minuit passé .

En ce temps-là , dans les année soixante , à partir de dix heures , il n’y avait plus âme qui vive sur les routes au Liban.
Aujourd’hui , les routes ne désemplissent pas , jour et nuit .

Puis un jour , tu t’es lancé dans un ravin sur la route qui mène vers Ghasir , une petite ville où tu vivais avec tes parents. Et là après ton hospitalisation de quelques semaines ,car tu avais été bien arrangé , on t’a revu mais interne , pour te protéger contre toi-même , contre ta folie de garçon fougueux cherchant toujours à pousser le bouchon au-delà de tes limites.

Ça ne t’a pas empêché de recommencer à prendre des risques jusqu’à l’année du bac ou on ne c’est plus revus , car j’étais parti en Guinée , et puis , chacun a dû suivre son destin qui nous a éloigné pour toujours l’un de l’autre .

Ne t’en fais pas mon cher Omar , je sais qu’on se reverra un jour dans au-delà et nous reprendrons nos courses folles dans des engins qui nous propulseraient à la vitesse de la lumière à travers les espaces intersidérals.

En attendant , j’espère que tu as été bien accueilli au paradis où tu as sans doute retrouvé parmi les amis qui t’on précédé : Nohad Gemayel, Elie Khoury, et bien d’autres encore …. 💐 

Le Temps est un joueur avide Qui gagne sans tricher à tout coup! C’est la loi avait dit Baudelaire dans Les fleurs du mal.

Le Temps avance de son pas ferme sans se soucier de ce qu’on pense , nous , pauvre de nous . Le répit qu’il nous accorde n’est qu’une illusion .

Le Temps nous fait miroiter l’éternité pour nous jeter l’instant d’après dans la Géhenne . ” Il joue avec nos cœurs comme un enfant gâté qui réclame un joujou pour le réduire en miettes” dit la chanson.

Que faire? L’oublier? Ou feindre de l’oublier ?

Se divertir…en tournant le dos à cette horloge , à ce ” dieu sinistre, effrayant , impassible…”qui nous toise , indifférent à nos préoccupassions , à nos émois …

Se divertir ? Manger? Boire ? Chanter ? Danser ? Écrire ? Aimer jusqu’au bout , jusqu’à l’inexistence ?

Vivre est une catastrophe avait dit Jean d’Ormesson . Mais il avait dit aussi ,vers la fin de sa vie, que la vie est malgré tout belle ! Allez comprendre quelque chose ?

On se trompe, on se ment comme on peut . Et on avance tambourinant à qui veut bien nous entendre que la vie est belle faisant écho au petit Jean aux yeux bleus .

Note: I have written: It’s the hardest of periods for the living-ins with very old persons. You witness the degradation every day. And you can’t help wondering every hour: “what’s all the bother struggling to live?”. Leish kel hal tot7eer?

Stay healthy and let Hope fools you every hour of the day that tomorrow is vastly an improved quality life.

Mon cher Ado. Part 8

Note: Georges Bejani, (French/Lebanese) and a retired teacher decided to post his diary on FB and I find these kind of stories worth posting them on my blog. This is my contribution to encourage people to write, and save memories of part of our customs and traditions.

Pendant les vacances scolaires , nous allions chez mes grands-parents à Beit-Chabab .

À Noël et à Pâques , il faisait froid car notre village se trouve à plus de 600 mètres d’altitude et les maisons n’étaient pas chauffées comme de nos jours.

À partir de cinq heures de l’après-midi plus une âme qui vive. Les habitants du village s’enfermaient chez eux en attendant de souper et de s’endormir .

Les quelques boutiques fermaient leurs portes. Seul late Khalil Lwati était encore là jusqu’à huit heures au plus tard. (He was a shoe maker and sold great Halawa).

Mes camarades et moi , nous nous retrouvions chez lui pour passer encore une heure ou deux avant de rentrer chez nous pour la nuit. (Les plus vieux jouaient le backgamon. Botros, le frere de Khalil, etait le meilleur joueur). Chez Khalil, nous jouions aux cartes tout en buvant une bouteille de coca ou de fanta , ou de sinalco …


Parfois , quand nous avions quelques sous de plus, nous achetions des friandises ou un gâteau . Ce n’est qu’à partir de nos quinze ans que nous avions un peu plus d’argent de poche. Alors on s’autorisait plus de plaisirs comme celui d’aller voir un film de cinéma à Beyrouth , qui se trouve à vingt km de notre village.

(Mes seule argent de poche etaient ce que je recevait a Noel et Paques, meme quand j’avais 20 ans, et je n’ai jamais demande’ d’argent de poche comme tous les enfants. Et pourtant mes parents etaient plutot bien confortable financierement)

Pour cela , nous partions avec Khalil Hassoun , un chauffeur de taxi qui nous emmenait et nous ramenait au village et parfois il assistait au film avec nous, surtout en hiver quand il faisait très froid.

(A dangerous but funny story about Khalil Hassoun: Khalil was carrying more than 5 passengers in his taxi. Suddenly, he saw a traffic policeman. Instinctively, he ducked his head: the agent will Not notice the crowded car?)

Parfois, avec Charlot, Assad, Nabil et d’autres encore, nous nous promenions dans notre quartier jusqu’à ce que nous
tombions de sommeil.

Je me rappelle d’un soir , nous avions tellement marché dans un va et vient continu entre les maisons qu’on a fini par avoir faim .

Nabil nous proposa d’aller chez lui car sa grand-mère Olga avait préparé pour le lendemain un plat d’aubergines à l’huile assorti de tomates , d’oignons, etc. Alors sans la moindre hésitation , nous avions accepté son invitation et nous nous sommes régalés de ce plat délicieux sans tenir compte de ce que dira sa grand-mère le lendemain ? Je ne l’ai jamais su…

A Jounieh , mon cher Ado, c’est une nouvelle période de ma vie qui commence, ma chere adolescence.

Je n’ai pas souffert d’avoir été interne , bien au contraire , l’internat au Collège des Frères Maristes fut une aubaine car il me permit de m’épanouir sur tous les plans , aussi bien sur le plan intellectuel que sportif .

Aucune contrainte majeur dès l’instant où on s’est habitué à une Discipline parfois contraignante .
Ma tante Juliette qui habitait chez sa sœur , tante Bernadette , était notre tutrice , et de ce fait j’étais autorisé à passer les week-end chez mes tantes .

Ainsi le samedi je rentrais après les cours , avec mes cousins , les enfants de tante Bernadette chez eux , dans leur grande maison , située à quelques centaines de mètres de l’école , sur la route qui mène à Bkerki , le centre patriarcal maronite .


Fouad Boueri , le mari de tante Bernadette était d’une gentillesse extrême . Quand je me retrouvais chez lui , il me traitait comme ses enfants . Il veillait à ce que je ne manque de rien. Il tenait à ce que je sois bien nourri . C’était un vrai cordon-bleu .

Nul autre ne pouvait cuisiner d’aussi bons plats . À table , dans la grande salle à manger , j’étais toujours assis à côté de Foufou , un de mes quatre cousins.

Oncle Fouad trônait en tête de table et veillait à ce que tout le monde mange bien .A sa droite il y avait Roger , le fils aîné, puis tante Berna et mes deux cousines . 


A sa gauche, il y avait tante Juliette et mes trois autres cousins , et moi le week-end . Si je raconte cela , c’est parce que c’était inhabituel pour moi qui avait vécu avec mes grands-parents , lesquels n’accordaient aucune importance à cette mise en scène un peu cérémonieuse . Mais chez les Boueri il fallait se soumettre à un certain protocole .
…….
Souvent je préférais rester à l’école parce que je m’amusais plus . Tous les samedis soir , on avait droit à une Projection cinématographique qu’on attendait impatiemment .

C’est ainsi qu’on a vu les films de western et d’autre films du moment .

Et les dimanches on partait souvent en excursion en bus à travers le Liban . Et quand on restait au collège , on disposait de toutes sortes de jeux . Mon dada , c’était le basket , mais on pouvait aussi avoir des vélos avec lesquels on faisait des complétions dans la cour de l’école qui était très grande . 


Par beau temps nous allions à pieds dans la banlieue de Jounieh pour jouer aux boucliers ou au foot . (Did you play Numero? Hiding the number of the plate attached to your forehead, and the enemy trying to call up your number?)

Bien entendu , aujourd’hui la banlieue n’existe plus . Tout est construit . Que du béton . Jounieh a rejoint Beyrouth et même au-delà vers Sidon…


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