Adonis Diaries

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Liban/Patrimoine: Le château croisé de Byblos ou de Gibelet

Par François El Bacha – 6 juillet 2018

Situé dans le périmètre du site archéologique, se trouve l’imposant Château croisé de Byblos, également appelé dans les chroniques anciennes Château de Gibelet (ou Giblet) au pied de la vieille ville.

Cette forteresse sera bâti par les Croisés au XIIème siècle, pour être encore plus précis à partir de 1104 sur des fondations d’une forteresse fatamide, elle-même construite sur des ruines phéniciennes et romaines.

Nous pouvons encore apercevoir ses fondations comportant des fûts de colonnes antiques inclus dans les murs. Il ne s’agit pas de la première structure défensive construite sur le site. En effet, le site archéologique comporte déjà plusieurs remparts dont certains construits en – 2 500 avant JcC à droite quand on rentre dans le Château.

Il existe également une forteresse Perse occupée de – 555 avant Jc à – 333 avant Jc.

Les structures du Château de Byblos Des structures du Château, on peut voir une vue sur la ville de Byblos classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité depuis 1984.

Il s’agit de l’une des villes les plus vieilles au Monde en terme d’habitation continue. Les estimations actuelles indiquent que ce site serait occupé par l’Homme depuis 7 000 avant JC.

Le nom de Bible vient également de Byblos. D’autre part, le site offre également une vue imprenable sur la Mer Méditerranée et surtout de son port médiéval qui fut l’un des plus importants de son temps.

La dimension stratégique de cette position apparait dès lors. Elle était d’autant plus stratégique que située entre le Comté de Tripoli et la Seigneurie de Beyrouth.

Le Château croisé mélange 2 styles défensifs, le type Castrum et le type Turris avec un imposant donjon central carré de 18m par 22 m de côté, avec des murs atteignant 4m d’épaisseur, qui servait de résidence au seigneur des lieux et de dernier refuge aux assiégés en cas d’attaque.

La forteresse est entourée de douves. On pénètre dans l’enceinte du Château après avoir franchi une sorte de pont, par une porte équipée d’une herse coulissante et des mâchicoulis servaient à sa protection.

Quatre tours crénelées, placées aux angles et reliées par des courtines percées d’archères constituent la deuxième ligne de défense.

Une cinquième tour, ou saillant, se détache entre les deux tours nord. Il s’agit du Donjon central avec une grande salle dont certains murs présentent encore des graffiti d’époque.

Sur les murs du donjon, on retrouve quelques boulets tirés par les britanniques sur la garnison ottomane en 1841. Récemment, un petit musée a été aménagé dans ses salles intérieures. Il regroupe des pièces des différentes époques historiques du site archéologique. Voir la galerie photo L’Histoire du Château La construction du Château de Byblos fut décidée par la famille génoise Embriaco, qui étaient alors les seigneurs de Gibelet.

En 1188, Saladin captura la ville et le château et démantela ses murs en 1190. Plus tard, les Croisés reprirent la ville et reconstruisirent le château en 1197.

Les Croisées abandonnèrent la ville et le Château de manière pacifique, en raison de la pression maintenue par les Ayyoubides en 1302. Eux même seront ensuite remplacés par les Mamelouks.

À noter qu’en 1369, des navires chypriotes venus de Famagusta tenteront de le prendre. En 1516, suite à la bataille de Marj-Dabek, les Ottomans s’emparent de la ville.

Leur règne durera quatre siècles. Ils placeront dans l’enceinte du Château une garnison. Vue aérienne du site archéologique de Byblos À l’issue de la Première Guerre Mondiale, dès les années 1920, Byblos devenant une importante zone d’étude archéologique, le Château sera intégré au site comprenant la nécropole royale, les différents temples et artefacts.

Aux côtés du Château, d’autres structures médiévales existent, notamment le rempart médiéval entourant la vielle ville, le port et ses 2 tours à l’origine, dont il ne reste plus qu’une seule.

Ces 2 tours devaient pouvoir sceller le port à l’aide d’une chaine qui les liaient; l’Eglise de Sayedet al Naja où Notre Dame de la Délivrance; et la Cathédrale St Jean et son baptistère sur son côté

Lire la suite: https://libnanews.com/liban-histoire-patrimoine-chateau-croisade-byblos/

Quel investisseur souhaiterait réellement vivre au Liban quand les libanais le quittent?

Et l’article 49 du budget 2018

Note 1: Les citoyens Libanais n’ont aucune idee’ des projets que le gouvernement a demander a Cedre 4 pour assurer les fonds, bien que le PM a confirme’ que tous les parties politiques ont contribue.

Note 2: L’ article 49 devrait permettre aux etrangers qui acquiert un appartement au Liban, un permis de séjour provisoire pour le mari, la femme et les enfants mineurs. 

Par François El Bacha – 20 avril 2018

Le Président de la République a officiellement pris position en défaveur de cet article du projet 49 de loi après approbation par le gouvernement.

Obligé constitutionnellement parlant à signer cette loi – y compris l’objet de ses critiques – le chef de l’état a invité les députés à réexaminer l’article 49.

Le Patriarche Maronite, Bechara el Raï ira même jusqu’à aborder la question lors de son sermon dominical, lors du dimanche 16 avril 2018: « Les libanais sont inquiétés par l’approbation de l’Article 49 qui accorde à tout arabe ou étranger qui acquiert un appartement au Liban, un permis de séjour provisoire pour le mari, la femme et les enfants mineurs au détriment des citoyens libanais«

Le prélat maronite appelle jusqu’à annuler l’article, objet de la polémique.

Face à ces critiques, le Premier Ministre, quant-à-lui favorable à cet article, expliquait devant les conférenciers de CEDRE, la semaine dernière, que ces mesures visent à attirer les investisseurs étrangers à l’image des pratiques déjà mises en place dans différents pays dont la Grèce ou Chypre qui accordent des facilités de séjours à tous ceux qui y investissent.

À priori, le chef du gouvernement a bien raison.

Il convient d’accorder à des personnes qui achètent des biens immobiliers au Liban d’avoir le droit d’y séjourner et d’en jouir aux conditions évidentes qu’elles ne soient pas impliquées dans des affaires illégales.

Cependant, il y a tout de même quelques éléments troublants qu’il convient de signaler: Des investisseurs étrangers souhaitant vivre dans un pays plus connu actuellement par l’intermédiaire de la presse internationale pour ses pollutions aériennes, ses crises aux ordures, ses plages souillées, son manque d’électricité ou d’eau, sa présence de réfugiés qu’ils soient palestiniens ou syriens, pour ne citer que ces problèmes, cela sera chose extrêmement rare à la vue de prix de l’immobiliers excessifs par rapport à cela.

La pollution  serait à l’origine de 6000 cas de cancers par an au Liban, de l’aveu même des autorités publiques.

Quel investisseur souhaiterait mettre la vie de sa famille en danger? Et n’évoquons pas encore la politique, la sécurité ou plutôt l’insécurité même si la situation sur ce volet s’est quelque peu amélioré.

À se demander si derrière l’article 49 de ce projet budgétaire, ne se trouve pas des motifs tout autre et face à cela nous manquons encore de visibilité pour le comprendre.

Le Liban est en effet un pays en faillite moral au final parce que l’état n’assume plus les tâches essentielles qu’il doit assurer à ses concitoyens.

Un étranger en plus n’aurait aucun intérêt à y résider. Un tel investissement serait par conséquent considéré comme étant un mauvais investissement

Le Liban est dans une spirale de crise immobilière, non seulement pour des raisons politiques mais on a tort de l’oublier, aussi pour des raisons économiques et environnementales graves.

Le Liban est un des pays parmi les plus touchés en Méditerranée par ces questions, sur un fond de crise de gouvernance politique et un défaut de transparence des institutions publiques qu’il convient d’arranger.

Avant même de mettre en place des mesures visant à permettre aux étrangers de résider au Liban, peut-être faudrait-il assurer aux Libanais les droits les plus élémentaires  pour y résider eux-aussi, comme le rendre attractif déjà pour les libanais qui peinent à y trouver un emploi en regard de leurs compétences et qui doivent choisir le chemin de l’exil économique notamment dans les pays du Golfe ou en Occident.

Ce drainage de notre matière grise est beaucoup plus importante en terme économique que le fait quelques étrangers puissent acheter des appartements au Liban.

Et pendant ce temps-là, les libanais eux quittent le Liban Preuve en est, beaucoup de ressortissants libanais résidant ou non au Liban, ont entamé une véritable course vers l’acquisition d’une nouvelle nationalité en raison de la dévaluation de la nationalité libanaise avec des difficultés pour l’obtention de visa, aux permis de résidence à l’étranger ou encore à des restrictions d’ordre professionnelles.

93% des libanais ayant fait une telle demande auraient contribué à des fonds gouvernementaux de pays étrangers, des fonds ainsi qui auraient pu contribuer plutôt à notre économie et qui nous ont échappé sur un fond de difficulté économiques, et 7% via l’achat de biens immobiliers alors que notre secteur immobilier est lui en crise profonde et durable.

Il convient également d’assurer un cadre de vie agréable, loin d’une mer polluée où on n’ose même plus y mettre un orteil, par les eaux usées déversées sans contrôle, par les ordures qu’on y jette à Costa Brava ou Bourj Hammoud, loin d’une pollution des eaux et de l’air, en assurant les droits aujourd’hui considérés comme élémentaires à l’eau, à l’électricité 24h sur 24.

Evidemment notre chauvinisme désigne le Liban comme l’un des plus beaux pays au Monde et Beyrouth comme l’une des 7 plus belles villes au Monde où il fait bon vivre en dépit des rapports alarmistes concernant la qualité de vie.

Nous devons aussi affronter la réalité des choses qui est souvent tout autre que celle de la vitrine qu’on expose et pour laquelle nous ne dupons plus personne.

Il convient simplement d’assurer, à la veille des prochaines élections législatives du 6 mai prochain qui désignera le Parlement en charge d’examiner ce projet de loi budgétaire, à ce que la population libanaise jouisse d’un véritable état au service de ses citoyens et non d’un état qui continue à prendre des mesures plus illogiques les unes que les autres, parfois même au détriment des intérêts de son peuple.

Note 3: Si les Libanais n’ont pas le pouvoir d’achat d’apartements et qui quitte leur pays, on peut conclure que l’article 49 essay de remplir le vide par des etrangers riches qui pourront acheter tous ces proprietes vacantes and totally overpriced. Apparently, many Israelis with dual nationalities are attempting to reside in Lebanon. 

Lire la suite: https://libnanews.com/lart-de-la-polemique-de-larticle-49-du-budget-2018/

 

En Image: Le Liban tout simplement en Blanc

«La neige du Liban abandonne-t-elle le rocher des champs, ou voit-on tarir les eaux qui viennent de loin, fraîches et courantes ?» (Le Livre de Jérémie, 18, 14)

C’est du moins ce qu’on aurait presque plus penser de l’année 2013, année difficile ou la neige et au delà, la pluie même était bien rare.

Après une année de répit ou les skieurs plus ou moins aguerries désespéraient même de voir la neige, le Liban se réconcilie avec le manteau blanc,qui orne à nouveau les sommets des montagnes du Mont-Liban.

Alors que la saison hivernale commençait, il y a encore une dizaine d’année, vers la moitié du mois de novembre, la neige se fait désormais attendre jusqu’au mois de janvier.

Introduit officiellement dans les années 1930 par des officiers français de l’Armée du Levant, le ski se pratique assez couramment au Liban, le pays des Cèdres étant l’un des rares pays ou selon le cliché local, « on peut skier le matin et aller à la plage l’après-midi », chose qui peut être assez facilement vérifiable à partir du mois d’avril.

Le Pays des Cèdres compte d’ailleurs plusieurs stations de ski, les plus connues étant celle de Kfardebian, Farayyà 40km de la capitale Beyrouth et dont le sommet atteint 2500 mètres, et celle des Cèdres, à proximité de la forêt homonyme et qui s’étale entre 2000 et 3000 mètres d’altitude.

Conseils: 

Essayer d’éviter les weekends, il y a généralement trop de monde, il s’agit plus « de se faire voir et de prétendre skier » au lieu de pratiquer ce sport. Il est également préférable d’y arriver au maximum à 9h. 

La neige est assez changeante, généralement bonne le matin et très mollasse l’après-midi donc plus difficile à la pratique. Il est donc préférable d’aller à partir de Midi sur des versants qui sont sujets à l’ensoleillement et un peu plus éloigné des pistes les plus fréquentées. 

 

Sur le Net:  

Skileb (anglais), site web donnant une série d’information, notamment sur l’accès des stations de ski ainsi que sur leurs enneigements respectifs. Des réservations de chambre d’hotel y est également possible. 

L’histoire du Ski au Liban par le Club de Faqra (document PDF, 2ème page) nous apprendra que ce sport se pratique depuis 1913 de manière amateur sur les pentes du Mont Liban.

Une bonne critique de la pratique du ski au Liban se trouve également sur le site CamptoCamp avec notamment, pour celles et ceux qui espèrent découvrir de nouvelles sensations loin des foules qui fréquentent généralement les pistes les plus connues. Ce site nous fait également découvrir et nous donne des conseils concernant le Ski de Randonnée. 

– See more at: http://libnanews.com/en-image-le-liban-tout-simplement-en-blanc/#sthash.IngNw7hT.B4RXRALg.dpuf

The page on State of Lebanon Not found: Error 404?

15 families control 40% of Lebanon GNP

Après un weekend riche en évènements de tout genre, le temps est venu de faire un bilan et il n’est guère brillant de tous les côtés, manifestants, forces de l’ordre ou autorités politiques même.

Le Mouvement You Stink, qui a certes réussi à mobiliser et réconcilier le peuple libanais, uni en dépit des fractures politiques – chose qu’on n’a pas vu depuis des années – arrive aujourd’hui face à une impasse et donc un échec. (Too early to declare defeat by reporters)

Certes, le gouvernement a reculé. Certes les autorités ont, bon gré, mal gré, fini par écouter la société civile et ont dû annuler l’appel d’offre pour la passation du marché des ramassages des ordures, mais les questions de fond demeurent.

En dépit d’un échec dans les propositions alternative, ce mouvement a fini par symboliser un raz-le-bol contre un état accusé de tous les mots et cela à raison, face au clientélisme, à la corruption, face à sa paralysie, mais en même temps, ce mouvement manque à proposer des solutions et donc un programme ou une alternative sérieuse à opposer à ces systèmes et à cette paralysie, si ce n’est que la démission du Gouvernement ou du Parlement. (Every thing in due time, as the protesters gather wind and discussions ensue)

Ce sont ces tensions sociales qu’il s’agit d’évacuer et non de trouver des expédients parce qu’il faut faire face aux causes et non aux symptômes qui révèlent un profond mal-être au sein de notre société et cela pour diverses raisons.

Il n’est en fin de compte que la continuité des mouvements entamés par les événements de 2005, mais déjà marqués par l’échec à changer la société.

Au lieu d’avoir changer l’ensemble de la classe politique, d’avoir réformé en profondeur la société libanaise et d’avoir permis une progression sociale et économique allant de paire avec la stabilité politique et sécuritaire, la révolution des Cèdres n’a fait en fin de compte que remplacer la tutelle syrienne par la tutelle de leurs anciens hommes de main devenus subitement indépendants et détournant le système à leur profit.

La rébellion de 2005 n’a pas été une révolution parce qu’on n’a pas achevé sa finalité de révolution en provoquant un changement de système politique et/ou de personnes politiques.

Aujourd’hui Taymour succède à Walid, comme Saad à Rafic, Samy à Amine et même Gébran à Michel, ceux-la même qui nous avaient dit de rentrer chez nous et qu’ils s’occuperaient désormais déjà de tout.

S’il convenait aujourd’hui de faire un bilan de leurs actes, il serait déjà médiocre. Et s’ils reculent aujourd’hui, n’en soyons pas dupe, il ne s’agit que d’un retrait tactique face à notre détermination et cela pour mieux reprendre ensuite la main.

Incapable de faire face aux menaces à nos portes, faut-il rappeler que des milices étrangères impliquées dans la guerre civile syrienne occupent également plus de 400 km^2 de nos territoires du côté d’Arsal, l’Etat se révèle également inapte à faire face aux mafias économiques qui s’imposent à elle, comme en témoignent les prix importants proposés par ces compagnies pour simplement ramasser nos ordures ménagères

Il ne s’agit pas de déchets ultimes, industriels ou hospitaliers plus difficiles à transporter et à traiter – et les contrats proposés ne concernent même pas le devenir après ramassage de ces déchets. N’évoquons pas les mafias des moteurs, les mafias des citernes d’eau et celles plus subtiles qui nous subtilisent notre pouvoir d’achat, à savoir celles des agences exclusives, véritables monopoles.

15 familles contrôlent 40% de notre PIB.

Ce sont ces mafias qui ont intérêt à conserver un état faible et un système politique non représentatif du peuple.

Ce sont ces mafias qu’il faudrait renverser et non les proxies politiques qui n’en sont que les hommes de main au final.

L’exaspération face à l’accumulation des ordures n’est qu’une exaspération « apparente ».

De nombreuses autres raisons sont présentes pour symboliser le dégoût du Libanais face à ce système.

Ne nous méprenez pas:

Nous sommes de tout cœur avec les manifestants et la société civile. L’usage de la violence contre la volonté populaire est inacceptable et tout responsable devrait démissionner le cas échéant.

Peut-être, le gouvernement démontre sa non-responsabilité et son manque de pouvoir en ne le faisant pas.

Peut-être est-ce là le résultat des alternatives qui manquent et cela devrait amener justement à penser aux alternatives.

Le gouvernement ne peut démissionner et cela pour plusieurs raisons. Le momentum à réclamer sa démission n’est peut-être pas le bon et cette demande est plus proche des concepts nihilistes et anarchiques en raison de l’absence de solutions proposées que du concept d’un état qu’on doit construire:

Le gouvernement ne peut pas démissionner parce qu’il ne s’agit en fin de compte que de la dernière autorité qui soit encore légitime au Liban.

Le parlement n’est plus légitime depuis l’expiration de son mandat il y a de cela 2 ans: élire un nouveau président de la république par un parlement illégitime serait une autre erreur. (But this government was set by this illegal Parliament)

Nous pouvons toujours rêver mais la société civile devrait réclamer la solution la plus logique qui serait que le gouvernement, héritier des prérogatives présidentielles comme stipulé dans la constitution libanaise, fort d’un consensus d’une classe politique dépassée par les évènements et ayant peur de poursuivre la monopolisation du pouvoir en raison de la crainte d’une révolution qui lui couperait la tête, convoque les électeurs libanais afin d’élire une nouvelle chambre des députés qui élirait à ce moment-là, un nouveau président de la république.

Et cela changera probablement les règles du jeu, à leur détriment. La pression populaire doit se maintenir jusqu’à l’évocation et la mise en place de cette solution.

Le gouvernement doit répondre aux aspirations du peuple et non aux aspirations des partis politiques ou des mafias.

La leçon qui s’impose aux manifestants devrait aussi s’imposer aux gouvernants déjà sur le même dossier des ordures:

Si les autorités libanaises avaient été intelligentes, elles auraient, dès le départ, pensé à comment valoriser les déchets au lieu de juste les ramasser et auraient été voir ailleurs comme en Suède les méthodes de valorisation des ordures.  (But these half dozen of militia and mafia leaders are too old, senile and dysfunctional to keep up with changes)

Au lieu de cela, simplement ramasser pour un coût aussi élevé, et avoir après les mafias de l’électricité et de l’eau, la régionalisation des mafias des ordures est une grossière erreur contre laquelle, la société civile est en droit de se soulever.

Mais toujours est-il qu’il ne s’agit que d’une problématique à laquelle la population fait face parmi tant d’autres, à un système politique à changer, à un système étatique à réformer au profit des compétences et non du clientélisme, à des défis sécuritaires qui s’imposent à nos frontières avec la présence de Daech à 50 km de nos frontières, aux défis et aux changements des équilibres régionaux qui s’imposent à nous.

On ne peut pas corriger les maux qui nous rongent au cas par cas. (Why not?)

Il faut une solution générale et les tensions sociales et économiques véhiculées par le mouvement actuel le démontrent.

Tout doit être mis sur le tapis. Peut-être n’est ce effectivement pas le moment à provoquer le vide de l’exécutif mais toujours est-il que le peuple, lui, ne peut plus attendre aujourd’hui à ce que l’Etat prenne son rôle à coeur et qu’il devienne un état pour l’intérêt général et pour tous et non un état pour certains intérêts pas vraiment supérieurs.

François el Bacha

Le plaidoyer de Francois el Bacha pour que le Mouvement ‪#‎Youstink‬, vue comme une continuité des manifestations de 2005 ne se trompe pas de cible et qu’il pousse réformer le ‪#‎Liban‬ en profondeur en poursuivant son action.

La rébellion de 2005 n’a pas été une révolution parce qu’on n’a pas achevé sa finalité de révolution en provoquant un changement de système politique et/ou de personnes politiques.

Aujourd’hui Taymour succède à Walid, comme Saad à Rafic, Samy à Amine et même Gébran à Michel, ceux-la même qui nous avaient dit de rentrer chez nous et qu’ils s’occuperaient désormais déjà de tout. S’il convenait aujourd’hui de faire un bilan de leurs actes, il serait déjà médiocre. Et s’ils reculent aujourd’hui, n’en soyons pas dupe, il ne s’agit que d’un retrait tactique face à notre détermination et cela pour mieux reprendre ensuite la main.

 
Beyrouth, Liban – Après un weekend riche en évènements de tout genre, le temps est venu de faire un bilan et il n’est guère brillant de tous les cotés, manifestants,…
libnanews.com|By Francois Bacha
Trash recycling centers?
Lebtivity's photo.

The best way to help Lebanon is to take action today! If you do not recycle yet, it’s time to start!
We as Lebtivity have prepared this list that would help you contact the recycling centers in Lebanon.

“recycle” and “re-share”!

 

 

 

 

 

 

Recollecting Lebanon civil war on April 13, 1975. 

A constat of failure: No victors but the brute militia leaders ruled during and after the 15-years civil war was officially over.

Guerre du Liban: Mémoires partagées, mémoires orphelines

Des combattants lors de la guerre civile libanaise
Des combattants lors de la guerre civile libanaise

13 avril 1975, le 11 septembre 2001 libanais, chacun apporte son témoignage du début de la guerre civile, une pierre à l’édifice mémoriel.

Certains évoquent une enfance volée, d’autres, le départ loin d’un pays aimé, le sort de proches disparus et dont on est pour l’heure encore sans nouvelle, ou simplement morts enterrant avec eux un avenir qui se promettait d’être radieux.

Par ci ou par là, sur les réseaux sociaux, ou sur les pages personnelles, on peut lire le récit de ce jour funeste où a débuté la guerre civile de 15 ans, qui fera entre 150 000 et 250 000 morts et toujours aujourd’hui, on compte 17 000 disparus. Nombreux ont été effectivement les déracinés de cette terre qui iront briller à l’étranger au lieu d’accomplir leurs destinées au Liban même.

Nombreux ont été blessés, amputés d’une partie de leur chair ou de leurs proches, douleur aujourd’hui qu’on ne voit pourtant pas assez, il faut cacher ses cicatrices comme on a détruit les témoignages de la guerre et ces bâtiments criblés de balles et d’éclats du centre-ville de la capitale pour mieux oublier, au lieu de se recueillir et d’affronter ses peurs.

Certains affrontaient les bombes pour sauver les vies comme les volontaires de la Croix-Rouge qu’on ne remerciera jamais assez et d’autres les lançaient sur les civils et on ne maudira jamais assez également. C’était le choix du courage et de l’abnégation ou le choix de la mort.

Ce 13 avril 1975, 40 ans après, beaucoup n’étaient pas encore nés, puisque 60% des libanais ont moins de 40 ans.

Certains ont grandi ensuite et ont subi sans comprendre le conflit fratricide, d’autres sont nés bien plus tard et ne peuvent pas imaginer les souffrances subies.

Chaque témoignage est bénéfique à la transmission de la mémoire, mais il reste que la mémoire n’est malheureusement pas institutionnalisée et donc commune pour toutes et pour tous.

Chacun reste sur ses histoires transmises à ses proches, une histoire qui amène parfois des incompréhensions face aux autres qui étaient souvent des protagonistes et des adversaires selon les partis auxquels ils appartenaient.

Ils se rejettent par conséquence, aujourd’hui la responsabilité du conflit comme ils se combattaient hier.

L’absence d’une mémoire commune contribue aussi aujourd’hui à la poursuite de la mentalité de la guerre civile, une guerre devenue une écriture en plusieurs versions antagonistes du même récit ou chacun rejette sur les autres les fautes, mais ou les versions différentes tonnent comme les balles des Kalachnikov qui frappaient les murs.

Il ne s’agit plus aujourd’hui de faire témoignage à part, de raconter sa version des différentes phases de la guerre civile, mais de pousser les institutions civiles, politiques et institutionnelles libanaises à se tendre enfin la main, à mettre non pas de coté l’Histoire, mais au contraire à la mettre à l’honneur, à saluer ses adversaires d’hier, morts pour des idéaux, même si ces idéaux ne sont pas partagés, parce que ce conflit n’était pas le conflit du Liban mais le conflit des autres importés au Liban. On n’était que des pions, mais cette phase n’est malheureusement pas terminée aujourd’hui.

Outre le deuil non accompli par les familles qui réclament leurs proches disparus sans trop d’espoir qu’ils puissent toujours être vivants et de connaitre les derniers moments de leurs vies, une histoire difficile à reconstituer et qui malheureusement se révèle souvent impossible, faute de voir accomplir une justice, la guerre civile se poursuit aujourd’hui dans les mentalités des gens par les conflits parfois sectaires que traversent la région d’ou la nécessaire interprétation commune de notre histoire.

L’objectif doit être qu’une nation libanaise naisse, dans sa définition moderne, c’est à dire, que des objectifs communs puissent permettre à des individus, ici des libanais, de choisir non pas de coexister mais de vivre ensemble. Il s’agira de partager non pas seulement une langue ou un territoire, mais aussi une Histoire, un même état et non 19 communautés, et les mêmes lois, la même justice.

Il s’agit aujourd’hui de promouvoir non plus des nations ethniques ou religieuses qui nous séparent en fin de compte mais une seule nation civique. Au lieu de cela, les criminels, autrefois vus comme des voyous, se pavanent souvent dans les institutions, pour eux, la guerre civile est une histoire d’une réussite personnelle, quid du sang versé par les autres.

Et c’est ce manque de mémoire commune qui perpétue parfois des lignées d’assassins au pouvoir au lieu d’une élimination pacifique par des élections via le vote du peuple. Au lieu de cela, ils se font réélire depuis 40 ans, perpétuant le conflit qui les a mis au-devant. Une tragédie dont nous sommes condamnés à revivre les rediffusions années après année. Malheureusement, il ne s’agit pas d’une fiction mais d’une réalité quotidienne.

40 ans après, c’est sur un constat d’échec que malheureusement chaque témoignage sonne le glas de ce rêve d’une et unique nation rassemblée faute à ce que l’Etat et les autorités aient pu instituer un récit commun de cette période pour l’immense majorité qui n’a pas pu connaitre ce 13 avril 1975.

François el Bacha

L’opinion de François el Bacha:

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Photos of Lebanon civil war: 40th commemoration

The voices behind the photos

An exposition of 40 pictures taken by 6 photographers  in the Villa Paradiso

Liban: Echos, les voix derrière les photographies,

Une exposition pour la 40ème commémoration de la guerre civile

 

A l’occasion de la 40ème commémoration du début de la guerre civile, le Comité International de la Croix Rouge et la Croix Rouge Libanaise organisent conjointement au sein de la Villa Paradiso, située dans le quartier d’Ashrafieh, à Gemmayzeh, elle-même rescapée de l’Histoire contemporaine une exposition regroupant témoignages écrits, audio, vidéo et photographies du conflit fratricide et des guerres contemporaines des victimes, et autres parties prenantes dont des volontaires et travailleurs humanitaires ayant opéré durant les heures les plus sombres de cette période.

Difficile de résumer le conflit par 40 photographies prises par 6 photographes, intitulée « Echoes, The Voices behind the Pictures » – « échos, les voix derrières les photographies » , allusion aux victimes présentes, morts ou blessés, disparus ou prisonniers, l’exposition a été inaugurée ce 16 avril en présence du secrétaire général de la Croix Rouge Libanaise Georges Kettaneh et du responsable local du CICR, Fabrizzio Carboni.

The exposition sera ouverte jusqu’au 26 avril 2015.

D’une durée de 15 ans, la guerre civile libanaise a fait entre 150 000 à 250 000 morts et on dénombre toujours aujourd’hui 17 000 disparus au cours de ses différentes phases.

Une exposition à voir, non pas pour en souffrir mais pour se remémorer des moments pénibles et pour plus encore, refuser tout nouveau conflit au Liban.

Le CICR organise au sein de la villa Paradiso, elle-même rescapée du conflit et de l’Histoire récente, située à Gemmayzeh, une exposition intitulée “Echoes, The voices behind the pictures”, regroupant témoignages et photographies des différentes phases de la guerre civile libanaise de 1975 à 1990, ainsi que quelques photographies des guerres israélo-libanaises de 1996 et de 2006.

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Cynthia Choucair and Jamil Berry  shared this link  Libnanews.com.
 

Une exposition préparée par le CICR et la Croix Rouge Libanaise dont on entend cependant peu parler mais qu’il serait intéressant à voir pour se souvenir et pour dire plus jamais.

Echos, les voix derrière les Photographies ou le témoignage de la souffrance de la Guerre Civile, 40 ans après.

Lire la Suite: Liban: Echos, les voix derrière les photographies, une exposition pour la 40ème commémoration de la guerre civile

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Liban: A l’occasion de la 40ème commémoration du début de la guerre civile, le Comité International de la Croix Rouge et la Croix Rouge Libanaise organisent…
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Sacred Kadisha Valley in Mount Lebanon

La Vallée Sainte de Qadisha, ou Kadisha, est située au Nord Liban et a été inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO.

Fortement escarpée et pentue, elle s’étend de la Forêt des Cèdres qui la surplombe et héberge le fleuve de Qannoubine qui deviendra le fleuve Abou Ali à Tripoli.

Actuellement menacée en raison de projet immobilier et du risque de passage d’une route, remettant en cause son inscription, la vallée sainte a occupé très tôt par l’Homme puisqu’on a trouvé des traces remontant au Paléolithique.

La vallee deviendra un refuge en raison des difficultés à y accéder à de nombreuses populations victimes d’exactions dont la communauté maronite dès la fin du VIIème siècle.

Ainsi le Monastère de Qannoubine deviendra même le siège patriarcal maronite au XVème siècle.

On y trouve également les ruines de monastères éthiopiens, nestoriens, arméniens, melchite et jacobites.

On peut encore aujourd’hui retrouver des traces paléo-chrétiennes. On y a d’ailleurs retrouvé en 1990, 8 momies naturellement préservées de personnes avec leurs habits et appartenant à la communauté maronite, ce qui prouve que les lieux ont encore de nombreux secrets à révéler.

Aujourd’hui, de ce passé d’ermites, on ne peut que rencontrer que le Père Dario Escobar, moine maronite venu de Colombie et qui a abandonné fortune et confort pour répondre à l’appel de Dieu pour l’inconfort d’une église et son cloitre perchés dans une grotte.

Nous vous invitons également à revoir notre infographie sur le Monastère Saint Antoine de Qozhaya.

Lire la Suite: En Image: la vallée Sainte de Qadisha au Liban http://libnanews.com/en-image-la-vallee-sainte-de-qadisha-au-liban/#ixzz3WVQC6gss

Et en cette période de fête, quoi de plus naturel que de visiter ce samedi, la vallée sainte de Qadisha à la recherche de ses trésors?

La Vallée Sainte de Qadisha, ou Kadisha, est située au Nord Liban et a été inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO. Fortement escarpée et pentue, elle s’étend de la Forêt des Cèdres qui la surplombe et héberge le fleuve de Qannoubine qui deviendra le fleuve Abou Ali à Tripoli.

La Vallée Sainte de Qadisha, ou Kadisha, est située au Nord Liban et a été inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO.
libnanews.com

 

En Image: Le Liban tout simplement en Blanc

«La neige du Liban abandonne-t-elle le rocher des champs, ou voit-on tarir les eaux qui viennent de loin, fraîches et courantes ?» (Le Livre de Jérémie, 18, 14)

C’est du moins ce qu’on aurait presque plus penser de l’année 2013, année difficile ou la neige et au delà, la pluie même était bien rare. Après une année de répit ou les skieurs plus ou moins aguerries désespéraient même de voir la neige, le Liban se réconcilie avec le manteau blanc,qui orne à nouveau les sommets des montagnes du Mont-Liban. Alors que la saison hivernale commençait, il y encore une dizaine d’année, vers la moitié du mois de novembre, la neige se fait désormais attendre jusqu’au mois de janvier.

Introduit officiellement dans les années 1930 par des officiers français de l’Armée du Levant, le ski se pratique assez couramment au Liban, le pays des Cèdres étant l’un des rares pays ou selon le cliché local, « on peut skier le matin et aller à la plage l’après-midi », chose qui peut être assez facilement vérifiable à partir du mois d’avril.  Le Pays des Cèdres compte d’ailleurs plusieurs stations de ski, les plus connues étant celle de Faraya-Kfardebian, à 40km de la capitale Beyrouth et dont le sommet atteint 2500 mètres, et celle des Cèdres, à proximité de la forêt homonyme et qui s’étale entre 2000 et 3000 mètres d’altitude.

Conseils: 

Essayer d’éviter les weekends, il y a généralement trop de monde, il s’agit plus « de se faire voir et de prétendre skier » au lieu de pratiquer ce sport. Il est également préférable d’y arriver au maximum à 9h. 

La neige est assez changeante, généralement bonne le matin et très mollasse l’après-midi donc plus difficile à la pratique. Il est donc préférable d’aller à partir de Midi sur des versants qui sont sujets à l’ensoleillement et un peu plus éloigné des pistes les plus fréquentées. 

Sur le Net:  

Skileb (anglais), site web donnant une série d’information, notamment sur l’accès des stations de ski ainsi que sur leurs enneigements respectifs. Des réservations de chambre d’hotel y est également possible. 

L’histoire du Ski au Liban par le Club de Faqra (document PDF, 2ème page) nous apprendra que ce sport se pratique depuis 1913 de manière amateur sur les pentes du Mont Liban.

Une bonne critique de la pratique du ski au Liban se trouve également sur le site CamptoCamp avec notamment, pour celles et ceux qui espèrent découvrir de nouvelles sensations loin des foules qui fréquentent généralement les pistes les plus connues. Ce site nous fait également découvrir et nous donne des conseils concernant le Ski de Randonnée. 

– See more at: http://libnanews.com/en-image-le-liban-tout-simplement-en-blanc/#sthash.aMnDdn9v.dpuf


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