Adonis Diaries

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What 72 hours reserved by the PM can resolve the plight of 3 decades of militia control system?

72 heures C’est le temps que donne le chef du gouvernement libanais Saad Hariri à ses partenaires du “deal”, pour qu’ils apportent une “réponse convaincante” aux Libanais en général et aux protestataires en particulier, ainsi qu’à la communauté internationale, sur l’existence d’une “décision unanime pour réformer l’Etat, arrêter le gaspillage et lutter contre la corruption”

Sinon, la kel 7édiss 7adiss, vogue la galère. Comme ils sont tous aussi déterminés, on se demande pourquoi ils ne s’entendent pas 🎭

J’ai rédigé deux réquisitoires accablants contre les dirigeants libanais pris en flagrant délit de négligence dans la maintenance de nos bombardiers d’eau Sikorsky ayant eu de graves conséquences.

J’ai dénoncé aussi avec vigueur le gaspillage de l’argent public par le ministre de l’Environnement, Fady Jreissati (Courant patriotique libre), qui n’a pas jugé utile de trouver 100 000 $/an pour faire fonctionner nos bombardiers d’eau, mais qui est en négociation en Espagne depuis des mois pour acheter de nouveaux bombardiers d’eau pour 8 millions $. (You are biased and Not fair on this issue. And you know the issue pretty well. So many older and well entrenched highway robbers in this government and you selected the one who is clean)

J’ai également réclamé sa démission ou son limogeage et une enquête approfondie pour déterminer qui sont ses complices. C’est pour vous dire, moi aussi je suis en colère.

Mais en ce temps des émeutes de rues et des esprits fumants, où chacun a son idée sur la marque de l’interrupteur qu’il faut installer pour que ‘bé kabsitt zirr’ tout soit résolu 🎭, je pense pour ma part qu’il vaut mieux investir dans une bonne boussole plutôt 🧭, afin de ne pas perdre le nord

Il nous revient en tant que citoyens responsables de nous rappeler trois principes fondamentaux de la vie en société :

1. Rien, absolument rien, ne justifie le recours de gens mécontents à la violence quelles qu’en soient les raisons et les époques. Les auteurs doivent être poursuivis selon les lois en vigueur.

2. Brûler des pneus, du mobilier urbain, des bennes de recyclage et des panneaux publicitaires, reste comme l’acte le plus primitif qu’un être humain ayant 100 milliards de neurones est capable de faire. Il doit être sévèrement puni par la justice. D’autant plus que ces émeutes sont devenues criminelles, on compte déjà plusieurs morts.

3. Les cercles du pouvoir, le Grand Sérail, le Parlement et le Palais présidentiel, ainsi que l’accès aux centres vitaux du pays -comme la Banque centrale, l’aéroport et le port de Beyrouth, les raffineries, les centrales électriques et téléphoniques, etc.- sont des lignes rouges. Quiconque s’y aventure doit être traduit devant les tribunaux et condamné avec la plus grande sévérité.

On peut ignorer ces principes, mais il faut assumer les conséquences, c’est la voie grande ouverte au chaos qui précipitera le #Liban dans l’abîme à la vitesse du son.

Respecter ces principes et tout sera permis. Tout acte civique doit s’inscrire dans le respect des lois en vigueur dans notre pays. Sinon, il est nul et non avenu.

*

. Qui a des revendications légitimes sur l’enquête concernant le scandale des Sikorsky, la taxation des narguilés, la cherté de la vie, le cumul des taxes, la hausse des prix scolaires et universitaires, la gestion des déchets, la pollution, la corruption, le népotisme, l’incompétence, les négligences, le confessionnalisme, le communautarisme…

Le recyclage, l’assurance maladie, la justice sociale, la relance de l’économie, le droit au logement, les locations anciennes, l’extension de la souveraineté de l’État sur tout le territoire libanais…

Le trafic illégal sur la frontière syro-libanaise, la réhabilitation d’Assad, le retour des réfugiés syriens installés au Liban en Syrie, la lutte contre Israël, la dissolution des milices palestiniennes, le désarmement du Hezbollah, est totalement libre de les exprimer dans le respect des lois en vigueur.

. Qui a envie de se perdre dans des slogans creux, « al sha3eb youreed eskatt el nizaam » (à bas le régime), « sawra » (révolution), « yi fello kelloun » (qu’ils partent tous), « tol3et ri7etkon », (You smell) « ta7élouf watani », les revendications vaseuses de la société civile 🎭, roue libre, dans le respect des lois en vigueur.

. Qui a un agenda politique déclaré, « faltaskout el 7oukoumi » (démission du gouvernement / revendications de la société civile, Parti socialiste et parti des Forces libanaises qui appellent à manifester mais dont les ministres ne démissionnent pas 🎭)

Et « intikhebaat niyabiyyé moubakkira » (législatives anticipées / revendications de la société civile, Kataeb), ou un agenda politique non déclaré comme et surtout le Hezbollah (agiter la rue pour faire pression sur le gouvernement libanais afin de le contraindre à adoucir les conséquences des sanctions américaines sur le parti-milicien chiite), qu’il aille fumer sa moquette, il vaudrait mieux.

. Qui veut carreler la mer (société civile en général), qu’il ne se gêne pas, yi rou7 yi balto el ba7er.

*

OUI aux manifestations pacifiques à #Beyrouth, Baalbek, Tripoli, Sour, Jounieh, Saïda, Nabatiyeh etc.

NON aux manifestations violentes aux quatre coins du Liban, même à celles qui consistent à couper les routes avec des pétales de roses !

Réclamer la baisse des tarifs des communications mobiles exorbitants est légitime, mais pénétrer dans les immeubles des compagnies pour les saccager est illégal.

On n’ hiberne pas 365 jours par an, pour ne se réveiller que le 366e jour, une fois tous les quatre ans, avec dans la tête l’idée incongrue de jouer au « Che » et de se prendre pour des « révolutionnaires » 🎭

Qui veut changer le monde s’implique en politique et travaille tous les jours pour cela dans le respect des lois en vigueur.

S’il n’est pas content des lois, il n’a qu’à militer d’arrache-pied pour les changer.

Jamais les citoyens n’ont disposé d’autant de moyens pour peser sur les décisions politiques. Il faut vraiment comprendre, que l’activisme agressif de nos jours est contre-productif par rapport à l’activisme pacifique qui est beaucoup plus efficace s’il est intelligemment mené.

*

Mon soutien est total à la population pacifique qui manifeste dans le RESPECT ABSOLU des lois en vigueur au Liban.

Je n’apporte aucun soutien aux protestataires agressifs dans la rue.

Vu cette « violence » qui prend différentes formes et ces « revendications » de toutes sortes, que je vois et j’entends depuis jeudi, mon soutien est aussi total au président Michel Aoun, au Premier ministre Saad Hariri, au chef du Parlement Nabih Berri, au commandant de l’armée libanaise Joseph Aoun, au directeur général des forces de sécurité intérieure Imad Osman, au gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé, et à chacun-e des 128 députés de la nation.

(I doubt that the more than a million protesters all over the country agree for Nabih Berry to remain chairman of the Parliament after 29 years of continuous tenure, or for Imad Osman who remained on vacation in Chili while all the unrest was going on, or Riad Salami who is the middleman for all the highway robberies of the mafia/militia “leaders”…)

Je ne le fais pas spécialement par estime aux personnes citées, mais par respect à ces hauts représentants des institutions de la République libanaise et du peuple libanais, jusqu’à nouvel ordre, qui ne peut survenir qu’à travers des élections organisées dans les délais prévus par la Constitution libanaise et jamais sous la violence de la rue.

(But what kind of fair election law?)

Halte au populisme à 5 piastres. Demander des élections présidentielles alors qu’il a fallu 900 jours de vacances pour y parvenir la dernière fois est grotesque.

Réclamer des élections législatives en octobre 2019, alors qu’on vient d’organiser en mai 2018 est une aberration démocratique.

Saad Hariri est incontournable au niveau internationale pour mettre en oeuvre les accords de la conférence CEDRE, promesses de $11 milliards de prêts avantageux et de dons contre des réformes structurelles.

Former un gouvernement de technocrates apolitiques, alors que le Parlement est politisé à 99% est une chimère, il faut 9 mois pour y parvenir et ne tiendra que 3 mois.

En abolissant le “Parlement des singes” au profit de “Kangaroo courts” populaires qui se prennent pour des tribunaux révolutionnaires, nous ne sommes pas en train de construire un Etat de droit digne de ce nom, mais une ferme au fin fond d’une jungle 🎭

(No body among the protesters demanded Kangaroo court or vigilante courts)

Note: I posted my second article on this mass upheaval

https://adonis49.wordpress.com/2019/10/20/the-mass-upheaval-in-lebanon-starting-in-october-17-is-growing-stronger-and-widespread/

Vive la République, vive le Liban. A bon entendeur, salut ! 🇱🇧

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Michelle has hope for Lebanon: Sort of 5 reasons…

 

  M ()Posted on November 23, 2012 “Why I have hope for Lebanon this Independence Day

“Since the Syrian revolution began over 20 months ago, the headlines around the world concerning Lebanon have all had the same tone – “Lebanon on the brink”, “Tensions in a divided Lebanon run high”…

And since last May, we have seen what appears to be a breakdown of Lebanon’s social fabric. Fighting in Tripoli between Bab el Tabbaneh and Jabal Mohsen, tire burning around the country, the so-called “military wing” of the clan Moqdad family kidnapping of Gulf nationals, Syrians…and blocking the road to the airport.

A travel ban for the nationals of UAE, Qatar and Bahrain crippled Lebanon’s tourism over the summer.

And a month ago, the car bomb that ripped through Beirut’s bustling Ashrafieh district that claimed 3 lives, including that of Brigadier General Wissam al Hassan, his bodyguard, and an innocent woman walking in the area. In the days that followed, protestors stormed the Grand Serail, (the PM administration) and gunfights erupted in several areas around Beirut.

International media basically had a field day predicting the next civil war in Lebanon, and elaborating on the oversimplified narrative of Syria’s conflict “spilling over” and Lebanon’s sectarian divides continuing to “widen” as change rocks the region. What happened instead?

Millions of Lebanese woke up in the morning, got in their cars and faced mind-numbing traffic to get to work for completely unfair salaries. For that, I respect them and their resilience immensely.

Schools, bars, restaurants, and malls remained open despite shooting in several areas of Beirut. In the days that followed, life here largely returned to normal, and the media’s eye shifted away from Lebanon. Basically, over the space of two days, columnists and foreign correspondants from around the world predicted a major breakdown of social and political institutions in this country.

And that may yet happen. But instead of breaking down worst case scenarios, let’s take a look at the reality of the past month in Beirut.

1. Beirut White March

A week after the blast in Ashrafieh, around a thousand Lebanese gathered in Martyr’s Square dressed in white, and marched peacefully to Sassine Square (the location of the blast) to show solidarity for the victims, and to express frustration with the March 8/14 rift that characterizes Lebanese politics. “March against March”  and “5losna Ba2a” signs were held up, along with hundreds of Lebanese flags.

The mood was positive, despite the grim events of the week before. I overheard two photographers jockying for position joke to each other “In peaceful protests, the photographers are the ones who fight.”

No violence.

2. Ashrafieh for All

Again, immediately after the bombing, a group of young Lebanese began the “Ashrafieh for All” initiative. Spread through Facebook, the group description simply read: “[We are] a group of young people looking to help the people of Ashrafieh out. This is in no way political. Anyone willing to help can join.”

Over the following weeks, hundreds of volunteers, including youth groups such as les Scouts du Liban, collected food, water, clothes, medicine and money for those whose homes had been destroyed in the explosion. Major Lebanese brands including Zaatar w Zeit, Roadsters Diner and many more also contributed to the efforts.

3. Beirut Marathon

On November 11th, in the pouring rain, over a thousand Lebanese gathered to complete a 10 km run, or a full marathon, throughout Beirut. Thousands of Lebanese of different faiths gathered together in a massive crowd, while jogging, under a torrential downpour – sound like a perfect recipe for conflict. But no – the event was a great success.

4. Seculars in AUB election

Student elections at the American University of Beirut are closely watched, as they are known for representing Lebanon’s political divides. Unlike typical student elections, which are either popularity contests or based on campaigns pertaining to student life, AUB’s are highly politicized. Competing student parties openly endorse the March 8 and March 14 camps that divide national Lebanese politics, and have a history of high tensions, and even outbursts of violence.

Given the events of the past few months, many expected this year’s election season to be particularly inflammatory. Though the elections were highly politicized as usual, with political chants and quite a bit of booing taking place as results were announced, there were no fights. And in an interesting turn of events, AUB’s very own Secular Club, supporting candidates running independently of any politically affiliated organizations, performed particularly well this year.

For a soundbite I compiled featuring interviews with AUB students regarding their view of the influence of Lebanese politics on student elections, click here: www.beirutnewsnetwork.com/michelle. You may be surprised by what you hear. While some cited the inevitability of Lebanese politics spilling into AUB, others expressed major disappointment with this – despite the fact that they had won because they ran with politically-backed parties.

5. TEDxBeirut

TEDxBeirut, a full-day conference that took place November 17th at Beirut’s UNESCO Palace, brought together Lebanese speakers, activists, innovators, leaders, and regular citizens with “ideas worth sharing” as a part of the larger TED talks global movement. A TEDx conference even took place in Tripoli, despite the strife that has marked the city since this summer.

What does all this mean?

Lebanese people are far from war-hungry sectarian-driven individuals. The above events show that Lebanese do want to live together, and enjoy normal, happy lives. And that’s what gives me hope in Lebanon this independence day.

As summarized by Bernard Pivot:

“Les Libanais sont sûrs qu’il y aura un autre attentat. Puis, plus tard, un autre. Ils ne vivent cependant pas dans la crainte. Ils vivent.” (The Lebanese are sure another car blast is being readied, and another… They don’t live in fear. They live.)

 

 

ImageOn top of that, JLO carried a Lebanese flag on stage while performing in Dubai. I mean what more do you really need? End of article

If the reader has noticed, almost all of these events are set in Beirut, where about a third of the population live and work. Outside of Beirut, in this tiny country, life is controlled and administered by the communities: The pseudo-State (government, institutions, and deputies…) exists just in Greater Beirut.  A few sectors in Beirut get high priority in potable water, 24/24 electricity, and all the amenities that other sections in Beirut don’t enjoy…

Apparently, the rate of hope is “measured” on how people living and commuting to Beirut behave and have fun…

 


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