Adonis Diaries

Posts Tagged ‘Jamil Berry

A recollection, on a winter night…

UN SOIR D’HIVER
L’autre soir, assis, livré à mes pensées, un souvenir bien précis vit soudain le jour .
Il s’illumina, grandit, se dénuda, fit boule de neige, prit corps, se fit regarder, ressentir, entendre, et rafla la dose d’émotion qui lui est due. …
Voilà pour ce fait d’hiver, mais par la suite, lorsqu’il se calma et regagna son étui dans le neurone qui l’a libéré,  je me suis posé la question : pourquoi ce souvenir bien précis, et pas un autre?
Qu’est-ce qui lui fit spécifiquement faire surface plutôt que d’autres aussi intenses ?
Je n’ai pas eu de réponse à cette question, mais je me suis dit, qu’une fois un fait donné rangé à la cave, il lui arrive de se réchauffer, se bonifier, frémir, bouillir pour finalement déborder.
Il me semble que nous ne pouvons qu’être complices de ce transfert brutal vers notre conscient, d’un fait ou d’une personne.
Le sous-sol de notre être, notre nappe phréatique, coule réchauffée par le volcan de notre nostalgie, qui lorsqu’elle atteint ( à notre insu) un certain degré de manque, bout, et fait jaillir le geyser du souvenir.
Ne fûtes -vous jamais brûlé(e)s par un souvenir ? …
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Mankind: A macroscopic species?

The vital part is on the microscopic level, as all living speices

Jamil Berry posted on FB this May 17, 2014

NOUS AUTRES

À regarder de près , même de très près, nous ne verrons rien.
Vous, moi , elles, eux ; nous sommes des êtres macroscopiques: nous ne voyons que ce qui est grotesque en nous .

Notre beauté est grotesque.
Notre laideur est grotesque.
Notre marche est grotesque, et l’est aussi notre inertie.

À regarder de près, des très près, nous voyons l’autre dans un gigantisme qui nous parait la norme.
Nous sommes tous des géants et nous ne pouvons nous penser autrement.

Or, et là je risque de choquer, ce qui est vrai, authentique,
et vital en nous est microscopique.

La vie qui circule en nous est microscopique, et cette version originale de la vie nous ne la voyons pas .

Nous nous voyons et sentons respirer mais la vie réside dans l’intimité microscopique du passage de l’oxygène dans l’alvéole ; couple d’une beauté infinie.

Nous nous voyons et sentons manger et boire, mais lorsque la villosité de l’intestin, extrait de l’aliment les vitamines , protéines et autres nutriments, les reconnaissant, les ventousant, les absorbant , en les invitant en elle, c’est là le plus beau baiser de la vie.

Nous nous voyons et nous sentons réfléchir, mais lorsque la substance même de notre réflexion, parcourt les amas de neurones en une fraction de seconde, à une vitesse dit-on parfois supérieure à celle de la lumière,(non, vitesse des electrons) pour nous fournir l’idée; le corps à corps entre l’idée et les neurones défie tous les kamasutras du monde .

Pareil pour le goût , l’odorat, l’ouïe, le toucher, la vue, où chaque cellule, ne reconnaîtra que son amant avec lequel elle s’accouplera ( une couleur, une lumière, une obscurité, une forme, une senteur, une odeur enivrante ou répugnante, , un goût , sucré salé ou autre, un toucher doux ou rugueux etc… ) ,amant pour lequel elle vit, pour lequel elle existe, et jamais elle ne s’ouvrira à un autre et ignorera même l’existence de tous les autres.

Le réseau routier de notre corps, connait dans sa microscopie des mers, des océans, des rivières, des routes, des autoroutes, des sentiers, des airs. Une immensité , un cosmos corporel.

L’acte suprême de l’amour , là aussi ; le vrai est microscopique. L’ovule, majestueux attend, et le spermatozoïde, corps étranger par excellence, reçoit la seule et unique dérogation de la nature: il ne subira pas de rejet , et sera accepté.

La science n’a pas tout à fait encore résolu le mystère du “Spermatozoïde admis ” parmi des millions qui gravitent autour de l’ovule , mais l’ovule ne s’ouvrira qu’au spermatozoïde de ” son choix ” dans le plus profond et le plus ultime acte amoureux qu’a connu l’humanité.

Rien qu’un châle tendrement posé par un amoureux sur les épaules de sa bien aimée , déclenche sur sa peau, l’ouverture de millions de portes jusque là fermées par le froid , pour accueillir cette chaleur entrante avec l’effervescence d’une fête foraine .

Voici l’histoire de nos corps.

Voici notre vérité microscopique où tout est binôme.
Tous nos binômes sont régis par une reconnaissance, et une spécificité qui ne peut souffrir d’aucune infidélité .

Le dérèglement de notre microscopie, génère cancers et maladies.

Contrairement à notre macroscopie, l’infidélité de notre microscopie génère la mort.
L’infidélité qui tue …

Jamil BERRY

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Confounding multilingual with double talks? Lebanon status

ZOOM

La crise économique au Liban, est aggravée par le manque de vision, de projet, et de perspective.
Pourquoi ?
Parçe que notre classe politique ( tous des redoublants ou plus ) ne commande plus sur rien et ne répond plus de rien.
Pourquoi ?


Parce qu’avec les gigantesques gisements de gaz et de pétrole , on nous prendra les commandes des mains , et ce ne leur sera pas difficile car nous ne les avions de toute façon pas bien en mains.
Ah bon ! Pourquoi ?


Parce que nous avons ajouté à l’étroitesse de la surface du Liban, l’étroitesse de nos esprits et nous nous sommes montrés généreux et imaginatifs dans le refus de l’autre.
Comment ça ?


Nous avons confondu multilingue et double langage .
Nous nous fermons à l’autre que nous regardons avec méfiance, juste à travers une ( ou plusieurs ) meurtrières.


Je ne conteste pas certaines raisons basiques et légitimes à cette méfiance , mais nous ” zoomons ” à mort ( ta ye5lass zoomo ) devant l’inconnu non étranger.


Nous le considérons à petit,moyen,et fort grossissement .
J’ai une suggestion : et si on le regardait à l’oeil nu . Ça sera plus authentique non ? Et plus sexy …
( Jamil BERRY )

Any difference between ancient Mythologies and current monolithic religions?

Jamil Berry posted on FB

Je ne trouve pas de différence entre la mythologie et nos religions d’aujourd’hui. (An ironic statement)

La mythologie c’était la religion dépareillée , où chaque sentiment, chaque objet, et chaque comportement avaient leur Dieu … Ou leur Déesse.

Il n’y avait pas de confessionnalisme, ni de guerres religieuses.

Il y avait des forces , de l’amour, et des passions .

Chaque jour avait ses médaillés de l’Olympe. La mort elle même était magnanime et la vie aimait à s’inviter à son festin .

On pouvait ne pas croire en tel ou telle Dieu ou Déesse , on n’était pas qualifié d’athée pour autant.

On pouvait avoir un faible pour tel ou tel Dieu, et chose sublime, un Dieu pouvait avoir un faible pour nous …

Depuis il y eut les prophètes …

(La plupart avec des jonctions discondants et creerent des ennemis et des heretiques)

The new virtual Idols?

Nos amis de FB apparaissent de plus en plus comme étant nos idoles, au sens idolâtrer du terme.

D’aucuns disent que c’est un monde virtuel , je dis que c’est plutôt le retour à l’idolâtrie. On se choisit quelques statues ( pas de grande différence entre une personne que nous ne rencontrerons jamais , et une véritable statue ) et nous les idolâtrons.

Nous les façonnons, nous les enjolivons à notre guise. Nous buvons leurs phrases, nous en faisons nos amulettes, nos gris-gris, nos portes bonheur.

Elles seront nos personnes fétiches , nous les portons à bout de bras, nous en parlons avec foi et conviction.

Nous puisons en elles ce qui nous manque. Elles seront tout à tour nos saintes, nos amis proches, nos amantes, nos poupées gonflables, nos fantasmes réunis.

Frénésie d’une fuite ( en arrière ou en avant ) peut importe le sens, car somme toute la règle de ce jeu est dénuée de sens.

Un monde, où les likes sont une hostie , les commentaires, une petite prière, et les delete c’est quand on brise notre statuette, car nous ne croyons plus en elle , et nous avons vite fait de la remplacer par une autre.  (That’s what people and tribes did when their particular idol failed their wishes)

Face Book , plus que notre embarras du choix, est notre embarras tout court , face à nous même …
( Jamil Berry … Mes aventures du dimanche )

Note:

It would have been fantastic if a few on our FB list were that important in our eyes, because they commented and wrote what we considered worthy of reading and applying.

Fact is we barely comments or take the time to write anything believable of our personal experiences.

Personally, I like to write ideas and sentences that I considered good while reading books. The funnier the better. Mostly, I edit these ideas to correspond to my world view and my style, and thus, no need to mention the original author.

Homage to the woman

Jamil Berry has just published his second book, a novel “Meprise”

A peine eût-il démarré qu’un feu rouge l’arrêta.

Seul à présent dans cette voiture, il pensa à la malchance sentimentale qui frappait sa vie. Il avait tout tenté. Rien réussi. Randa, Sylvie, et maintenant Sonia.

Désormais, il étoufferait tout projet sentimental qui se présenterait à lui. Ils étaient de toute façon tous mort-nés. Il aurait souhaité en être un lui même.

Personne, ni rien ne lui souriait ce soir là.

Tout se fermait devant lui à tel point que lorsque le feu passa au vert, il fut persuadé que ce n’était pas pour lui ! MEPRISES.

Un roman qui voyage entre Paris et Beyrouth (Rue Hamra), et dont les événements nous emmènent dans le monde des parfums.

Un véritable parfum de vie aux multiples fragrances.

Laissez-vous emporter par sa naïveté. J’ai dit naïveté ? Ne vous y méprenez pas…

Jamil Berry 

Autant à mon premier livre le Liban m’apporta toute la matière et tous les evènements sur un plateau .

Autant mon imagination et mon imaginaire furent muselés et “useless” , car tout a été rapporté et rien ne fut inventé.

Dans Méprises j’au dû presque tout inventer .

Dans mon premier livre, mon imagination proposait ses services mais je la remballais .

Dans Méprises je l’ai hypersollicitée et elle se vengeait parfois en se faisant prier feignant se refuser à moi .

Have you turned lazy?

LE PARESSEUX

En présence du paresseux, nous exprimons toujours une opinion, une désapprobation, une révolte ou à un degré moindre, une irritation.

Cela nous prive ( ou nous protège) de l’observation silencieuse du personnage, et donc de sa véritable compréhension.

Le paresseux se confond avec la nature.

Sa nature, et hormis son soi propre il ne se préoccupe de plus rien ni de plus personne d’autre autour de lui.

N’est pas paresseux qui veut.
On ne nait pas paresseux, on le devient.

La paresse, apparait ainsi comme une post maturité; une étape suprême indépendante de l’âge, et qui transcende tous les autres stades de la réflexion humaine.

Imprégné du côté éphémère des choses, le paresseux est un courageux métaphysique qui affronte à sa façon, sa prise aiguë de conscience de sa mortalité, condition sine qua non de son existence.

Partant de là, tout lui paraitra futile, stérile, et inutile.

Le paresseux s’est tellement projeté, qu’il n’a plus de projets.

Sous son apparente nonchalance, c’est un révolté contre la condition humaine.

Il est végétarien du temps : le côtoie sans le consommer.

Sa paresse, est une grève de la vie, refus d’un don qui lui sera repris.
Un suicide singulier par sa non violence.

La prochaine fois que vous vous trouverez en présence d’un paresseux … Observez le en silence, ne le jugez pas, ne cherchez pas à le changer car vous n’arriverez jamais à le contaminer de votre fuite en avant

( Jamil BERRY )


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