Adonis Diaries

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Mon cher Ado/Nada. Part 51

Aujourd’hui , la France célèbre l’anniversaire de l’Armistice de 1918.

Il y a cent ans les antagonistes européens signaient la paix après une première guerre mondiale qui entraîna la mort de millions d’hommes …Une belle folie meurtrière ! (Et l’accord de “Paix” des pays coloniaux a preparer le chemin pour la seconde guerre et des million d’autre dans tout le monde et les guerres se succedent depuis)

Il n y a pas de quoi pavoiser ma chère Nada .

Pour se consoler d’avoir massacré toute une génération de jeunes hommes qui ne demandaient qu’à vivre en paix auprès de leurs épouses et de leurs parents , et qui de leurs enfants , le président de la République va déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe à Paris. (Et la France qui a mandate’ la Syrie et le Liban avec des gens pas instruits, puisque les plus cultive’ sont mort “egalitairement”)

Triste sort …

Il y a cent ans aussi , le 11novembre 1918 naissait à Mamou , une ville de la haute Guinée , ma mère …
En ce temps-là , la Guinée était une colonie française , et beaucoup de Libanais de notre village s’y étaient rendus pour y travailler.

Le Liban , toujours sous l’Empire Ottoman, ne leur permettait pas de subvenir à leurs besoins les plus pressants . (Une famine premeditee’ pour punir les Libanais avait decime’ des Libanais et des Syriens)

Et, ce jour-là , au moment où ma mère naissait , les cloches de l’église de Mamou se mirent à sonner la victoire de la France sur l’Allamagne . De ce fait le commandant du cercle de Mamou qui se trouvait chez mes grands-parents , suggéra à ma grand-mère qu’on l’appela Victoire .

Ainsi fut fait . Et ma mère, tout au long de sa vie , elle ne cessait de nous raconter à chaque anniversaire pourquoi elle s’appelait Victoire …

Je crois qu’aujourd’hui , du haut du ciel , elle doit sourire de fierté d’avoir été prénommé Vitoire . Salut maman !

 

Dans le train de la vie , ma chère Mireille , nous côtoyons toutes sortes de gens .
Comme l’a si bien dit Jean d’Ormesson , nous voyageons avec des bons , des moins bons et des mauvais , voire des très mauvais .

À nous d’essayer d’éviter , dans la mesure du possible , les personnes nuisibles qui s’agitent autour de nous .

Farfoura , ma grand-mère , disait toujours: mon Dieu ! Éloigne de nous l’heure satanique où l’on succombe .

Janséniste sans le savoir , elle s’adonnait à la prière à chaque instant de la journée, surtout en hiver quand elle s’installait des heures durant avec le chapelet à la main, accroupie devant le feu qu’elle remuait d’une main fragile afin que Dieu la protège du mal qui peut nous surprendre à chaque tournant du voyage .

“Mon cher Ado”. Part 5

Cher Ado !
1958 fut une année heureuse dans ma vie . J’avais fini par m’habituer à mes parents , car entre deux et neuf ans , ils étaient sortis de ma vie . Mes grands-parents les avaient remplacés .

Très vite , je me suis fait à la vie du village auprès de mes grands_parents qui étaient adorables , et aussi de ma tante Rose, qui s’était occupée de moi ainsi que de ma sœur aînée avant de se marier quelques années plus tard.

Tante Rose était belle et très dévouée . Elle s’est occupée de ma sœur et de moi comme si nous étions ses propres enfants. Je me souviens d’un capuchon qu’elle m’avait tricoté pour me protéger du froid hivernal , surtout quand nous allions à l’école des sœurs qui se trouvait à plus de dix minutes de chez nous . (par voiture? ou marchant bil adoumiyaat ?)


Je me souviens aussi du gâteau qu’elle m’avait préparé le jours de ma première communion . C’était une sorte de cake qu’elle avait enveloppé d’une crème colorée en bleu et garnie par toute sorte de petites dragées de toutes les couleurs’. De toute ma vie , je n’ai plus goûté à un aussi délicieux gâteau ! (Surtout les dragees?)


De plus , elle nous confectionnait de délicieuses confitures , parmi lesquelles , la confiture aux coings dont elle était la seule à faire d’aussi bons .

Je ne la remercierais jamais assez pour tous les bienfaits qu’elle nous a procurés !
Pour les fêtes de Noël de l’année 1958 ma mère a voulu qu’on la fête chez sa tante Elizabeth qui vivait avec son mari et ses deux enfants à Kouroussa , à plus de 500 km de Kindia. 

Mon cher Ado,
Ça m’a fait plaisir que tu me racontes un peu ce qui s’est passé le 15 août le jour de la fête de la Sainte Vierge au village

Que tu évoque le fait que Charlot était le plus élégant avec sa chemise mauve , rien de surprenant car il a toujours été chic depuis notre enfance. J’aurais l’occasion de t’en parler si Dieu me prête vie .

Hier , je te disais que ma mère avait décidé que nous fêterons Noël chez sa tante à Kouroussa , une ville de la Haute-Guinée , arrosée par le fleuve Niger. C’est par ailleurs la ville de Camara Laye , l’auteur de ” L’Enfant noir ” , un roman écrit avec beaucoup de finesse et qui s’inspire de la vie de Camara Laye , un enfant de Kouroussa . 


Bref, ayant tout préparé la veille de notre départ , nous partîmes à l’aube car nous avions à parcourir plus de 500 km à travers la forêt du Fouta-Djalon , cette montagne de Guinée ou prennent leur source les deux fleuves d’Afrique occidentale : le Niger et le Sénégal . 


Mon père n’étant pas du voyage c’est notre oncle Fouad , le frère de ma mère qui prit le volant du break dont j’ai oublié la marque , une sorte d’américaine je crois qui devait nous contenir tous car nous étions nombreux à faire ce voyage.


À part notre mère et ses enfants , il y avait la femme de mon oncle Fouad , Rose, la fille de tante Elisabeth chez qui nous allions et leur fille , Mimi qui devait avoir trois ou quatre ans , et pour finir li y avait un jeune apprenti Guinéen qui nous accompagnait, indispensable au cas où il nous arrivait un pépin sur la route .

Ainsi , après avoir parcouru 150 km , une première escale eut lieu à Mamou , la ville où je suis né ainsi que ma mère


Nous nous sommes arrêtés chez Melhem et Marie Malkoun, des amis de Beit-Chabeb. Ils habitaient , si ma mémoire est bonne à l’orée de la ville. Dans la cour , à l’arrière de la maison , une biche s’amusait à galoper paisiblement . Mais sans trop tarder , nous voilà de nous nouveau sur la route , car le voyage sera long et pénible . 


Je ne me souviens pas de nous être arrêtés à Dabola , seconde grande ville avant d’arriver à Kouroussa .
Je me souviens surtout que nous avions traversé plusieurs cours d’eau sur deux planches , et que parfois nous apercevions des crocodiles s’y baigner . (Je croyis que les crocodiles n’aiment pas l’eau?)

Ça nous donnait des sueurs froides au milieu de la chaleur tropicale qui régnait , et d’autant plus effrayés par les cris que poussait Victoire, ma mere,  chaque fois qu’elle apercevait une de ces bêtes fort désagréables . (Ils peuvent etre doux quand ils sont rassasie’?)


Victoire ne pouvait s’interdire d’exprimer ses émotions à haute voix . Elle s’emballait au quart de tour pour après s’éteindre rapidement .


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