Adonis Diaries

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Can we define most Lebanese as chatel “pseudo-citizens”?

Note: Re-edit of “A shitty people. Un peuple de mer(de)?June 28, 2017

Finally, an ired Lebanese woman blowing her top and describing our status “Nous sommes un peuple de mer(de)”

Mind you that what this article was written 3 years ago, before Corona pandemics and before our pseudo-State declared total bankruptcy at all levels: government, Central Bank and private banks...

Médéa AZOURI | OLJ

Un peuple minable. Un peuple composé de criminels, de voyous, de lâches, d’inconscients, des anarchistes, de fourbes.

Un peuple qui ne mérite pas son appartenance Libanaise (ou aucune autre appurtenance?).

Nous sommes un peuple indigne (de quoi? d’être citoyen?). Un peuple honteux.

Que nous sommes honteux. Nous, les complices de la République.

Complices de l’immense crime écologique qui a détruit à jamais nos côtes et notre mer.

Complices des crimes commis dans la rue par des ordures aux veines shootées, au cerveau atrophié, appuyés par des hommes véreux.

Nous sommes complices des bûcherons-bouchers qui abattent les arbres de nos forêts pour en faire des carrières.

Complices des hommes qui bafouent inlassablement les droits des femmes. Complices de tous ceux qui augmentent leurs prix allègrement C’est-à-dire tout le monde.

Complices des politiciens qui nous volent. Des députés qui s’auto prorogent un nouveau mandat. (Our parliament actually extended its tenure for another mandate on false excuses of security reasons)

Complices de ces meurtres insensés de notre pays, que nous commettons jour après jour.

Nous sommes nuls et abjects.

3 200 tonnes de déchets se déversent chaque jour dans la mer à Bourj Hammoud, Jdeidé et Dbayé, à la demande de notre ministre de l’Environnement.

Chaque p*** de jour. « Ah bon ? Yay quelle horreur, c’est inadmissible. Il faut faire quelque chose… Mais dis-moi, tu vas à Anfeh demain ? Il paraît que c’est propre là-bas. »

L’aveuglement à son paroxysme.

Nouvelle loi électorale, prorogation d’une année, cartes magnétiques à 35 millions de dollars. « Ma32oul ! Ce n’est pas permis. On n’a pas besoin de ces cartes, ce sont les mêmes qui vont revenir. Ils ne savent plus quoi faire pour continuer à piller le pays… Dakhlak, tu vas voter pour qui ? » La connerie à l’état pur.

Augmentation des prix.

Des prix hallucinants pour tout. Les restaurants, la bouffe, les bars, les plages, les fringues, les cafés, les billets d’avion, internet, les forfaits de mobile. « Tu te rends compte que ma journée à la plage en Grèce – aller-retour en bateau, location des transats, espressos, cafés frappés, petites bouteilles d’eau, Caïpirinha sous le parasol, déjeuner – m’a coûté le prix de l’entrée de n’importe quelle plage au Liban. Si ce n’est moins… L’été prochain, je vais deux mois à Mykonos, Skiathos, Sifnos, Poros… » Bref, partout où ça finit en os.

Le mépris dans toute sa splendeur. (Someone told me that renting a condo in Tyr cost $250 per day, just to enjoy the beach)

L’électricité sera enfin donnée 24h/24 et les prix vont probablement augmenter. « Yi, c’est génial. » C’est vrai que c’est extraordinaire que l’un des services fondamentaux auxquels un citoyen (qui paye ses impôts, aussi minimes soient-ils) puisse accéder soit enfin disponible 24 heures sur 24.

C’est donc normal que ça soit plus cher. La bêtise comme on n’en fait plus. Roy Hamouche meurt assassiné, d’une balle dans la tête, logée par un monstre, après une altercation routière.

Le parquet requiert des poursuites contre les meurtriers présumés, et le crime ne restera pas impuni. « Walla, c’est bien. » Bien ? Bien de condamner un meurtrier ? C’est normal, bordel, de condamner un meurtrier. D’ailleurs, a-t-on appris quelque chose de nouveau sur l’affaire depuis le 15 juin ? La naïveté à son summum.

Un mec nous insulte alors qu’il est en sens interdit, on klaxonne, rouspète et on cède le chemin. On ne sait jamais, peut-être qu’il a une arme.

On paye 300 dollars une salade, une viande et un verre de vin. Légitime, c’est un Black Angus Premium élevé dans les pâturages d’Aberdeen, croisé avec un Wagyu de Fujiyoshi et ramené à Beyrouth par DHL… « Je te jure, c’est le meilleur resto du Liban. »

Mais bien sûr. À New York, c’est combien ? Et à Tokyo ? Tokyo, où si l’on y passe ses vacances, coûterait moins cher qu’un week-end dans le Chouf.

Et la plage à 125$ la journée, pour nager dans une piscine chaude (la mer étant impraticable, à moins qu’on ait des pulsions suicidaires), s’éclater les tympans sur de la très mauvaise musique, manger une glace fondue et re-glacée, coincé sur un bed (à 50$) entre deux mecs bedonnants à cigare… C’est normal ?

Normal qu’on soit le pays le plus cher de la région ?

Celui qui a le taux de cancer le plus élevé de la MENA ? Normal que l’on croule sous une dette indécente au profit de quelques hommes et de leurs pay-rollers ?

Normal qu’on fonce droit dans le mur et qu’on le fasse le sourire aux lèvres en clamant à n’importe quel sourd qui voudrait l’entendre : « Mais noooon, la qualité de vie est top au Liban. Et la nightlife aussi. Et les services (pas ceux avec la plaque rouge évidemment). »

Et c’est normal que nous ne fassions rien ?
Effectivement, c’est tout à fait normal.

Parce que, même si nous applaudissons quelques (très) belles initiatives par-ci, par-là, ce que nous savons faire de mieux tient en un mot : rien.

Note 1: I demand that we get daily boats to take us to Cyprus. Why this is Not feasible in Lebanon? Why Lebanon is prohibited to have maritime transport?

Note 2: I posted a harsh article on the entrepreneur mentality of Lebanese in general. https://adonis49.wordpress.com/2011/03/31/clever-enterpreneur-my-ass-who-is-the-lebanese-entrepreneur/

A Lebanese woman screaming: Our “shitty” state of affairs

Note: I am re-editing this post to remind the Lebanese that of state of affairs are worsening, with no satisfactory end in sight. (Comments between parentheses are mine)

Finally, an ire Lebanese woman blowing her top and describing our status.

A shitty people. Un peuple de mer(de)? Chattel citizen

By Médéa AZOURI | OLJ

 on: June 28, 2017

Nous sommes un peuple de mer(de)

Un peuple minable. Un peuple composé de criminels, de voyous, de lâches, d’inconscients, d’anarchistes, de fourbes.

Un peuple qui ne mérite pas son appartenance Libanaise (ou aucune autre appurtenance?). Nous sommes un peuple indigne (de quoi? d’être citoyen?). Un peuple honteux. (Hiding his inferiority within Lebanon by “terkiz tarbousho“)

Mon Dieu, que nous sommes honteux. Nous, les complices de la République.

Complices de l’immense crime écologique qui a détruit à jamais nos côtes et notre mer. (Et nos montagnes, illegal makaale3))

Complices des crimes commis dans la rue par des ordures aux veines shootées, au cerveau atrophié, appuyés par des hommes véreux.

Nous sommes complices des bûcherons-bouchers qui abattent les arbres de nos forêts pour en faire des carrières.

Complices des hommes qui bafouent inlassablement les droits des femmes.

Complices de tous ceux qui augmentent leurs prix allègrement C’est-à-dire tout le monde.

Complices des politiciens qui nous volent. Des députés qui s’autoprorogent un nouveau mandat.

Complices de ces meurtres insensés de notre pays, que nous commettons jour après jour. Nous sommes nuls et abjects.

3 200 tonnes de déchets se déversent chaque jour dans la mer à Bourj Hammoud, Jdeidé et Dbayé, à la demande de notre ministre de l’Environnement. Chaque p*** de jour.

« Ah bon ? Yay quelle horreur, c’est inadmissible. Il faut faire quelque chose… Mais dis-moi, tu vas à Enfeh demain ? Il paraît que c’est propre là-bas? »

L’aveuglement à son paroxysme. Nouvelle loi électorale, prorogation d’une année, cartes magnétiques à 35 millions de dollars.

« Ma32oul ! Ce n’est pas permis. On n’a pas besoin de ces cartes, ce sont les mêmes qui vont revenir. Ils ne savent plus quoi faire pour continuer à piller le pays… Dakhlik, tu vas voter pour qui ? » La connerie à l’état pur.

Augmentation des prix. Des prix hallucinants pour tout. Les restaurants, la bouffe, les bars, les plages, les fringues, les cafés, les billets d’avion, internet, les forfaits de mobile.

« Tu te rends compte que ma journée à la plage en Grèce – aller-retour en bateau, location des transats, espressos, cafés frappés, petites bouteilles d’eau, Caïpirinha sous le parasol, déjeuner – m’a coûté le prix de l’entrée de n’importe quelle plage au Liban. Si ce n’est moins… L’été prochain, je vais deux mois à Mykonos, Skiathos, Sifnos, Poros… » Bref, partout où ça finit en os. (Turkey is far cheaper to take a week vacation, including air ticket)

Le mépris dans toute sa splendeur. (Someone told me that renting a condo in Tyr cost $250 per day, just to enjoy the beach)

L’électricité sera enfin donnée 24h/24 et les prix vont probablement augmenter.

« Yi, c’est génial. » C’est vrai que c’est extraordinaire que l’un des services fondamentaux auxquels un citoyen (qui paye ses impôts, aussi minimes soient-ils) puisse accéder soit enfin disponible 24 heures sur 24. (The bill will increase this year 2019, supposedly for the well to do classes that consume enormous amount of energy)

C’est donc normal que ça soit plus cher. La bêtise comme on n’en fait plus.

Roy Hamouche meurt assassiné, d’une balle dans la tête, logée par un monstre, après une altercation routière. (C’est devenu frequent. Especially during wedding when people fire their machine guns in the air)

Le parquet requiert des poursuites contre les meurtriers présumés, et le crime ne restera pas impuni.

« Walla, c’est bien. » Bien ? Bien de condamner un meurtrier ? C’est normal, bordel, de condamner un meurtrier. D’ailleurs, a-t-on appris quelque chose de nouveau sur l’affaire depuis le 15 juin ? La naïveté à son summum.

Un mec nous insulte alors qu’il est en sens interdit, on klaxonne, rouspète et on cède le chemin. On ne sait jamais, peut-être qu’il a une arme.

On paye 300 dollars une salade, une viande et un verre de vin. Légitime, c’est un Black Angus Premium élevé dans les pâturages d’Aberdeen, croisé avec un Wagyu de Fujiyoshi et ramené à Beyrouth par DHL… « Je te jure, c’est le meilleur resto du Liban. »

Mais bien sûr. À New York, c’est combien ? Et à Tokyo ? Tokyo, où si l’on y passe ses vacances, coûterait moins cher qu’un week-end dans le Chouf.

Et la plage à 125$ la journée, pour nager dans une piscine chaude (la mer étant impraticable, à moins qu’on ait des pulsions suicidaires), s’éclater les tympans sur de la très mauvaise musique, manger une glace fondue et reglacée, coincé sur un bed (à 50$) entre deux mecs bedonnants à cigare… C’est normal ?

Normal qu’on soit le pays le plus cher de la région ? Celui qui a le taux de cancer le plus élevé de la MENA ? Normal que l’on croule sous une dette indécente au profit de quelques hommes et de leurs payrollers ? (Lebanese politicians are waking up to a faulty economy and a financial disaster)

Normal qu’on fonce droit dans le mur et qu’on le fasse le sourire aux lèvres en clamant à n’importe quel sourd qui voudrait l’entendre : « Mais noooon, la qualité de vie est top au Liban. Et la nightlife aussi. Et les services (pas ceux avec la plaque rouge évidemment). »

Et c’est normal que nous ne fassions rien ?

Effectivement, c’est tout à fait normal. Parce que, même si nous applaudissons quelques (très) belles initiatives par-ci, par-là, ce que nous savons faire de mieux tient en un mot : rien.

Note: I demand that we get daily boats to take us to Cyprus, Syria, Turkey… Why this is Not feasible in Lebanon?

Nous sommes un peuple de mer(de)

Finally, an ire Lebanese woman blowing her top and describing our status.

Médéa AZOURI | OLJ

Un peuple minable. Un peuple composé de criminels, de voyous, de lâches, d’inconscients, d’anarchistes, de fourbes.

Un peuple qui ne mérite pas son appartenance Libanaise (ou aucune autre appurtenance?). Nous sommes un peuple indigne (de quoi? d’être citoyen?). Un peuple honteux.

Mon Dieu, que nous sommes honteux. Nous, les complices de la République. Complices de l’immense crime écologique qui a détruit à jamais nos côtes et notre mer.

Complices des crimes commis dans la rue par des ordures aux veines shootées, au cerveau atrophié, appuyés par des hommes véreux.

Nous sommes complices des bûcherons-bouchers qui abattent les arbres de nos forêts pour en faire des carrières.

Complices des hommes qui bafouent inlassablement les droits des femmes. Complices de tous ceux qui augmentent leurs prix allègrement C’est-à-dire tout le monde.

Complices des politiciens qui nous volent. Des députés qui s’autoprorogent un nouveau mandat.

Complices de ces meurtres insensés de notre pays, que nous commettons jour après jour. Nous sommes nuls et abjects.

3 200 tonnes de déchets se déversent chaque jour dans la mer à Bourj Hammoud, Jdeidé et Dbayé, à la demande de notre ministre de l’Environnement. Chaque p*** de jour. « Ah bon ? Yay quelle horreur, c’est inadmissible. Il faut faire quelque chose… Mais dis-moi, tu vas à Enfeh demain ? Il paraît que c’est propre là-bas. »

L’aveuglement à son paroxysme. Nouvelle loi électorale, prorogation d’une année, cartes magnétiques à 35 millions de dollars. « Ma32oul ! Ce n’est pas permis. On n’a pas besoin de ces cartes, ce sont les mêmes qui vont revenir. Ils ne savent plus quoi faire pour continuer à piller le pays… Dakhlik, tu vas voter pour qui ? » La connerie à l’état pur.

Augmentation des prix. Des prix hallucinants pour tout. Les restaurants, la bouffe, les bars, les plages, les fringues, les cafés, les billets d’avion, internet, les forfaits de mobile. « Tu te rends compte que ma journée à la plage en Grèce – aller-retour en bateau, location des transats, espressos, cafés frappés, petites bouteilles d’eau, Caïpirinha sous le parasol, déjeuner – m’a coûté le prix de l’entrée de n’importe quelle plage au Liban. Si ce n’est moins… L’été prochain, je vais deux mois à Mykonos, Skiathos, Sifnos, Poros… » Bref, partout où ça finit en os.

Le mépris dans toute sa splendeur. (Someone told me that renting a condo in Tyr cost $250 per day, just to enjoy the beach)

L’électricité sera enfin donnée 24h/24 et les prix vont probablement augmenter. « Yi, c’est génial. » C’est vrai que c’est extraordinaire que l’un des services fondamentaux auxquels un citoyen (qui paye ses impôts, aussi minimes soient-ils) puisse accéder soit enfin disponible 24 heures sur 24.

C’est donc normal que ça soit plus cher. La bêtise comme on n’en fait plus. Roy Hamouche meurt assassiné, d’une balle dans la tête, logée par un monstre, après une altercation routière.

Le parquet requiert des poursuites contre les meurtriers présumés, et le crime ne restera pas impuni. « Walla, c’est bien. » Bien ? Bien de condamner un meurtrier ? C’est normal, bordel, de condamner un meurtrier. D’ailleurs, a-t-on appris quelque chose de nouveau sur l’affaire depuis le 15 juin ? La naïveté à son summum.

Un mec nous insulte alors qu’il est en sens interdit, on klaxonne, rouspète et on cède le chemin. On ne sait jamais, peut-être qu’il a une arme. On paye 300 dollars une salade, une viande et un verre de vin. Légitime, c’est un Black Angus Premium élevé dans les pâturages d’Aberdeen, croisé avec un Wagyu de Fujiyoshi et ramené à Beyrouth par DHL… « Je te jure, c’est le meilleur resto du Liban. »

Mais bien sûr. À New York, c’est combien ? Et à Tokyo ? Tokyo, où si l’on y passe ses vacances, coûterait moins cher qu’un week-end dans le Chouf. Et la plage à 125$ la journée, pour nager dans une piscine chaude (la mer étant impraticable, à moins qu’on ait des pulsions suicidaires), s’éclater les tympans sur de la très mauvaise musique, manger une glace fondue et reglacée, coincé sur un bed (à 50$) entre deux mecs bedonnants à cigare… C’est normal ?

Normal qu’on soit le pays le plus cher de la région ? Celui qui a le taux de cancer le plus élevé de la MENA ? Normal que l’on croule sous une dette indécente au profit de quelques hommes et de leurs payrollers ?

Normal qu’on fonce droit dans le mur et qu’on le fasse le sourire aux lèvres en clamant à n’importe quel sourd qui voudrait l’entendre : « Mais noooon, la qualité de vie est top au Liban. Et la nightlife aussi. Et les services (pas ceux avec la plaque rouge évidemment). »

Et c’est normal que nous ne fassions rien ?
Effectivement, c’est tout à fait normal. Parce que, même si nous applaudissons quelques (très) belles initiatives par-ci, par-là, ce que nous savons faire de mieux tient en un mot : rien.

Note: I demand that we get daily boats to take us to Cyprus. Why this is Not feasible in Lebanon?

“There’s no love, just proofs of loving”

What could be proofs of “being in love”?

How men and women express their love in action and behavior?

Men and women are two different species and their behaviors differ when expressing their being in love.

Une preuve d’amour.
Une preuve comme d’autres. L’attente, un enfant, un trajet. Les femmes et les hommes n’expriment pas leur amour de la même façon.
Les premières le font continuellement. Chaque jour. Dans des attentions quotidiennes, dans le don de leur temps ou de leur être.
Les hommes sont plus dans le concret. Dans les cadeaux et dans les gestes. Les actes fous et insensés. L’amour d’un homme est toujours plus violent. Plus enivrant. Plus troublant.
Un homme amoureux brise les tabous.
Il bouscule l’ordre établi de sa vie. Il quitte une femme pour une autre. Il se quitte lui-même. Il attend une femme. Des années. Qu’elle se décide ou qu’elle se libère. Il lui demande sa main. Il lui fait une scène de jalousie.
Les femmes et les hommes n’expriment pas leur amour de la même manière.
Même si parfois ils se retrouvent dans un trip identique. Sauf que la méthode de calcul n’est pas pareille. Équation et multiplication.
Il est donc compliqué que ces deux êtres-là se comprennent. Sauf dans leur discours amoureux. Dans leur langage intime. Dans les bras l’un de l’autre.
Les preuves d’amour échangées par les hommes et les femmes auraient la même fonction que pour les animaux.
Normal, nous faisons bien partie de l’espèce animale. En vue de se reproduire, le mâle ferait la démonstration de sa richesse et de sa puissance. La femelle, de sa beauté. Les loups viendraient donc de Mars et les tigresses de Vénus. Et ça, ça complique les choses.
Dès lors que l’un des deux amoureux rentre dans la revendication de l’amour de l’autre à travers des mots ou des preuves, ça ne colle plus.
« Tu m’aimes, prouve le. » La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Et chacun concentre son énergie quelque part. Des années pour elle, un enfant pour lui. L’enfant que la plupart des gens considèrent comme étant la plus belle preuve d’amour. Ça dépend pour qui.
Les preuves d’amour ne sont pas forcément inscrites dans la durée. Les preuves d’amour éphémères sont aussi belles que les éternelles. Mourir avec l’autre ou l’attendre des heures durant sous la pluie juste pour l’apercevoir, on ne peut rien quantifier. L’amour ne se quantifie pas. L’amour ne se qualifie pas.
L’amour ne s’explique pas. Chacun le définit comme il l’entend. Il le labélise, le schématise. Chacun voit dans l’action de l’autre une preuve. Une preuve qui pourrait sembler dérisoire aux yeux des autres, mais qui prend toute son ampleur en fonction de l’être épris.
Faire Montpellier-Beyrouth en voiture et en 36 heures pour l’anniversaire de sa fiancée, prendre un avion, deux avions, trois avions sur un coup de tête et la suivre en Tanzanie pour lui déclarer sa flamme et au passage la demander en mariage.
Quelle que soit la durée de ce mariage. Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. L’ivresse d’un acte. Une chanson écrite pour sa belle. Something, Wonderful tonight. George Harrison, Eric Clapton, la même femme.
Un massage quand il est malade. Un colis rempli de jararengs, envoyé à New York par DHL parce qu’il aime ça, dire « nous » quand il parle, aimer son sale caractère, tolérer sa mère, aimer ses phrases qui commencent par « moi je », supporter son bordel, avaler sa mauvaise cuisine, avoir toujours envie de lui après 20 ans, lui faire plaisir sexuellement, lui faire plaisir, casser la gueule au connard qui lui a manqué de respect, lui offrir un voyage la veille du départ, lui écrire des lettres pendant toute sa vie, lui dédier un roman, le peindre, la filmer, lui faire de la place dans son armoire, dans son lit, bref dans sa vie.
Toutes ces preuves sont autant de déclarations que n’importe quel discours. Aussi amoureux soit-il.

adonis49

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