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How North Africa countries viewed pandemics through the years?

Al Maghreb al “Arabic” (Morocco, Algeria, Tunisia and past of Libya): There are more indigenous people slang in North Africa then Arabic speaking language as first language

Les épidémies vues par les auteurs du Maghreb et du Moyen-Orient au cours des siècles

Pandémies et pestilences sont depuis longtemps des sujets abordés par les écrivains, historiens et poètes.
Ceci est d’autant plus vrai au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qui possèdent une tradition pluriséculaire d’œuvres dédiées aux maladies
Mustafa Abu Sneineh.  Vendredi 8 mai 2020

Épidémies, pandémies et pestilences sont depuis longtemps des sujets abordés par les écrivains, historiens et poètes ; du Décaméron médiéval de Giovanni Boccaccio et du Journal de l’année de la peste de Daniel Defoe à L’Aveuglement de José Saramago, lauréat du prix Nobel, plus récemment.

Poésie arabe : les dix auteurs classiques et modernes à lire absolument

Lire

L’une des œuvres les plus célèbres est La Peste de l’écrivain pied-noir Albert Camus. Publié en 1947, l’action se déroule dans la ville algérienne d’Oran et repose sur l’épidémie de choléra qui a submergé la ville en 1849 (Camus a choisi de placer son roman dans l’ère moderne).

Beaucoup ont interprété son récit comme une métaphore de la résistance à l’occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

La même année, Nazik al-Mala’ika a brisé les conventions en poésie avec son récit du choléra au Caire ; un millier d’années auparavant, Ibn al-Wardi fulminait contre la peste au travers d’une ode, avant de succomber lui-même à la maladie deux jours plus tard.

Toutefois, les œuvres liées aux épidémies dans la région ne se cantonnent pas à la fiction : au-delà de l’artistique et de l’impressionnisme, on trouve également des guides d’hygiène, des livres de voyage et des hadith (paroles, actes ou permissions tacites attribués au prophète Mohammed et utilisés comme des conseils pour la vie quotidienne).

Les travaux de l’écrivain Ibn Abi al-Dunya au IXe siècle, ainsi que ceux d’Ibn Hajar al-Asqalani un peu plus tard donnaient des conseils sur la façon de combattre la maladie – tout comme, au XXIe siècle, nous nous tournons vers l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres instances spécialisées pour nous guider.

1947 : Choléra en Égypte

Le Choléra, de la poétesse irakienne Nazik al-Mala’ika (1923-2007), dépeint la mort, le chagrin et l’agonie qui se sont abattus sur l’Égypte pendant les derniers mois de l’année 1947.

L’épidémie de choléra de 1947 a dominé les médias égyptiens de l’époque
L’épidémie de choléra de 1947 a dominé les médias égyptiens de l’époque

Cette épidémie, qui a durement frappé le pays, est considérée comme l’une des plus graves apparitions de la maladie en Egypte au XXe siècle, tuant environ 10 276 personnes sur les 20 805 cas recensés.

Pendant cette période, l’Égypte fut coupée du reste du monde, avec des restrictions de circulation et l’isolement forcé des patients et des communautés.

Bien que l’origine de l’infection n’ait jamais été prouvée, de nombreux Égyptiens pensaient qu’elle avait été importée par des soldats anglais de retour de garnison en Inde (de nombreuses garnisons britanniques étaient toujours stationnées en Égypte, qui était autrefois une colonie britannique, à la fin des années 1940).

(The German physician Kock , dispatched to Egypt, discovered the cause for the cholera: Usage of polluted well, where people drank and washed their clothes)

Nazik al-Mala’ika conjure les images vivaces de véhicules transportant les cadavres et le silence qui s’abat sur les rues égyptiennes ; elle utilise également des expressions familières à propos de la maladie, comme « al-Shota » et « al-Heyda », qu’on peut traduire par « rapide » et « vif ».

Le Triomphe de la Mort, œuvre peinte en 1562 par Pieter Bruegel l’Ancien (musée du Prado, Madrid)

Son style a été salué par les critiques à l’époque et qualifié de révolutionnaire dans son utilisation des vers libres plutôt que le format traditionnel de l’ode arabe, qui remonte désormais à presque 1 500 ans.

Le Choléra a ainsi inauguré un nouveau chapitre de la poésie arabe et inspiré une nouvelle vague de poètes arabes – surnommée la Génération pionnière – qui a expérimenté différentes formes.

Dans les années 1990, Nazik al-Mala’ika a déménagé au Caire, où elle a passé ses dernières années.

L’aube s’est levée.
Écoute bien le bruit des pas de ceux qui sont en marche
Dans le silence de l’aube,
prête attention aux processions en pleurs
Dix, vingt morts
Ne cherche pas à les dénombrer
Partout un corps que pleure un affligé
Pas un instant d’éternité, pas de silence
[…]
L’humanité se plaint, se plaint de ce qu’a commis la mort
[…]
Sous la forme du choléra, la mort se venge.
[…]
Même le fossoyeur a baissé les bras, il n’y a plus d’auxiliaire.
La mosquée, son muezzin est mort,
Et le mort, qui en fera-t-il l’oraison funèbre ?
[…]
Ô Égypte, ce qu’a fait la mort m’a déchiré le cœur.

1784 : Épidémie en Afrique du Nord

La représentation populaire des pandémies se concentre sur les épidémies telles que la peste noire ou l’épidémie de grippe de 1917-1920, qualifiée à tort de « grippe espagnole ». Mais les épidémies peuvent également être locales.

La peste a exacerbé les tensions entre Sfax et Venise : ici, les forces placées sous le commandement d’Angelo Emo bombardent le port tunisien (en haut à gauche)
La peste a exacerbé les tensions entre Sfax et Venise : ici, les forces placées sous le commandement d’Angelo Emo bombardent le port tunisien (en haut à gauche)

L’ouvrage Voyage à Tripoli ou Relation d’un séjour de dix années en Afrique a été rédigé par une certaine « Miss Tully », belle-sœur de Richard Tully, consul britannique à Tripoli à compter de 1784.

La ville portuaire, située aujourd’hui en Libye, a été touchée par la peste en 1785. Tully évoque la paille brûlée utilisée pour la fumigation des maisons – ainsi que ce qu’on qualifierait aujourd’hui de mesures de distanciation physique.

On ne communique plus ensemble maintenant qu’en tenant un flambeau de paille, entre la personne admise dans la maison, et celle qui lui parle. On ne reçoit plus un ami que dans un appartement garni de nattes, et au fond duquel il va s’asseoir sur une chaise de paille, que l’on ne touche ensuite que lorsqu’elle a préalablement subi une fumigation.

Mais la situation était tout aussi grave dans ce qui est aujourd’hui la Tunisie. Le 29 avril 1785, Tully écrit :

Depuis quelques semaines, plusieurs courriers ont traversé le désert qui se trouve entre Tunis et cette ville, et ont répandu ainsi la peste sur leur passage ; aussi tous les lieux environnants en sont-ils infectés.

L’épidémie a atteint la ville portuaire de Sfax en 1784 et y a tué 15 000 personnes selon les estimations, dans une ville qui comptait 30 000 habitants, le double de Tripoli.

Sfax avait déjà été touchée par des épidémies en 1622 et en 1688, mais le nouveau foyer, près d’un siècle plus tard, était plus meurtrier, tuant une grande partie de l’élite, notamment des responsables politiques, des juges… et des poètes.

Tout a commencé lorsque des marchands sont arrivés par la mer après avoir fui l’épidémie à Alexandrie, à l’est. Bien que l’entrée de Sfax leur ait été refusée, des marins sont parvenus à violer l’interdiction.

Plus tard, la guerre allait succéder à l’épidémie. Un navire marchand vénitien fut incendié par les forces du bey (dirigeant) de Tunis, par crainte qu’il ait été infecté par la maladie. À compter de l’automne 1784 et l’année suivante, la flotte vénitienne bombarda certaines villes dont Sfax.

1349 : Pestilence en Syrie

Ibn al-Wardi (1292-1349), historien syrien, est né à Maarat al-Nouman. Il a évoqué de façon vivace la peste noire, qui a balayé le monde au milieu du XIVe siècle, de l’Asie au Moyen-Orient puis jusqu’à l’Europe.

Une carte du monde datant du XIVe siècle par Ibn al Wardi (Bibliothèque du Congrès)
Une carte du monde datant du XIVe siècle par Ibn al Wardi (Bibliothèque du Congrès)

Ibn al Wardi vivait à Alep lorsque l’épidémie a touché la ville en 1349, la dévastant pendant 15 ans et fauchant 1 000 vies chaque jour. Sa Lettre témoignant de la peste est un récit historique de son impact au Levant.

La peste a commencé au pays des ténèbres. La Chine n’en a pas été préservée. La peste a infecté les Indiens en Inde, le Sind, les Perses et la Crimée. La peste a détruit l’humanité au Caire. Elle a arrêté tout mouvement à Alexandrie. 

Ensuite, la peste s’est tournée vers la Haute-Égypte. La peste a attaqué Gaza, piégé Sidon et Beyrouth. Ensuite, elle a dirigé ses flèches vers Damas. Là, la peste était assise comme un lion sur un trône et se balançait puissamment, tuant chaque jour mille personnes ou plus et anéantissant la population.

Oh Dieu, elle agit par Ton ordre. Décharge-nous de cela. Cela se produit où Tu le souhaites ; préserve-nous de la peste.

Al-Wardi a également écrit deux strophes de poésie à propos de la pandémie :

Je ne crains pas la peste noire comme les autres
Ce n’est qu’un martyre ou la victoire
Si je devais mourir, de ces rivalités je serais reposé
Et si je vis, mon œil et mon oreille seraient guéris

Il est décédé deux jours plus tard de la peste noire, qui provoque une inflammation des glandes du cou, des aisselles et de l’aine.

Xe siècle : Fièvre en Égypte

Visiteuse de la nuit, l’ode du poète irako-syrien al-Mutannabi (915-965) à la fièvre, est largement considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de la poésie arabe classique.

La mosquée et université al-Azhar au Caire : la construction a commencé peu de temps après que le poète irako-syrien al-Mutannabi a vécu dans la ville
La mosquée et université al-Azhar au Caire : la construction a commencé peu de temps après que le poète irako-syrien al-Mutannabi a vécu dans la ville

Né à Koufa, en Irak, Ahmed bin al-Hussein al-Kindi est surnommé al-Mutannabi, qui se traduit par « celui qui se prétend prophète ». Il traite la poésie avec zèle et son inspiration s’appuie sur les sens et les expériences plutôt que sur de simples abstractions.

Visiteuse de la nuit dépeint la maladie comme une amante timide, se faufilant dans le lit de Mutannabi après la tombée de la nuit. Le lecteur peut ressentir viscéralement et voir cette invitée importune, car une strophe donne une idée de la façon dont la fièvre fait délirer sa victime, la laissant en sueur et fatiguée.

Les métaphores de Mutannabi et le jeu sur la langue étaient uniques à l’époque, notamment l’idée de la fièvre – qui n’est jamais définie sur le plan médical – comme une visiteuse de la nuit.

Mutannabi était anxieux quand il a écrit ce poème en Égypte, après s’être brouillé avec son meilleur ami Sayf al-Dawla, le dirigeant d’Alep, après des dissensions intellectuelles à la cour royale.

Il a été tué par des bandits en 965 alors qu’il voyageait depuis Ahvaz dans l’Iran moderne. Son influence à l’époque était telle que la nouvelle de sa mort retentit comme un tonnerre dans le monde musulman.

Ma visiteuse, comme frappée par une honte,
ne me visite que dans l’obscurité.
Je lui ai offert mes membres et mes organes
pourtant elle a préféré mes os.

Ma peau nous oppresse tous les deux
et mon mal ne fait que s’accroître.
En me quittant elle me lave si bien
comme pour nous laver d’un grand péché.
Le matin la chasse sans ménagement
Et en larmes elle fuit aux quatre coins.
J’attends avec angoisse son retour
tel un nostalgique anxieux.

IXe siècle : Conseils en Irak

L’un des premiers érudits à avoir écrit un livre sur la peste noire est l’Irakien Ibn Abi al-Dunya (823-894).

Admiré comme enseignant, il fut précepteur des califes abbassides, qui gouvernaient un territoire s’étendant à travers l’Afrique du Nord, la péninsule arabique, le Levant ainsi que l’Iran et l’Afghanistan d’aujourd’hui.

Le calife abbasside al-Ma’mun (à gauche), qui a régné pendant les premières années de la vie d’al-Dunya, était un fervent partisan de l’érudition (manuscrit du XIIe/XIIIe siècle/Bibliothèque nationale de Madrid)
Le calife abbasside al-Ma’mun (à gauche), qui a régné pendant les premières années de la vie d’al-Dunya, était un fervent partisan de l’érudition (manuscrit du XIIe/XIIIe siècle/Bibliothèque nationale

Aux premiers siècles de l’islam, peu de choses ont été écrites sur la peste : jusqu’au IXe siècle, aucun savant sérieux n’avait consacré un livre à ce sujet ou suggéré des mesures à prendre pour éviter la contagion.

Ibn Abi al-Dunya est le premier à y remédier : comme il avait accès aux dirigeants les plus puissants de l’époque, sa parole avait du poids (il était, en fait, ce qui se rapprochait le plus de l’OMS pour Bagdad).

Dans Le Livre des pestilences, il a inclus un hadith sur la fièvre :

Le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions soient sur lui, est entré dans la maison d’Umm Sa’ib et a demandé : « Qu’est-ce qui te fait souffrir, Ô Umm Sa’ib ? Tu frissonnes. »

Elle a répondu : « C’est une fièvre. Allah ne l’a pas bénie. »

Le Prophète a dit : « Ne maudis pas la fièvre. En vérité, elle ôte les péchés des enfants d’Adam, tout comme un four enlève la saleté du fer. »

Le Livre des maladies et des expiations, quant à lui, donne des exemples de la façon dont les gens ont guéri de la maladie, y compris le prophète Mohammed, aux premiers jours de l’islam.

Son travail a ensuite été cité par Ibn Hajar al-Asqalani (1372-1449), né dans la ville palestinienne d’Askalan, qui est devenu un érudit réputé au Caire, l’un des principaux sièges d’apprentissage du Moyen-Orient.

Son livre Donner l’aumône dans la grâce de la pestilence allait s’avérer l’une des œuvres les plus populaires sur la peste noire, qui venait de balayer l’hémisphère oriental.

639 : Hadiths en Palestine

Le village palestinien d’Emmaüs se situe entre Jérusalem et Ramleh.

En 639, il a été touché par une peste qui s’est propagée à travers le Levant et a coûté la vie à de nombreux compagnons du prophète Mohammed.

Une copie du Coran, qui daterait de la fin du VIIe siècle (Musée d’art islamique, Qatar)
Une copie du Coran, qui daterait de la fin du VIIe siècle (Musée d’art islamique, Qatar)

Environ 25 000 personnes ont péri lors de la peste d’Emmaüs, dont ses compagnons, Abu Ubaidah ibn al-Jarrah, Muadh ibn Jabal, Shurahbil ibn Hasana et Yazid ibn Abu Sufyan. En conséquence, des érudits musulmans ont écrit sur ce qu’était la peste, les mesures que les résidents devraient prendre, la meilleure nourriture à consommer, l’hygiène personnelle et comment se déplacer d’une ville à l’autre.

L’un des hadith largement cités du prophète Mohammed dans les livres sur les fléaux conseille :

Si la peste est dans un pays, n’y entrez pas, mais si vous êtes dans la contrée où elle sévit, restez-y.

Un autre hadith dit :

Les personnes atteintes de maladies contagieuses doivent être tenues à l’écart de celles qui sont en bonne santé.

Isolement et confinement : aussi pertinents aujourd’hui qu’ils l’étaient il y a 1 400 ans.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

12 Most beautiful mosques in the Middle East and North Africa

And the stories behind these mosques

There is no doubt that the Middle East and North African regions have a lot of history, influences and Islamic heritage.

With a wide variety of architectural buildings inspired by a vast number of influences, both regions have mosques that have stood the test of time and remain to this day, beautifully designed houses of worship.

What are the stories behind these mosques though? StepFeed decided to find out – Let’s just say that the stories are as equally fascinating as the buildings they represent.

stepfeed.com|By Nina Awad

1.The Great Mosque of Mohammed Ali Pasha in Egypt

Image Source: www.wikipedia.org

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The mosque is situated in the Citadel of Cairo, which is located in the heart of the capital. Mohammed Ali Pasha ordered the mosque to be constructed between 1830 and 1848 in memory of his son, Tusun Pasha, who died in 1816. However, the magnificent building was not complete until Said Pasha’s reign in 1857.

The mosque wasn’t properly constructed and by 1899, the building was full cracks and holes within the walls. Yet, incomplete and inadequate repairs took place. In 1931, King Farouk deemed the mosque too dangerous and ordered a complete scheme of restoration before such a historical monument was lost.

The mosque is currently a great tourist attraction, for both domestic and foreign travelers.

2. Sultan Ahmed Mosque in Turkey

Image Source: www.wikipedia.org

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Known as the Blue Mosque due to its famous blue tiles that embellish its interior walls, the Sultan Ahmed Mosque was built between 1609 and 1616 in Turkey’s capital, Istanbul.

After the huge defeat in the war with Persia between 1604 -1618, Sultan Ahmet I was determined to reassert the Ottoman power and decided to build a big mosque in Istanbul. The famous mosque would mark the first imperial mosque to be built in more than 40 years. Unlike his predecessors who built mosques using funding they gained from their wars, Ahmet I had to reallocate money from the treasury to fund his project, angering many Muslim jurists in the process.

3. The Umayyad Mosque in Syria

Image Source: www.wikipedia.org

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Located in Damascus, the Umayyed is one of largest and oldest mosques in the world and it is considered to be the fourth holiest place in Islam by some Muslims.

In the year 634 and after the Arab conquest on Damascus, the mosque was built on the site of a shrine dedicated to John the Baptist, who is a prophet in the eyes of Christians and Muslims alike. A legendary story from the era stipulates that the somewhere in the building, John the Baptist’s head remains. Furthermore, Muslims believe that the Umayyad Mosque is the place where Jesus Christ will return at the end of days.

The tomb of Saladin, the medieval Muslim Ayyubid Sultan Saladin, stands in a small garden in the north wall of the mosque.

4. The Quba Mosque in Saudi Arabia

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The Quba Mosque, which is the oldest mosque in the world and had its first bricks were placed by Prophet Mohammed, is located in the city of Medina in Saudi Arabia. After leaving Mecca to head to Medina, Prophet Mohammed spent 2 weeks in the mosque in which he performed the “Hijra” prayers while waiting for his companion, Ali, to arrive from Mecca.

According to Islamic laws, completing two rakaāt of nafl prayers in the Quba Mosque is equal to performing one Umrah. A hadith told by Ahmed Ibn Hanbal, Al-Nasa’i, Ibn Majah, and Hakim Al- Nishaburi state the prophet used to go to the Quba Mosque every Saturday and did two rakaāt. Afterwards, the prophet called on other Muslims to do the same and said “whoever makes ablutions at home and then goes and prays in the Mosque of Quba, he will have a reward like that of an Umrah.”

5. Hagia Sophia in Turkey

Circa 1900 photograph

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Hagia Sophia was Christian church that was later turned into an imperial mosque. Now however, the remarkable building stands as museum in Istanbul.

From the date of its construction in the year 537 until 1453, the building was a Greek Orthodox cathedral except for a short period of time between 1204 and 1261 when it was converted to Roman Catholic during the Latin Empire. Then the building served as a mosque from 1453 until its secularization in 1931.

The church housed a large number of holy artifacts and stood witness to the excommunication of Patriarch Michael I Cerularius by Pope Leo IX in 1054. Also, during the conquering of Istanbul by the Ottoman Turks headed by Sultan Mehmed II, who ordered the church to transform to Islam and serve as a mosque, the Chrisitan cathedral had fallen into despair and had no choice but to oblige. The church sacrificed all holy monuments and removed mosaics depicting Jesus and Mary and they were replaced by Islamic artifacts such as mihrab and four minarets.

Islamic relics stayed in the mosque till it was closed to the public for four years until its reopening in 1935 as a museum. Hagia Sophia’s fine architectural detail served as an inspiration for other mosques such as the Blue Mosque, the Süleymaniye Mosque, the Rüstem Pasha Mosque and the Kılıç Ali Paşa Mosque.

6. The Shah Mosque in Iran

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The Shah Mosque is located in Isfaham, Iran, and has been renamed to Imam Mosque after the Islamic Revolution in 1979.

The initial construction of the building took part during the Safavids period and is among the best examples of Islamic architecture in the country. Often seen as the masterpiece of Persian architecture, it is registered as a UNESCO World Heritage Site due to its seven colored mosaic tiles and calligraphic inscriptions that date back to 1611.

7. The Süleymaniye Mosque in Turkey

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Yet another Ottoman imperial mosque that is located in Istanbul is the Süleymaniye Mosque. Built on the orders of Sultan Süleyman, the groundbreaking construction began in 1550 and was complete by 1558.

One of Turkey’s most famous tourist attractions, the mosque beautifully blends Islamic architecture with Byzantine architectural elements. The elegentally designed mosque was burned in fiery flames in 1660 and was restored by Sultan Mehmen IV. Another part of mosque collapsed during an earthquake in 1766. During WW1, the mosque’s courtyard served as storage for weapons. Unfortunately, however, ammunition caught on fire under bizarre circumstances which caused further damage to the building. It wasn’t until 1956 that the mosque went under full restoration.

8. Al Aksari Mosque in Iraq

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The Aksari mosque is one of Shia Muslims’ holiest shrines in the world and is located in the city of Samarra, Iraq. Built in 944, the shrine had the remains of the 10th and 11th Shia imams Ali Al Hadi and his son, Hasan Al Aksari. Also buried within the holy mosque are Hakimah Khatun, Ali Al Hadi’s sister, and Narjis Khatun, Mouhammed Al Mahdi’s mother.

Both imams, Ali Al Hadi and Hassan Al Aksari, were under house arrest in a military camp called Caliph Al Mu’tasim and therefore, they are known as the Askariyyain or “Dwellers in the Camp.” Following their death, they were both buried in their house on Abi Ahmed street near the mosque.

Nasir Ad Din Shah Qajar, the king of Persia from1848 to 1896, ordered the latest remodeling of the shrine in 1868. However, the golden dome on that topped the shrine was destroyed in 2006 by extremists. In June 2007, the remaining minarets were destroyed and in July of the same year, a separate bombing destroyed the remaining clock tower.

9. Nasir Ol Molk Mosque in Iran

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Widely referred to as the Pink Mosque, the Nasir Ol Molk Mosque is located in Shiraz, Iran. The mosque was constructed during the Qajar era and remains under the protection of the Endowment Foundation of Nasir Ol Molk. Construction on the marvelous building began in 1876 and was complete in 1888 on the order of Mirzā Hasan Ali, a Qajar ruler.

The mosque includes a large number of colored glass and brilliantly portrays the traditional elements on Shia Islam such as the five concaved designs.

10. The Mosque of Ahmad Ibn Tulun in Egypt

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The mosque of Ahmad Ibn Tulun, which is situated in Cairo, is one of the oldest mosques in the city surviving in its original form and design.

Ordered to be built by Ahmad in Tulun, Abbassif governor of Egypt from 868 to 884, the construction of this historic mosque began in 876 and was completed in 879. The mosque has undergone several restorations with the first recorded attempt of repairs in 1177 under the orders of Fatimid Wazir Badr Al Jamali, who inscribed the Shia version of the Shehahda on mosque’s walls. Improvements to the mosque were also observed in 1296 and most recently in 2004 under the orders of the Supreme Council of Antiquities.

11. The Khamis Mosque in Bahrain

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Widely believed to be the first mosque built in Bahrain during the Umayyad era under the rule of Caliph Umar II, the Islamic monument is believed to have been founded in 692. However, an inscription on the walls of the mosque says that the foundation happened sometime during the 11th century.

The ancient building went through a complete restoration in the 14th and 15th centuries. The current monument however is composed of two main parts. The first is a prayer hall with a flat roof that is backed by wooden columns that go back to the 14th century. The second part was in addition to the flat roof and is rested upon thick arches that date back to 1339.

12. Sheikh Zayed Grand Mosque in Abu Dhabi

Sheikh Zayad Mosque

Photo source: szgmc.ae

Initiated by the founder of the United Arab Emirates, Zayed bin Sultan Al Nahyan,

the Sheikh Zayed Grand Mosque in Abu Dhabi is one of the largest, most impressive mosques to be built in the last 100 years.

With room for more than 7,000 worshippers in its main hall, it serves as the grand mosque for the UAE. Like the UAE itself, the mosque is a mix of regional styles and designs, with Persian, Moghul and Moorish inspirations.

And of course, being in the UAE, the mosque has some notable “biggest” claims: It has what is reportedly the world’s largest carpet (5,627 m2), the third-largest chandelier in the world (15 m in height) and the largest marble mosaic in the world (17,000 m2).

Rarely is there a better representation of a country in its grand mosque than the Sheikh Zayad is for the UAE.

Youth Unemployment in Middle East and North Africa: How terrible is that trend?

The Middle East and North Africa (MENA region) face significant challenges when it comes to youth unemployment. A World Economic Forum report from 2012 notes, “Unemployment in the MENA region is the highest in the world…and largely a youth phenomenon.”

The Middle East and North Africa are not alone in terms of a serious lack of opportunity for many young people.

In the second quarter of 2012, the economically troubled European Union had a youth unemployment rate of 22.6%, as opposed to the OECD-wide average of 16.2 percent.

For example, Portugal had 38.7% youth unemployment, and Spain and Greece had staggering rates of 52.4 percent and 54.2%, respectively.

By contrast, the United States had 16.3 percent youth unemployment and Germany’s youth employment was an enviable 8.2 percent.

 posted on June 14, 2013

INSIGHT: Youth Unemployment in Middle East, North Africa

I’ve previously highlighted troubling trends in youth employment, including the problem of students whose lack of soft skills ( like apprenticeships?) preclude them from employment.

Employers’ dissatisfaction with the education levels of the workforce in GCC countries, and young Tunisians’ disillusionment with the opportunities available in their country and accompanying desire to emigrate.

To match Feature TUNISIA-UNEMPLOYMENT/

While some have raised issues with the way that these eye-popping European numbers are calculated (suggesting that the real rate is more like half of the headline numbers – but that’s still very high), there is little doubt that many youth – particularly in the MENA region and the struggling European economies – are losing out on economic opportunities, and consequently, hindering their lifetime earning potential.

“How should countries tackle youth unemployment? It’s an immense challenge, requiring solutions that will, at their best, involve private, public, and non-profit sectors.” – Isobel Coleman, Council on Foreign Relations

How should countries tackle youth unemployment? It’s an immense challenge, requiring solutions that will, at their best, involve private, public, and non-profit sectors.

Germany and Spain’s labor ministers should be praised for their pragmatism in brokering a deal that will give apprenticeships in Germany to some 5,000 unemployed Spanish young people yearly – a move that is also a win for Germany, which needs additional qualified employees as its labor pool shrinks.

take 7 INSIGHT: Youth Unemployment in Middle East, North Africa

Graph by author. Data are from ILO’s Global Employment Trends for Youth 2013 report. Regional data are from ILO’s 2012 preliminary estimates; U.S. and E.U. data are from the OECD’s second quarter 2012 data.

Non-profits are also pursuing interesting innovations with respect to tackling youth unemployment. LivelyHoods in Kenya, for instance, trains young people from Kenyan slums to sell useful products in their communities (e.g. solar lamps); the training includes vital business skills like customer service and financial literacy. In the Middle East and North Africa, Education for Employment connects young people to employers and also trains young people on finding jobs and on the soft skills that employers value. The organization has had particularly impressive results in high-unemployment Tunisia, where it began working in 2012: it has since graduated more than 540 Tunisians from its training programs and found employment for all of those in its job placement training program. The challenge, of course, is scaling up these initiatives.

Programs like these are particularly important because high levels of youth unemployment – in addition to limiting young people’s life prospects – stand to affect political trends, especially in countries that are transitioning to democratic rule. In a forthcoming book that I co-edited, Pathways to Freedom: Political and Economic Lessons From Democratic Transitions, one important takeaway is the critical role that inclusive economic development plays in sustaining democratic transitions. Libya’s plan to put billions of dollars towards funds that small and medium-sized businesses can access – in an explicit effort to create jobs – could help promote democratization there, especially if implemented in a transparent manner.

This post was originally published on blogs.cfr.org.

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 INSIGHT: Youth Unemployment in Middle East, North Africa

Isobel Coleman

Isobel Coleman is senior fellow and director of the Civil Society, Markets, and Democracy Initiative as well as director of the Women and Foreign Policy Program at the Council on Foreign Relations. On Twitter, she can be followed at Isobel_Coleman.

Read more at Middle East Voices: http://middleeastvoices.voanews.com/2013/06/insight-youth-unemployment-in-middle-east-north-africa-86923/#ixzz2uKynpEjP

Rape victims during Gadhafi to be compensated? And rapes after this chaotic “Revolution”

Rape is a taboo subject in most countries, particularly in conservative North African States such as Tunisia, Algeria, Morocco…

Women raped during Libya’s 2011 uprising that toppled long-time ruler (40 years) Muammar Gaddafi should be recognized as war victims, Libya cabinet has said.

The same treatment as the wounded ex-fighters, the raped women would be entitled to compensation.

Why for only those during the uprising?

Rape was also and consistently used as a weapon during the reign of Gadhafi.

And what of the raped victims after the demise of Mu3ammar?

And why the selected “to be compensated” 60 raped victims will be equally distributed from the main 3 regions in Libya?

The BBC posted this February 20, 2014

Libya Gaddafi rape victims to be compensated

Libyan women with taped mouths take part in a silent march in support of the women who were raped during the conflict in Libya, in Tripoli -26 November 2011
Rape is a taboo subject in the the conservative North African country

Its decree, which needs congressional approval, would put the women on the same level as wounded ex-fighters and entitle them to compensation.

Pro-Gaddafi forces are alleged to have used rape as a weapon.

As Libya marks three years since the uprising began, voters are electing a body to write a new constitution.

“Start Quote

Unidentified woman at the Libyan-Tunisian border

Some victims can’t go to school… they are suffering in silence and reconciliation efforts are suffering”

Libyan Justice Minister Salah al-Marghani told the BBC that the decree offers 12 measures, including financial assistance and physical and psychological health care.

Money would also be available for things “like sending the parents of victims to Hajj – this is to elevate the status of victims, so they are not looked at as a burden”, he said.

The justice ministry says it will not wait for the national congress to pass the decree in order to avoid further delays.

It will be made up of 60 people – 20 from each of Libya’s three regions.

No burden‘ to the family or the community?

During the revolution, the International Criminal Court said it had collected evidence that Col. Gaddafi had ordered the rape of women as a weapon against rebel forces.

The BBC’s Rana Jawad in the capital, Tripoli, says recognizing rape victims is an unprecedented move in the conservative North African state, where it is a taboo subject.

Our reporter says it is not clear how many will come forward, but it is believed hundreds of women were raped.

Voters spoke to the BBC’s Rana Jawad at a polling station in Tripoli

Officials hope it will allow the country’s national reconciliation efforts to move forward as it is seen as a significant step towards transitional justice, our correspondent says.

“Some victims can’t go to school… they are suffering in silence and reconciliation efforts are suffering from all these outstanding issues,” Mr Marghani told the BBC.

Libya has been facing increasing challenges across the country, with worsening security conditions and political divisions that have stalled progress since the conflict ended, our reporter says.

According to the AFP news agency, only 1.1 million of 3.4 million eligible voters have registered for Thursday’s vote, compared to 2.7 million for the election of the interim parliament 19 months ago.

People look for their names at a polling station in Benghazi, Libya - 20 February 2014
Many Libyans have not bothered to register to vote

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