Adonis Diaries

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Mon cher Ado. Part 18

Je suis incapable aujourd’hui de dire comment j’ai fini par me familiariser avec ma nouvelle vie lorsque je suis arrivé à Beit-Chabab, chez mes grands-parents , à l’âge de deux ans , venant de Guinée, avec ma sœur Nawal , mon aînée de trois ans.

Je me rappelle cependant qu’au cours des quatre premières années avant que tante Rose ne se marie et qu’elle nous quitte , j’avais fini par apprécier ma nouvelle vie.

J’avais abandonné totalement derrière moi les deux premières années de mon existence , totalement effacées de ma mémoire , ne me souvenant plus de ma mère et encore moins de mon père .

D’ailleurs, lorsque parfois Farfoura , ma grand-mère , le soir , avant de m’endormir , elle demandait à Saint Georges de ramener mon père de l’étranger , je ne comprenais rien de ce qu’elle disait , de ce qu’elle fredonnait …


Aux cours de ces quatre années , à la Noël , mon oncle Youssef , encore célibataire , ramenait un petit pin de la forêt , et le dressait dans un coin du salon , le coin de gauche, de sorte qu’on puisse le voir de la porte d’entrée , puis on l’enneigeait avec de petits bouts d’ouate qu’on apportait de la boutique de mon grand-père …

De son côté , tante Rose nous confectionnait de petites maisons en carton qu’on coloriait et qu’on accrochait à l’arbre …
Puis on allait dans la forêt qui jouxtait notre maison pour apporter de la mousse qui servait de parterre à la crèche , pour que ça fasse naturel …

(En pension, durant la period de Noel, on nous donnait des cartons, des crayons de couleurs et je confectionais de petites maisons dans la grande sale d’etude ou une demi douzaine  se rassemblaient. Une fois, Nadia Abboud nous a invitait mon frere Ghassan et moi chez eux, elle travaillait dans cette ecole et n’etait pas encore marriee’, et c’etait une soiree’ de Noel memorable autour d’un poile avec une grande famille et j’ai trouve’ des bonbons dans des chausettes le matin. Je me suis perche’ sur un lit tres eleve’ et j’ai dormi tres bien)

Et voilà ! Et le 24 au soir on nous réveillait , ma sœur et moi , pour assister à la messe de minuit , à Mar Sessine , suite à laquelle nous rentrions dormir de bon cœur , la tête pleine de rêves éblouissants ….

C’étaient les cadeaux de notre enfance , les plus beaux que nous ayons jamais eus ….

Mon cher Ado. Part 17

Note: Georges Bejani decided to write his autobiography on FB and I decided to share them on my blog. Kind of an extension to my autobiography related to living in Lebanon and that I published 10 years ago on wordpress.com

Avec Charlot, une complicité s’était installée depuis notre plus jeune âge .
On sait aujourd’hui, bien des années plus tard et bien que des milliers de km nous séparent que rien ne pourra effacer les souvenirs de notre jeunesse ! (Sauf si on ecrit ses souvenir avec franchise et labeur sincere)

Charlot aimait à s’amuser , parfois au dépend de la troupe .Nous étions quelques uns à nous retrouver quotidiennement pendant les vacances pour nous divertir…

Charlot trouvait toujours le moyen de jouer un tour au groupe ou à l’un d’entre nous .

Un jour, nous avions décidé d’aller voir un film à Beyrouth . Un de nos voisins , le fils du vacher , est arrivé subitement se joindre à nous et voulu savoir ce que nous allions faire .

Charlot lui dit que nous allions chez un ami qui vivait dans la localité d’ à côté et que s’il voulait se joindre à nous , il devait s’habillait correctement .

N’étant pas très futé , il accepta la proposition de Charlot, et courut s’apprêter . Entre temps nous avons filé à Beyrouth pour voir un film sans tenir compte de ce qui adviendrait du fils du vacher .

Mais le lendemain nous avons appris qu’il s’était rendu à Kornet Chehwan , chez Issam , pour assister à son anniversaire , et s’était contenté d’un café que la mère de Notre copain lui a offert , et qu’il était revenu à pieds sous une pluie battante n’ayant pas les moyens de se payer un taxi.

Charlot fut désolé que sa farce ait pris cette tournure dramatique , mais que faire ? A l’âge bête , on fait des bêtises !

Aujourd’hui encore , quand on se rappelle cette farce , on regrette d’avoir trahi celui qui tenait à être des nôtres … (Les gangs Lebanon-style. Et comment s’appelle ce garcon?). 

Mon cher Charlot,

Alors que je n’avais que cinq ou six ans , tante Rose nous a quittés pour aller s’installer à quelques pas plus haut , à côté de chez vous , avec son mari dans la vieille maison de son beau-père .

C’était une vieille maison charmante , composée de deux grandes pièces et d’une cuisine . Devant cette maison un petit jardinet au milieu duquel son mari avait construit un petit bassin d’eau dont elle se servait pour laver le linge.

En face de cette maison , il y avait la maison de Geries Farah, Abou Robert (le pere de l’aine’ Robert) . C’était la maison de mon ami Charlot.

Une belle maison avec un jardinet du côté de l’entrée, à l’opposée de la maison de tante Rose, et un autre vers celui de ma tante .

(La femme de Geries etait une des des soeur de mon grand pere Tanios. Les familles a l’epoque etaient grandes, plus de six enfants chaqune, sans conter les autre enfants qui mourraient en bas ages. Abou Robert etait un des Mokhtars, et etait elu pour le quartier de Haret Ta7tat. Quand j’allais pour une transaction officielle, se femme l’ordoner de ne pas prendre d’argent pour cette transaction)

Au-dessus du jardinet des Farahs, un balcon avec son garde – fou en fer forgé nous permettait le jour de la Pentecôte d’attacher une corde pour nous balancer en essayant de monter le plus haut possible jusqu’à toucher le balcon avec nos pieds .

(Pendant la Pentecote, on se retrouvait a un endroit appele’ Koneitra, une parcelle de foret, et on installait de hautes balencoires, les cordes attachees aux arbres et on prenait des accelarations affolantes pour depasser les 4 metres d’altitude)

Une fois en me balançant , un des neveux de Charlot, je ne me rappelle plus si c’était Toni ou Lino , eut l’idée de passer sous la balançoire et reçut un coup qui l’a mis par terre, raide mort, le temps de quelques secondes …

Aujourd’hui , les deux maisons et leurs jardins fleuris qui parfumaient le quartier n’existent plus …

Elles sont englouties par d’énormes bâtisses construites par leurs enfants sur l’emplacement des vieilles maisons , …

Les petites belles maisons du temps jadis …. (Remplace’ par de grandes maisons pour peu de gens, la pupart qui reviennet l’habiter pour quelque semaines l’an)


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