Adonis Diaries

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Don’t cry for us Argentina: Financial Situation in Lebanon

I’m trying to understand the mess we’re currently in and I have a rough sketch of a story.

As I understand it, when the WhatsApp revolt sparked, Lebanon was already entangled in a twin-deficit problem: budget and foreign, with significant current account imbalance and dwindling foreign reserves.

Before the 17th of October, banks were already pushing for the conversion of loans in local currencies into US denominated loans:  they were restricting capital outflows and enticing new deposits in US dollars at abnormally high interest rates

At the same time, bank insiders were transferring their funds abroad and removing their cash in dollars from the banks.

When the protests erupted on October 17, banks suddenly closed for two weeks without good reason, triggering when they reopened a generalized bank run.

As a result, banks froze all accounts, suspended the convertibility of bank deposits and imposed an extensive and arbitrary capital control.

These measures led to the creation of two types of dollars: one, inside the banking system, being tied to the Lebanese Lira at a rate of one dollar equal to 1515 Lebanese Lira while the other, outside the banking system, floating and averaging today 2500 Lebanese Lira.

The discount value of inconvertible deposits is the cost depositors are willing to incur to get their money out of the banking system, in light of the impeding risks and the political ineptness and ranges now from 25% to 50%.

In his latest rigged TV interview, the governor of the BDL (Riad Salami) opened the door for the “Lirafication” of bank deposits, measure that will be plausibly followed by the devaluation of the lira.

The post-devaluation exchange rate will depend on the ability of the BDL to defend the local currency at a new level of exchange, i.e., the assessment of the amount of net foreign reserve it holds.

Such an exercise is close to an Enron-style audit with fake holdings, hidden losses and off-the-book accounting.

As the country descends irrevocably into anarchy, Lebanon seems to be abandoned by the international community and the economy is grounded to a virtual halt, a shut down, which led to the breakdown of the system.

This breakdown has been a slow-motion collapse that marched for exactly 29 years, inexorably towards its current catastrophic demise.

The date of its symbolic death goes back to October 13, 2019, when wildfire broke out across Lebanon.

At the cornerstone of the Lebanese economy, was its currency system, known as the “convertibility” policy, which kept the value of one dollar fixed equal to about 1507 lira and allowed Lebanese to use both currencies interchangeably.

It was the basis of a system of legalized corruption for so long and is partly responsible of the impressive meltdown.

In 2001, Argentina defaulted on its public debt while Lebanon was saved by the international community during the Conference of Paris I.

We should have learned at that time lessons from the Argentina experience, but unfortunately, we didn’t.

Multiple crisis in Lebanon: Afterward of the mass upheaval

A country in such a multiple crisis is no longer a country at all: It’s a collection of futile individuals, considering themselves bigger than institutions, acting like cynical clowns on TV shows, each of whom is looking for personal cover and passing the buck from one to the other.

Few saw the warning signs and now we are in the middle of the tragedy.

The few coming months will be very complicated but what about the afterward of the few coming months, what about the post-disaster era?

If we don’t reimagine another future, if we don’t rethink the meaning of economic, political, ecological, financial and social practices in the wake of the crisis and beyond,

if we don’t reconsider existing values and endorse new ones,

if we don’t agree together and look to implement a new project for Lebanon, i

f we don’t unite (against the sectarian “leaders” and the Ponzi scheme financial system), then we will be doomed to relive the pre-mass upheaval (7iraal) situation.

Can’t go on with business as usual, this pre-disaster with the ones who fabricated the disaster, taking advantage of it and privatizing whole swathes of activities of general interest in an extremely brutalized and impoverished society at bargain prices.

Another economy is possible, another democracy is possible, another social contract is possible,

Another “vivre-ensemble” is possible, another leadership is possible, another governance is possible, and alternative values must be endorsed.

The value of life over the value of money; the citizenship over clientelism; the sovereignty of the state over the joint-violence of illegal arms and money;

The ethical banking over bank predation; the rights of depositors over the profitability of banks;

the responsible regulation by governments over the non-rule short-term financial speculation, led by greed rather than long-term profit-making, that took the overall Lebanese economy to the brink of catastrophe.

Meanwhile, an independent crisis management team is needed to damage control and we must go on with the revolt.

Don’t laugh, it’s your money

Rigoles pas, c’est ton pognon

Tu crois sérieusement que le pouvoir va soudain ouvrir les yeux et s’auto-réfomer?

Non, mais sérieusement, tu crois que, pris de remords, il va se faire harakiri?

Qu’il va sérieusement enquêter sur l’argent illégalement transféré en Suisse alors que celui-ci est légal puisque le pouvoir a lui-même fourni la couverture légale des transferts.

Mais sérieusement, tu crois que ces gens cupides, arrogants, menteurs et narcissiques qui ont fait main basse sur le pays (durant 30 ans) vont renoncer à leurs privilèges et devenir du jour au lendemain -qui- une sorte de clones de l’abbé Pierre?

Tu crois sincèrement que ceux qui ont pris l’habitude de voler les pauvres pour donner aux riches vont soudain changer et décider de rendre l’argent pillé pour le redistribuer aux pauvres?

Qu’un haircut des actifs bancaires pourraient t’épargner un wipeout de tes dépôts?

Tu crois sérieusement que la confiance perdue pourrait être retrouvée soudain et que les banques seraient capables de reprendre le business as usual sans restructuration, refinancement, responsabilisation, acquisition étrangère et consolidation?

Tu crois sérieusement que le système devrait encore être sauvé par le bas alors que seul son effondrement par le haut pourrait te sauver?

Sincèrement, tu crois que tu n’as pas une part de responsabilité dans ce qui t’arrive et que je suis trop pessimiste?

Don’t laugh, it’s your money

How to get out of Lebanon crisis?

Comment sortir de la crise?

Il faut constituer une équipe gouvernementale réduite, transitoire, homogène et dynamique, formée de ministres honnêtes, indépendants, crédibles, courageux et éduqués et de lui donner des pouvoirs législatifs pour mettre en oeuvre un plan de sortie de crise.

Au lieu de se focaliser sur l’identité des ministres, le pouvoir devra signer et s’engager à soutenir une feuille de route axée sur les réformes à entreprendre qui s’articule autour de l’édification de l’État, la lutte contre la corruption et la transition systémique.

La nature de la mission -sauver le pays- décidera des caractéristiques du gouvernement :

D’abord, le gouvernement doit faire honnêtement le bilan des actifs détruits, toxiques et ceux qui n’ont jamais existé.

Il faut effectuer un audit des états financiers des banques, de la Banque du Liban et de l’État afin de connaître la situation réelle de l’économie et d’apurer les comptes.

Ensuite le gouvernement doit attribuer les pertes d’une façon sage, juste et équitable.

Qui va perdre quoi ?

Ce qui revient à se demander “qui va payer” le coût de la crise.

C’est une question éminemment politique, une question de choix de société, de valeurs, de priorités, de justice sociale, et de mesures à prendre pour préserver les ressources communes et un vivre-ensemble dans l’avenir. Si le gouvernement ne fait rien, alors on laissera les pauvres gens payer le prix de l’irresponsabilité des puissants.

Il y’a deux façons de sortir d’une crise, par la confrontation ou par la coopération.

La confrontation n’est pas une option. Il faut trouver des alliés partout, a l’intérieur et à l’extérieur, forger avec eux des alliances et des réseaux dans le but de sauver le Liban.

Il est essentiel de ne pas s’enfermer, d’être ouvert, tolérant, de ne pas croire qu’on détient seuls la vérité ou la vertu, mais sans aucun compromis sur les principes.

Ensuite, troisième point, Il faut agir vite, prendre des mesures urgentes pour arrêter l’hémorragie. Le gouvernement doit être capable de prendre des décisions pour gérer la crise : un chirurgien n’a pas à demander, à chaque phase de l’opération, son avis au malade qui s’en est remis à lui du soin de le guérir.

Et s’il met trop de temps à opérer, il peut faire mourir son patient de douleur. Il faut mettre en œuvre des mesures transitoires rapides, efficaces, capables d’endiguer la misère et la souffrance, de contenir la défiance pour l’empêcher de se transformer en haine et de redonner un espoir.

Les gens ont besoin d’espoir et surtout de circuits alternatifs pour survivre. Mais l’urgence ne doit pas occulter la nécessité d’avoir une certaine vision de l’avenir.

C’est là l’essentiel. De tout ce qui précède, j’aimerais qu’on retienne au moins ceci : on ne peut sortir d’une crise, de quelque nature qu’elle soit, qu’en agissant dans l’intérêt des générations suivantes.

Pour cela, il faut initier une triple transition, économique, énergétique et démocratique. Il faut prendre conscience que le système qui s’est effondré ne doit plus être sauvé et qu’il est nécessaire de le changer. Il est surtout urgent de recadrer, de restructurer et de refinancer le secteur bancaire, d’adopter de vigoureuses mesures de relance de l’économie réelle, de redéfinir le rôle de l’État et de la politique.

Pendant ce temps, il incombe aux gens de saisir le momentum pour agir, pour s’organiser, pour constituer des mouvements politiques capables de défier les partis du système lors des prochaines élections législatives afin de transformer la colère en un projet.

How to get out of the crisis?

The process that guided Lebanon into this Ponzi scheme system

Work in Progress : Illusion bancaire

Comment le Liban s’est-il mis dans ce pétrin ?

La réponse est simple : lentement d’abord puis d’un seul coup.

Une révolte fiscale des contribuables contre une taxe WhatsApp imbécile fut l’étincelle qui a enclenché le processus de confiscation de l’épargne des déposants.

Sauf qu’ici les contribuables et les déposants sont les mêmes, les dépôts servent de gages au paiement des impôts. Entre les deux, une banque intrinsèquement insolvable qui jette l’argent dans un trou sans fond qu’on appelle l’État.

La banque transforme les dépôts en actifs pourris de l’Etat parce que c’est un placement sans risque et qui est extrêmement rentable, car on croit que l’Etat ne peut pas faire faillite.

C’est un tour de magie époustouflant : Les profits réels des illusionnistes sont mis en sécurité à l’étranger tandis que l’argent de tous les autres et prisonnier dans des comptes virtuels et risque de disparaitre à tout moment.

JUST AN ILLUSION

Mais pas de panique, n’instrumentaliser pas la peur, la peur c’est du domaine exclusif de la force publique, rassurez-vous, tout va bien se passer, tout va bien se passer pour les banques, tout bien se passer pour les politiciens, mais pour tous les autres, c’est un marché de dupes où les dupés sont connus d’avance.

C’est le monde à l’envers où l’argent de la corruption circule librement à travers les frontières alors que les comptes des épargnants sont gelés, où on croit que la destruction de l’économie réelle va permettre de sauver les banques, où ce sont les banques qui financent la banque centrale et non pas l’inverse.

66 jours déjà, chaque jour on avance un peu plus dans la zone de non-retour. 66 jours et le spectacle continue.

Il est loin le temps où un Premier ministre démissionnaire s’engageait sérieusement dans une feuille de réformes sérieuse à réduire les impôts et à augmenter les dépenses pour arriver à un budget en équilibre.

Depuis ce moment, on est passé par toutes les phases, le déni, la confusion dans laquelle le pouvoir se révoltait contre sa propre incapacité à exercer le pouvoir, le chantage pour arriver à la confrontation, à la violence des armes qui se joint à la violence de l’absence d’argent.

SHOW MUST GO ON
Dans ce spectacle, ceux qui percent sont ceux qui poussent leur personnage jusqu’à la caricature, place au technocrate fait maison dont le CV est un recueil d’exploits plus épais que l’histoire du Liban.

Reste la question principale : qui va payer le prix de ce casse ?

La réponse à cette question va au-delà des chiffres, de la manipulation des chiffres, des slogans creux et des noms des candidats ministrables.

Elle concerne un choix fondamental que nous devons prendre, au niveau personnel et collectivement, celui du choix de la société dans laquelle nous voulons vivre et du pouvoir qui en est l’émanation, c’est une question de priorités, de valeurs, de vision, c’est une question qui touche nos propres limites, jusqu’à où sommes-nous capables d’aller ?

Sommes-nous capables de transformer la colère en un projet de société et l’incarner dans un mouvement politique antisystème ? Ce qu’on acceptera aujourd’hui va décider de ce que nous serons demain.

I denounce. J’accuse. Lebanon mass upheaval

Note: I believe this piece was written in French and the translation is to be desired. I did my best to edit the English version

I blame
I blame the political class of plundering the country
I blame the banks for funding the country’s plundering
I accuse the banks of using Lebanese savings to finance a state they knew was unable to pay off its debts

A State that needs to be more in debt to pay the amount of the principal due and interest (Ponzi scheme)

I blame the banks, the Central Bank and the political class of complicity in the last 3 decades
A complicity that is at the source of legalized corruption of the system (an anomie system where every deputy was accorded a monopoly)

Engineered Election laws, financial engineering, budget engineering
A complicity that is the cause of disaster
A complicity that is at the source of manipulation of numbers, financial and statistics

And all crimes committed in the name of maintaining civil peace and false growth fed by debt

A complicity that is at the base of the revolution
Militia/mafia “leaders” who used the revolution as an excuse to take the sorrel and get out:
They felt to their bones that their system is coming to an end
That they can no longer continue, as much as to blur the slopes, feed chaos, turn blind eyes.

What are your claims, what is your project, who are your representatives?
Meanwhile we continue to raid, make lots of money in blunt highway robberies of the budgets:

Manipulation of differences in exchange rates, money transfers by commission at 20 %, scammers…

Socialize the losses and reap the profit of falling apart private enterprises and monopolies
A country does not go bankrupt, it is the citizens who suffers and starve

I blame the banks of confiscating citizen’s savings as a guarantee for the refund of state debt (mainly the high interests  rate of the sovereign debt) and paying the civil servants (many who have no work to do at their institution and don’t show up)

And direct tax that is not enough to pay the debts of the state (the government mainly rely on the multiple indirect taxes for every facility the state was suppose to extend to citizens)
I blame the political class and the banks of keeping the applicants hostage in order to negotiate a new deal
At the expense of state assets, a real guarantee instead of bank deposit

Ancient assets taken by political class and banks (seafront, garbage sites, quarries…)
And new asset sources for future income
A new deal that will change the future of citizens for dozens of years
A future of slaves, an irreversibly downgraded social fabric, a change toward acute poverty

But the money that was whisked away to foreign destination should come back, voluntarily or by coercive manner,s
To redeem customers’ accounts in banks and state debt obligations to the working people

Virtual economy instead of real economy,

To maintain the fixity of the Lebanese pound (linked to the dollars and overvalued since 2015)
And this shameful denial trend that began in 1992

And the loss of confidence, in the political class and in the banks
And then what?

People want solutions
The solution is to look towards the future
To save what can be saved
Preserve State assets and save citizen s’ deposit

Start by creating a commission for the protection and protection of citizen s’ deposit
Who will have the power to trace the bank transfers of politicians and financial mafia,

Starting with the most recent evaders
Who will have the mission to audit the financial statements of the central bank
Control, supervise and influence public action

Creating new structures to resume bank operations with the state
Propose to applicants to receive shares of these new structures or debt titles

Public resources belong to citizens
Public Resources Revenue must first pay back citizen s’ deposit and finance investments

Those responsible for disaster need to report and pay
Allowing the transition to a human economy that respects nature

An economy creating real wealth and job opportunities (industry, agriculture, real services…)
Restructuring, debt release, resignation of officials, early elections, reset then return to normal in the political and banking fields
Sometimes it is enough to change the course of things.


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