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Integral articles of Klaus Polkehn on links between Zionism and Nazism

J’ignore pourquoi les articles de Klaus Polkehn sur le sionisme n’ont jamais été traduits intégralement en français.

Cette lacune est maintenant en partie réparée puisque, après l’article sur les relations entre le mouvement sioniste et l’impérialisme, notamment allemand, dont je vous ai déjà livré la traduction(link is external), je vous propose un autre article qui tombe à point nommé en ce jour (link is external) où les sionistes redoublent de condamnations morales, en attendant parfois des mesures plus pratiques, contre ceux qui selon eux ne prendraient pas assez au sérieux ce qu’ils appellent «holocauste» ou « shoah

Ne pas prendre au sérieux cet «holocauste,» c’est par exemple contester le chiffre officiel de 6 millions de Juifs tués pendant la deuxième guerre mondiale ou nier l’existence des chambres à gaz.

Mais c’est aussi situer le malheur des Juifs à l’époque dans une histoire commune des malheurs qui ont accablé et continuent à accabler l’humanité.

C’ est précisément l’erreur commise par le député Anglais David Ward (link is external) qui provoque un tollé chez les sionistes parce que, adepte convaincu de la religion de l’holocauste, il pense être autorisé, au nom de principes universels, à critiquer les Juifs qui spolient et martyrisent le peuple palestinien. Les Juifs en question sont bien entendu les sionistes et personne d’autre.

Mais il est interdit de critiquer l’entité sioniste parce que c’est le plus souvent une expression voilée d’antisémitisme et que comparer peu ou prou ses agissements à ceux du nazisme relève du sacrilège.

Pourtant, s’il est des gens qui devraient faire profil bas quand on parle du nazisme, ce sont bel et bien les sionistes ainsi qu’on peut le constater en lisant le texte qui suit de Klaus Polkehn.

Ce dernier présente de manière détaillée la somme des relations connues entre la clique sioniste et le régime nazi dès l’arrivée au pouvoir d’Hitler, une clique sioniste qui aurait dû être jugée à Nuremberg avec le reste de la bande.

Et contrairement aux apparences, la politique prosioniste des puissances européennes, de l’Allemagne tout particulièrement, loin de s’inscrire en rupture avec celle du fascisme hitlérien, se situe en fait dans une étonnante continuité.

Une continuité dont la perception est cependant rendue très difficile par tout le brouillard émotionnel entretenu sur la première moitié du 20ème siècle et une guerre qu’on a voulue inanalysable par l’opinion publique.

Angela Merkel et Benjamin Netanyahou  (link is external)

Angela Merkel et Benjamin Netanyahou

L’article sur lequel j’ai basé ma traduction est en anglais (l’article original de Klaus Polkehn est écrit en allemand).

Je n’ai pas reproduit l’important appareil de notes de l’auteur qui renvoie aux documents sur lesquels il s’est appuyé. Vous trouverez toutes ces références dans l’article en anglais disponible en format pdf  (lien ci-dessous)

TheSecretContacts-ZionismAndNaziGermany1933-1941–journal-of-palestine-studies–polkehn-klaus-vol-5-no-3-4-1976-pp-54-82_text (1)(link is external).

Les contacts secrets : le sionisme et l’Allemagne nazie, 1933 – 1941(link is external)

Par Klaus Polkehn, Journal of Palestine Studies – 1976 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’antisémitisme devint une politique officielle du gouvernement allemand quand Hitler fut nommé chancelier du Reich allemand le 30 janvier 1933.  Le printemps 1933 avait aussi vu  le commencement d’une période de discrète coopération entre le sionisme et le régime fasciste allemand afin d’accroître le flux de capitaux et d’émigrants Juifs vers la Palestine.

Les autorités sionistes avaient longtemps réussi à maintenir  cette coopération secrète, et ce n’est que vers le début des années 1960 que des critiques se sont exprimées ici ou là. La réaction sioniste a généralement consisté en des déclarations selon lesquelles leurs brefs contacts avec l’Allemagne nazie avaient été entrepris à seule fin de sauver des vies juives.

Mais ces contacts étaient d’autant plus remarquables qu’ils avaient eu lieu à une époque où de nombreux juifs et organisations juives exigeaient un boycott de l’Allemagne nazie.

A l’occasion de la 16ème convention du Parti Communiste Israélien, un document proposé au début de la conférence affirmait  que «après la prise de pouvoir par Hitler en Allemagne, alors que toutes les forces antifascistes dans le monde ainsi que la grande majorité des organisations juives avaient proclamé un boycott contre l’Allemagne nazie, des contacts et une collaboration existaient entre les dirigeants sionistes et le gouvernement hitlérien.»

Le document citait les propos tenus par le dirigeant sioniste Eliezer Livneh (qui était le rédacteur en chef de l’organe de la Haganah pendant la deuxième guerre mondiale) lors d’un symposium organisé par le journal israélien Maariv en 1966, qui expliquait «que pour les dirigeants sionistes, secourir les juifs n’était pas un but en soi, mais seulement un moyen» (c’est-à-dire pour établir un Etat juif en Palestine).

S’interroger sur la réaction du mouvement sioniste face au fascisme allemand qui, pendant ses douze années au pouvoir, a assassiné des millions de juifs relève du tabou aux yeux des leaders sionistes. Ce n’est que rarement qu’on peut tomber sur des preuves authentiques ou des documents au sujet de ces questions. Cette enquête rassemble des informations recueillies jusqu’à tout récemment sur certains aspects importants de la coopération entre les fascistes et les sionistes.

La nature des choses veut que cette enquête ne présente pas une image complète. Cela ne sera possible que quand les archives (surtout celles qui sont en Israël) dans lesquelles les documents concernant ces évènements sont enfermés à double tour seront accessibles aux chercheurs universitaires.

L’avènement d’Hitler 

Pour les dirigeants sionistes, l’arrivée d’Hitler au pouvoir était grosse de la possibilité d’un afflux d’immigrants en Palestine. Auparavant, la majorité des juifs allemands, qui se considéraient eux-mêmes comme allemands, n’avaient guère de sympathie pour l’entreprise sioniste. Les statistiques allemandes, compilées avant la prise du pouvoir par les fascistes, classait la minorité juive uniquement en tant que «confession religieuse» et ce sont les législateurs fascistes qui introduiront la notion de «race» en tant que caractéristique et incluront de la sorte même les descendants assimilés issus de la communauté juive dans la catégorie [raciale, NdT] juive.

Selon les statistiques, 503 000 juifs vivaient en Allemagne en 1933, constituant ainsi 0.76 % de la population totale. 31 % de tous les juifs allemands résidaient dans la capitale Berlin où ils représentaient 4,3 % de la population de la ville. Les statistiques allemandes indiquent aussi que la proportion de juifs dans la population de l’Allemagne avait diminué entre 1871 et 1933, passant de 1,05 % à 0.76 %.

Ces juifs allemands étaient dans leur écrasante majorité non sionistes ou antisionistes et, avant 1937, l’Union Sioniste pour l’Allemagne (Zionistische Vereinigung für Deutschland, ZVFD) avait beaucoup de mal à se faire entendre.

Parmi les juifs recensés en Allemagne en 1925, il n’y en avait par exemple que 8739 (pas même 2 %) susceptibles de voter dans les conventions sionistes (c’est-à-dire en qualité d’adhérents d’organisations sionistes). Aux élections régionales de la communauté juive tenues en Prusse en février 1925, seulement 26 des 124 personnes élues appartenaient à des organisations sionistes.

Un rapport  de Keren Hayesod présenté à la 24ème session de la ZVFD en juillet 1932 constatait : «dans le processus d’évaluation du travail de Keren Hayesod en Allemagne, on ne doit pas oublier qu’n Allemagne, nous devons tenir compte non seulement de l’indifférence de larges cercles juifs mais aussi de leur hostilité.»

Par conséquent, à l’époque de l’avènement au pouvoir d’Hitler, les sionistes étaient pour l’essentiel une petite minorité insignifiante et peu influente et d’étaient les organisations non sionistes qui jouaient un rôle dominant parmi les juifs.  A leur tête se trouvait la Centralverein deutscher Staatsbürger jüdischen Glaubens (CVn ou Union Centrale des Citoyens Allemands de Confession Juive), fondée en 1893 qui, ainsi que son nom le laisse entendre, considérait les juifs allemands comme des allemands et considérait que son premier devoir était de combattre l’antisémitisme.

En accord avec cette position fondamentale, la CVn avait aussi nettement affirmé son rejet du sionisme. C’est ainsi qu’une résolution adoptée par la principale instance de la CVn le 10 avril 1921 se concluait par ces mots : « si le travail de colonisation enPalestine n’était qu’une affaire d’aide et d’assistance, alors, du point de vue de la Centralverein, il n’y aurait rien à redire à la promotion de ce travail. Cependant, la colonisation en Palestine est d’abord l’objet d’une politique nationale juive et sa promotion et son soutien doivent donc être rejetés.»

En conséquence, c’était la CVn qui, pendant les années précédant l’arrivée d’Hitler au pouvoir, se tenait à l’avant-garde des partis et organisations progressistes dans leur lutte contre l’antisémitisme. Au sujet de cette attitude, l’écrivain juif Werner E. Mosse remarquait : «Alors que les dirigeants de la CV considéraient comme de leur devoir de représenter les intérêts des juifs allemands dans l’action et le combat politiques, le sionisme prenait position pour … une non participation des juifs à la vie publique allemande. Il rejetait par principe toute participation à la lutte menée par la CVn.»

L’attitude des sionistes à l’égard de la menace d’une domination fasciste totale en Allemagne était déterminée par certains présupposés idéologiques communs : les fascistes tout comme les sionistes croyaient aux pseudo théories raciales, et les uns comme les autres partageaient la croyance dans des généralisations mystiques comme le caractère national» (volkstum) et la «race,» les uns et les autres étaient chauvins et penchaient pours «l’exclusivisme racial.»

C’est ainsi que l’officiel sioniste Gerhart Holdheim écrivait en 1930 dans une livraison du Süddeutsche Monatshefte consacrée à la question juive (une publication dans laquelle, entre autres, des antisémites notoires faisaient connaître leurs opinions) :

« Le programme sioniste conçoit la communauté juive comme étant homogène et indivisible, sur une base nationale. Le critère qui définit la communauté juive n’est pas al confession ou la religion, mais un sentiment global d’appartenance à une communauté raciale que réunissent des liens de sang et historiques et qui est déterminée à préserver son individualité nationale.»

C’état le même langage, la même phraséologie que celle utilisée par les fascistes. Il va de soi que les fascistes allemands voyaient d’un bon œil les conceptions sionistes, tel Alfred Rosenberg, le principal idéologue du parti nazi qui écrivait :

«le sionisme doit être soutenu vigoureusement de sorte à ce qu’un certain nombre de juifs allemands partent chaque année en Palestine ou que, du moins, on leur fasse quitter le pays.» Considérant une déclaration de ce genre, Hans Lamm écrira plus tard : «…il est incontestable que dans les premières étapes de leur politique juive, les nationaux socialistes pensaient qu’il convenait d’adopter une attitude pro sioniste.»

De manière très perspicace, la CVn avait remarqué que la reconnaissance par les sionistes de «certains postulats des nationalistes allemands » avait donné des munitions aux antisémites et, dans une déclaration de politique générale émise par la CVn il était même question du sionisme comme ayant mis au mouvement [juif] un «coup de poignard dans le dos» dans la lutte contre le fascisme.

Mais les sionistes pensaient que seul Hitler pouvait pousser les juifs allemands antisionistes dans le bras du sionisme. Robert Welsch, qui était alors rédacteur en chef du journal sioniste allemand Jüdische Rundschau déclarait le 8 janvier 1933 (trois semaines après l’arrivée d’Hitler au pouvoir) lors d’ une réunion du comité local de la ZVFD :

«Le caractère antilibéral du nationalisme allemand [i.e. les tendances réactionnaires de la bourgeoisie allemande – K.P.] s’accordaient avec la position antilibérale du sionisme et nous nous trouvons maintenant devant une chance de trouver, non une base pour une compréhension [mutuelle, NdT] mais pour la discussion.»

L’appel à Hitler le 30 janvier pour prendre la tête du gouvernement fut suivi par une mainmise sur toutes les positions d’autorité par le parti national Socialiste, ce qui signifiait que des antisémites déclarés étaient désormais au pouvoir. Les juifs allemands regardaient ces évènements avec appréhension parce que dans le programme du parti nazi figuraient le retrait de la citoyenneté aux juifs (Point 5) la révocation des Juifs exerçant dans la fonction publique (Point 6) ainsi que l’expulsion de tous les Juifs qui avaient immigré en Allemagne après le 2 août 1914 (Point 8).

Seuls les sionistes voyaient des avantages à cette tournure des évènements (L’historien britannique Christopher Sykes, qui n’était certes pas antisioniste, est de l’opinion «que les dirigeants sionistes étaient déterminés dès le tout début du désastre nazi à retirer un avantage politique de la tragédie.»

La première expression publique de cela fut l’œuvre du Dr Joachim Prinz, un rabbin berlinois qui était un sioniste convaincu et qui immédiatement après le 30 janvier 1933 décrivit la prise de pouvoir par Hitler comme étant le «début du retour des juifs à leur judaïsme.»

Evoquant le terrorisme fasciste contre les juifs allemands, Prinz écrivait : « Nous n’avons plus nulle part où nous cacher. Au lieu de l’assimilation, nous souhaitons la reconnaissance de la nation juive et de la race juive.»

Ce point de vue n’était pas du tout celui d’un individu isolé. On pouvait lire le 13 juin 1933 dans l’organe officiel de la ZVFD, le Jüdische Rundschau:

Le sionisme reconnaît l’existence d’une question juive et veut la résoudre d’une manière généreuse et constructive. A cette fin, il veut s’attirer le soutien de tous les peuples ; ceux qui ont de la sympathie pour les juifs tout comme ceux qui leur sont hostiles, dans la mesure où, du point de vue sioniste, ce n’est pas une question sentimentale mais un véritable problème à traiter à la solution duquel tous les peuples sont intéressés.

En recourant à cette argumentation, le sionisme adoptait la même ligne politique que les fascistes.

Le 21 juin 1933, les sionistes firent une déclaration officielle sur leur politique à l’égard de la prise de pouvoir par les fascistes : «La déclaration de l’Union Sioniste pour l’Allemagne en Référence à la Position des Juifs dans la Nouvelle Allemagne

Dans une partie de ce long document, il était souligné que «Notre avis est qu’un des principes du nouvel état allemand d’exaltation nationale rendrait possible une solution satisfaisante.» Dans son document, la ZVFD, jetait un regard sur l’histoire de la situation des juifs en Allemagne, en se servant d’un vocabulaire fasciste comme les «liens du sang et de la race» et, exactement comme Hitler, postulait une «âme spécifique» pour les juifs. Les sionistes affirmaient ainsi :

«Pour le juif aussi, l’origine, la religion, la destinée commune et la conscience de soi doivent avoir une signification décisive dans sa façon de vivre. Ce qui nécessite de surmonter l’individualisme égoïste qui s’est répandu à l’époque libérale, et devrait être réalisé à travers l’acquisition d’un sentiment commun d’unité et en assumant avec joie notre responsabilité.»

Après cette admission et cette reprise des thèses fascistes, suivait une reconnaissance ouverte de l’Etat fasciste : «Sur le sol du nouvel Etat [i.e. l’Allemagne fasciste], qui a établi le principe de la race, nous volons organiser l’ensemble de la structure de notre communauté de la même manière, de sorte que, pour nous aussi, l’aboutissement de la revendication de notre patrie puisse aboutir dans la sphère qui nous est allouée.»

En conclusion, les sionistes condamnaient la lutte contre le régime hitlérien  menée par les forces antifascistes  qui avaient appelé au printemps 1933 au boycott économique de l’Allemagne nazie. « La propagande pour le boycott qu’ils sont en train de faire contre l’Allemagne est dans sa nature même contraire au sionisme dès lors que lesionisme ne veut pas combattre mais convaincre et construire.»

Pour saisir toute la portée de cette déclaration du ZVFD, il faut ici aussi se souvenir de ce qui l’a précédée. La persécution des juifs avait déjà commencé et avait déjà atteint un premier point culminant avec un grand pogrom qui avait touché toute l’Allemagne le1er avril 1933(link is external).

Dans les premiers jours de mars 1933, les citoyens juifs allemands avaient été maltraités dans des viles allemandes (par exemple des boutiques juives avaient été pillées à Brunswick le 11 mars et, le 13 mars, des avocats juifs avaient été malmenés devant le palais de justice de Breslau [aujourd’hui Wroclaw en Pologne].

Les autorités fascistes avaient promulgué la loi sur la restauration de la fonction publique [le 7 avril 1933] qui aura pour conséquences, entre autres, la révocation de 2000 chercheurs et professeurs juifs des universités. Le 18ème congrès sioniste, qui s’était réuni à l’été 1933n’y voyait pas de problème : quand, pendant las session du congrès sioniste qui se tenait le 24 août 1933, la situation des juifs en Allemagne allait être débattue, le présidium du congrès a fait en sorte d’empêcher la discussion.

Il avait aussi réussi à empêcher l’introduction d’une résolution appelant au boycott des marchandises allemandes, et avait à la place insisté fortement sur la nécessité d’organiser l’émigration des juifs allemands. Les protestations contre les évènements en cours en Allemagne avaient été réduites au plus strict minimum.

Les fascistes récompensèrent les sionistes pour leur «retenue » et permirent au ZVFD de poursuivre ses activités sans entraves. (C’était au moment où tous les partis et organisations démocratiques et antifascistes en Allemagne étaient soumis à une répression des plus  rigoureuses et où leurs cadres et  leurs membres étaient en prison ou en camp de concentration)

Dans le même temps, les fascistes mettaient toutes sortes d’obstacles sur le chemin des organisations non sionistes. Ces entraves touchaient en tout premier lieu la CVn parce que, avant 1933 déjà, les fascistes voyaient dans la CVn « leurs principaux opposants juifs, » ainsi qu’il est indiqué dans de nombreux exemples tirés de la presse nazie.

La CVn avait toujours accusé les sionistes de monter peu d’intérêt pour la «lutte [contre le fascisme … et qu’ils [les sionistes] suivaient une politique d’indifférence [devant l’emprise du péril fasciste] parce qu’il ne se sentait pas concerné.»

Le 1er mars 1933, les SA, des paramilitaires fascistes, occupaient le siège central de la CVn pour le fermer. Le 5 mars 1933, la CVn était interdite en Thuringe pour cause de  «complot de haute trahison.» Dans le même temps, l’Etat nazi se tournait contre d’autres organisations juives non sionistes, comme la « Ligue du Reich des Anciens Combattants », par exemple, qui représentait une tendance juive nationaliste allemande. L’ «Union Nationale des Juifs Allemands» était également interdite.

Avec ce soutien fasciste, les dirigeants de l’Union Sioniste pour l’Allemagne purent obtenir pour la première fois une position dominante auprès des juifs allemands. A l’automne 1933, la « Association du Reich des Juifs en Allemagne»  fut fondée et de grandes organisations juives, dont le CV et le ZVFD y participèrent. Le chef de cette organisation était le rabbin Leo Baeck dont la personne reflétait l’attitude ambivalente de l’organisation à l’égard du sionisme ; Baeck était à la fois membre de la principale instance du CV, et président du fonds de colonisation juive «Keren Hayesod» en Allemagne.

L’organisation nouvellement créée offrait aux dirigeants sionistes une plateforme plus large pour leurs activités.

L’Association du Reich n’avait pas été, comme on l’a parfois prétendu, créée sur instruction des autorités fascistes.  Ball-Kaduri écrit :

«Il s’est avéré que la création de l’Association du Reich se fit sans aucune interférence de l’Etat ; une fois le processus de structuration achevé, l’organisation a simplement été déclarée au ministère de l’intérieur du Reich. – la Gestapo ne s’y était pas du tout intéressée.» C’est seulement le 4 juillet 1939 que l’ordonnance concernant la création obligatoire d’une Union des Juifs du Reich en Allemagne fut promulguée, amenant à changer le nom de l’organisation qui passa de celui de Députation à celui d’Union. Cette ordonnance rendait obligatoire l’adhésion de tous les Juifs à l’Union du Reich. Le paragraphe 2 de cette ordonnance satisfaisait également un des objectifs du sionisme en affirmant : «L’Union du Reich a pour objectif la promotion de l’émigration de tous les Juifs.»

Le parti nazi, à ses échelons les plus élevés, autorisait des activités politiques de divers types. A cet égard, par exemple, la policepolitique bavaroise notait le 9 juillet 1935 :

Les organisations sionistes collectent depuis un certain temps de l’argent auprès de leurs adhérents et de leurs sympathisants avec l’intention de promouvoir l’émigration, en achetant de la terre en Palestine, et d’obtenir un soutien pour la colonisation en Palestine. Ces collectes n’ont pas besoin d’obtenir une autorisation administrative parce qu’elles se font dans des cercles juifs fermés. De plus, la police de l’Etat n’a pas d’objections contre l’organisation de ces réunions dès lors qu’elles portent sur ce genre de fonds qui ont pour but de promouvoir la résolution en pratique du problème juif.

Après 1933, les fascistes permirent aux sionistes de continuer avec leur propagande. Tandis que tous les journaux en Allemagneétaient placés directement sous supervision du Ministère de la Propagande (les journaux publiés par les communistes, le parti Social-démocrate ou les syndicats et d’autres organisations progressistes étaient interdits) le Jüdische Rundschau pouvait paraître sans entraves.

1936: réunion berlinoise de la Zionistische Vereinigung Deutschland (organisation sioniste en Allemagne - photo musée Yad Vashem)(link is external)

1936: réunion berlinoise de la ZVFD, l’organisation sioniste en Allemagne (photo musée Yad Vashem)

Winfried Martini, correspondant  à l’époque de la Deutsche Allgemeine Zeitung à Jérusalem et qui, selon son propre témoignage, avait des «liens personnels étroits avec le sionisme » observa plus tard ce « fait paradoxal » que «de toute la presse, c’était la presse juive i.e. sioniste] qui pendant des années conserva une certaine marge de liberté qui avait été complètement retirée à la presse non juive.»  Il ajoutait que dans le Jüdische Rundschau, on pouvait très souvent trouver des opinions critiques à l’égard des nazis sans pour autant que cela se traduise par l’interdiction du journal.

C’est seulement à partir de fin 1933 que cela conduisit à une interdiction de la vente de ce journal à des non juifs. Les Juifs devaient, c’est ce que souhaitaient les fascistes, être convertis au sionisme même si cela devait se faire avec une argumentation dirigée contre les fascistes. De la sorte, la diffusion de ce journal sioniste qui était auparavant assez faible connut une rapide augmentation.

Que le journal sioniste ait pu se féliciter d’être dans les bonnes grâces des dirigeants fascistes est compréhensible quand on examine la position de cet organe de presse vis-à-vis du boycott des commerces juifs du 1er avril 1933. Ce pogrom organisé contre des citoyens Juifs en Allemagne, qui avait soulevé l’indignation dans le monde entier et provoqué colère et répulsion chez tous les Allemands honnêtes n’avait pas été condamné franchement par le journal qui l’évaluait plutôt comme une confirmation de la justesse de la position sioniste :

«l’erreur fatale de nombreux Juifs [de croire] que quelqu’un peut représenter les intérêts juifs  sous une autre casquette [autre que juive en tant que telle, NdT] est écartée, » écrivait le Jüdische Rundschau en parlant du pogrom : «Le 1er avril 1933 peut être un jour de réveil juif et de renaissance juive.»

La liberté d’action des sionistes incluait aussi l’édition de livres à côté de leur journal. Jusqu’en 1938, plusieurs maisons d’édition (dont entre autres,  Jüdische Verlag à Berlin-Charlottensburg et Schochen-Verlag à Berlin) pouvaient publier sans entraves de la littérature sioniste. C’est ainsi que purent être publiés en toute légalité dans l’Allemagne fasciste des textes de Chaim Weizmann, David Ben Gourion et Arthur Ruppin(link is external).

Les premiers jours de la domination nazie en Allemagne virent aussi le début d’une collaboration économique entre les fascistes et les sionistes. En mai 1933, la compagnie sioniste de plantation de citronniers en Palestine,  Hanotea», avait déjà sollicité du ministère de l’économie du Reich la permission de transférer du capital d’Allemagne, ouvrant ainsi la voie à l’accord de transfert (Haavara) qui interviendra plus tard.

La compagnie «Hanotea » achetait les marchandises allemandes dont elle avait besoin, les payant avec des comptes bancaires enAllemagne d’émigrants Juifs. Les émigrants quittaient alors l’Allemagne et recevaient l’équivalent en immobilier de ce qui avait été prélevé sur leurs comptes. Comme l’expérience avec Hanotea semblait avoir été une réussite aux yeux des dirigeants sionistes, des négociations furent entreprises à l’été 1933 entre la partie sioniste et le ministère allemand de l’économie, ce qui aboutit à la signature de ce qu’on a appelé l’accord Haavara.

Les négociations de 1933 sur la Haavara sont un des épisodes de l’histoire du sionisme sur lequel un voile a été jeté, vu qu’elles constituaient un exemple de coopération économique au moment où les forces antifascistes essayaient de prendre la tête d’unboycott de l’Allemagne nazie. En évoquant cette démarche de boycott, Nahum Goldmann qui occupait alors une position importante dans le mouvement sioniste, écrira plus tard :

Cependant, beaucoup d’organisations juives refusèrent d’y participer [au boycott], soit parce que beaucoup de firmes juives étaient en fait des représentantes commerciales d’entreprises allemandes, ou parce que certaines organisations juives, celles des Etats Unis plus précisément, avaient adopté la position selon laquelle in était antipatriotique d’organiser un boycott contre un pays avec lequel son propre pays entretient des relations commerciales normales.»

Cet exposé est sans doute valable pour les raisons évoquées prises une à une, mais il occulte néanmoins la vérité, parce que ceux qui ont rompu le boycott ont d’abord été les sionistes eux-mêmes.

Il y a des versions divergentes sur les circonstances qui ont amené à l’accord Haavara. Selon une version, l’initiative des négociations avec les autorités fascistes serait venue des l’Union Sioniste pour l’Allemagne qui avait intéressé au projet Hoofien, le directeur-général de l’Anglo-Palestine Bank en Palestine. Hoffien, est-il rapporté, s’était rendu à Berlin en 1933 et était entré sur place en négociations avec Oberregieunsgrat Hartenstein du ministère de l’économie du Reich. (raison pour laquelle l’accord Haavara est souvent appelé aussi l’accord Hoofien, une appellation qui réduit la responsabilité de l’ensemble de la chose au seul personnage de Hoofien).

Dans la mesure où Hoofien était impliqué (une implication sans doute nécessaire du moment où il était question d’accords concrets sur des questions de transferts qui requéraient l’expertise d’un banquier professionnel), on doit considérer qu’une affaire d’une telle importance ne pouvait pas résulter d’une initiative privée et qu’elle n’aurait pu être mise en œuvre sans l’autorisation des institutions sionistes.  On peut de fait apprendre par d’autres publications que les négociations étaient chapeautées à Berlin par celui qui était alors le chef du département politique de l’Agence Juive : Chaim Arlosoroff.  Finalement, l’accord conclu en 1935 sera approuvé officiellement par le Congrès Sioniste Mondial !

Les mots mêmes de Ball-Kaduri sont que l’accord Haavara avait été conclu « sous la forme d’une lettre adressée à Herr Hoofien par le ministère de l’économie du Reich. Les négociations s’étaient déroulées sereinement car les Nazis avaient encore un «penchant sioniste» à l’époque.

En vertu de l’accord signé à Berlin, deux compagnies furent créées : la compagnie Haavara à Tel Aviv et une compagnie sœur baptisée Paltreu à Berlin. La procédure se déroulait de la manière suivante : l’émigrant Juif payait avec son argent (la somme minimale était d’un millier de livres sterling) sur le compte en Allemagne de la Haavara (à la banque Wassermann Bank de Berlin ou à la banque Warburg de Hambourg). Avec cet argent, les importateurs Juifs pouvaient acheter des marchandises allemandes pour les exporter en Palestine tout virant une somme équivalente en livres palestiniennes dans le compte de la Haavara à l’Anglo-Palestine Bank en Palestine.

Quand l’émigrant arrivait, il trouvait dans son compte une somme équivalente à celle qu’il avait versée en Allemagne (c’est là que Ball-Kaduri observe : « après avoir déduit des frais assez élevés »).

En relation avec l’émigration vers la Palestine permis par l’accord Haavara, les sionistes fondèrent la Palestine Shipping Company qui acheta le bateau allemand de transport de passagers «Hohenstein » qu’ils rebaptisèrent «Tel Aviv.(link is external)»  Le bateau fit son premier voyage vers Haïfa au départ du port allemand de Bremerhaven au début de l’année 1935.

Pendant ce voyage, le bateau portait à la poupe son nouveau nom en caractères hébraïques tandis que le swastika flottait sur son mât ; « une combinaison d’absurdité métaphysique » écrira plus tard un des passagers. Le capitaine du navire, Leidig, était un adhérent du parti Nazi !

Le Hohenstein rebaptisé Tel Aviv sera revendu en 1937 au Japon(link is external)

Le Hohenstein rebaptisé Tel Aviv sera revendu en 1937 au Japon

L’accord Haavara vouait à l’échec la démarche de boycott de l’Etat nazi et maintenait sans disruption pour l’économie fasciste l’accès à ’un large marché à l’export à une époque où le commerce mondial souffrait encore des traces de crise économique internationale de1929.  Ce point avait été souligné dans un mémorandum par Stuckart, le secrétaire d’Etat au ministère de l’intérieur du Reich.

Dans ce mémorandum, daté du 17 décembre 1937, il était observé : «Les principaux avantages [de l’accord Haavara] sont les suivants : l’influence du groupe Haavara en Palestine a amené au résultat imprévu et inhabituel mais espéré que, de tous les endroits, la Palestine est le pays dans lequel les biens allemands ne sont pas boycottés par la partie juive…»

En même temps, la procédure Haavara a rendu possible une accélération du mouvement d’émigration juive vers la Palestine, amenant au renforcement de la position des sionistes en Palestine. Les immigrants qui viennent d’Allemagne amènent avec eux un plus haut niveau de compétences économiques entre autres choses.

Ce qui résultait aussi de la «sélectivité.» Comme l’accord requérait le versement  par l’émigrant d’un millier de livres sterling au minimum, seuls des membres de la bourgeoisie juive étaient en mesure de profiter de ce dispositif, tandis que les travailleurs d’origine juive étaient lassés à leur destin. Ainsi, l’évaluation suivante de l’accord de Haavara dans le cadre de l’examen de lapolitique raciale du fascisme peur être considérée comme parfaitement juste : le principe de solidarité qui nécessitait que les Juifs restent unis devant leurs persécuteurs  avait volé en éclats du fait d’intérêts capitalistes. Pecunia non olet.

Dans le même temps, les dispositions prises par les entrepreneurs Juifs dans le seul objectif de transférer leurs capitaux de l’Allemagne fasciste vers la Palestine étaient accueillies avec grande considération. On a affirmé que le capital envoyé au Moyen Orient était placé au service des Juifs. En réalité cependant, cet argent servait en Palestine aux mêmes objectifs qu’en Allemagne : le profit de ses détenteurs.

Le même livre affirme que «l’Internationale Sioniste voulait que les émigrants Juifs d’Allemagne arrivent sur le sol de Palestinenon comme des sans le sou mais en tant que propriétaires d’un capital qui contribuera à l’édification d’un Etat capitaliste. C’est à partir de ce désir qu’a grandi l’intérêt des sionistes pour s’associer avec des antisémites.»

De fait, avant même la création d’Israël, l’accord de transfert  donna une forte impulsion à l’économie sioniste en Palestine. Des sources sionistes parlent d’une somme de 139,6 millions de Reichsmarks – une somme énorme à l’époque – transférée d’Allemagne en Palestine. Une autre source situe le montant transféré à 8 millions de livres sterling. Ce n’est pas une simple coïncidence si les projets les plus importants en Israël ont été créés ou dirigés par des émigrants partis d’Allemagne.

La plus grande fonderie de Palestine et l’industrie du ciment par celui qui fut à une époque directeur de la compagnie des eaux et d’électricité de Berlin, le Dr Karl Landau. Le Dr Arnold Barth de Berlin, le Dr Siegfried Sahlheine de Hambourg et Herbert Förder de Breslau furent les premiers organisateurs de la banque Leumi. Fritz Naphtals de Berlin et George Josephthal de Nuremberg  transformèrent en entreprise géante l’insignifiante «Arbeiterbank.»

Certains des plus importantes firmes israéliennes furent fondées par Yekutiel er Sam Federmann de Chemnitz ( Karl-Marx-Stadt à l’époque communiste) ; l’entré Yekutiel dans le Who’s Who en Israël (1962) le présente comme un «fondateur de ‘l’Israel Miami Group’ (Dan Hotel) ; le partenaire israélien du cimentier ‘Isasbest’ ; le fondateur et associé de ‘Israel Oil Prospectors Corp, Ltd ‘ qui procéda au premier forage pétrolier ‘Mazal 1’ et présida de nombreuses autres entreprises.

Les accords économiques entre les sionistes et le fascisme allemand avaient l’approbation de toutes les instances du Reich nazi. Le ministère des affaires étrangères avait déjà adopté une attitude pro-sioniste en maintes occasions avant 1933 (il y avait eu des rencontres entre Chaim Weizmann et les secrétaires d’Etat von Schubert et von Bullow).

C’est seulement après le déclenchement de la révolte arabe palestinienne de 1936 que les premières divergences d’opinion s’installèrent dans les diverses institutions fascistes sur l’utilité de poursuivre les transferts dans le cadre de la Haavara.

Le ministère des affaires étrangères se rendait maintenant compte que la politique de facto pro-sioniste allait aliéner les Arabes à l’Allemagne hitlérienne – une perspective qui n’était pas dans l’intérêt du Reich Nazi. Döhle, consul général d’Allemagne à Jérusalem, était le porte-voix de ce point de vue et, dans un long mémorandum daté du 22 mars 1937, il observait que « par notre promotion de l’immigration juive… la position qu’avait pu réoccuper l’Allemagne… allait être mise à mal.» En adoptant cette position, Döhle était moins animé par un intérêt pour les Arabesque par une inquiétude pour les intérêts politiques du fascisme allemand.

Il ajoutait que l’Allemagne ne devait «pas trop se préoccuper  des sympathies des Arabes à l’égard de l’Allemagne dès lors que ce dont nous avions besoin était moins d’avoir une politique arabe active que d’éviter la promotion voyante accordée à l’édification d’un foyer national juif.»

Döhle craignait   «un revirement de l’humeur des Arabes et que nous soyons accusés de participer activement à la lutte contre eux.»

Les inquiétudes de Döhle étaient partagées par d’autres autorités fascistes. Ainsi, l’Office du Commerce Extérieur de l’Auslandsorganisation du parti nazi (le bureau du parti chargé des affaires internationales) déclarait en toute franchise : «Politiquement, il [l’accord de la Haavara] revient à apporter un soutien efficace à l’établissement d’un foyer national juif avec l’aide du capital allemand.»

Le 17 décembre 1937, il était signalé dans le mémorandum déjà cité de Stuckart, Secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, que depuis le début de la révolte arabe en Palestine «les avantages procurés par la procédure [de Haavara] sont devenus plus faibles  tandis que ses inconvénients deviennent de plus en  plus importants.»

Stuckart était d’avis que si la création d’un Etat juif était inévitable, alors «tout ce qui permettrait le développement d’un tel Etat devrait être évité.» Puis Stuckart déclarait clairement : Il est hors de doute que la procédure de la Haavara a apporté la plus forte contribution au développement extrêmement rapide de la Palestine [i.e. des colonies sionistes – K.P.]. Cette procédure n’a pas seulement permis l’apport de très grosses sommes d’argent [d’Allemagne] ; elle a aussi apporté les hommes les plus intelligents parmi tous les immigrants, et a en fin de compte fourni les machines et les équipements industriels nécessaires – aussi d’Allemagne

Les craintes de ces responsables (qui, ainsi que nous le verrons étaient en contradiction avec l’opinion des SS et de la Gestapo) furent finalement communiquées à Hitler. Hitler, ainsi qu’on peut le lire dans un mémorandum du département de la Politique Commerciale du ministère des affaires étrangères en date du 27 janvier 1938, décida que la procédure de la Haavara devait continuer. Cette position d’approbation prise par Hitler vis-à-vis du renforcement de la colonisation sioniste de la Palestine resta inchangée malgré les doléances émanant du ministère des affaires étrangères et l’Auslandorganisation du parti nazi relativement à  la montée de l’hostilité des Palestiniens à l’égard de l’Allemagne.  C’est ainsi que l’Auslandorganisation au ministère des affaires étrangères exigea à nouveau dans un mémorandum daté du 12 novembre 1938 que «une initiative soit entreprise pour une annulation d’un accord de Haavara qui n’a que trop duré.»

Jon et David Kimche confirment le fait qu’Hitler «avec une détermination sans ambigüité, avait ordonné la promotion d’une immigration de masse en Palestine,» et qu’Hitler avait en outre formulé la décision fondamentale que «l’émigration juive devait être encore plus encouragée par tous les moyens disponibles. Il est donc indiscutable que l’opinion du Führer était qu’une telle émigration devait être avant tout orientée vers la Palestine

Finalement, même Winfried Martini confirme la position pro-sioniste des cercles fascistes les plus importants pendant la révolte arabe de 1936-39. Il écrit que, en tant que correspondant de la Deutsche Allgemeine Zeitung en Palestine, ses articles sur la révolte «étaient assez clairement favorables à la partie juive,» et que cela n’avait soulevé aucune objection de la part des responsables nazis.

Hitler resta donc le garant des transferts Haavara qui ne furent stoppés qu’avec le déclenchement de la deuxième guerremondiale.

Coopération avec les services de renseignements nazis

Pendant les premiers jours de la domination fasciste sur l’Allemagne, les sionistes avaient un contact direct avec l’appareil de répression fasciste, ce qui se traduisit par une coopération informelle entre la direction sioniste et les organisations de terreur du Reich nazi (la Gestapo, la SS etc.). Dès avant 1933, le dirigeant sioniste Leo Plaut «avait une connexion» avec la police politique et avec un cadre de la police, l’Oberregierungsrat Rudolf Diels (supposé être un camarade de classe de Plaut). Quand Diels fut d’abord nommé chef de la police secrète en 1933, il maintint ses relations avec Plaut. «En fait, Plaut avait même le numéro de la ligne secrète de Diels et pouvait l’appeler à tout moment.»

On peut seulement spéculer sur les détails de leurs contacts parce que les documents à ce sujet sont enfermés à double tour aux archives de Yad-Vashem à Jérusalem. On peut cependant supposer que c’est grâce à ces contacts qu’une rencontre avait pu être arrangée entre le premier ministre Prussien Herman Goering (plus tard condamné à mort par le tribunal de Nuremberg pour crimes de guerre) et les chefs des organisations juives allemandes. La réunion eut lieu le 26 mars 1933. Parmi les dirigeants  sionistes présents, se trouvait Kurt Blumenfeld, mais il a gardé le silence sur cet épisode sans ses mémoires.

De tels contacts se faisaient en secret, mais il existe des preuves concernant des préparatifs en vue d’une coopération entre les sionistes et la SS (l’organisation qui chapeautait tout l’appareil policier et du renseignement dans l’Etat fasciste). Peu de temps après la prise du pouvoir par les fascistes, le journal Der Angriff, contrôlé par les chefs propagandistes Nazi, publiait un article sur un voyage en Palestine qui présentait en termes positifs la colonisation sioniste en Palestine. Le reportage, intitulé «Un nazi voyage en Palestine,» (link is external) «ne comportait pratiquement aucune critique.»

Médaille commémorative du séjour de leopold von Mildenstein(link is external)

Médaille commémorative du séjour de Leopold von Mildenstein en Palestine

Le pseudonyme de l’auteur «Lim» dissimulait l’identité du SS Untersturmführer (équivalent du grade de lieutenant dans l’armée) Leopold von Mildenstein. Mildenstein servait dans le SD (le service de sécurité de la SS) qui était à l’origine le service secret interne du parti nazi mais qui, à partir de 1934, cessa d’être simplement la police du parti et un instrument entre les mains du commandement de la police pour se transformer en service secret  intérieur principal de la dictature fasciste.

Le SD était aussi devenu  l’organisation de commandement politique et de formation des cadres pour la police fasciste. Le fait que Mildenstein ait pu être l’homme capable d’écrire des articles ouvertement pro-sionistes n’était pas une simple coïncidence puisque, en 1934, le Bureau II du SD s’était étoffé d’un bureau II-112 ou «Judenreferat» (bureau des affaires juives) dont il assurait la direction. Selon Martini, Mildenstein avait été «discrètement conseillé par des officiels sionistes » pendant son séjour en Palestine.

Le département dirigé par Mildenstein a eu la charge de la politique juive du nazisme jusqu’en 1938 Cette politiqueavait été formulée par l’organe officiel de la SS, Das Schwarze Korps, dans les termes suivants : «Le temps n’est peut être pas bien loin qui verra la Palestine recevoir à nouveau les enfants qu’elle avait perdu il y a un millier d’année. Nos vœux ainsi que la bonne volonté de l’Etat les accompagnent ».

Il y a eu des tentatives pour décrire la politique pro-sioniste de la SS comme reflétant l’attitude personnelle de Mildenstein  plutôt que l’entente officielle entre sionistes et fascistes. Mais il n’y a pas que la citation extraite du Schwarze Korps pour contredire cette thèse : Mildenstein lui-même, quelques années plus tard, republiera sous forme de livre ses notes de voyage parues dans l’Angriff. Mais cette fois-ci, il transformera sa tendance pro-sioniste initiale en antisémitisme sans fard.

Les dirigeants sionistes qui avaient «discrètement conseillé » le directeur du « Judenferat » au SD pendant son voyage enPalestine poursuivirent leurs contacts avec la SS et le SD. Naturellement, peu de détails sont connus sur ces contacts dont les traces sont des documents hautement classifiés. Un des rares documents  disponibles sur ces relations est un mémorandum du professeur Franz Six daté du 17 juin 1937 qui porte la mention «Affaire secrète pour le commandement. » ce mémorandum contient des informations sur une visite de l’émissaire sioniste Feivel Polkes à Berlin. Polkes était membre de l’état major de l’armée sioniste clandestine, la Haganah, avec le grade de commandant. L’Oberscharführer de la SS Herbert Hagen qui avait succédé à Mildenstein à la direction du Judenferat affirmait que Polkes avait le « commandement de l’ensemble de l’appareil d’auto-défense des Juifs de Palestine

En Palestine, Polkes avait été en relation étroite avec le correspondant de la « German News Agency ,» le Dr Reichert qui était actif dans le réseau d’espionnage du SD en Palestine. Ce réseau était dirigé pat Otto von Bodelschwingh, un agent du SD établi comme agent commercial à Haïfa. C’est le Dr Richert qui avait obtenu un visa d’entrée en Allemagne pour Polkes.

Polkes resta à Berlin du 26 février au 2 mars 1937, participant à plusieurs réunions avec des agents du SD représentant le régime nazi, dont deux avec le Hauptscharführer Adolf Eichmann (Eichmann avait alors commencé à travailler au «Judenferat»). Polkes avait alors offert de collaborer avec le gouvernement allemand, disant à Eichmann qu’il était par-dessus tout intéressé à «accélérer l’immigration juive en Palestine, de sorte à ce que les Juifs deviennent majoritaires par rapport aux Arabes dans son pays. A cette fin, il travaillait avec les services secrets anglais et français et ils voulait aussi coopérer avec l’Allemagne d’Hitler.»

Hagen avait noté un peu plus loin dans son rapport sur la visite de Polkes à Berlin : «Il avait aussi signalé sa disponibilité à rendre des services à l’Allemagne sous la forme d’informations, dans tant qu’elles n’entraient pas en conflit avec ses propres objectifs…»

Entre autres choses, il soutiendrait avec vigueur les intérêts allemands au Moyen Orient…» Höhne avait commenté l’offre de Polkes en ces termes : « … derrière ça, il y a clairement la politique d’immigration de la Haganah.»

La SS avait immédiatement récompensé les intentions coopératives de Polkes avec les instructions préconisées par Six. « Une pression est exercée sur l’association des Juifs du Reich en Allemagne afin d’obliger les Juifs qui émigrent d’Allemagne à se rendre seulement en Palestine et dans aucun autre pays. »

C’était exactement ce que voulaient les sionistes mais, ajoutait Six : «Une telle mesure va entièrement dans le sens des intérêts de l’Allemagne et elle est déjà mise en œuvre par la Gestapo.»

Feivel Polkes, le commandant de la Haganah, s’était mis en quatre pour faciliter le développement de la coopération entre sionistes et fascistes ; il avait même lancé une invitation à Eichmann pour une visite en Palestine comme invité de la Haganah.

Six observait :

«Dans le travail de mise en contact, le nom du SS Hauptscharführer Eichmann du Département II-II2  me vient à l’esprit avant tout autre. Il avait eu des discussions avec Polkes pendant le séjour de ce dernier à Berlin et il avait été invité à visiter les colonies juives en Palestine où il serait son guide.»

Le voyage en Palestine entrepris par Hagen et Eichmann n’est qu’un épisode dans l’histoire de la collaboration entre le sionisme et l’Allemagne nazie. Mais c’était un événement à la fois significatif et révélateur qui est devenu l’objet d’une falsification considérable. Au lieu d’admettre le fait que le tristement célèbre assassin de Juifs, Adolf Eichmann, avait à un moment donné été invité en Palestine par la Haganah, les auteurs sionistes ont renversé la faute et affirmé que le but de la visite d’Eichmann était d’entrer en contact avec les rebelles Palestiniens, voire de conspirer avec le mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al-Husseini.

L’inventeur de cette histoire semble être le sioniste bien connu Simon Wiesenthal qui, en 1947, avait déjà prétendu qu’Eichmann avait implanté un réseau d’agents dans la colonie [allemande] de Sarona en Palestine et avait pris contact avec le Grand Mufti. En 1951, Léon Poliakov avait publié quelque chose de semblable dans Die Welt et Gerald Reitlinger la lui emprunta deux ans plus tard pour son livre « La solution finale » dans lequel Eichmann était supposé avoir été envoyé en Palestine pour prendre contact avec les rebelles Arabes.»

A partir de là, la légende a fleuri, avec l’Américain Quentin Reynolds affirmant même qu’Eichmann avait rendu visite au Grand Mufti. Le biographe d’Eichmann, Commer Clarke, était allé jusqu’à soutenir qu’Eichmann avait emporté avec lui 50 000 dollars d’ «or nazi» pour les offrir aux rebelles Palestiniens.

Quand de tels mythes sont mis en regard avec la réalité des faits, une des raisons pour lesquelles le gouvernement israélien tenait tant à ce que le procès Eichmann ait lieu en Israël et pas ailleurs devient claire ; c’est seulement en Israël que les contacts des sionistes avec les nazis pouvaient être écartés du regard de l’opinion publique. C’est seulement là-bas que la pression sur un Eichmann qui jouait sa vie dans ce procès pouvait être suffisante pour qu’il fasse de fausses déclarations devant la cour.

«Il est vrai,» déclara Eichmann pendant son procès, «qu’un des objectifs de mon voyage en Palestine en 1937 était de prendre contact avec le Mufti Al-Husseini.  Mais le rapport sur leur voyage rédigé par Hagen et Eichmann et découvert dans les archives secrètes d’Himmler, le chef de la SS, renvoie une image différente. On peut résumer ainsi la teneur du rapport sur ce voyage : Eichmann et Hagen quittèrent Berlin le 26 septembre, se faisant passer pour des rédacteurs du Berliner Tageblatt et arrivèrent à Haïfa le 2 octobre 1937 à bord du bateau Romania. Comme les autorités britanniques avaient refusé la permission de débarquer aux deus émissaires de la SS (à cause de la révolte arabe), Eichmann et Hagen allèrent en Egypte. Sur place, ils rencontrèrent non pas Hadj Amin Al-Husseini, mais leur vieille connaissance, Feivel Polkes,(link is external) l’officier de la Haganah.

Le rapport de voyage d’Hagen et Eichmann contient une restitution exacte  des conversations avec Polkes qui eurent lieu les 10 et 11 octobre 1937 au café Groppi du Caire. Polkes avait débord exposé en toute franchise les projets sionistes devant les hommes de la SS (les déclarations de Polkes telles que consignées par Hagen et Eichmann ne sont pas seulement intéressantes quant à la coopération sionisme – fascisme, mais elles sont également importantes comme témoignage sur la politique expansionniste des sionistes) :

«L’Etat sioniste doit être établi par tous les moyens aussi vite que possible afin qu’il attire un flux d’émigrants Juifs vers la Palestine. Quand l’Etat juif sera établi dans le cadre propositions actuelles de la Commission Peel, et dans la ligne des promesses partielles de l’Angleterre, alors les frontières pourraient être repoussées plus loin conformément à sa volonté [de l’Etat juif].»

Polkes avait ensuite fait l’éloge de la terreur antisémite en Allemagne : «les cercles nationalistes juifs ont exprimé leur grande satisfaction devant la politique allemande radicale à l’égard des Juifs, ca cette politique devrait faire augmenter la population juive en Palestine de sorte qu’on puisse envisager une majorité juive devant les Arabes dans un futur prévisible.»

Une fois de plus, Polkes avait souligné la nécessité d’accélérer le départ des Juifs d’Allemagne et avait réitéré sa disponibilité à donner des informations secrètes au SD. Il avait offert immédiatement deux éléments « d’information  de ce genre» ainsi qu’Eichmann le notait dans son rapport de voyage. Le premier était conçu pour susciter l’hostilité du régime fasciste à l’égard du mouvement nationaliste arabe. Eichmann avait noté : «Selon les informations de Polkes, le Congrès Panislamique Mondial en convention à Berlin est en contact direct avec deux leaders Arabes prosoviétiques : l’émir Chakib Arslan et l’émir Adil Arslan. »

Le deuxième élément d’information consigné par Eichmann dans son rapport de voyage concernant ce parti qui s’était engagé sans équivoque à l’avant-garde de la lutte contre la terreur fasciste et les indignités antisémites : le Parti Communiste Allemand. «La radio communiste illégale dont la diffusion est particulièrement importante en Allemagne est, selon Polkes, installée dans un camion qui circule le long de la frontière germano-luxembourgeoise pendant les retransmissions.» (Cette information donne un aperçu intéressant que où les dirigeants sionistes voyaient leurs alliés et où ils voyaient leurs opposants !)

Les rencontres entre Eichmann et Polkes ne sont pas des évènements isolés et fortuits. Elles s’inscrivent dans le contexte d’une coopération à long terme entre fascistes et sionistes. Après le voyage d’Hagen et Eichmann, la collaboration avait été cimentée par la «Mossad Aliyah Beth,» qui avait été créée par la Haganah comme organisation pour l’immigration illégale après le coup de frein à l’immigration en Palestine décidé par la Grande Bretagne suite à la Commission Peel.

Fin 1937, i.e. quelques mois après le voyage d’Eichmann, des envoyés du Mossad prenaient leurs fonctions dans les locaux de ma Reichsvereinigung [Union des Juifs du Reich] au 10 Meineckestrasse à Berlin-Charlottenburg, avec la permission des autorités fascistes de Berlin. Ces deux envoyés, Pina Ginsburg et Moshe Auerbach avaient fait le voyage de Palestine en Allemagne à cet effet.

Dans leur livre Secret Roads ; Jon et David Kimche ont situé l’arrivée de Ginsburg à Berlin à l’été 1938. Ginsburg s’était présenté lui-même officiellement à la Gestapo en tant qu’émissaire de «L’Union des Colonies Communautaires », déclarant qu’il était en mission spéciale et que sa tâche convergeait avec les intentions du gouvernement nazi, son objectif étant l’organisation de l’émigration des Juifs Allemands en Palestine.

C’était seulement avec le soutien des dirigeants nazis que ce projet pouvait se réaliser sur une grande échelle. La Gestapo avait alors discuté avec Ginsburg sur «la manière de promouvoir et d’accroître l’immigration juive en Palestine à l’encontre de la volonté des autorités mandataires britanniques

En attendant, les autorités fascistes avaient commencé à changer ses méthodes de pression sur les Juifs Allemands. Elles ne s’en remettaient plus aux seules organisations sionistes pour s’occuper de l’émigration en Palestine. A Vienne (l’Autriche avait été occupée par l’Allemagne hitlérienne en mars 1938), «l’Office Central pour l’Emigration Juive» était créé et placé sous la responsabilité d’Adolf Eichmann. Ai début de l’été 1938, Eichmann rencontrait à Vienne un autre émissaire du Mossad, Bar-Gilead.

Ce dernier demanda la permission d’installer des centres (camps) de formation pour les émigrants afin qu’on puisse les préparer à leur travail en Palestine. Après avoir référé de cette requête à Berlin, Eichmann avait accordé l’autorisation et fourni tout ce qui était nécessaire pour l’installation des camps de formation. Vers la fi 1938, environ un millier de jeunes Juifs avaient été formés dans ces camps.

Dans le même temps, Ginsburg à Berlin avait pu, avec l’aide des autorités nazies, établir des camps semblables. Jon et David Kimche écrivent : «Le Palestinien [Ginsburg] qui était venu à Berlin prêt à tout, n’avait aucun état d’âme à dîner avec le diable et à s’assurer sa part du repas.»

Dans son livre Eichmann à Jérusalem, Hannah Arendt a commenté les informations fournies par les Kimches :

…ces Juifs de Palestine tenaient un langage pas complètement différent de celui d’Eichmann…ils avaient été envoyés en Europe par les colonies communautaires en Palestine, et ils n’étaient pas intéressés par des opérations de secours – ce n’était pas leur job. Ils voulaient sélectionner du «matériel adapté» et leurs principaux ennemis… n’étaient pas ceux qui rendaient la vie impossible dans les pays d’installation ancienne qu’étaient  l’Autriche et l’Allemagne, mais ceux qui empêchaient l’accès à la nouvelle patrie ; cet ennemi était clairement la Grande Bretagne, pas l’Allemagne… ils étaient probablement parmi les premiers Juifs à parler ouvertement d’intérêts mutuels…

La proposition d’une alliance militaire avec Hitler

Tandis que la tendance majoritaire du mouvement sioniste, la tendance du parti «travailliste» (Ben Gourion etc.) et les «sionistes généralistes » (Weizmann et les autres), camouflaient soigneusement leurs contacts avec les fascistes, et s’exprimaient publiquement contre eux, l’aile droite du sionisme, le parti Révisionniste (ancêtre de l’organisation terroriste Irgun Zvai Leumi et plus tard du parti Herut en Israël) avait ouvertement et en maintes occasions avant 1933 exprimé son admiration pour des gens comme Mussolini et Hitler. On peut en trouver un exemple dans un procès tenu à Jérusalem en 1932 quand l’avocat Cohen, un membre du parti Révisionniste, avait déclaré en défense d’auteurs de troubles de l’ordre à l’université : «Oui, nous éprouvons un grand respect pour Hitler. Hitler a sauvé l’Allemagne. Sans lui elle aurait péri il y a quatre ans. Et nous nous serions rangés aux côtés d’Hitler si seulement il avait renoncé à son antisémitisme.»

Vladimir Jabotinsky, chef à l’époque du mouvement révisionniste, qui entretenait de bonnes relations avec le mouvement fasciste en Europe avait aussi été accusé de vouloir des relations étroites avec l’Allemagne hitlérienne.

Il y avait alors une concurrence évidente entre les différentes factions sionistes pour aboutir à une collaboration privilégiée avec les fascistes tout en dénonçant dette même démarche les unes chez les autres (Il faut mentionner ici l’assassinat de Chaim Arlosoroff).

Le journal sioniste Davar de juillet 1933 avait publié un article de David Ben Gourion qui lançait une lourde accusation : «… Juste après l’accession d’Hitler au pouvoir en Allemagne, alors que les persécutions contre les Juifs et les marxistes étaient au plus haut, M. Vladimir Jabotinsky s’était rendu à Berlin et dans un discours public, avait attaqué les communistes présents dans le mouvement sioniste et en Palestine

S’il en était bien ainsi, alors cela signifiait que Jabotinsky voulait torpiller les négociations sionisto-fascistes afin de pouvoir entrer dans la partie comme partenaire des négociations avec les Nazis.  Jabotinsky s’était néanmoins attaché à réfuter l’accusation de Ben Gourion en soulignant que ce dernier avait pris la parole sur Radio Varsovie le 28 avril 1933 et avait appelé à la mise en place d’un boycott mondial de l’Allemagne, avec l’établissement simultané d’un Etat juif enPalestine, «comme seule réponse adéquate à la menace hitlérienne.»  Il y avait là une allusion transparente aux négociations de Haavara menées par l’aile majoritaire du sionisme.

Mais Jabotinsky ne pouvait pas contester le fait que le journal révisionniste Hazil Haam, publié en Palestine, « semblait considérer ce mouvement [le fascisme] avec une sympathie et une compréhension prononcées. Les rédacteurs de ce journal… lui avait-on dit, quoique conscients de l’antisémitisme forcené d’Hitler, voyaient dans le National Socialisme les éléments d’un authentique mouvement de libération nationale.

Pour l’Allemagne fasciste, la collaboration avec la tendance sioniste majoritaire était sans aucun doute plus importante que la coopération avec «l’opposition» révisionniste. Néanmoins, même les Révisionnistes furent autorisés à poursuivre leurs activités politiques en Allemagne. Les membres de l’organisation de jeunesse du mouvement révisionnistes, «Brit Trumpeldor» (à propose de laquelle Schechtman rapporte qu’elle «s’adaptait à certaines caractéristiques du régime nazi») était la seule organisation non fasciste en Allemagne à être autorisée par les nazis à porter un uniforme.

Miliciens du Betar à Berlin en 1936(link is external)

Miliciens du Betar à Berlin en 1936

Ce furent finalement des membres de l’Irgoun qui, dans leur intention de collaborer avec le fascisme allemand un an et demi après le début de la deuxième guerre mondiale ((à un moment où le massacre des Juifs dans la Pologne occupée avait déjà commence) allèrent jusqu’à faire aux autorités fascistes une offre incroyable de coopération. (L’Irgoun qui s’était séparée de la Haganah avant de la rallier à nouveau en 1948, a fait partie intégrante de l’Etat d’Israël depuis  lors ; son vieux leader Menahem Begin a été premier ministre d’Israël de 1967 à 1970 et est actuellement à la tête du groupe parlementaire du Likoud au parlement israélien).

Quelques mois avant cette offre de coopération de janvier 1941, une scission était intervenue entre la faction de l’Irgoun minoritaire alors qui soutenait la Grande Bretagne en guerre contre l’Allemagne nazie et au groupe de ceux qui, à l’intérieur de l’Irgoun, étaient opposés à une telle politique pro-britannique. Abraham Stern, un membre du comité de l’Irgoun, joua un rôle déterminant dans ce dernier groupe qui avait le soutien, à l’époque, de la majorité des membres de l’Irgoun. C’est par des militants antibritanniques de ce groupe que fut faite  la proposition de collaboration de l’Irgoun [avec le nazisme, NdT].

La nature de cette proposition est consignée dans un document dont le texte intégral est encore secret.  Il est évoqué  dans un rapport de l’attaché naval de l’ambassade d’Allemagne en Turquie – un fonctionnaire qui était chargé de missions secrètes là-bas. Le rapport, qui est toujours enfermé dans des archives en Grande Bretagne parle de contacts que l’attaché avait eu avec des émissaires de «l’Irgoun Zvai Leumi (Organisation Militaire Nationale – OMN).»

Un mémorandum daté du 11 janvier 1941 parle des «Lignes Fondamentales de la Proposition» de l’Irgoun «concernant la solution de la question juive en Europe et la participation active de l’OMN aux côtés de l’Allemagne

On lit ce qui suit dans cette note :

Il est souvent dit dans les discours et les déclarations des plus importants responsables politiques de l’AllemagneNationale Socialiste qu’un Ordre Nouveau en Europe a pour condition préalable la solution radicale de la question juive par l’évacuation («Judenreines Europa»)

Evacuer les masses juives d’Europe est une pré condition pour résoudre la question juive ; mais elle ne peut être rendue possible et complète que par l’installation de ces masses dans la patrie du peuple juif, la Palestine, et par l’établissement d’un Etat juif dans ses frontières historiques.

Après avoir confirmé de la sorte la convergence fondamentale des vus du sionisme et du fascisme, les militants de l’Irgoun proposaient une alliance avec leur organisation ainsi que l’indique la suite du document :

Cette manière de résoudre le problème juif et donc d’en faire résulter la libération du peuple juif une fois pour toutes, est l’objectif de l’activité politique et des années de lutte du mouvement juif de libération : l’Organisation Militaire Nationale (Irgun Zvai Leumi) en Palestine.

L’OMN qui est bien au fait des bonnes dispositions du gouvernement  et des autorités du Reich allemand à l’égard de l’action sioniste en Allemagne et à l’égard des plans sionistes d’émigration [il faut signaler à ce sujet la coopération entre fascistes et sionistes entre 1933 et 1939 – K.P.] – est d’opinion que :

1     Une communauté d’intérêts pourrait exister entre l’instauration d’un ordre nouveau en Europe en conformité avec la conception allemande et les véritables aspirations nationales du peuple juif telles qu’elles sont incarnées par l’OMN.

2. La coopération entre la nouvelle Allemagne et une nation hébraïque renaissante (völkisch –nationalen – Hebräertum) serait possible et

3 L’établissement de l’Etat juif historique sur une base nationale et totalitaire et lié par traité avec le Reich allemand serait dans l’intérêt du maintien et du renforcement de la future position de puissance de l’Allemagne au Proche Orient.

Ce qui était proposé était donc ni plus ni moins que l’établissement d’un Etat fasciste juif en Palestine qui serait l’allié du fascisme allemand !

«Sur la base de ces considérations, l’OMN en Palestine propose de prendre activement par à la guerre au côté de l’Allemagne, dès lors que les aspirations nationales susmentionnées du mouvement de libération sont reconnues par le gouvernement du Reich allemand.»  Après avoir ainsi proposé de participer activement avec le fascisme allemand au combat contre le bloc antihitlérien, les sionistes de l’Irgoun poursuivaient en précisant un peu plus leur proposition dans le document :

Cette offre de l’OMN dont la validité concerne les niveaux politique, militaires et du renseignement, à l’intérieur et aussi, selon certains documents préparatoires, à l’extérieur de la Palestine, était conditionnée par la formation militaire et l’organisation de la main d’œuvre juive en Europe sous la direction et le commandement de l’OMN. Ces unités militaires prendraient part aux combats pour conquérir la Palestine en cas de constitution d’un tel front.

La participation indirecte du mouvement israélien de libération à l’instauration d’un Ordre Nouveau en Europe, déjà dans sa phase préparatoire, serait associée à une solution radicale et positive du problème juif en Europe en conformité avec les aspirations nationales susmentionnées du peuple juif. Ce qui renforcerait  de manière exceptionnelle la base morale de l’Ordre Nouveau aux yeux du monde entier.

La coopération du mouvement israélien de libération serait aussi dans la ligne d’un des récents discours du Chancelier du Reich Allemand dans lequel Hitler soulignait que toutes les combinaisons et toutes les alliances pouvaient être envisagées dans le but d’isoler l’Angleterre et de la vaincre.

Il est inutile de commenter plus avant ce document étonnant. On doit seulement ajouter que ce sont l’antisémitisme et le travail de liquidation qui avait déjà commencé pour éliminer les Juifs Européens qui avaient empêché le fascisme allemand d’accepter cette proposition d’alliance. Mais deux ans plus tard, l’Irgoun se lançait dans des attaques terroristes contre des institutions britanniques au Proche Orient, travaillant ainsi à l’affaiblissement de l’alliance contre Hitler dans son combat contre le fascisme allemand, un combat qui permettra aussi de secourir les Juifs Européens.

Conclusion

Chaque fois que la coopération entre les sionistes et les fascistes est révélée, les auteurs sionistes recourent à l’excuse toute prête selon laquelle les contacts avec les nazis n’avaient été noués que dans le seul but de sauver des Juifs. Alors même que certains faits mentionnés précédemment contredisent cette thèse, on peut poser les deux questions suivantes aux tenants de cette thèse : N’y avait-il vraiment aucun autre moyen de sauver les Juifs Européens ? Etait-ce le véritable motif des sionistes pour pactiser avec le diable ?

On ne peut douter du fait que la seule possibilité pour empêcher le massacre de millions de Juifs (ainsi que d’éviter la secondeguerre mondiale qui a causé des millions de morts) consistait à renverser la dictature fasciste quand elle en était au tout début de sa phase de domination. Mais les dirigeants sionistes n’étaient pas intéressés par cette perspective – leur seul objectif étant d’augmenter le nombre de Juifs dans la population de la Palestine.

Comme ils partageaient la vision anti-assimilationniste du nazisme concernant la race juive, ils ne considéraient pas la dictature fasciste comme une tragédie. Comme l’avait expliqué David Ben Gourion : «Ce que des années de propagande sioniste n’avaient pas pu faire, ce désastre l’avait réalisé en l’espace d’une nuit.»

Non seulement les chefs sionistes ne firent rien contre le fascisme, mais ils entreprirent des actions qui sabotèrent le front antifasciste (en empêchant un boycott économique avec leur accord Haavara).  En pratique, ils rejetèrent des tentatives pour sauver les Juifs Allemands dès lors qu’elles n’avaient pas pour but l’installation des Juifs en Palestine. L’exemple qui suit est celui de la conférence d’Evian : quand après 1933 la majorité des pays capitalistes refusa d’accueillir les réfugiés Juifs d’Allemagne, le président Américain Roosevelt appela à la réunion à Evian d’une conférence sur les réfugiés. Cette conférence se tint du 6 au 15 juin 1938 avec la participation de 32 pays capitalistes.

La conférence échoua étant donné que les participants refusèrent d’accueillir les réfugiés Juifs. On aurait pu supposer que le mouvement sioniste, qui était aussi représenté à Evian, aurait essayé de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils lèvent leurs restrictions. Mais les sionistes déposèrent au contraire une motion dès le début de la conférence pour demander l’admission d’1,2 million de Juifs en Palestine. Ils n’étaient pas intéressés par d’autres solutions et, comme l’écrira plus tard Christopher Sykes : «Ils avaient manifesté une indifférence hostile à l’égard de l’ensemble du processus dès le tout début… la vérité à ce propos est que la démarche tentée à Evian ne correspondait absolument pas à l’idée sioniste

Les dirigeants sionistes partagent donc la responsabilité de l’échec à secourir un plus grand nombre de Juifs Européens. On doit en toute justice se souvenir que les Juifs qui ont survécu à la monstrueuse domination du fascisme ont été sauvés par les soldats du bloc antihitlérien, et particulièrement à ceux de l’armée soviétique qui a consenti un terrible sacrifice pour vaincre la dictature fasciste.

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 Netanyahu’s holocaust comments: A sample of Tweets that perfectly mock his lucubration

Everyone was royally angered by Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s comments regarding the Holocaust this week.

Netanyahu said: Hitler didn’t intend to exterminate the Jews but to expel them from Germany. It is  Haj Amin al-Husseini of Jerusalem that convinced Hitler that the best solution for the is to Jews problem is to kill them

Kind the Palestinians Never existed, but a single one survived to converse with Hitler to the utter detriment of the Jews.

Although there is virtually no confusion in the world about whose responsibility the holocaust was, Netanyahu took it upon himself to create a controversial alternative pinning blame on the former Mufti of Jerusalem Haj Amin al-Husseini.

Twitter quickly exploded with people around the world, including users within Israel, criticizing and mocking the inaccurate and highly offensive interpretation of history, which plays into Netanyahu’s goal of discrediting Palestinians entirely.

 

“Hitler was thinking of going vegetarian, but after talking with the Mufti he said he might as well go vegan. ‪#‎themuftichangedmymind‬

1. There was that Tweeter who pointed out how pathetically Netanyahu sounded like an internet troll.

2. And then there was the moment when Hitler found out the mufti got the credit

3. Because you know, everyone was just waiting for the mufti to show up

4. And now that the mufti arrived, everyone has the perfect excuse for arriving late.

5. Or staying up too late.

6. It seems like the mufti has even been meddling with people’s favorite sports teams!

7. But really, this mufti seems to have had A LOT of influence on Hitler.

8. Like way too much influence, apparently.

9. But could it have been more than just friendly influence??

10. But wait, maybe it wasn’t the mufti – or Hitler – after all.

11. But the “Back to the Future” theory hasn’t stopped people from listening to the mufti’s advice.

12. Even God may have possibly fallen under the influence. Yikes!

13. And now we all know the real reason why Joe Biden decided not to run for president in the United States.

14. The mufti may also have been at least partially responsible for the Sept. 11 attacks in New York.

15. But wait, would the mufti even know who Netanyahu is?

16. And if Hitler could comment, would his reaction be like this?

17. Or maybe something like this?

18. But in all seriousness Netanyahu, what do you actually mean?

19. Because sorry, but you can’t have your cake and eat it too, as they say.

Note 1: Zionism struck a deal with Hitler. Germany facilitates the immigration of its Jews and those in the central Europe to Palestine and in return the Zionists will import German goods and services. Most probably England denied the Zionists in Palestine to purchase goods from Germany and Hitler lost all illusions concerning any deals with the Jews.

Note 2: The Jewish Bund demanded the sanctioning of Germany goods and services. The Zionist movement opposed this move and even encouraged the USA to increase its trade with Nazi Germany.

Note 3: Nazi Germany considered the status of Arabs just after the Jews. Stupid Netanyahu.

ZIONISM and WAHHABISM:

The Twin Cancers Destroying the Middle East (and their Dark Origins)…

I wrote dozens of articles and essays on these topics.  A comprehensive essay is always welcomed

Posted: November 7, 2014

 

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This is something I’ve been meaning to post about ever since starting this blog.
it’s a subject immensely important to our current global situation and international climate and it’s an angle largely avoided in mainstream journalism.
It is a fascinating and grim story, spanning the  18century when the British Empire aided the Wahhabi tribes in weapon and money, First World War, the creation of the states of Israel, Iraq, Syria and Saudi Arabia, and taking in Lawrence of Arabia, the fall of Gadaffi in Libya, the Syria Civil War and Rise of Islamic State, among other things.
It’s a story of long-term manipulation, insidious indoctrination, and secret, ‘mythical’ works of literature.
These two ideologies – Wahhabism in Islam and Zionism which is linked primarily to the Jewish religion – may seem like unrelated  entities on the surface of it…

But these two idealogies are largely responsible for the situation in the Middle East today; a situation that doesn’t just effect the Middle East, but as we’ve seen since 9/11, effects the US, Europe, the West and probably the entire world.

These two idealogies are responsible for and bound up in decades of violence, war, suffering and manipulation.

These two idealogies are flip-sides of the same coin. And these two idealogies can both be traced back to the same approximate era – roughly 200 years ago, even before and during the events of the First World War.

What has been the legacy of both Zionism and Wahhabism in the world?

And what is the truth about their origins?

To begin with, an abbreviated history (for those of you unfamiliar) of the origins of first Zionism and then Wahhabism…

‘Der Judenstaat’, the Balfour Declaration and the Origins of Zionism…

‘Zionism’ is a complicated term to define in some ways, all the more so for the sheer amount of exaggeration and misinformation around on the web.

1. There’s political Zionism, which is bound up in serving the interests of the state of Israel.

2. There’s religious Zionism, which refers to Jewish or Christian interest in the state of Israel in terms of fulfilling Biblical prophecy or “divine will”.

These two schools of Zionism could in some instances be entirely separate; people can be political Zionists without being religious Zionists or even vice-versa (such as Christian organizations who are Zionist for the sake fulfilling perceived Bible texts).

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Zionism is just as Christian as it is Jewish

But the point is that the aim of Zionism originally was the restoration of the Jewish Homeland in what was then Palestine; a goal that was accomplished comprehensively in 1948 in the shadow of the Holocaust (though it had its roots as an international movement before the time of the First World War).

Beyond that point, the continued operation of Zionism can be regarded as a political movement aimed at furthering the interests nationally and internationally of that artificially created nation and at ensuring the security and protection of the state of Israel.

Many conspiracy theorists and anti-Zionist commentators also as a matter of course link Zionism – both religious and political – with an altogether-less-reliable concept of a ‘global Jewish conspiracy’ to control the world; as that particular area is more speculative than demonstrably historical, I’m steering clear of it as far as this post
goes.

So if we avoid for now any pseudo-history or speculative theories, Zionism in its mainstream form is believed to have originated with Theodor Herzl in 1896; a Jewish writer living in Austria-Hungary, he published Der Judenstaat or The Jews State.

In it he argued that the only solution to the “Jewish Question” in Europe was the creation of a state for the Jewish people (this was decades before a certain someone else came up with their own “solution” to the “Jewish question” in Europe).

Anti-Semitism was so widespread in Europe that Herzl saw the creation of a national sanctuary for his people as the only long-term answer. And so Zionism was born; or at least this is the mainstream version of events – others, I know, will contest that and offer arguments for a much older origin.

Of course if we’re talking about religious Zionism as opposed to political Zionism, then the origin is much older; it didn’t go by that name, but the notion that the land of Israel had always belonged to the Jewish people spiritually or that it was promised to the Children of Israel by the Biblical God is an ancient one (and of course no sound basis for 20th century nation-building).

It was the Colonial Powers of the late nineteenth and early twentieth century, however, particularly Great Britain, that actively pursued the Zionist agenda under the guidance of powerful and wealthy British Jews such as Lord Rothschild, resulting in the famous Balfour Declaration.

The British made war-time promises during World War I to create a Jewish homeland in Palestine. Although mass Jewish immigration to Palestine began occurring after the First World War, it wasn’t until after the Second World War and the Holocaust that the agenda was comprehensively fulfilled.

Among many others, the prolific writer, researcher and speaker David Icke has written extensively about ‘Rothschild Zionism’, so I won’t get into that here, but simply advise you to seek out Icke’s works if you’re interested (he is the authority on that subject).

Another cornerstone of Zionist lore is the fabled book, The Protocols of the Elders of Zion, believed to be the blue-print for the ‘global Zionist conspiracy’; we’ll come back to that later in this post.

Despite Britain’s official actions, however, neither public nor government opinion was unanimous in its support for the excessive commitment made by Britain to further the Zionist agenda.

Winston Churchill, in a 1922 telegraph, is recorded to have written of “a growing movement of hostility against Zionist policy in Palestine,” adding that “it is increasingly difficult to meet the argument that it is unfair to ask the British  taxpayer, already overwhelmed with taxation, to bear the cost of imposing on Palestine an unpopular policy.”

This disapproval of political Zionism has continued for all the decades since and is even more widespread and vehement today than it was a century ago. While much of this is also bound up in anti-Semitism and anti Jewish propaganda, a lot of the opposition to Zionism is also from respectable, reputable sources.

Gandhi wrote in 1938; “Palestine belongs to the Arabs in the same sense that England belongs to the English or France to the French. It is wrong and inhuman to impose the Jews on the Arabs…. The Palestine of the Biblical conception is not a geographical tract.”

And contrary to the view propagated by some that anti-Zionism is ‘anti-semitism’, Jewish speakers have at various points also spoken out openly against the Zionist agenda; among them, (Rabbi) Elmer Berger published The Jewish Dilemma, in which he argued that Jewish “assimilation” was still the best path for Jews in the modern world and not the segregation and siege mentality of the Zionist state; in his opinion Zionism itself was simply resigning to the prevailing racial myths about Jews and playing into them.

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Orthodox Jews protesting against Zionism.

In 1975 the United Nations General Assembly passed a resolution that designated Zionism as “a form of racism and racial discrimination”.

More contemporaneously, in 2010 the former BBC and ITN journalist Alan Hart published Zionism: The Real Enemy of the Jews, while famous atheist-in-chief Richard Dawkins said in an interview (speaking about Zionism and the ‘Jewish Lobby’ in the US); “If atheists could achieve a small fraction of that influence, the world would be a better place.”

This is just a fraction of stated opposition to Zionism by ‘reputable’, ‘respectable’ people; I reference all of that here to illustrate the point that anti-Zionism isn’t just the preserve of ‘anti-Semites’ and ‘conspiracy theorists’. And again, let’s bear in mind the substantial number of Jews also opposed to Zionism.

It couldn’t be denied, even by the most ardent Zionist supporters, that the influence of political Zionism along with many of the actions/policies of the State of Israel have, aside from the long-term oppression of the Palestinian people, contributed massively to the polarisation of the Middle East and the growth of radicalism. The same can be said of the influence of Wahhabism in the region.

Wahhabism, like Zionism, isn’t some centuries old, time-honoured religious sect, but a relatively new political idealogy.

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The Advent of Wahhabism, the Birth of Saudi Arabia and the (Insidious) Spreading of the Message…

The modern roots of Wahhabism can be traced to Najd in Saudi Arabia and the 18th century theologian Muhammad ibn Abd al-Wahhab.

Far from being regarded a legitimate interpretation of Islam, al-Wahhab was opposed even by his own father and brother for his beliefs. But the movement gained unchallenged precedence in most of the Arabian Peninsula through an alliance between Muhammad ibn Abd al-Wahhab and the House of Muhammad ibn Saud, which provided political and financial power for al-Wahhab’s idealogies to gain prominence.

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Muhammad ibn Abd al-Wahhab.

This alliance gave birth to the Kingdom of Saudi Arabia; following the collapse of the (Turkish) Ottoman Empire after the First World War, the Sauds seized control of the Hijaz and the Arabian peninsula and a nation was founded on the tenets of al-Wahhab – the state-sponsored, dominant form of Islam in the birthplace of Islam.

My initial interest in this area of Arab history admittedly began fifteen years or so ago via the David Lean epic Lawrence of Arabia, starring the great Peter O’Toole. Through a love of that 1963 film I read first T.E Lawrence’s Seven Pillars of Wisdom and then read several books concerning the exploits of T.E Lawrence and the Arab Revolt during the First World War, as well as the Sykes-Picot Agreement (referenced by today’s Islamic State/ISIS in its ‘manifesto’) and the actions of the British and French Colonial governments in regard to the Middle East after the war.

The setting up of the House of Saud as the royal family and the establishment of the Kingdom of Saudi Arabia occurred despite the fact that agreements had been made during the war to endorse and support not the Saudis but the Hashemites.

It was the Hashemite Arabs, not the Saudis, that had launched the Arab Revolt against the Ottomon Turks and had been the most involved in the campaign. Yet it was the Wahhabi-inspired Saudi faction that gained the real power from the post-war situation.

The reason I bring all of this history up here is to point out that the Wahhabi-inspired Saudi Royal Kingdom that the Middle East has been subject to in the passed century wasn’t the sole – or even the legitimate – claimant to that immensely privileged, immensely powerful, position in the region.

burningbloggerofbedlam-kingabdulazizbinabdulrahmanal-saudKing Abdul Aziz bin abdul Rahman al-Saud (Saudi Arabia).

And what has been the legacy of this Wahhabi-inspired Saudi Arabia and its influence? Well, the influence on Arabia itself and much of the surrounding region is incontrovertible.

Aside from the fact that the Wahabi doctrines have been a major influence on extremism, Islamism and terrorism (Osama bin Laden himself was a Wahhabist), the idealogies have been methodically disseminated across the Islamic world for a hundred years via Saudi wealth funding ‘education’ and religious literature to universities and mosques everywhere from Egypt and Iraq to Pakistan and Indonesia.

Worse, the Saudi-funded dissemination of Wahabist-inspired propaganda has for a long time been spreading beyond the Middle East and into Western societies, especially the Muslim communities in the UK.

A recent two-year study conducted by Dr Denis MacEoin, an Islamic studies expert who taught at the University of Fez, uncovered a hoard of “malignant literature” inside as many as a quarter of Britain’s mosques.

All of it had been published and distributed by agencies linked to the government of King Abdullah of Saudi Arabia.

The leaflets, DVDs and journals were full of statements that homosexuals should be burnt, stoned or thrown from mountains or tall buildings, with adulterers and apostates (those who try to change their religion) proscribed a similar fate.

Women were portrayed as intellectually inferior and in need of “beating when they transgressed” orthodox Islamic codes, while children over the age of 10 should be beaten if they did not pray.

Half of the literature was written in English, suggesting it was targeted at younger British Muslims who don’t speak Arabic or Urdu. The material, openly available in many of the mosques, openly advises British Muslims to segregate themselves from non-Muslims.

This isn’t new information, of course. Investigative journalists have uncovered similar things on numerous occasions, while people who’ve actually grown up within the Muslim communities have been aware of such ideas and literature for a long time. Saudi-funded Wahhabist literature can be cited as a major influence (though not the sole influence) on the indoctrination of young British men alienated from mainstream society and on the seduction of men into extremist organisations like Al-Qaeda and ISIS the world over.

Worse in places like Pakistan where, unlike in the UK, most young men aren’t privileged with access to a high standard of education or to reliable sources of public information but do have plenty of access to religious schools and mosques, many of which teach from Saudi-funded literature.

Yet while the likes of Afghanistan and Iraq were subject to invasion (and the latter to deliberate destabilization), and the overthrow of the governments of Syria and Libya (two countries that had little, if any, influence on the growth of global Islamism or extremism) were openly encouraged and aided by the major Western governments, Saudi Arabia – no doubt partly due to its wealth and value to the US and its allies – has never at any point been subject to any threat or been held to international questioning over the cynical and methodical dissemination of extremist doctrines across the Muslim world.

World War I, the Wahhabists, the Hashemites, Lawrence of Arabia and the War in the Desert…

Going back to the First World War and history, it’s worth reminding ourselves again that the Saudis weren’t necessarily supposed to be the rulers of Arabia.

The Hashemite, Hussein bin Ali, was the Sharif and Emir of Mecca from 1908 until 1917. The Arab Revolt of World War I consisted of Transjordanian tribes, along with other tribes of the Hijaz and Levant regions, fighting against the Turkish Empire on the side of Britain and her allies.

The revolt was launched by the Hashemites and led by Sherif Hussein of Mecca, not by the Saudis or Wahhabists. It was supported by Britain and the World War I Allies, who used the momentum of the Arab nationalists (who wanted independence) to further the broader war effort against Germany and her allies.

2696397T.E Lawrence (“of Arabia”).

The definitive chronicle of the revolt was written by T. E. Lawrence who, as a young British Army officer, played a key liaison role during the revolt. He published the chronicle in 1922 under the title Seven Pillars of Wisdom, the basis for Lawrence of Arabia.

Lawrence himself was of course was one the most fascinating and iconic figures of the twentieth century; and while the Seven Pillars of Wisdom can be questioned for accuracy in some regards, even his detractors and enemies couldn’t refute the vital role played by the Hashemites in the revolt and it is a fact of history that the British government of the time promised the Hashemite Arabs far more than they delivered after the war.

In September 1918, supporters of the Arab Revolt in Damascus declared a government loyal to the “Sharif of Mecca”. Hussein had been declared ‘King of the Arabs’ by a handful of religious leaders and other notables in Mecca. And after the Turkish Caliphate was abolished, Hussein declared himself Caliph, “King of the Hejaz”, and King of all Arabs (malik bilad-al-Arab).

However, Hussein was ousted and driven out of Arabia by the Sauds; a rival clan with whom the Hashemites already had bad history, having earlier fought against them due to radical religious differences (primarily the doctrines of al-Wahhab). Though the British had supported (and utilised) Hussein from the start of the Arab Revolt, they decided not to help Hussein repel the Saudi attacks, which eventually seized the key cities of Mecca, Medina and Jeddah.
The hope of a Hashemite-ruled Arabia was gone, though Hussein continued to use the title “Caliph” even in his exile.

burningbloggerofbedlam-kingfaisalwithTELawrenceEmir Faisal bin Hussein, king of Syria and Iraq, with T.E Lawrence second from right.

In the aftermath of the war, the Arabs had found themselves freed from centuries of Ottoman rule, but instead were then under the colonial rule of France and the United Kingdom (despite British war-time promises that this would not be the case). When these colonial mandates eventually ended, the sons of Hussein were made the kings of Transjordan (later Jordan), and Syria and Iraq.

However, the monarchy in Syria was short-lived, and consequently Hussein’s son Faisal instead presided over the newly-established state of Iraq.  (The highly educated Syrians were not about to consider a monarch)

But these were mere conciliatory offerings compared to what had originally been intended and desired by the Hashemites; it was the Saudis who were the real winners, being installed into a powerful kingdom that has lasted to this day and shows not the slightest sign of weakening.

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“The Memoirs of Mr Hempher” and the Protocols of the Elders of Zion

Zionism and Wahhabism have both demonstrably been divisive, destructive forces in the region (and beyond). Zionism has led to the plight of the Palestinians as well as ensuring that the modern State of Israel is perceived in an entirely negative way and is the least popular nation on earth. While Wahhabism has inspired an immeasurable amount of extremism, terrorist idealogies, indoctrination and the toxic polarisation of societies.

We can look at the influence of Wahhabism in the world at this stage in time and legitimately call it a ‘cancer’. But what about at its root? What about the source? Given the prevalent view in conspiracy theory lore of the “Zionist conspiracy” behind the Balfour Declaration and so much of what has transpired since, is it possible that Wahhabism, which began to gain momentum at around the same time, was also something much more than it appeared to be even at the time?

Is it possible Wahhabism wasn’t the product of some quaintly rustic Arabian desert preacher, but something far more cynical?

The Memoirs of Mr. Hempher, The British Spy to the Middle East (also known as Confessions of a British Spy) has long been regarded as a forged document; the document, purporting to be the account of an 18th-century British agent, “Hempher”, of his instrumental role in founding Wahhabism as part of a conspiracy to corrupt Islam, first appeared in 1888 in Turkish.

It has been described as “an Anglophobic variation” on The Protocols of the Elders of Zion.

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Most conspiracy researchers know about the infamous Protocols of the Elders of Zion, which was regarded as blue-print of the perceived “Jewish conspiracy”. The Protocols of the Elders of Zion, like Confessions of a British Spy, has long since been dismissed by mainstream sources as a ‘forgery’ or hoax.

The Protocols has been widely translated and disseminated and is still regarded as factual and historical in much of the Muslim world, informing a great deal of the prevailing Middle-Eastern view of “the Jews” and “the Zionists”.

Secular writers and researchers, including the likes of David Icke, also believe the Protocols to be a genuine, factual book and not a hoax at all; someone like Icke cites the nature of global events in the passed century-plus as supporting evidence for the Protocols validity, given how much of it is claimed to correlate to what was written.

Those who refute the validity of the book, however, cite it as a massive contributing cause of anti-Semitism and ‘Jew hatred’ in Muslim societies and beyond, not to mention the notorious book having been a recurring theme in the Nazis anti-Jewish world-view.

Unfortunately the Nazis, like many in Muslim societies today, were intemperates, incapable of separating ‘Zionism’ as a political force from ‘Jews’ as a race; the reality is that, if the Protocols of the Elders of Zion is/was a legitimate historical item, the Zionism it depicts is no more representative of Jews as a people than Wahhabism is of the global Muslim community – which is to say that only a relatively small percentage of Muslims in the world are knowingly agents of Wahhabism, and likewise in regard to the Jewish community and Zionism.

But conspiracies of the kind we’re talking about operate at an insidious, often unperceived, level; that is to say the number of Muslims and the number of Jews unknowingly subject to Wahhabism and Zionism respectively is much higher.

But what of Confessions of a British Spy? Is it mere coincidence that both these political idealogies, both originating around the same time, both of which have ensured the long-term toxicity of the Middle East, both also happened to have books claiming to reveal their true origins and agendas – both of which were later dismissed by mainstream commentators as ‘forgeries’?

Was Confessions of a British Spy telling the truth? Was Wahhabism founded by outside agencies as a long-term plan to ‘corrupt Islam’? Is it just a coincidence that this is EXACTLY what Wahhabism appears to have done over the course of a century – corrupted the Islamic religion to the point where it is now widely regarded by many non-Muslims as a source of evil and ill in the world? Islam, let’s remember, wasn’t always regarded with the kind of stigma it now has, but rather the opposite.

Islamic societies are historically perceived as having been intellectually and even scientifically enlightened at a time when Christianity in the West was characterised by inquisitions, torture, mass persecutions, execution pyres and utterly ridiculous doctrines and proclamations. Historical accounts tell of the brutality of Christian Crusaders and the comparative nobility of Salahuddin and the Muslim armies.

The slow degradation and polarisation of Islamic societies is something that has only been happening in the last hundred years or so (as the growth of Wahhabism has done its work, like a slow-acting virus with a long incubation period). And it’s only in the last ten to fifteen years that the influence of Wahhabist doctrines has become a prominent international issue.

In regard to Confessions of a British Spy being a hoax; maybe it was. But you’d wonder why someone would create a hoax document to slander a then-minor religious sect that wouldn’t have any great relevance until almost a century later?

Note: I failed to copy the link that I received for that essay. May the author link me back.

 

 

 

 

Born in Israel before I knew it is Palestine: Gilad Atzmo

By Whatsupic with 7sabah

I was born in Israel and it was many years before I realized that Israel was Palestine. I was relatively patriotic.

I was looking forward to serving in the army and then I grasped that there was little truth in the Jewish historical narrative.

I then gathered that I was living on someone else’s land.

At the same time I discovered the saxophone.  By the age of 30, I left Israel and never went back.

Q: There is some kind of rebellion in your music; how do you explain this?

A:  My music can be very soft and reflective. Sometimes it is very funny and occasionally it is furious. There are too many reasons to be angry.

I’m far from happy when I see Israel flattening Gaza. I’m furious when I find out 80% of British conservative MPs are ‘friends of Israel.’

I’m angry when I find out the Jewish lobby is pushing America into another World War and instead of becoming violent, sometimes I use music as a channel to express my anger.

Q: What type of music is close to your music in the world?

A: It’s very simple. I’m a jazz artist, a Bebop player. But I’m inspired by near east music whether it is Arabic, Turkish or Greek. I find my own way to fuse the Arabic Mawwal with John Coltrane…

Q: What do you think of the social and political state of Turkey?

A: Listen, I’m really against any forms of interventionism, so I’m definitely not the right person to judge the situation here. I can only talk about my impression, and it’s not an academic observation.

I’m touring all over the world and I see a lot of sadness. I see impoverished countries, people with no work, with no prospect of production.

I see youngsters who are third generation poor and in their deserted main street they don’t eat their own food anymore, they instead eat McDonalds, Burger King, Coca Cola, Starbucks.

And I’m here in Turkey and see a lot of people on the streets, and I see fish from your sea, and tomatoes from your fields, and I see a lot of people working in the restaurants that have Turkish names and don’t even offer a menu in English, and it makes me happy for you.

You have managed to maintain your authenticity and culture. This is a great victory. You are so lucky that Islamophobic Europeans didn’t accept you in the EU. Your country is now a superpower.

Q: You were born in Israel but you are against Israeli occupation and its politics. You are living in the West, how do you cope?

A: Let me tell you something and it is crucial. In my entire career, I have never been subject to abuse by the British government, never been subject to abuse by the American government. Although the infamous Alan Dershowitz, who is now implicated in a huge sex scandal with minors, labelled me ‘as the number one enemy of the Jewish people,’ I’ve never been subject to direct abuse by the Israeli government.

Even the NSA doesn’t harass me. The only people who stalk me continuously are the Jewish left and the Guardian newspaper.

I can say that it’s not a problem but I came to the realization that the biggest enemy of our elementary freedoms are the progressives and I’ll explain why.

In the West and maybe in Turkey as well, we have issues with political correctness.

What is political correctness? Political correctness is politics that doesn’t allow political opposition. But this is clearly the definition we associate with dictatorship.

But political correctness is far worse than dictatorship. Why? Because in the case of dictatorship you experience an opposition to a regime that is distinct from you, but in the case of political correctness it is you who silence yourself.

Political Correctness is a form of self-censorship. The Jewish left and the progressives made us into a collective of impotents. Our task is to move on and to erect our resistance against this cancerous ideology.

Q: Can we separate Judaism from Zionism?

A: No. Israel isn’t called the ‘Zionist State,’ it defines itself as the ‘Jewish State.’ The parties in the government are called “Israel Our Home” and the “Jewish Home” not the “Zionist Home”*.

Now the Israeli cabinet has approved the National Bill that defines Israel as the Jewish state not the Zionist state. Zionism from an Israeli perspective died in 1948. Zionism was a promise to erect a Jewish state in Zion (Palestine).

Once Israel was established, Zionism was finished with its role.

The only people who maintain the Zionist nonsense are the Jewish left because they want to differentiate between Jewishness and Zionism.  This is why they call Israel colonialism.

But Israel is not colonialism. Colonialism is a clear exchange between a mother state and a settler state. Israel is a settler state, yet there is no Jewish mother state. This is why they call it apartheid.

Israel in not apartheid: Apartheid is a racist system of exploitation. But Israel doesn’t want to exploit the Palestinians, it wants them gone.

Israel is a Hitlerian ethnic cleansing model.

The Left uses the terms ‘Colonialism’, ‘Zionism’, and ‘Apartheid’ in an attempt to divert attention from the ‘J’ word.

For solidarity with Palestine to be meaningful, we have to de-Judify our terminology. Not to kick out the Jews, but to prevent Jewish interests from defining the boundaries of the discussion.

Q: Can we see Israel and Palestine as two states?

A: No.

Q: Will the Palestinians be able to return to their county?

A: This is what they are fighting for. And any person who doesn’t accept the right of return is not a genuine supporter.

Q: What do you think about what Ahmadinejad said about the Holocaust?

A: I agree 100% with everything Ahmadinejad said about the Holocaust. Ahmadinejad basically said that Holocaust must be treated as a historical chapter.

At the moment it is treated as a religion. And if it is a religion I want to maintain my right to be an atheist. In contemporary Judified reality it is OK not to believe in God but if you don’t believe in Auschwitz you will be penalised and severely. I don’t accept it.

Q: What does the US gain from supporting Israel?

A: We cannot think of America as an independent entity anymore. America’s political system is a Jewish occupied zone.

America, Britain, France, [and generally] the West woke up one morning to realize that there was a loop hole in their legal system that facilitated the ability of invasive foreign lobbies such as AIPAC, CFI, CRIF to interfere with their foreign affairs.

America has sacrificed its foreign interests on the Jewish alter. It is a disaster. But history teaches us that this Jewish political impunity always comes to an end in a totally tragic circumstance.

Q: Do you agree that a Holocaust is happening in Gaza?

A: I don’t know what the Holocaust is anymore. I’m like Ahmadinejad in that regard.

When I was a kid they taught me that the Nazis made soap out of Jews. And then I grew up and realized it was all a fantasy.

They taught me that the Arabs were going to throw us into the sea. And when I was mature enough to learn the history on my own I realized that it was actually the Jews who threw Palestinians into the sea.

Then I realized that Jews (like everyone else) tend to project their cultural symptoms on others. The Jews are fearful of the Palestinians because the Jews witness their army engaged in murderous activity.

They must believe the Palestinians are as murderous as the IDF happens to be.

I don’t want to talk in terms of the Holocaust because it is too Jewish. I don’t want to compare Israel with Nazism because Israel is bad enough.

From some perspectives Israel is worse than Nazism (Israel is a Jewish democracy it implies a collective responsibility).

When I compare Israel with Nazism I reaffirm the Holocaust religion and sustain the primacy of Jewish suffering.

We have to establish a new discourse where Israelis are the worst enemy of humanity and the Palestinians are the ultimate sufferers. Auschwitz was indeed bad, but not as bad as Gaza.

 Q: Iran is not after nuclear arms the whole world knows that. How do you explain the fuss around the Iranian nuclear project?

A: I have no problem with Iranian nuclear arms. I want Iran to have a bomb.

Just One Iranian bomb will bring peace to the region. Because all this mess in the Middle Ease caused by Israel and America is because they know they can kill with impunity and endlessly.

And my problem with the Islam Shia sect is that they are too nice. They really don’t want to bomb anyone. An atomic bomb is Haram they say.

Q: What is your opinion about Iran’s role in the Middle East?

A: Iran is the most beautiful political power. It supports the Palestinians. It supports the resistance. Iran has developed very strong industry. This country that was a client state of America 34 years ago now produces submarines, airplanes, drones, very strong computers. It is beautiful.

Q: Obama is the first black president of America but statistics show scores of black people are shot dead every year. How do you analyze this contradiction?

A: We like to think in terms of racial division because this is the heritage of the left, but it is wrong. In the west and in the last 50 years there has been a collapse of manufacturing partially because of automation, machinery, and computerization but also because Milton Friedman taught us that is better to be a service economy.

The meaning of it in America, Britain, France, etc. is that we don’t need working people. The people who used to be working class are now workless class, and they are doomed to poverty with no hope, they are called under-class.

As things stand, existing jobs demand very high cognitive ability (very high I.Q.) such as engineers, financiers, bankers, PRs. This group of privileged people is what I call the ‘cognitive elite,’ and they are few in number.

We live in a society where we witness the under-class growing rapidly and a small cognitive elite maintaining its power. Obama is well within the cognitive elite and not because he is black, but because he is clever and he clearly found his way to the top.

When it comes to the under-class we realize that there are a lot of immigrants including many Hispanics and Blacks. They are the primary sufferers of the new cruel, merciless division not between the rich and the poor but between the able and the less able.

It is very devastating.  This is why Turkey is so important. You manage your economy and currency in a manner that facilitates manufacturing.

(Reporting by Mehmet Gurhan).

Read the interview in Turkish on 7sabah.

 *The Zionist Home party was formed a month after this interview was conducted.

Note: Most revealing, clear and bold position.

 Holocaust survivors against Zionist Israel. And what John Kennedy said on Zionism

NEVER AGAIN FOR ANYONE and every one subjected to dehumanizing policies

Lisa Spaulding‘s photo on FB

Whether John Kennedy officially stated this or not, this does not detract from the truth of the statement based on his profound speeches warning us all.

Whether he stated this or not does not detract from the truth of the statement based on his profound speeches warning us all.
 

Jewish survivors and descendants of survivors and victims of Nazi genocide unequivocally condemn the massacre of Palestinians in Gaza

326 Jewish survivors and descendants of survivors and victims of the Nazi genocide have signed this letter written in response to Elie Wiesel’s manipulation of the Nazi Genocide to attempt to justify the attacks on Gaza and the ongoing occupation and colonization of historic Palestine.

We further condemn the United States for providing Israel with the funding to carry out the attack, and Western states more generally for using their diplomatic muscle to protect Israel from condemnation. Genocide begins with the silence of the world.

We are alarmed by the extreme, racist dehumanization of Palestinians in Israeli society, which has reached a fever-pitch. In Israel, politicians and pundits in The Times of Israel and The Jerusalem Post have called openly for genocide of Palestinians and right-wing Israelis are adopting Neo-Nazi insignia.

Furthermore, we are disgusted and outraged by Elie Wiesel’s abuse of our history in these pages to promote blatant falsehoods used to justify the unjustifiable: Israel’s wholesale effort to destroy Gaza and the murder of more than 2,000 Palestinians, including many hundreds of children. Nothing can justify bombing UN shelters, homes, hospitals and universities. Nothing can justify depriving people of electricity and water.

We must raise our collective voices and use our collective power to bring about an end to all forms of racism, including the ongoing genocide of Palestinian people. We call for an immediate end to the siege against and blockade of Gaza. We call for the full economic, cultural and academic boycott of Israel. “Never again” must mean NEVER AGAIN FOR ANYONE!

Signed,

Survivors:

  1. Hajo Meyer, survivor of Auschwitz, The Netherlands.
  2. Henri Wajnblum, survivor and son of a victim of Auschwitz from Lodz, Poland. Lives in Belgium.
  3. Renate Bridenthal, child refugee from Hitler, granddaughter of Auschwitz victim, United States.
  4. Marianka Ehrlich Ross, survivor of Nazi ethnic cleansing in Vienna, Austria. Now lives in United States.
  5. Irena Klepfisz, child survivor from the Warsaw Ghetto, Poland. Now lives in United States.
  6. Hedy Epstein, her parents & other family members were deported to Camp de Gurs & subsequently all perished in Auschwitz. Now lives in United States.
  7. Lillian Rosengarten, survivor of the Nazi Holocaust, United States.
  8. Suzanne Weiss, survived in hiding in France, and daughter of a mother who was murdered in Auschwitz. Now lives in Canada.
  9. H. Richard Leuchtag, survivor, United States.
  10. Ervin Somogyi, survivor and son of survivors, United States.
  11. Ilse Hadda, survivor on Kindertransport to England. Now lives in United States.
  12. Jacques Glaser, survivor, France.
  13. Eva Naylor, surivor, New Zealand.
  14. Suzanne Ross, child refugee from Nazi occupation in Belgium, two thirds of family perished in the Lodz Ghetto, in Auschwitz, and other Camps, United States.
  15. Bernard Swierszcz, Polish survivor, lost relatives in Majdanek concentration camp. Now lives in the United States.
  16. Joseph Klinkov, hidden child in Poland. Lives in the United States.
  17. Nicole Milner, survivor from Belgium. Now lives in United States.
  18. Hedi Saraf, child survivor and daughter of survivor of Dachau, United States.
  19. Michael Rice, child survivor, son and grandson of survivor, aunt and cousin murderd, ALL 14 remaining Jewish children in my Dutch boarding school were murdered in concentration camps, United States.
  20. Barbara Roose, survivor from Germany, half-sister killed in Auschwitz, United States.
  21. Sonia Herzbrun, survivor of Nazi genocide, France.
  22. Ivan Huber, survivor with my parents, but 3 of 4 grandparents murdered, United States.
  23. Altman Janina, survivor of Janowski concentration camp, Lvov. Lives in Israel.
  24. Leibu Strul Zalman, survivor from Vaslui Romania. Lives in Jerusalem, Palestine.
  25. Miriam Almeleh, survivor, United States.
  26. George Bartenieff, child survivor from Germany and son of survivors, United States.
  27. Margarete Liebstaedter, survivor, hidden by Christian people in Holland. Lives in Belgium.
  28. Edith Bell, survivor of Westerbork, Theresienstadt, Auschwitz and Kurzbach. Lives in United States.
  29. Janine Euvrard, survivor, France.
  30. Harry Halbreich, survivor, German.
  31. Ruth Kupferschmidt, survivor, spent five years hiding, The Netherlands.
  32. Annette Herskovits, hidden child and daughter of victims deported to Auschwitz from France. Lives in the United States.
  33. Felicia Langer, survivor from Germany. Lives in Germany.
  34. Moshe Langer, survivor from Germany, Moshe survived 5 concentration camps, family members were exterminated. Lives in Germany.
  35. Adam Policzer, hidden child from Hungary. Now lives in Canada.
  36. Juliane Biro, survivor via the Kindertransport to England, daughter of survivors, niece of victims, United States.
  37. Edith Rubinstein, child refugee, granddaughter of 3 victims, many other family members were victims, Belgium.
  38. Jacques Bude, survivor, mother and father murdered in Auschwitz, Belgium.
  39. Nicole Kahn, survivor, France.

Children of survivors:

  1. Liliana Kaczerginski, daughter of Vilna ghetto resistance fighter and granddaughter of murdered in Ponary woods, Lithuania. Now lives in France.
  2. Jean-Claude Meyer, son of Marcel, shot as a hostage by the Nazis, whose sister and parents died in Auschwitz. Now lives in France.
  3. Chava Finkler, daughter of survivor of Starachovice labour camp, Poland. Now lives in Canada.
  4. Micah Bazant, child of a survivor of the Nazi genocide, United States.
  5. Sylvia Schwarz, daughter and granddaughter of survivors and granddaughter of victims of the Nazi genocide, United States.
  6. Margot Goldstein, daughter and granddaughter of survivors of the Nazi genocide, United States.
  7. Ellen Schwarz Wasfi, daughter of survivors from Vienna, Austria. Now lives in United States.
  8. Lisa Kosowski, daughter of survivor and granddaughter of Auschwitz victims, United States.
  9. Daniel Strum, son of a refugee from Vienna, who, with his parents were forced to flee in 1939, his maternal grand-parents were lost, United States.
  10. Bruce Ballin, son of survivors, some relatives of parents died in camps, one relative beheaded for being in the Baum Resistance Group, United States.
  11. Rachel Duell, daughter of survivors from Germany and Poland, United States.
  12. Tom Mayer, son of survivor and grandson of victims, United States.
  13. Alex Nissen, daughter of survivors who escaped but lost family in the Holocaust, Australia.
  14. Mark Aleshnick, son of survivor who lost most of her family in Nazi genocide, United States.
  15. Prof. Haim Bresheeth, son of two survivors of Auschwitz and Bergen Belsen, London.
  16. Todd Michael Edelman, son and grandson of survivors and great-grandson of victims of the Nazi genocide in Hungary, Romania and Slovakia, United States.
  17. Tim Naylor, son of survivor, New Zealand.
  18. Victor Nepomnyashchy, son and grandson of survivors and grandson and relative of many victims, United States.
  19. Tanya Ury, daughter of parents who fled Nazi Germany, granddaughter, great granddaugher and niece of survivors and those who died in concentration camps, Germany.
  20. Rachel Giora, daughter of Polish Jews who fled Poland, Israel.
  21. Jane Hirschmann, daughter of survivors, United States.
  22. Jenny Heinz, daughter of survivor, United States.
  23. Jaap Hamburger, son of survivors and grandchild of 4 grandparents murdered in Auschwitz, The Netherlands.
  24. Elsa Auerbach, daughter of Jewish refugees from Nazi Germany, United States.
  25. Julian Clegg, son and grandson of Austrian refugees, relative of Austrian and Hungarian concentration camp victims, Taiwan.
  26. David Mizner, son of a survivor, relative of people who died in the Holocaust, United States.
  27. Jeffrey J. Westcott, son and grandson of Holocaust survivors from Germany, United States.
  28. Susan K. Jacoby, daughter of parents who were refugees from Nazi Germany, granddaughter of survivor of Buchenwald, United States.
  29. Audrey Bomse, daughter of a survivor of Nazi ethnic cleansing in Vienna, lives in United States.
  30. Daniel Gottschalk, son and grandson of refugees from the Holocaust, relative to various family members who died in the Holocaust, United States.
  31. Barbara Grossman, daughter of survivors, granddaughter of Holocaust victims, United States.
  32. Abraham Weizfeld PhD, son of survivorswho escaped Warsaw (Jewish Bundist) and Lublin ghettos, Canada.
  33. David Rohrlich, son of refugees from Vienna, grandson of victim, United States.
  34. Walter Ballin, son of holocaust survivors, United States.
  35. Fritzi Ross, daughter of survivor, granddaughter of Dachau survivor Hugo Rosenbaum, great-granddaughter and great-niece of victims, United States.
  36. Reuben Roth, son of survivors who fled from Poland in 1939, Canada.
  37. Tony Iltis, father fled from Czechoslovakia and grandmother murdered in Auschwitz, Australia.
  38. Anne Hudes, daughter and granddaughter of survivors from Vienna, Austria, great-granddaughter of victims who perished in Auschwitz, United States.
  39. Mateo Nube, son of survivor from Berlin, Germany. Lives in United States.
  40. John Mifsud, son of survivors from Malta, United States.
  41. Mike Okrent, son of two holocaust / concentration camp survivors, United States.
  42. Susan Bailey, daughter of survivor and niece of victims, UK.
  43. Brenda Lewis, child of Kindertransport survivor, parent’s family died in Auschwitz and Terezin. Lives in Canada.
  44. Patricia Rincon-Mautner, daughter of survivor and granddaughter of survivor, Colombia.
  45. Barak Michèle, daughter and grand-daughter of a survivor, many members of family were killed in Auschwitz or Bessarabia. Lives in Germany.
  46. Jessica Blatt, daughter of child refugee survivor, both grandparents’ entire families killed in Poland. Lives in United States
  47. Maia Ettinger, daughter & granddaughter of survivors, United States.
  48. Ammiel Alcalay, child of survivors from then Yugoslavia. Lives in United States.
  49. Julie Deborah Kosowski, daughter of hidden child survivor, grandparents did not return from Auschwitz, United States.
  50. Julia Shpirt, daughter of survivor, United States.
  51. Ruben Rosenberg Colorni, grandson and son of survivors, The Netherlands.
  52. Victor Ginsburgh, son of survivors, Belgium.
  53. Arianne Sved, daughter of a survivor and granddaughter of victim, Spain.
  54. Rolf Verleger, son of survivors, father survived Auschwitz, mother survived deportation from Berlin to Estonia, other family did not survive. Lives in Germany.
  55. Euvrard Janine, daughter of survivors, France.
  56. H. Fleishon, daughter of survivors, United States.
  57. Barbara Meyer, daughter of survivor in Polish concentration camps. Lives in Italy.
  58. Susan Heuman, child of survivors and granddaughter of two grandparents murdered in a forest in Minsk. Lives in United States.
  59. Rami Heled, son of survivors, all grandparents and family killed by the Germans in Treblinka, Oswiecim and Russia. Lives in Israel.
  60. Eitan Altman, son of survivor, France.
  61. Jorge Sved, son of survivor and grandson of victim, United Kingdom
  62. Maria Kruczkowska, daughter of Lea Horowicz who survived the holocaust in Poland. Lives in Poland.
  63. Sarah Lanzman, daughter of survivor of Auschwitz, United States.
  64. Cheryl W, daughter, granddaughter and nieces of survivors, grandfather was a member of the Dutch Underground (Eindhoven). Lives in Australia.
  65. Chris Holmquist, son of survivor, UK.
  66. Beverly Stuart, daughter and granddaughter of survivors from Romania and Poland. Lives in United States.
  67. Peter Truskier, son and grandson of survivors, United States.
  68. Karen Bermann, daughter of a child refugee from Vienna. Lives in United States.
  69. Rebecca Weston, daughter and granddaughter of survivor, Spain.
  70. Prof. Yosefa Loshitzky, daughter of Holocaust survivors, London, UK.
  71. Marion Geller, daughter and granddaughter of those who escaped, great-granddaughter and relative of many who died in the camps, UK.
  72. Susan Slyomovics, daughter and granddaughter of survivors of Auschwitz, Plaszow, Markleeberg and Ghetto Mateszalka, United States.
  73. Helga Fischer Mankovitz, daughter, niece and cousin of refugees who fled from Austria, niece of victim who perished, Canada.
  74. Michael Wischnia, son of survivors and relative of many who perished, United States.
  75. Arthur Graaff, son of decorated Dutch resistance member and nazi victim, The Netherlands.
  76. Yael Kahn, daughter of survivors who escaped Nazi Germany, many relatives that perished, UK.
  77. Pierre Stambul, son of French resistance fighters, father deported to Buchenwalk, grandparents disapeared in Bessarabia, France.
  78. Georges Gumpel, son of a deportee who died at Melk, Austria (subcamp of Mauthausen), France.
  79. Emma Kronberg, daughter of survivor Buchenwald, United States.
  80. Hannah Schwarzschild, daughter of a refugee who escaped Nazi Germany after experiencing Kristallnacht, United States.
  81. Rubin Kantorovich, son of a survivor, Canada.
  82. Daniele Armaleo, son of German refugee, grandparents perished in Theresienstadt, United States.
  83. Aminda Stern Baird, daughter of survivor, United States.
  84. Ana Policzer, daughter of hidden child, granddaughter of victim, niece/grandniece of four victims and two survivors, Canada.
  85. Sara Castaldo, daughter of survivors, United States.
  86. Pablo Policzer, son of a survivor, Canada.
  87. Gail Nestel, daughter of survivors who lost brothers, sisters, parents and cousins, Canada.
  88. Elizabeth Heineman, daughter and niece of unaccompanied child refugees, granddaughter of survivors, great-granddaughter and grand-niece of victims, United States.
  89. Lainie Magidsohn, daughter of child survivor and numerous other relatives from Czestochowa, Poland. Lives in Canada.
  90. Doris Gelbman, daughter and granddaughter of survivors, granddaughter and niece of many who perished, United States.
  91. Erna Lund, daughter of survivor, Norway.
  92. Rayah Feldman, daughter of refugees, granddaughter and niece of victims and survivors, UK.
  93. Hadas Rivera-Weiss, daughter of survivors from Hungary, mother Ruchel Weiss née Abramovich and father Shaya Weiss, United States.
  94. Pedro Tabensky, son of survivor of the Budapest Ghetto, South Africa.
  95. Allan Kolski Horwitz, son of a survivor; descendant of many, many victims, South Africa.
  96. Monique Mojica, child of survivor, relative to many victims murdered in Auschwitz. Canada.
  97. Mike Brecher, son of a Kindertransport survivor and grandson of two who did not survive. UK.
  98. Nomi Yah Gardiner, daughter and granddaughter of survivors, relative of victims, United States.
  99. Marianne van Leeuw Koplewicz, daughter of deported parents, grand-daughter and niece of victims, Belgium.

 

Grandchildren of survivors

  1. Raphael Cohen, grandson of Jewish survivors of the Nazi genocide, United States.
  2. Emma Rubin, granddaughter of a survivor of the Nazi genocide, United States.
  3. Alex Safron, grandson of a survivor of the Nazi genocide, United States.
  4. Danielle Feris, grandchild of a Polish grandmother whose whole family died in the Nazi Holocaust, United States.
  5. Jesse Strauss, grandson of Polish survivors of the Nazi genocide, United States.
  6. Anna Baltzer, granddaughter of survivors whose family members perished in Auschwitz (others were members of the Belgian Resistance), United States.
  7. Abigail Harms, granddaughter of Holocaust survivor from Austria, Now lives in United States.
  8. Tessa Strauss, granddaughter of Polish Jewish survivors of the Nazi genocide, United States.
  9. Caroline Picker, granddaughter of survivors of the Nazi genocide, United States.
  10. Amalle Dublon, grandchild and great-grandchild of survivors of the Nazi holocaust, United States.
  11. Antonie Kaufmann Churg, 3rd cousin of Ann Frank and grand-daughter of NON-survivors, United States.
  12. Aliza Shvarts, granddaughter of survivors, United States.
  13. Linda Mamoun, granddaughter of survivors, United States.
  14. Abby Okrent, granddaughter of survivors of the Auschwitz, Dachau, Stuttgart, and the Lodz Ghetto, United States.
  15. Ted Auerbach, grandson of survivor whose whole family died in the Holocaust, United States.
  16. Beth Bruch, grandchild of German Jews who fled to US and great-grandchild of Nazi holocaust survivor, United States.
  17. Bob Wilson, grandson of a survivor, United States.
  18. Katharine Wallerstein, granddaughter of survivors and relative of many who perished, United States.
  19. Sylvia Finzi, granddaughter and niece of Holocaust victims murdered in Auschwitz, London and Berlin. Now lives in London.
  20. Esteban Schmelz, grandson of KZ-Theresienstadt victim, Mexico City.
  21. Françoise Basch, grand daughter of Victor and Ilona Basch murdered by the Gestapo and the French Milice, France.
  22. Gabriel Alkon, grandson of Holocaust survivors, Untied States.
  23. Nirit Ben-Ari, grandchild of Polish grandparents from both sides whose entire family was killed in the Nazi Holocaust, United States.
  24. Heike Schotten, granddaughter of refugees from Nazi Germany who escaped the genocide, United States.
  25. Ike af Carlstèn, grandson of survivor, Norway.
  26. Elias Lazarus, grandson of Holocaust refugees from Dresden, United States and Australia.
  27. Laura Mandelberg, granddaughter of Holocaust survivors, United States.
  28. Josh Ruebner, grandson of Nazi Holocaust survivors, United States.
  29. Shirley Feldman, granddaughter of survivors, United States.
  30. Nuno Cesar Ferreira, grandson of survivor, Brazil.
  31. Andrea Land, granddaugher of survivors who fled programs in Poland, all European relatives died in German and Polish concentration camps, United States.
  32. Sarah Goldman, granddaughter of survivors of the Nazi genocide, United States.
  33. Baruch Wolski, grandson of survivors, Austria.
  34. Frank Amahran, grandson of survivor, United States.
  35. Eve Spangler, granddaughter of Holocaust NON-survivor, United States.
  36. Gil Medovoy, grandchild of Fela Hornstein who lost her enitre family in Poland during the Nazi genocide, United States.
  37. Michael Hoffman, grandson of survivors, rest of family killed in Poland during Holocaust, live in El Salvador.
  38. Sarah Hogarth, granddaughter of a survivor whose entire family was killed at Auschwitz, United States.
  39. Tibby Brooks, granddaughter, niece, and cousin of victims of Nazis in Ukraine. Lives in United States.
  40. Dan Berger, grandson of survivor, United States.
  41. Dani Baurer, granddaughter of Baruch Pollack, survivor of Auschwitz. Lives in United States.
  42. Talia Baurer, granddaughter of a survivor, United States.
  43. Evan Cofsky, grandson of survivor, UK.
  44. Annie Sicherman, granddaughter of survivors, United States.
  45. Anna Heyman, granddaughter of survivors, UK.
  46. Maya Ober, granddaughter of survivor and relative of deceased in Teresienstadt and Auschwitz, Tel Aviv.
  47. Anne Haan, granddaughter of Joseph Slagter, survivor of Auschwitz. Lives in The Netherlands.
  48. Oliver Ginsberg, grandson of victim, Germany.
  49. Alexia Zdral, granddaughter of Polish survivors, United States.
  50. Mitchel Bollag, grandson of Stanislaus Eisner, who was living in Czechoslovakia before being sent to a concentration camp. United States.
  51. Vivienne Porzsolt, granddaughter of victims of Nazi genocide, Australia.
  52. Lisa Nessan, granddaughter of survivors, United States.
  53. Kally Alexandrou, granddaughter of survivors, Australia.
  54. Laura Ostrow, granddaughter of survivors, United States
  55. Anette Jacobson, granddaughter of relatives killed, town of Kamen Kashirsk, Poland. Lives in United States.
  56. Tamar Yaron (Teresa Werner), granddaughter and niece of victims of the Nazi genocide in Poland, Israel.
  57. Antonio Roman-Alcalá, grandson of survivor, United States.
  58. Jeremy Luban, grandson of survivor, United States.
  59. Heather West, granddaughter of survivors and relative of other victims, United States.
  60. Jeff Ethan Au Green, grandson of survivor who escaped from a Nazi work camp and hid in the Polish-Ukranian forest, United States.
  61. Johanna Haan, daughter and granddaughter of victims in the Netherlands. Lives in the Netherlands.
  62. Aron Ben Miriam, son of and nephew of survivors from Auschwitz, Bergen-Belsen, Salzwedel, Lodz ghetto. Lives in United States.
  63. Noa Shaindlinger, granddaughter of four holocaust survivors, Canada.
  64. Merilyn Moos, granddaughter, cousin and niece murdered victims, UK.
  65. Ruth Tenne, granddaughter and relative of those who perished in Warsaw Ghetto, London.
  66. Craig Berman, grandson of Holocaust survivors, UK.
  67. Nell Hirschmann-Levy, granddaughter of survivors from Germany. Lives in United States.
  68. Osha Neumann, grandson of Gertrud Neumann who died in Theresienstadt. Lives in United States.
  69. Georg Frankl, Grandson of survivor Ernst-Immo Frankl who survived German work camp. Lives in Germany.
  70. Julian Drix, grandson of two survivors from Poland, including survivor and escapee from liquidated Janowska concentration camp in Lwow, Poland. Lives in United States.
  71. Katrina Mayer, grandson and relative of victims, UK.
  72. Avigail Abarbanel, granddaughter of survivors, Scotland.
  73. Denni Turp, granddaughter of Michael Prooth, survivor, UK.
  74. Fenya Fischler, granddaughter of survivors, UK.
  75. Yakira Teitel, granddaughter of German Jewish refugees, great-granddaughter of survivor, United States.
  76. Sarah, granddaughter of survivor, the Netherlands.
  77. Susan Koppelman, granddaughter of survivor, United States
  78. Hana Umeda, granddaughter of survivor, Warsaw.
  79. Jordan Silverstein, grandson of two survivors, Canada.
  80. Daniela Petuchowski, granddaughter of survivors, United States.
  81. Aaron Lerner, grandson of survivors, United States.
  82. Judith Bernstein, granddaughter of Holocaust victims in Auschwitz, Germany.
  83. Samantha Wischnia, granddaughter and great niece of survivors from Poland, United States.
  84. Elizabeth Wischnia, granddaughter and grand niece of three holocaust survivors, great aunt worked for Schindler, United States.
  85. Daniel Waterman, grandson of survivor, The Netherlands.
  86. Elana Baurer, granddaughter of survivor, United States.
  87. Pablo Roman-Alcala, grandson of participant in the kindertransport and survivor, Germany.
  88. Karine Abdel Malek, grandchild of survivor, Henri Waisman, Morocco.
  89. Elana Baurer, granddaughter of survivor, United States.
  90. Lillian Brown, granddaughter of survivor, United States.
  91. Devin Cahn, grandson of survivors, United States.
  92. Daniel Lévyne, grandson of a deportee, France.
  93. Emilie Ferreira, granddaughter of survivors, Switzerland.
  94. Chaim Neslen, grandchild of many victims and friend of many survivors, UK.
  95. Ann Jungmann, granddaughter to three victims, UK.
  96. Ellie Schling, granddaughter of a survivor, UK.
  97. Danny Katch, grandson of a survivor, United States.
  98. Elisa Levi, granddaughter of three survivors, United States.
  99. Karen Pomer, granddaughter of Henri B. van Leeuwen, member of Dutch resistance and survivor of Bergen Belsen, United States.
  100. Gilda Mitchell Katz, granddaughter of survivors, uncle and aunt killed In Dombrova, Canada.
  101. Smadar Carmon, my grandparents and uncle were killed in the camps, Canada.
  102. Dana Newfield, granddaughter of survivor and relative of many murdered, United States.
  103. Ilana Guslits, granddaughter of two Polish survivors, Canada.
  104. Gerald Coles-Kolsky, grandson of victims in Poland and France, United States.
  105. Lesley Swain, granddaughter and cousin of survivors, UK.
  106. Myera Waese, granddaughter of survivors of Bergen Belsen, Canada.
  107. Ronni Seidman, grandchild of survivors. United States.
  108. Mike Shatzkin, grandchild of survivors, some family members murdered and some who died in the Warsaw Ghetto uprising. United States.
  109. Nance Shatzkin, grandchild of survivors, some family members murdered and some who died in the Warsaw Ghetto uprising. United States.
  110. Karen Shatzkin, grandchild of survivors, some family members murdered and some who died in the Warsaw Ghetto uprising. United States.
  111. Myriam Burger, granddaughter of survivor. United States.
  112. Andre Burger, grandson of survivor Myriam Cohn, great-grandson of Sylvia Cohn and great-nephew of Esther Lore Cohn, both murdered in Auschwitz, United States.
  113. Sara Ayech, granddaughter of Gisela and Max Roth, survivors who lost many family members, UK.
  114. Monika Vykoukal, granddaughter of survivor, France.
  115. Patricia Reinheimer, grandaugther of survivors, Brazil.
  116. Nancy Patchell, granddaughter of resistance fighters, grandfather was caught and died in a concentration camp, Canada.
  117. Jaclyn Pryor, granddaughter of survivors from Czestochowa Ghetto, Poland; great-grandchild, niece, and cousin to many who perished, United States.
  118. Steven Rosenthal, grandson of survivor, Chile.
  119. Alfredo Hilt, grandson of victim, Germany.
  120. Arturo Desimone, grandson of a survivor of the ghetto of Çzestochowa, The Netherlands.
  121. Lazer Lederhendler, grandson of victims whose seven siblings also perished in the Warsaw Ghetto and Treblinka. Lives in Canada.

Great-grandchildren of survivors

  1. Natalie Rothman, great granddaughter of Holocaust victims in Warsaw. Now lives in Canada.
  2. Yotam Amit, great-grandson of Polish Jew who fled Poland, United States.
  3. Daniel Boyarin, great grandson of victims of the Nazi genocide, United States.
  4. Maria Luban, great-granddaughter of survivors of the Holocaust, United States.
  5. Mimi Erlich, great-granddaughter of Holocaust victim, United States.
  6. Olivia Kraus, great-grandaughter of victims, granddaughter and daughter of family that fled Austria and Czechoslovakia. Lives in United States.
  7. Emily (Chisefsky) Alma, great granddaughter and great grandniece of victims in Bialystok, Poland, United States.
  8. Inbal Amin, great-granddaughter of a mother and son that escaped and related to plenty that didn’t, United States.
  9. Matteo Luban, great-granddaughter of survivors, United States.
  10. Saira Weiner, greatgranddaughter and niece of those murdered in the Holocaust, granddaughter of survivors, UK.
  11. Andrea Isaak, great-granddaughter of survivor, Canada.
  12. Alan Lott, great-grandson of a number of relatives lost, United States.
  13. Sara Wines, great-granddaughter of a survivor and great-great granddaughter of victims, United States.

Other relatives of survivors

  1. Terri Ginsberg, niece of a survivor of the Nazi genocide, United States.
  2. Nathan Pollack, relative of Holocaust survivors and victims, United States.
  3. Marcy Winograd, relatives of victims, United States.
  4. Rabbi Borukh Goldberg, relative of many victims, United States.
  5. Martin Davidson, great-nephew of victims who lived in the Netherlands, Spain.
  6. Miriam Pickens, relative of survivors, United States.
  7. Dorothy Werner, spouse of survivor, United States.
  8. Hyman and Hazel Rochman, relatives of Holocaust victims, United States.
  9. Rich Siegel, cousin of victims who were rounded up and shot in town square of Czestochowa, Poland. Lives in United States.
  10. Ignacio Israel Cruz-Lara, relative of survivor, Mexico.
  11. Debra Stuckgold, relative of survivors, United States.
  12. Joel Kovel, relatives killed at Babi Yar, United States.
  13. Carol Krauthamer Smith, niece of survivors of the Nazi genocide, United States.
  14. Chandra Ahuva Hauptman, relatives from grandfather’s family died in Lodz ghetto, one survivor cousin and many deceased from Auschwitz, United States.
  15. Shelly Weiss, relative of Holocaust victims, United States.
  16. Carol Sanders, niece and cousin of victims of Holocaust in Poland, United States.
  17. Sandra Rosen, great-niece and cousin of survivors, United States.
  18. Raquel Hiller, relative of victims in Poland. Now lives in Mexico.
  19. Alex Kantrowitz, most of father’s family murdered Nesvizh, Belarus 1941. Lives in United States.
  20. Michael Steven Smith, many relatives were killed in Hungary. Lives in United States.
  21. Linda Moore, relative of survivors and victims, United States.
  22. Juliet VanEenwyk, niece and cousin of Hungarian survivors, United States.
  23. Anya Achtenberg, grand niece, niece, cousin of victims tortured and murdered in Ukraine. Lives in United States.
  24. Betsy Wolf-Graves, great niece of uncle who shot himself as he was about to be arrested by Nazis, United States.
  25. Abecassis Pierre, grand-uncle died in concentration camp, France.
  26. Robert Rosenthal, great-nephew and cousin of survivors from Poland. Lives in United States.
  27. Régine Bohar, relative of victims sent to Auschwitz, Canada.
  28. Denise Rickles, relative of survivors and victims in Poland. Lives in United States.
  29. Louis Hirsch, relative of victims, United States.
  30. Concepción Marcos, relative of victim, Spain.
  31. George Sved, relative of victim, Spain.
  32. Judith Berlowitz, relative of victims and survivors, United States.
  33. Rebecca Sturgeon, descendant of Holocaust survivor from Amsterdam. Lives in UK.
  34. Justin Levy, relative of victims and survivors, Ireland.
  35. Sam Semoff, relative of survivors and victims, UK.
  36. Leah Brown Klein, daughter-in-law of survivors Miki and Etu Fixler Klein, United States
  37. Karen Malpede, spouse of hidden child who then fled Germany. Lives in United States
  38. Michel Euvrard, husband of survivor, France.
  39. Walter Ebmeyer, grandnephew of three Auschwitz victims and one survivor now living in Jerusalem, United States.
  40. Garrett Wright, relative of victims and survivors, United States.
  41. Lynne Lopez-Salzedo, descendant of three Auschwitz victims, United States.
  42. Renee Leavy, 86 victims in my mother’s family, United States.
  43. Steven Kohn, 182 victims in my grandparents’ families, United States.
  44. Dorah Rosen Shuey, relative of many victims and 4 survivors, United States.
  45. Carol Lipton, cousin of survivors, United States.
  46. Catherine Bruckner, descendent of Czech Jewish victims of the holocaust, UK.
  47. Susan Rae Goldstein, carrying the name of my great-aunt Rose Frankel, from Poland and murdered along with many other family members, Canada.
  48. Jordan Elgrably, nephew of Marcelle Elgrably, killed in Auschwitz, United States.
  49. Olivia M Hudis, relative of Auschwitz victims, United States.
  50. Peter Finkelstein, relative of victims and survivors, Germany.
  51. Colin Merrin, descendant of Polish and Belarusian Jewish victims, UK.
  52. Howard Swerdloff, most of my family died in the Shoah, United States.
  53. Margarita E Freund, descendant of Breslau and Ukrainian Jewish victims, United States.
  54. Marsha Goldberg, relative of victims in Poland, United States.

To everyone their opinion: Pay close attention to “demonstrating opinions”

Israel will degenerate into Sparta, and American Jews will need to back away

To everyone their opinion.

The fact of the matter remains that tens of thousands formed an opinion today against the atrocities that Israel is committing in Gaza.

These were global, not Muslim opinions as I have witnessed today and as another commentator has stated below.

The fact of the matter remains that no matter how terrorist Hamas (or ISIS, if you want to dump them in the same category) is, this does not justify the killing of hundreds of civilian lives by the IDF.

We all followed how the Lebanese Armed Forces removed ISIS militants from town of Arsal (by the Syrian border) without sacrificing the life of any Arsal residents.

Yes battles are different, but today, many people saw no justification for the killing of innocent Gazans, and therefore they protested.

WWW.TIMESOFISRAEL.COM

Hanna Arendt:

Born in conflict, Israel will degenerate into Sparta, and American Jews will need to back away

Hannah Arendt
Hannah Arendt

For the new year, here are some prophetic excerpts from two essays of Hannah Arendt’s, collected in The Jewish Writings (2007).

Note her predictions of the Nakba (Palestinians killed and transferred from their homes and villages in 1948), of unending conflict, of Zionist dependence on the American Jewish community, of ultimate conflict with that American Jewish community, and the contribution of political Zionism to world anti-semitism.

Just what Howard Gutman said recently.

For which he was denounced by– Zionists.

Zionism Reconsidered, 1944:

Nationalism is bad enough when it trusts in nothing but the rude force of the nation. A nationalism that necessarily and admittedly depends upon the force of a foreign nation is certainly worse.

This is the threatened state of Jewish nationalism and of the proposed Jewish state, surrounded inevitably by Arab states and Arab people. Even a Jewish majority in Palestine–nay even a transfer of all Palestine’s Arabs, which is openly demanded by the revisionists–would not substantially change a situation in which Jews must either ask protection from an outside power against their neighbors or come to a working agreement with their neighbors…

[T]he Zionists, if they continue to ignore the Mediterranean people and watch out only for the big faraway powers, will appear only as their tools, the agents of foreign and hostile interests.

Jews who know their own history should be aware that such a state of affairs will inevitably lead to a new wave of Jew-hatred; the antisemitism of tomorrow will assert that Jews not only profiteered from the presence of foreign big powers in that region but had actually plotted it and hence are guilty of the consequences…

[T]he sole new piece of historical philosophy which the Zionists contributed out of their own new experiences [was] “A nation is a group of people…  held together by a common enemy” (Herzl)–an absurd doctrine…

To such [political] independence, it was believed, the Jewish nation could arrive under the protecting wings of any great power strong enough to shelter its growth…. the Zionists ended by making the Jewish national emancipation entirely dependent upon the material intersts of another nation.

The actual result was a return of the new movement to the traditional methods of shtadlonus [court Jews], which the Zionists once had so bitterly despised and violently denounced.

Now Zionists too knew no better place politically than the lobbies of the powerful, and no sounder basis for agreements than their good services as agents of foreign interests…

[O]nly folly could dictate a policy which trusts a distant imperial power for protection, while alienating the goodwill of neighbors. What then, one is prompted to ask, will be the future policy of Zionism with respect to big powers, and what program will Zionists have to offer for a solution of the Arab-Jewish conflict?…

If a Jewish commonwealth is obtained in the near future–with or without partition–it will be due to the political influence of American Jews….

But if the Jewish commonwealth is proclaimed against the will of the Arabs and without the support of the Mediterranean peoples, not only financial help but political support will be necessary for a long time to come.

And that may turn out to be very troublesome indeed for Jews in this country [the U.S.], who after all have no power to direct the political destinies of the Near East.

It may eventually be far more of a responsibility than today they imagine or tomorrow can make good.

To Save the Jewish Homeland, 1948 [on the occasion of war in Palestine]

And even if the Jews were to win the war, its end would find the unique possibilities and the unique achievements of Zionism in Palestine destroyed.

The land that would come into being would be something quite other than the dream of world Jewry, Zionist and non-Zionist.

The ‘victorious’ Jews would live surrounded by an entirely hostile Arab population, secluded into ever-threatened borders, absorbed with physical self-defense to a degree that would submerge all other interests and activities.

The growth of a Jewish culture would cease to be the concern of the whole people; social experiments would have to be discarded as impractical luxuries; political thought would center around military strategy….

And all this would be the fate of a nation that — no matter how many immigrants it could still absorb and how far it extended its boundaries (the whole of Palestine and Transjordan is the insane Revisionist demand)–would still remain a very small people greatly outnumbered by hostile neighbors.

Under such circumstances… the Palestinian Jews would degenerate into one of those small warrior tribes about whose possibilities and importance history has amply informed us since the days of Sparta.

Their relations with world Jewry would become problematical, since their defense interests might clash at any moment with those of other countries where large number of Jews lived.

Palestine Jewry would eventually separate itself from the larger body of world Jewry and in its isolation develop into an entirely new people.

Thus it becomes plain that at this moment and under present circumstances a Jewish state can only be erected at the price of the Jewish homeland…

One grim addendum.

In the heyday of the special relationship between the US and Israel, American Jewry felt itself to be one with the Israeli people. We Are One! declared Melvin Urofsky’s book of 1978.

That unity is today being dissolved. The haredi-secular conflict in Israel that is getting so much attention here is one means of that dissolution.

And the aim, unconsciously, may be a desire by American Jews to distance themselves from Israeli Jews so that when the Arab Spring at last brings a democratic movement to Israel and Palestine, and bloody conflict ensues, and the Israeli gov’t is cast as the bad guys, American Jews are emotionally prepared to regard the bloodshed as inevitable and not their problem.

After writing, “Eichmann in Jerusalem,” Arendt report of the Eichmann trial in which she suggested that had not the Judenrat, the Jewish councils appointed by the Nazis in occupied Europe, collaborated with the Nazis in their round-up of Jews to be sent off to the death camps to the point of providing them with lists, collecting valuables, and policing Jews who were non-cooperative, the number of Jews murdered by the Nazis would have greatly reduced, she became a non-person in the Jewish world.

It was not until the past few years that she was resurrected to the degree that her name could even be mentioned in the Jewish press, albeit usually critically.

About Philip Weiss

Philip Weiss is Founder and Co-Editor of Mondoweiss.net.

 

Zionism vs. Arabism or islamism Or mainly the existance of Syrian Nation?

What is the frequent and successive preemptive wars on Gaza all about?  And how are the main actors performing?

ZIONISM VS. ARABISM, NOT HAMAS IN GAZA

Rami G. Khouri published this August 09, 2014

We should keep in mind two important elements of the frustrating continued uncertainties surrounding the situation in Gaza:

What is this war about, and how are the main actors performing?

First,  this is not just about Israel vs. Hamas in Gaza, as mainstream Israel-American media and politicians depict it, but rather about the deeper rights and demands of both Palestinians and Israelis.

Most analysts and politicians have focused on whether either Hamas or Israel have “won,” “lost,” or come out of this latest round of fighting in a tie.

That kind of very short-term analysis is useful in the span of days or weeks at a time, but the actual determinants of the ongoing clashes will likely remain the longer term drivers that have shaped this conflict for some 4 generations, effectively since the 1930s, when the conflict between Zionism and “Arabism” first ignited in Palestine.

Events are moving quickly. I write this a half hour after the Friday 8 am deadline for the 72-hour ceasefire to expire, and all kinds of possibilities are likely to occur.

These include renewed low-level fighting, all-out warfare, or an informal continued ceasefire followed by more negotiations, after both sides show their determination to kill each other until their demands are met, while Israel bizarrely refuses to acknowledge that repeated warfare has not achieved any of their key demands.

The attempt by Israelis-Americans mainly to focus only on Hamas’ options, tactics and aims is a mistaken diminution of the entire Palestinian national struggle for self-determination, rights and statehood.

They do this probably because it is easier for American-Israeli propagandists to highlight Hamas’ militancy rather than to grapple with the fact that all Palestinians — and most of the world, actually — support the demands that Hamas has articulated and that have been negotiated by the all-inclusive Palestinian delegation in Cairo.

So the next time you hear or read an Israeli-American journalist or politician talk about the position or demands of “Hamas,” simply substitute for “Hamas” the term “the Palestinian people” and you will get a more accurate reading of the situation.

Hamas receives disproportionate attention because it and its militant colleagues are the last Palestinians standing who use armed resistance to fight back against Zionist colonization, siege, assassination and savage attacks.

Hamas’ militancy sets it apart from Mahmoud Abbas’ Fateh and others who have acquiesced to Israeli occupational demands, but Hamas’ political demands are shared widely by all Palestinians. Those demands, especially lifting the siege of Gaza, releasing prisoners and ending the Israeli occupation and Palestinian refugeehood, are the core issues that must be resolved for the Palestinians to coexist with an Israeli state.

This is where the focus must remain, not only on whether Hamas does this today or that next week.

The second important aspect of the current situation — spanning both the last month and the last two decades — is that the defining characteristic of the six major political actors has been resounding and repeated failure, i.e., the Israeli government, the centrist and leftist Israeli political camps, the Fateh-led Palestinian government under Mahmoud Abbas, the armed resistance movements led by Hamas in Gaza, the United States, and the European Union.

In the four critical domains of war, peace, diplomacy and development, these six actors have generated a track record of collective incompetence that is as stunning as it is sad.

The default condition in the West Bank-East Jerusalem thus remains Israeli occupation and colonization alongside Palestinian acquiescence, and in Gaza it is Israeli siege alongside Palestinian armed resistance.

Neither of those situations is sustainable or desirable, but current approaches to conflict resolution have failed to achieve any long-term breakthrough — primarily, in my view, because the Israeli-American view of the conflict favors Zionist colonial supremacy over equal rights for both peoples, which prohibits Israel from acknowledging legitimate Palestinian rights and the United States from acting as an effective mediator or even just a credible facilitator.

The Palestinian side, with the sleep-walking Arab regimes competing for the Docility Award of the century, has been incompetent in mobilizing the enormous support and goodwill for their cause that exists in the world, and channeling it into an effective diplomatic process.

When these two dominant realities converge — focusing on Hamas instead of wider Palestinian national rights, while all the principal actors pursue their certificates in diplomatic incompetence — the result is the current narrow focus on military action by Israel and Hamas in Gaza.

Until all parties move out of this constricted and distorted view of the conflict and tackle the wider conflict between Zionism and Arabism, we should only expect more bloodshed, destruction, suffering, and political failures.

Rami G. Khouri is Editor-at-large of The Daily Star, and Director of the Issam Fares Institute for Public Policy and International Affairs at the American University of Beirut, in Beirut, Lebanon. On Twitter: @ramikhouri.

Copyright © 2014 Rami G. Khouri—distributed by Agence Global

Note: In the fundamental and longer-term problem is the fact that the Colonial mandated powers of France and England foiled the aspirations of the people of the Syrian Nation ( constituted of the current states of Syria, Lebanon, Palestine, Jordan and Iraq).  The colonial powers decided to implant Israel in our midst in order to keep this people fragmented and divided according to UN faked borders and prevent effective integrated internal market.

Currently, Da3eshor ISIS has demonstrated that the borders between Iraq and Syria are fictitious and their troops are advancing on all fronts and from all directions.

 

 


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